- LIVRES mai 2019 -
 
 


 


L’ultime patiente d’un psychanalyste

La psychologue danoise Cathrine Bomann entre dans la littérature avec Agathe qui fait déjà un carton. C’est un huis-clos entre un psychanalyste septuagénaire qui est plus proche du terminus avec un long passé de spécialiste des âmes. Un peu désabusé. Or au moment où chez lui opère une sorte de table rase, s’amène une patiente, Agathe, qui va le remuer passablement. Elle, elle est désabusée, se cherche comme celui chez qui elle vient consulter. Ils sont lucides, vidés mais ne désespère pas tout à fait. Et c’est cette lueur d’espoir mutuel qui va les amener vers un autre chemin où les lendemains qui chantent. Ce pourrait faire une belle pièce de théâtre ou un film superbe. Pour le moment faites-vous de belles images en parcourant ces chapitres magnifiques sur la condition humaine.

Agathe. Cathrine Bomann. La Peuplade 160p.    www.lapeuplade.com

 

 


 


Prenez garde à cette charmante fillette

L’historien Jean Teulé un géant au propre comme au figuré, sorte de sa zone de confort des histoires médiévales avec Gare à Lou!, une histoire fantastique qui met en scène une charmante jeune fille comme vous celle apparaissant en couverture et qui détient des pouvoirs. De sorte que, attention à celui ou celle qui n’obtient pas grave à ses yeux. Elle leur jette des sorts. Il fallait voir l’autre jour Tulé sur le plateau d’On n’est pas couché racontant l’histoire de la sélection de celle qui figure sur la jaquette. Au départ la désignée était toute honorée, mais l’auteur l’a prévenu qu’elle ne serait pas la même sur la photo de la quatrième de couverture, là où sa véritable nature se révèle. En bout de lecture vous adhérerez pleinement à l’adage qui veut que l’habit ne fait pas le moine.

Gare à Lou! Jean Teulé. Julliard 182p.     www.laffont.ca

 

 


 


Deux titres incontournables chez le Petit Pavé

Nous attirons votre attention sur la production des titres des éditions du Petit Pavé, qui tambour battant défend bien ses auteurs et on comprend pourquoi lorsqu’on met le nez dedans ces beaux ouvrages dont deux opus nous parviennent. Le premier signé Cécile Delile a pour titre Zola l’amoureux. La romancière qui en est à son quatrième titre semble avoir une prédilection pour les grandes figures artistiques de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Et elle jette une lumière nouvelle sur ces « monuments ». Ainsi avec le célèbre auteur de J’accuse lors de l’affaire Dreyfus, elle s’attache à la dimension amoureuse de l’écrivain. C’est une sorte de biographie romancée où si les faits sont exacts elle imagine les scènes. Un peu comme un producteur de documentaire qui reproduit des scènes pour ses plans, faute du matériel disponible. On le suite sur les routes de Médan, tandis qu’il enfourche sa bicyclette et qu’il photographie ses belles. Car on cœur a été parfois divisé comme vous le verrez. On appréciera la belle stylistique dynamique de l’écrivaine qui nous raconte, faut-il le mentionner, une sacrée belle romance.

Puis changement de tonalité avec Anatole le guérisseur de Philippe Audureau. Qui nous intéressera au premier chef parce que le protagoniste dans ses pérégrinations va venir s’établir en Nouvelle-France au moment de la Conquête par les anglais. C’est donc un pur roman qui nous est conté, celui de ce bonhomme qui était régisseur dans un domaine et qui, tel un romanichel va sillonner la douce France, en roulotte avec sa jument Philomène et son chien Socrate. Comme cargaison, des potions et onguents dignes d’un apothicaire mobile. Il va finir par crécher dans une famille du Bas-Poitou, mais la stabilité qu’il croit trouver sera de courte durée. Bref, il émigre au Québec, la nouvelle appellation de la Nouvelle-France. On est alors sous le régime anglais. Il fera la rencontre d’une dame, comtesse de son état mais rejetée par les siens. Et par des détours sinueux de l’existence il va finir par accepter un nouveau mode de vie chez des amérindiens. Avez la moitié de ces faits, vous avez déjà de quoi structurer tout un roman. Là c’est à une véritable fresque de vie à la quelle nous sommes témoins. L’auteur nous apprend on aime le choc des cultures. Il réussit très bien à démontrer son intérêt dans ces pages fulgurantes.

 

 


 


L’ABC pour devenir un tribun

Le poète Boileau disait en son temps que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément. C’est un peu à quoi on pensait en feuilletant ce formidable traité d’élocution Briller à l’oral pour les nuls par l’avocat Charles Haroche qui est un animateur de concours d’éloquences en France. Il livre ici les préceptes fondamentaux pour être capable de capter l’attention. Et ça vaut pour le monde du travail où à valeur égale au plan professionnel, un employeur sera plus tenté par un postulant qui maîtrise le verbe. Un must dans son genre.

Briller à l’oral pour les nuls. Charles Haroche. First 357p.    www.pourlesnuls.fr

 

 


 


Des maîtres brasseurs explorent la bière artisanale dite fermière

Le tandem formé par Martin Thibault et David Lévesque Gendron se sont fait largement connaître par de précédents ouvrages sur la bière qui en ont fait rapidement des sommités dans leur domaine. Et ce n’est pas terminé. A preuve Le goût de la bière fermière Vous apprendrez en leur compagnie à faire la distinction entre la saveur fermière et le brassage fermier. En plus comme ils se déplacent de par le monde pour connaître des techniques qui sont propres à des cultures, c’est un supplément de connaissances brassicoles qui nous est partagé. Et comme toujours pour leurs bouquins, l’éditeur a apporté un soin jaloux à la présentation graphique. Un indispensable dans votre bibliothèque culinaire.

Le goût de la bière fermière. Martin Thibault et David Lévesque Gendron. Druide 278p.      www.editionsdruide.com

 

 


 


On décortique comment Macron a emporté l’Élysée

L’actuel locataire de l’Élysée a stupéfié tous les analystes en créant un phénomène inédit, faire voler en éclats tant la gauche que la droite et en réussissant avec son mouvement s’emparer du pouvoir. Ensuite, Emmanuel Macron ne venait pas du sérail habituel d’un parti politique. Puis il y a l’étonnante jeunesse  qui en fait le plus jeune président de la République de l’Histoire de France. Un trio formé de Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre refont la suite des événements qui ont concouru à cet exploit de La République en Marche, nom du mouvement vainqueur. Ils décortiquent le contexte qui a permis ce précédent. En même temps ils démontrent le vieil adage qu’à vaincre sans périls on triomphe sans gloire et que ce nouveau pouvoir repose sur des assises fragiles. C’est la meilleure analyse du genre sur le régime en place. Un magistral cours de sciences politiques.

L’entreprise Macron. Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre. PUG 269p.     www.pug.fr

 

 


 


Mariages, pour le meilleur ou pour le rire

La meilleure illustration du célèbre vœu rituel du mariage vous allez le trouver dans Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla de Jean-Christophe Rufin qui nous fait découvrir un type Edgar qui roule sa bosse comme il peut, mais doté de grandes ambitions et Ludmilla une cantatrice lyrique originaire d’Ukraine. La conjoncture des astres a fait en sorte que ces deux êtres improbables ont fini par former un couple. Mais quel couple, ils se sont mariés autant de fois que le titre, séparés ensuite. Mais ce qui demeure la constante et le message du roman, c’est que quoi qu’il advienne, on s’aime tout de même et on tient bon. Avis à ceux dont les unions dites durables ne durent généralement pas plus de deux années.

Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla. Jean-Christophe Rufin. Gallimard 374p.

 

 


 


Une vision de la vie après la vie

Mitch Albom l’auteur aux trente-cinq millions de titres vendus va sans doute encore tutoyer le succès avec L’autre personne que j’ai rencontrée là-haut. Qui est en même temps un roman initiatique. C’est un vétéran de l’armée qui bosse maintenant comme mécanicien dans un parc d’attraction. En voulant sauver une jeune fille prénommée Annie, il va perdre la vie. Cette dernière fera son bout de chemin terrestre traînant avec elle un choc post-traumatique de cet incident dramatique. Elle mourra à son tour. Et qui verra t’elle dans l’Au-delà ? Ce cher Eddie. L’auteur a puisé son inspiration dans le souvenir d’un vieil oncle qui n’avait pas une grande estime de lui-même. Ce livre apaisera ceux qui nourrissent un tas d’inquiétudes sur ce qu’il advient après la mort physique. Ce n’est peut-être pas la réponse définitive mais cela amènera au moins un peu de quiétude métaphysique.

L’autre personne que j’ai rencontrée là-haut. Mitch Albom. Kero 215p.   www.editionskero.fr

 

 


 


L’antidote à cette obsession du jeunisme

Quelle époque qui n’en a que pour la jeunesse et où à trente-cinq ans dans certains domaines on vous considère déjà comme ringard. Et où des filles de vingt-cinq ans à peine se trouvent vieilles et sont déjà adeptes du Botox. Eh bien si vous en avez ras le bol de cette vision du monde, allez voir comment Hendrik Groen âgé de 85 ans a opéré une révolution de palais avec son groupe de vieux éclatés dans une résidence pour gens âgés d’Amsterdam. Tant qu’il y a de la vie est un roman. On doute même de l’identité de l’auteur. Mais ça c’est un détail au regard du contenu qui est jubilatoire. Les vieux qui font partie de son club sont comme des enfants qui multiplient des facéties qui enragent la gestionnaire de la maisonnée. C’est irrévérencieux, fait sauter les codes et est en même temps salutaire dans ce monde si formaté.

Tant qu’il y a de la vie. Journal d’Hendrik Groen, 85 ans. Presses de la Cité 413p.      www.pressesdelacite.com

 

 


 


Les victimes ? Une série d’enfants

A la ville Angélina Delcroix fait des études en psychothérapie. Si je serais grande est son second roman après « Ne la réveillez pas » qui a reçu un très bel accueil. Le sujet est cette fois morbide puisqu’il est question d’une série de crimes touchant des enfants. Une enquêteuse Joy Morel, enceinte de quatre mois, est mandatée pour élucider l’affaire. On pourra imaginer l’infinie délicatesse de ses supérieurs qui sachant son état, l’envoie tout de même sur ce terrain scabreux. Et effectivement ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement. On ne vous en dira pas plus pour ne pas bouder votre plaisir. Même si le thème n’est pas jojo, en revanche quel bonheur de lecture. Une auteure dont le nom est à suivre.

Si je serais grande. Angélina Delcroix. Nouvelles plumes 387p.   www.nouvellesplumes.com

 

 


 


Quand votre jeunesse vous saute au visage

C’est rare que l’on rapporte les citations des autres mais rendons à César ce qui lui est dû, c’est le New York Post qui a défini mieux qu’on ne saurait le faire nous-mêmes ce qui attend le lecteur de 37 fois de Christopher J. Yates. « Comme les couches d’un oignon, ce livre garde le lecteur accro à chaque révélation ». De quoi en est-il au juste ? Il était une fois trois adolescents, très liés, Hannah, Patrick et Matthew. A leur stade de vie, il s’est passé quelque chose que vous comprendrez qu’on ne vous dévoilera pas ici, de l’ordre du fait divers, qui va remonter à la surface des années plus tard. C’est qu’entretemps, les deux premiers ont convolé en juste noces. Comme Hannah est chroniqueuse judiciaire elle voudra revenir sur cet incident d’autrefois qui les a stigmatisés. Et Patrick ne prise pas trop cette investigation journalistique. Et le comparse Matthew s’amène à son tour dans le décor. Et on verra de pages en pages comme pour ces fameuses pelures d’oignons, sortir des squelettes du placard. Comme dit un collègue de la rédaction, on ne connaît vraiment quelqu’un que demain.

37 fois. Christopher J. Yates. Cherche midi 406p.    www.cherche-midi.com

 

 


 


Un shérif bien spécial

Le Mid-West américain est propice à de belles histoires comme celle que nous offre Anthony Neil Smith qui vit dans le Minnesota et qui a acquis ses lettres de noblesse dans le roman policier. Toujours dans son créneau il s’amène avec Lune noire. Son héros Billy Lafitte bossait comme enquêteur pour la police du Mississipi où ses façons de faire peu orthodoxes lui ont attiré des blâmes. On a eu un cas similaire il y a quelques années au Service de police de Montréal où un limier avait une interprétation assez élastique du code de procédure et qui pourtant lui valait d’être très efficace. Pour revenir à notre histoire américaine, au  final, pour s’en débarrasser, on l’envoie comme shérif adjoint dans un bled du Minnesota. Mais ça ne fera pas très longtemps que notre mec est dans sa nouvelle assignation qu’il y aura soudainement des morts en grand nombre. Ce qui lui vaudra d’être suspecté par le FBI. Est-ce que c’est lui qui aurait poussé trop loin le bouchon de justicier ? A lire.

Lune noire. Anthony Neil Smith. Sonatine 294p.    www.lisezsonatine.com

 

 


 


Homicide étrange en milieu universitaire israélien

Dommage que le roman israélien ne parvienne pas plus souvent à nous, car il y a des perles à découvrir comme ce Shlomo Sand qui est professeur d’histoire émérite à l’Université de Tel-Aviv. Il a donc choisi de situer son polar dans ce milieu qu’il connaît bien. Tout commence par l’assassinat d’un professeur d’histoire en renom. Puis bizarrement, ce sera au tour de son frère jumeau d’être exécuté. Et pour les enquêteurs, dont le commissaire Émile Markus mille conjonctures peut expliquer ces crimes. Ce qui ajoute à la l’étrangeté de ces affaires, c’est que les services secrets israéliens s’affairent à vouloir étouffer le tout. Comme le romancier puise dans ce qu’il connaît, on apprend que dans le milieu du haut savoir c’est loin d’être la fraternité qui règne au sein du corps enseignant. C’est une piste mais il y en a tant d’autres. Vous participerez à toutes les étapes de résolution de ces homicides. Vous avez là tout ce qu’il faut comme ingrédients pour faire un plat réussit. Eh que c’est bon!

La mort du khazar. Shlomo Sand. Le Seuil 381p.    www.seuil.com

 

 


 


 La pensée unique selon Mathieu Bock-Côté

Le chroniqueur et polémiste Mathieu Bock-Côté rage en ce moment. Et pour cause, il ne peut plus supporter cet état d’autocensure qui fait en sorte qu’il existe une dominante du politiquement correct. Il se fait sonneur d’alerte dans son essai L’empire du politiquement correct. Disons que sa démarche est volontairement faite pour se faire une niche au sein de l’intelligentsia française. Le style quel que peu exigeant est nettement au-dessus de ses chroniques au Journal de Montréal. Et l’appareil critique en fin d’ouvrage laisse croire à une thèse universitaire. Mais revenons à l’essentiel, le message. Tout est résumé dans une citation du début « « Or il n’y a pas de débat intellectuel là où il ne s’agit plus de démêler le vrai et le faux mais de dénoncer le mal ». Avec pour conséquence une menace pour la démocratie. Il ne cite pas la situation au Québec où il est interdit de faire des vagues et même une libraire montréalaise a tenté de l’empêcher de faire un débat sur place. C’est connu, la peur est la marque de commerce du fonds de commerce des québécois. Son propos s’en tient à des généralités admissibles et visibles un peu partout sur la planète, dont la montée des populismes. Bref, l’auteur à sa clientèle qui voudra explorer plus avant sa pensée critique.

L’empire du politiquement correct. Mathieu Bock-Côté. Cerf 300p.   www.editionsducerf.fr

 

 


 


Le livre le plus passionnant de l’année

Bien que l’année 2019 l’année ne soit pas terminée, on se hasarde à déclarer tout de go que le livre le plus passionnant est déjà trouvé et il a pour titre Flâneuse de Lauren Elkin. Elle s’est donnée le rôle de flâneuse et entreprend de raconter tout ce qu’elle voit de villes comme Paris, Tokyo, Londres et Venise. Avec un lot inépuisable d’anecdotes dans un luxe de détails. En sa compagnie on a vraiment le tempo des pays qu’elle rencontre. Comment elle prend le temps de s’asseoir dans une pizzeria quelconque de Venise pour bien observer la faune, de son inadaptation à la vie japonaise avec ses chauffeurs de taxi en gants blancs s’il-vous-plaît et banquettes recouvertes de dentelles. C’est une mine de renseignements sur l’état de ces grandes mégapoles. Avec des références à l’histoire et de grandes figures de la littérature féminine. L’auteure qui est docteure en études anglophones à l’Université Paris-Diderot, est également journaliste littéraire et publie dans des journaux aussi prestigieux que Le Monde, The Guardian et le New York Times. Vous sortirez de cette lecture, plus intelligent que lorsque vous êtes entré.

Flâneuse. Lauren Elkin. Hoebeke362p.      www.hoebeke.fr

 

 


 


Vagabonde à Berlin

D’abord avant de raconter ce qui attend le lecteur dans Kukolka de Lana Lux il faut vous dire un mot du parcours de l’écrivaine. D’abord elle est née à Dnepropetrovsk en Ukraine. Cette jeune femme de 33 ans a migré en Allemagne avec ses parents et à titre de réfugiés. Elle a ensuite entrepris des études en nutrition pour se consacrer à sa passion première le jeu d’actrice. Elle vit maintenant à Berlin. Son livre raconte des filles qui se retrouvent dans un orphelinat d’Ukraine. L’une des pensionnaires, Samira une tzigane brimée pour sa différence, trouve une amie en la personne de Marina. Son élue étant adoptée par la suite par un couple d’allemands, Samira prend la fuite de l’établissement pour la retrouver à Berlin. Dans cette dernière ville, sans ressources, elle sera accueillie par des vagabonds qui lui donneront les cours de base pour faire la manche. Comme elle est mignonne ça marche. Mais en même temps elle sera confrontée à une dure réalité des milieux mafieux de l’Europe de l’Est. La conclusion sera heureuse lorsque, tel était son désir elle retrouvera enfin son amie Marina. Tout ça écrit avec maestria.

Kukolka. Lana Lux. Denoël 340p.    www.denoel.fr

 


 


Une jeune fille éberluée par la voix de Maria Callas

Quand la BD est au service de la culture générale elle accomplit un travail salutaire. Comme ici avec Opératique de l’auteure Kyo Maclear et de l’illustrateur Byron Eggenschwiler qui a une longue feuille de route auprès de grands magazines. Ça raconte ce qui va se passer dans la vie de l’étudiante Charlie dont le cœur bat la chamade pour un garçon. Le prof a lancé le défi suivant, que chaque élève trouver une pièce musicale qui servira comme travail de fin d’année. Auparavant il aura fait entendre en classe la voix de la diva absolue, nous avons nommé Maria Callas. Comme un chemin de Damas pour la fille qui va se mettre en quête de découvrir ce que fut son existence. C’est à la fois instructif et permet au jeune lecteur d’être initié à l’art lyrique. Chapeau à la Pastèque pour cette belle sortie qui devrait se retrouver au programme obligatoire.

Opératique. Kyo Maclear et Byron Eggenschwiler. La Pastèque 157p.   www.lapasteque.com

 

 


 


Tout sur le Wax tissu emblématique de l’Afrique

Quand on voit les femmes et aussi les hommes, déambuler dans les rues d’Afrique dans leurs boubous ultra colorés, il y a une vision majestueuse que vient renforcer le fameux port de tête. Ce qu’on ignore, c’est que ces tissus voyants ont une histoire. Ils ne sont pas là par hasard. Ce tissu se nomme le wax. Et pour en savoir davantage, la référence érudite en la matière est l’anthropologue Anne Grosfilley qui est une experte mondialement reconnue en matière de tissus africains. Elle nous présente Wax 500 tissus qui est la somme de son savoir. Elle revient aussi loin en arrière que dans les années 20. On apprendra que différents thèmes sont exprimés dans les motifs, comme la migration ou bien la fertilité. On est estomaqué par la science dispensée dans ces vignettes éclairantes. Après avoir terminé cet album haut en couleurs va sans dire, vous ne reverrez plus les robes africaines de la même façon.

Wax 500 tissus. Anne Grosfilley. Éditions de La Martinière 381p.   www.editionsdelamartiniere.fr

 

 


 


 Le coin santé physique et psychique

Le stress est un véritable fléau dans nos sociétés. Et l’ère du numérique n’aide pas à enrayer le phénomène, bien au contraire. En plus que les employeurs rempilent avec des définitions de tâches à n’en plus finir. Et pour les femmes l’insoluble dilemme de la conciliation travail-famille. Quoi de plus pour en rendre dingues plusieurs. Marie-Louise Roy qui est coach, livre sa recette L’antidote au stress. Après avoir identifié les signes et symptômes, elle est partisane que la créativité peut venir à bout de notre épuisement. C’est aux éditions AdA.

Christian Tétreault est ce scripteur, écrivain et biographe bien connu des téléspectateurs. Il est entre autres derrière le succès de la série télévisuelle culte « Un gars, une fille ». Le succès ne résout pas tout et l’aisance matérielle qui vient avec. Il a eu la douleur de perdre un enfant, réputé être le premier des traumatismes dont on ne se relève que difficilement. C’est pourquoi il a tenu à témoigner que Nos enfants sont immortels aux éditions de L’Homme. Il fait partager des témoignages de gens qui sont passé par là. On sait qu’il a dû aussi lutter personnellement contre le démon de l’alcool. Il s’en ouvre pleinement pour ouvrir la voie à ceux qui sont enlisés dans leur dépendance. Bref, c’est un livre chargé d’humanité. L’auteur dispose d’une qualité recherchée dans ce monde si formaté, l’authenticité. Pour cette raison vous adorerez cette démarche écrite qui fera du bien à beaucoup de gens.
En thérapie c’est un fait admis que l’écriture est souvent un exutoire sensationnel pour se délivrer de l’émotion bonne ou mauvaise qui est enfermée en nous. Mais s’il semble aisé de prendre le crayon et de se mettre à écrire, il n’en demeure pas moins que devant la page blanche beaucoup sont freinés ou peinent à se relire. Guylaine Cliche anime des ateliers d’écriture. Son savoir elle l’a consigné dans un guide ayant pour titre Auteur de ma vie aux éditions Le Jour. Non seulement l’ouvrage livre les petits trucs de la professeure, mais en plus on a un accès audio à une visualisation guidée. Les conseils qu’on y trouvent peuvent trouver d’autres applications, comme d’écrire ses souvenirs posthumes que la famille découvrira après notre décès, etc.

 


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