- LIVRES mai 2018 -
 
 


 


L’hyper militant de gauche Paul Cliche publie ses mémoires

Au Québec s’il est un homme qui incarne à lui seul la gauche c’est bien Paul Cliche qui maintenant âgée de 83 ans, a porté trois casquettes, journaliste, syndicaliste et militant politique. Indépendantiste par tous les pores de la peau, il continue de croire à son idéal. A preuve, cet octogénaire a encore suffisamment d’énergie pour publier ses mémoires ayant pour titre Un militant qui n’a jamais lâché. Il aura été de la fondation de Québec solidaire en 2006. Ce beauceron a une feuille de route où ses implications sont multiples tant sur la scène municipale montréalaise que provinciale. A la CSN il bataillera au sein de ce qu’on appelle le deuxième front. Hormis sa démarche personnelle, l’intérêt de ses souvenirs, c’est qu’il brosse l’évolution historique du Québec. Il devait disposer de bien des archives ou d’une solide mémoire, sinon les deux, car il est prodigue de plein de détails qui mettent les actions dans leur contexte. C’est l’homme juste que cherchait en vain dans l’Antiquité le philosophe Diogène.

Un militant qui n’a jamais lâché. Paul Cliche. Varia 421p.    www.groupenotabene.com

 

 


 


Une sordide affaire d’enfants kidnappés au Tennessee

Les passéistes qui prétendent que c’était meilleur dans le temps auraient tout intérêt à placer en tête de lecture Les enfants du fleuve de Lisa Wingate. C’est une remontée dans le temps, dans le sud des États-Unis, ségrégationniste où le Klu Klux Klan rôtissait des noirs en guise de BBQ où les lynchaient aux arbres. Puis par ailleurs, autre sombre tableau.  Est-ce que cette Société des foyers d’accueil du Tennessee a véritablement existé ? Si oui quelle sordide organisation qui kidnappait des enfants qu’on ne revoyait pour les recaser ailleurs. C’est le cas des frères et sœurs Foss, cinq au total qui  feront l’objet d’un rapt. Puis plus rien, ni vu ni connu. Puis grand saut jusqu’à nos jours, où une avocate s’interroge sur l’histoire véridique de sa famille. Vous verrez le lien entre les événements précités et leur conséquence. En quatrième de couverture on peut lire une citation qui donne bien le ton « Peu importe les chemins empruntés, le cœur se souvient toujours d’où l’on vient ». Et c’est la question de la quête des origines qui est le ferment de cette histoire qui est enlevante par le seul talent de l’écrivaine.

Les enfants du fleuve. Lisa Wingate. Les Escales 437p.     www.lisez.com

 

 


 


Sur les enfants-loups allemands

Les misères de la Seconde guerre mondiale n’ont pas pris fin avec l’armistice. Bien après, la société allemande entre autre, a souffert des privations, tout était rationné. Sans compter les villes dévastées par les pluies de bombes des alliés. Et ce que nous apprenons dans L’orphelin des docks de Cay Rademacher, ce conflit qui a fait 50 millions de morts, a eu en plus des victimes collatérales, des enfants abandonnés ou orphelins, en Allemagne toujours, qui erraient dans les décombres en mode survivance. On les surnommait les enfants-loups qui devaient tenir le coup au moyen de la manche, divers trafics et la prostitution. C’est ce monde que va découvrir le protagoniste de ce roman, qui est un inspecteur de police à Hambourg et qui doit élucider le meurtre crapuleux d’un jeune garçon dont le corps a été retrouvé étendu sur une bombe qui n’avait pas explosé. Comme ça se passe toujours à la sauce teutonne, il y a toujours du macabre, que ce soit en littérature ou au septième art, du moins quand il s’agit d’homicide. Ce livre n’échappe pas au genre qui fait la marque de commerce de ce pays. Ce pourrait au passage faire un très bon film. Ah oui, c’est le second volet d’une trilogie. Vivement la suite.

L’orphelin des docks. Cay Rademacher. Éditions du Masque 330p.

 

 


 


Une histoire de déserteurs durant la 1ère Grande guerre

La Première guerre mondiale a été une véritable boucherie et l’occasion de mettre au point des machines de guerre encore plus performantes pour faire le plus de victimes possibles. Nous sommes en août 1918, deux fantassins du camp français en ont marre et décident de prendre la poudre d’escampette. Deux déserteurs donc. Et ils commettaient de ce fait un geste d’une gravité exceptionnelle car si ont leur mettait le grappin dessus il risquait d’être conduits directement au peloton d’exécution. Vasseur et Jansen, les deux soldats en question, iront trouver refuge au domaine d’Ansennes, une propriété reculée, loin du tumulte des champs de bataille. Mais il y aura un capitaine de gendarmerie qui est parti sur leurs traces et qui entend bien leur mettre le grappin dessus. Voilà en résumé ce que vous trouverez dans Les retournants de Michel Moatti un solide roman qui a parfois la dynamique d’un suspense. On se réserve de vous dévoiler le sort qui attend les rebelles. Mais chose sûre c’est d’une lecture à tout vous faire oublier.

Les retournants. Michel Moatti. HC éditions 270p.  

 

 


 


Une pure qui veut mettre fin à la corruption

Les médias nous ont fait connaître Annie Trudel qui pour résumer à été agente de recherche à l’UPAC et au Ministère des transports du Québec, et qui un beau jour s’est transformée en sonneuse d’alerte, affirmant que ça ne tournait pas rond dans les officines gouvernementales provinciales. Cette sortie fut reçue comme une onde de chocs. Dans la Belle Province où il ne faut jamais faire de vagues, pas même de vaguelettes, vous pensez bien que la dame a commencé à déranger drôlement. On connaît bien l’expression « kill the messenger ».  Cette protégée de Jacques Duchesneau n’aura pas été à l’abri de sourdes menaces, voire d’intimidation de la part de l’UPAC. Elle a décidé qu’il était bon que les contribuables sachent comment ça se passe dans les officines de la fonction publique, des ministères et de la police. On voit surtout la lourdeur inimaginable de la machine bureaucratique et les coups de poignards que se donnent des fonctionnaires quand ils sentent leur pouvoir en péril.

Jeux de coulisses. Les dessous de la lutte contre la corruption au Québec. Les éditons de l’Homme 246p.    

 

 




 


Les réseaux sociaux et la criminologie pour les nuls

Les réseaux sociaux marquent l’ère de la civilisation web alors que les masses se sont jetées comme la misère sur le pauvre monde sur toutes les applications pouvant les mettre en relation les uns avec les autres. Si on connaît bien les Facebook, Twitter, Instagram etc, il y a en a qui relèvent de secteurs plus spécialisés, comme les amateurs de téléchargements de films qui s’échangent des commentaires sur leur passion. Mais quel monde! Steve Jobs avait dit, qui pouvait passer pour une prétention, qu’il allait changer le monde, et la suite lui a donné raison, tel un oracle. Bon bref, si vous n’êtes pas encore totalement embarqué dans cette spirale et que ça vous attire, voici une troisième réédition de Réseaux sociaux pour les nuls un classique mis à jour coécrit par Yasmina Salmandjee et Paul Durand Degranges. Vous saurez tout et même davantage, avec toujours cette simplification didactique qui a fait la marque de commerce de cette collection.

Puis dans un tout autre registre c’est La criminologie pour les nuls des Alain Bauer et Christophe Soullez. La criminologie qui entre dans le champ des sciences humaines étudie le crime, comment il est perpétré, ceux qui les commettent, les profils, les outils à la disposition de ceux qui traquent les criminels. Maintenant on a ajouté le terrorisme. Tout est passé en revue, de la statistique policière, la législation pénale, l’analyse des émeutes. C’est vraiment dense et même un tantinet exigeant. Mais encore là, on ne s’éloigne pas de la mission première qui est de faire comprendre au plus grand nombre les théories qui fondent cette discipline. Ceux qui adorent les polars, ou qui ambitionnent une carrière dans les forces de l’ordre ou même comme juristes, y trouveront une mine d’informations intéressantes.

 

 


 


Ces musiques de films et leurs compositeurs

Enlevez la musique d’un film, même seulement quelques mesures qui décrivent une scène, et vous en retirez aussitôt presque toute sa substance. Si les compositeurs de musique pop ont un peu les projecteurs sur eux, ceux qui s’attellent à la musique pour le septième art sont plutôt relégués dans l’ombre sauf quelques rares exceptions comme Michel Legrand. Faites un micro trottoir et demandez à l’homme de la rue qui est Bernard Herrmann, la majorité sera bien en peine de répondre. Et pourtant c’est un géant du domaine. Afin de rattraper votre ignorance ave ce bel album hommage à ces artisans Musique de films une autre histoire du cinéma écrit par Alexandre Raveleau un crac du grand écran à qui on doit plusieurs ouvrages sur le cinéma et les acteurs. Il fait défiler les plus grands devant nous, utilisant pour chacun une monographie qui va à l’essentiel. En même temps, en prélude, un cours d’histoire de la musique de films à partir des origines.

Musiques de films. Alexandre Ravelau. Éditions Chronique 218p.   

 

 


 


LLe mensonge plutôt que la vérité

C’est la conclusion à laquelle en vient l’éditeur de Laisse moi en paix de Clare Mackintosh un thriller psychologique qui débute par un double suicide. Celui d’un homme, suivi de celui de son épouse qui ne parvient pas à se remettre de la disparition tragique de son conjoint et qui ira le rejoindre de façon aussi dramatique. Reste une fille de cette union, Anna, qui des années plus tard est taraudée par la mort de ses géniteurs et tente de savoir ce qui l’est a mené à de telles extrémités. On connaît le dicton, qui cherche trouve. Et bien elle sera confrontée à une étonnante réalité. Et c’est pourquoi on vous ramène à ce qu’en conclut l’éditeur. Est-ce que toute vérité est nécessairement bonne à connaître et que le mensonge alors ne serait-il pas une carapace rassurante.

Laisse-moi en paix. Clare Mackintosh. Marabout 430p.   

 

 


 


Dents sucrées 100% vegan

Une préoccupation grandissante des protecteurs de la nature est d’appliquer dans l’assiette les grands principes salvateurs pour notre bonne vieille terre et par conséquent d’éliminer toute source d’origine animale. Vous nous direz, et c’est une réaction légitime, que ça doit être limite en diable. Eh bien non puisque Bérangère Abraham nous en fait la démonstration magistrale avec Pâtisseries vegan. Et pour nous faire saliver, elle fait accompagner celles-ci d’illustrations qui donnent un goût de sucre. Elle fait défiler fraisier, cheesecake, crêpes, brioches, biscuits et quoi encore. Ainsi vous pourrez satisfaire à votre goût des bonnes sucreries en ayant l’esprit en paix quand à la préservation de la biosphère. Qui aurait cru qu’en dégustant un-mille feuilles on contribuerait à la réduction de l’effet de serre ?

 Pâtisseries vegan. Bérangère Abraham. Mango 125p.     www.mangoeditions.com

 

 




 


Le coin pouce vert

Sébastien Levret  doit être certainement aimé des insectes car il a pour eux toutes les attentions, pour la plupart de grands alliés des jardins. Il a conçu pour eux des « hôtels » adaptés ainsi que des ruches qui font preuve de beaucoup d’imagination. L’auteur de Hôtels à insectes & ruches  chez  l’éditeur Massin, est un fervent militant pour la préservation de la biodiversité. Et de créer des habitats pour les insectes est génial car vaut mieux les avoir pour soi que contre soi. Et en ce qui concerne les insectes nuisibles, il a des idées de jardinage qui vont vous aider. Car on apprend qu’il existe de quoi réguler les ravageurs. Un autre ouvrage chez Rustica cosigné par une paysagiste Geneviève Chaudet et Ariane Boixière-Assrey journaliste et passionnée par l’horticulture, nous font découvrir dans Mes plantes dépolluantes un univers méconnu, à savoir que certaines plantes ont des propriétés d’assainissement de l’environnement. Saviez-vous que dans un appartement on peut trouver dans l’air du benzène, du xylène ou du toluène. Oui des noms qui font un peu frémir. Eh bien les plantes qui sont répertoriées vont être autant de faits de la nature pour nous venir en aide. Et ce sont pour beaucoup des recherches entreprises par la NASA qui ont permis de confirmer ces facultés.

 

 


 


Créer des joujoux en bois

Les touts petits, les éducatrices en garderie le savent bien, s’amusent avec des choses toutes simples, comme d’humbles blocs de bois. Et parlant de bois, il existe un manuel où sans avoir aucun talent pour le marteau et la scie, vous pouvez créer des jouets tout de bois. Votre guide se nomme Erin Freuchtel-Dearing. On vous demande seulement de faire montre de prudence pour ne pas vous blesser ou si jamais vous initier votre enfant à manier des outils. Et dans l’album Fabriquer des jouets en bois vous allez voir une infinie variété de modèles inspirants. Il y a 75 exemples et en plus on indique comment les colorer de façon naturelle.

Fabrique des jouets en bois. Erin Freuchtel-Dearing. Massin 126p.   www.massin.fr

 

 


 


Robert Ludlum continue de vivre après sa mort

Il est possible de vérifier l’adage qui dit que les écrits restent, les auteurs aussi, même quand ils ont trépassé comme Robert Ludlum qui bien que décédé en 2001 continue de faire surface. Comment expliquer la chose ? C’est que le prolifique écrivain et maître du thriller, avait laissé des manuscrits inachevés. Alors on a demandé à des scribes pointilleux de compléter les œuvres en respectant la couleur de l’original. Mission réussie pour Jamie Freveletti qui présente La stratégie de Genève. On se transporte pour ce faire à Washington D.C. qui est le théâtre d’enlèvements de politiciens en vue. Et notamment, une pointure, responsable des drones de l’armée américaine. Des ennemis donc qui veulent s’approprier des technologies novatrices pour de sombres desseins. Un nommé Jon Smith de concert avec un groupe tactique « Covert-One » va tenter une riposte. De l’action il y en a à la pelle qui vous fera oublier les vicissitudes de l’existence. Et c’est un beau tribut à rendre à Ludlum dont la présence ici se prolonge.

La stratégie de Genève. Robert Ludlum d’après Jamie Freveletti. Grasset 363p.     

 

 


 


Réduire la durée et l’obscurité de la nuit dans les villes

Un reportage d’un journal télévisé européen nous montrait comment la planète vue du cosmos gagnait de façon exponentielle en luminosité du simple fait de l’illumination intense des zones urbaines. Avec des conséquences fâcheuses pour l’écosystème apprenait-on car la lumière la nuit, dérangeait le cycle de vie des animaux nocturnes. Cela étant dit , à propos de l’illumination des cités, vient de paraître une recherche approfondie sous la direction de Louise Poissant qui a pour titre Lumières de la ville qui fait tout le tour de la question. Les contributions sont présentées selon leurs origines dans les deux langues officielles. On fait véritablement le tour de la question en commentant les expériences qui sont faites un peu partout pour réduire la durée et l’obscurité de la nuit. Et en matière d’éclairages de buildings on est sorti du cadre classique en allant vers l’audace comme on nous le montre avec des exemples à Rome et San Francisco. Les édifices se parent alors de couleurs bariolées qui donnent à ceux-ci l’impression de se métamorphoser en immenses toiles non figuratives. Excusez-le jeu de mots facile, mais c’est un essai éclairant!

Lumières de la ville. Collectif sous la direction de Louise Poissant. Les Presses de l’Université du Québec 309p.      www.puq.ca

 

 


 


Comment être un as de la pêche en eau douce

Le Québec regorge de cours d’eau où les poissons abondent. Et les fervents de la pêche sont nombreux. A leur intention, un gros pavé écrit en collectif nous dit tout ce qu’il faut faire pour augmenter ses prises. Il s’agit du Guide de la pêche en eau douce. Plus de 400 pages de conseils venant de pros du domaine. Et aussi avec en toile de fond un sens de la protection de l’environnement. Ainsi, alors que le nombre de vers de terre est en réduction drastique au point de contribuer à la sécheresse des sols, étant donner qu’ils ne sont plus sous terre à creuser des tunnels qui drainent le ruissellement des eaux, les auteurs recommandent d’utiliser des vers en…plastique, tout aussi efficaces. Des leurres parfois qui mystifient même les poissons les plus futés. Pleins de trucs à chaque page. Décidément c’est la bible du genre que tout pêcheur digne de ce nom, se doit de posséder.

Le guide la pêche en eau douce. Collectif. Modus Vivendi 432p.  www.groupemodus.com

 

 


 


Un roman ficelé sur l’intimidation en milieu scolaire

L’auteure Tijan fait un tabac à chaque sortie de livre car elle sait flaire les thèmes qui vont plaire à un large public. Ainsi avec le tome 3 de Fallen Crest elle aborde le sujet de l’intimidation à l’école. Ici c’est une fille très bien, prénommée Sam qui fréquente le lycée de la localité qui donne son titre au roman. Et sa personnalité va provoquer de profonds antagonismes. Certaines élèves lui vouent une dévotion tandis que les autres la haïssent comme ce n’est pas permis. Certains vont même fantasmer à l’idée de la supprimer. On savait que l’homme est un loup pour l’homme, la romancière en fait une éclatante démonstration. Puis outre le milieu éducatif qu’elle fréquente, il y a une rivalité entre son bled et celui voisin. Rien de reposant en somme. Et comme si un malheur ne venait jamais seul, il s’en rajoutera un autre. Bref, vous avez là assez de matériaux pour passer un sacré bon moment.

Fallen Crest T. 3. Tijan. Hugo 396p.    www.hugoetcie.fr

 

 


 


Ces femmes qui sont passées aux oubliettes de l’Histoire

Si on en juge par ce reprend le collectif Georgette Sand on a volontairement occulté les contributions des femmes dans l’Histoire du monde. Et ce que ce regroupement prétend n’est pas une déclaration à l’emporte-pièce. Un livre composé de monographies démontre noir sur blanc combien de femmes sont passées à la trappe de la mémoire du temps. Et c’est un tableau assez troublant. Ni vues ni connues rassemble des portraits de femmes bonnes ou méchantes c’est selon qui ont été pourtant marquantes mais qu’on a relégué aux oubliettes. Parmi les vilaines Violette Morris, une athlète française de l’entre-deux guerres qui était lesbienne et que, parce que ses seins la gênait en conduisant a subi une double mastectomie. Complice de la Gestapo en France durant l’Occupation, elle torturait cruellement hommes et femmes. Ce sont des résistants qui lui feront la peau en l’abattant à la mitraillette. Si elle est au Panthéon peu glorieux comme on peut le voir chez les hommes, il y en a d’autres Regina Jonas (1902-1944) une allemande, première femme rabbin. C’est intéressant de découvrir ces femmes qui pour beaucoup étaient à rebours de leur époque et qui ont décidé de mener leur barque. Elles en ont toutefois payé le prix par l’ignorance dans laquelle on a voulu tenir leur souvenir. Cet ouvrage est un devoir de mémoire qui les réhabilite.

Ni vues ni connues. Collectif Georgette Sand. Hugo 253p.    www.hugoetcie.fr

 

 




 


Le coin poésie

En 2016 on commémorait le centième anniversaire de naissance d’Anne Hébert. Et dans la foulée des événements soulignant cette date, la Maison de la poésie à Montréal entrait dans la ronde avec un petit colloque où chacun venait raconter son écrivaine, sa poétesse. Et les actes de cet échange sont maintenant disponibles dans la collection « chemins de traverse » aux éditions du Noroît. Neuf contributeurs écrivains eux aussi nous disent comment la grande femme de lettres les a interpelés avec des exemples tirés de son œuvre poétique à l’appui. Cela donne Leçons de ténèbres qui se penchent sur le volet poétique.

Chez le même éditeur, un plongeon dans Figures restantes le recueil merveilleux de Geneviève Boutin. Il nous arrive à deux jours de la Fête des mères. Et cet opuscule traite justement de l’importance de la maman, surtout quand elle disparaît et que le deuil est quel que peu difficile. Extrait « Je t’appelle, je t’implore depuis ce calme : ne m’efface pas ». Qui donne le ton. Le livre est d’ailleurs dédié à la mère de la poétesse. Des lignes toutes simples qui vous feront du rentre dedans si votre mère a occupé un large espace dans votre vie.

 

 


 


 L’histoire québécoise des maisons d’hébergement pour femmes

Professeure en service social à l’Université Laurentienne de Sudbury, Isabelle Côté nous présente une histoire des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec. Elles ont vue le jour dans les années 70. Quatre décennies au service des femmes aux prises avec des conjoints violents. Toute une saga qui n’avait pas été racontée jusqu’à présent, du moins sous l’angle féministe qui est celui choisi par l’essayiste. La démarche a été fait dans le but de léguer un héritage aux mouvements de femmes de chez nous. Et il faut avoir en mémoire que les pionnières qui ont instaurées ces lieux sécuritaires, avaient en face d’eux un gouvernement qui ignorait cette problématique. Pour les besoins de son livre, elle a récolté les témoignages de quelques unes qui jettent un éclairage sur cette époque d’obscurantisme.

Les pratiques en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Isabelle Côté.  Presses de l’Université du Québec.  www.puq.ca

 

 








 


Le coin santé physique et psychique (1)

En 1996 on se souviendra que sept moines de la communauté Notre-Dame de l’Atlas en Algérie, périrent aux mains de fanatiques islamistes. Ces martyrs qui seront reconnus sous peu comme tels par Rome, ne doivent pas être oubliés. Et c’est à quoi s’emploie Jean-Marie Lassausse un prêtre et agronome qui a passé quinze ans à voir à l’exploitation agricole du monastère tristement célèbre. A ses yeux il est impératif fasse figure de leçon au monde. Loin d’être vengeur, au contraire il entretient la terre en bon voisinage avec les musulmans. N’oublions pas Tibhirine est rempli de belles réflexions sur la collaboration entre les religions. Ainsi dit-il pourquoi l’une et l’autre ne s’informerait-elle pas de ce que devient l’autre dans un esprit fraternel ? C’est aux éditions Bayard.

Les deux livres qui suivent aux éditions du Dauphin Blanc ont une thématique similaire car ils ont pour thème la vocation de maman ou plus largement de parents. Le premier de Julie Niquette Constats d’une jeune maman sont comme l’indique sa signataire de brèves réflexions maternelles drôles et réalistes. Et il y en a de savoureuses telle celle-ci « on adore leurs petits plis (parlant des bébés) alors pourquoi les nôtres aussi ? ». Une petite plaquette qui donne du sens au rôle de mère.  Le second porte deux auteurs Karine Drouin et Manon Porelle « Être un parent présent et imparfait ». Qui va certainement permettre aux pères et mères, surtout ces dernières lors des premières proximités avec l’enfant, de cesser de se faire du mouron parce qu’on ne se sentirait pas à la hauteur de la tâche à accomplir. Les faiblesses retiendra t’on de cette lecture, ne nous rendent que plus humain.

Ce qui serait une lecture complémentaire et plus approfondie aux livres précédents c’est Le burn-out parental d’Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak dans la collection « carrefour des psychothérapies » chez l’éditeur deboeck. Toutes deux docteures en psychologie et professeures à l’Université belge de Louvain, elles nous présentent un ouvrage magistral de référence sur cette problématique, qui selon les dernières statistiques touchent 5% des parents. Et on le comprend où la conciliation travail famille est souvent mission impossible, tant les deux sont sources de stress. Elles ont donc pris en compte des études qualitatives sur le sujet et sur 5000 parents. Leur ouvrage fait donc tout le tour de la question allant du dépistage jusqu’au traitement.  

Et demeurons dans le même registre, cette fois sur un mode plus léger avec les Parentillages de Louis-Simon Ferland aux éditions La Semaine. Il a énormément d’humour le monsieur et bien des médias diffusent ces capsules drolatiques. Il essaie de dédramatiser la responsabilité parentale pour qu’elle ne soit pas trop écrasante. Si beaucoup de passages nous font sourire, il se permet de belles lucidités comme lorsqu’il rappelle qu’en dépit du fait que nos enfants vont nous laisser quelques cheveux blancs, à force de vieillissement prématuré, une chose est indéniable, incontestable, nous aimerons nos enfants inconditionnellement quoi qu’il advienne. A lire sans faute car il élève la parentalité au rang de vocation.

Concluons enfin ce bloc consacré au rôle de parents avec un témoignage, celui de Bianca Longpré bien connue pour ses participations médiatisées et qui est à la ville l’épouse de l’humoriste François Massicotte. Ce couple a adopté trois enfants. C’est donc un angle parental intéressant que nous fait mieux connaître la maman dans Mère ordinaire chez l’éditeur Modus Vivendi. Elle traite de tout ce qui compose le calendrier d’une vie de famille comme l’Halloween, le changement d’heure. Des petites banalités qui ont rythment pourtant le cocon familial. L’humour est très présent. On sent que l’auteure a du prendre beaucoup de plaisir à a rédaction et à se défouler dans un même temps.

Les deux titres qui suivent le sont chez l’éditeur Sully. Chef de file en naturopathie Daniel Kieffer écrit Comment se régénérer pour bien vieillir. Il parle carrément ici d’une méthode de rajeunissement avec sa discipline. L’ouvrage bien documenté contient des exercices dont de respiration, comment bien recourir aux plantes et nutriments et comment parvenir à réussir l’équation harmonieuse entre le corps et l’esprit. Inspiré par les préceptes bouddhistes afin de devenir le plus zen possible. Et le livre fait autorité puisqu’il en est à sa réédition. Puis auto pur de la japonaise Yoko Orimo de nous introduire à la dimension spirituelle de l’art en pays nippon.  Les gestes et rituels codifiés procèdent d’une longue tradition spirituelle qui tend à vouloir donner du sens aux actes les plus banals, tels faire du thé, la pratique du théâtre nô ou bien l’écriture de haikus. Au terme de cette lecture on comprend mieux l’essence de cette culture qui nous semble si éloignée. Les besoins fondamentaux demeurent les mêmes mais ils sont là bas chargés de signification.

 

 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

En quatrième de couverture de « Univers surdoué » de Tanya Izquierdo Prindle aux éditions La Semaine on peut voir le visage volontaire d’une jeune femme la tête appuyée sur son poing. C’est une surdouée et porteuse du syndrome d’Asperger. Une question d’abord, combien y a-t-il de surdoué en moyenne dans la population ? Réponse 5%. Et leur intelligence supérieure les marginalise. Au sein de notre équipe de rédaction, nous comptons également un surdoué qui nous a raconté comment on a voulu exercer sur lui de l’intimidation en le traitant de « bolé » et en le mettant à part du groupe. Et le système scolaire québécois est tout à fait déficient en ce qui concerne le repérage en matière de douance, de sorte que ces élèves mieux dotés au plan intellectuel risquent de verser dans la délinquance faute d’être encadré à temps. L’auteure qui milite pour ces êtres particuliers a fondé l’Association québécoise pour la douance. Dans ces pages elle met en lumière les enjeux de la singularité.

Le défi est surprenant, comment en arriver à un corps de rêve en 12 semaines! Eh bien c’est la proposition étonnante que nous fait Fajah Lourens avec Killerbody aux éditions marie-claire. Sa méthode a été élaborée avec le concours de coachs sportifs et d’experts en nutrition. C’est un combiné qui alterne des menus minceurs avec des exercices à faire. A voir l’auteure qui s’affiche en couverture, actrice DJ et productrice, on se dit que tout est possible. Nous avons là sous nos yeux tout un objectif à atteindre. A vos marques, prêtes, débutez le programme!

Nous sommes des nains devant la connaissance et on peut le vérifier chaque jour. Ainsi saviez-vous qu’il existe des menus spécifiques pour prévenir les maladies cardio-vasculaires ? Eh oui. Et c’est ce dont aborde le diététicien-nutritionniste Nicolas Aubineau qui voit à l’alimentation des sportifs d’une part et aussi à dans a pratique des patients qui éprouvent des problèmes cardiaques et qui doivent s’astreindre à des menus étudiés. Il préconise un programme en trois semaines, une méthode simple avec accompagnement jour après jour. Et ce n’est pas des menus tristes au contraire car il sous-titre son livre Pour prendre soin de mon cœur « mon programme gourmand ». On trouve de délicieuses salades, des poissons. Pleins de bonnes choses qui peuvent être appréciés tout autant des gens en bonne santé. C’est aux éditions Mango.

 

 




 


Couleurs argentines et jalousie chez le Marchand de feuilles

La maison d’édition Marchand de feuilles pourrait être l’équivalent au Québec, ce qu’est Actes Sud en France, le même degré d’excellence dans le choix des écrivains retenus, la portée universelle des sujets et aussi une quasi parenté au plan graphique. Cela étant dit, voici les derniers opus de l’éditeur québécois. Laure Bouvier nous sort sa Suite argentine. A l’invitation d’une amie, Élise qui a eu la douleur de perdre son mari, se rend en Argentine pour changer le mal de place comme on dit communément. Pour elle ce sera l’émerveillement en mode majuscule. De quoi alléger son deuil passablement. Par après elle va s’installer à la campagne, puis à New York où elle fraiera avec un duo d’amis disparate et artistes. Cette vie de bohème ne sera pas sans écueils comme vous pourrez le constater. La femme se cherche. Va-t-elle trouver l’apaisement ? C’est ce que vous découvrirez. Puis Françoise de Luca présente Le renard roux de l’été. Qui exploite un vil sentiment, la jalousie. Nous suivons les tribulations psychologiques d’un frère et d’une sœur qui alterneront entre une belle fratrie et une rivalité sur fond de jalousie. On le sait, cet état d’esprit se fonde sur un grand manque de confiance en soi. Mais n’en demeure qu’ils sont frère et sœur et qu’une réconciliation est toujours possible. Le sera-t-elle dans ce cas là ? Ces deux romans ont en commun d’être le fruit d’écrivaines accomplie qui trouvent les mots les plus justes pour rendre les méandres de l’âme des personnages. Une fois de plus, deux fleurons qui viennent grossir le beau catalogue de l’éditeur.

 

 


 


Une poésie urbaine et coup de poing

Comme c’est étrange, on a lu le livre avant le communiqué de presse. Et on se disait que Mauvais penchant avait des allures de slam, avec dans ce recueil de poésie des mots qui font musique. Eh bien nous n’étions pas loin de la vérité car l’auteur Félix Jousserand est chansonnier expérimental, activiste de l’undeground, chanteur du collectif Spoke Orkestra et du groupe Dum Dum. Voilà pour la carte de visite. A première vue, il n’y a pas de cohérence au fil des phrases. Mais si vous lisez le tout à voix, haute, c’est là que la musique qui s’est tapie dans les mots ressort. Et il y a du sens alors. Extrait « L’accent ne disait rien, ni les imprimés blancs, bomber les Parisiens en vénérant leur vice. Les petites filles prenaient le pli et descendaient d’un timbre, en moins, frappant leurs bouteilles d’Evian vide ».  Vibrant en diable!

Mauvais penchant. Félix Jousserand. Au diable vauvert 175p.    www.audiable.com

 

 


 


 Un Foenkinos de premier plan

Comment un individu qui a été professeur aux Beaux-Arts de Lyon peut-il du jour au lendemain se retrouver gardien de salle au Musée d’Orsay ? Telle est la question. Mais au fur et à mesure que vous avancerez dans Vers la beauté de David Foenkinos on comprendra mieux que quelqu’un confronté à de grandes épreuves voire des tourments puisse choisir comme alternative la contemplation de la beauté en guise de mode d’apaisement. Mais quand même, on veut bien comprendre, mais il aura fallu pour cette reconversion brutale un méchant traumatisme. Il est aussi celui d’une femme dans ce roman éblouissant. C’est sans doute le livre le plus accompli de ce grand écrivain. En même temps c’est une initiation au désir de beauté.

Vers la beauté. David Foenkinos. Gallimard 222p. 

 

 


 


Comment la mort de Bob Kennedy a propulsé une rock star

C’est un drôle de roman qui nous arrive Ambassador hotel de Marie Desjardins  à la fois un roman certes mais basé sur une biographie authentique, celle du chanteur Rowan Rowan du groupe Right une formation rock britannique. Lorsque le groupe arrive à Los Angeles pour enregistrer un album ce 4 juin 1968, le sénateur Bob Kennedy subira le même triste sort que son frère aîné John Fitzgerald en succombant sous les balles d’un assassin, dans les cuisines de l’Hôtel Ambassador. Ce qui inspirera ce titre au band british « Shooting at the hotel » qui propulsera ce chanteur et ses musiciens. L’auteure reprend à la fois la vie du chanteur et comment celui-ci a pu atteindre à la notoriété et ce qui lui est arrivé par la suite. Un bel exercice de style qui nous fait voir un groupe rock dans les coulisses.

Ambassador hotel. Marie Desjardins. Éditions Du Cram 587p.    www.editionsducram.com

 

 




 


De beaux mystères à résoudre chez ScriNeo

D’entrée de jeu on serait tenté de classer ces deux prochains titres chez l’éditeur ScriNeo dans le registre des livres pour la jeunesse, vu le graphisme des couvertures. Mais à la lecture, si captivante on se dit que c’est toutes les tranches d’âge qui peuvent y prendre plaisir à condition cependant d’avoir gardé son âme d’enfant. Car les deux tomes qui suivent ont en commun d’être chargés de mystères. Avec Poussière fantôme d’Emmanuel Chastellière qui fait de son « héros » un guide touristique de lieux hantés à Montréal. Il a la singularité d’être en liaison, tenez-vous bien, et rien de moins qu’avec une jeune scientifique décédée en 1917. La table est mise. Et cette dernière veut élucider les raisons de sa propre mort aidé en cela par son copain Archibald. On ne s’ennuie pas une seconde.

Puis cette fois une plongée dans la Ville Lumière au XIXème dans La Dame en rouge de Béatrice Bottet. Nous allons faire connaissance avec une voyante Violette Baudoyer connue sous le pseudonyme de Madame Euryale. On l’a promise à un prétendant hideux alors que son cœur bat la chamade que pour son beau Florimond un journaliste en quête perpétuelle de nouvelles à transmettre en exclusivité. Et pour le malheur de sa compagne voyante, il a fait la rencontre d’une autre qui l’intéresse énormément. Pensez donc, elle discute avec les anges. Violette est dans l’instant fragilisée. Comment son amour va-t-il échapper au péril d’une rivale ? Du bonbon pour le lecteur en mal d’exostisme.

 

 


 


Michel C. Auger remet les pendules à l’heure

C’est une excellente idée des éditions La Presse de publier cet ouvrage de Michel C. Auger l’animateur estimé de Midi info sur les ondes de la radio d’Ici Radio-Canada Première. Ça tombe à point nommé à quelques mois du déclenchement des prochaines élections provinciales qui verront peut-être si la tendance se maintient, le balayage des libéraux après tant d’années de règne. Donc un scrutin majeur. 25 mythes à déboulonner en politique québécoise tel est le titre choisi qui dit bien de son contenu. Et c’est là qu’on se rend compte que la réputation de fin analyste, ce commentateur politique ne l’a pas volé. Il y a là une finesse de jugement qui enchante. Il remet bien des pendules à l’heure. Voyez quelques thèmes « Les Québécois sont pauvres parce qu’ils sont trop taxés ». « Le vieillissement de la population fera en sorte que les coûts de la santé vont exploser »  « Les syndicats sont trop puissants au Québec », « Le français est en recul au Québec ». Pour chacune de ces assertions, il oppose la réalité qui est bien différente. De sorte que rendu à la dernière page on se rend compte qu’on entretient continuellement des scénarios catastrophiques et que, au final, notre Belle Province ne s’en tire pas si mal que ça. Il y a de l’optimisme en toile de fond. Ça fait plaisir à lire et conditionnera sans doute votre choix dans l’urne.

25 mythes à déboulonner en politique québécoise. Michel C. Auger. Les éditions La Presse 195p.      www.editionslapresse.ca

 

 


 


Une histoire homosexuelle à…Haïti

Haïti est bien le dernier pays où on imaginerait concevoir un thème de roman centré sur l’homosexualité, ce pays étant sans doute au dernier rang de l’ignorance en matière de diversité sexuelle et les gays là bas si ostracisés comme on ne peut à peine l’imaginer. Et pourtant Gary Victor ose en figurant l’instauration d’un premier festival gay et lesbien, Festi Masi. On peut imaginer le tollé que la chose suscite et l’hostilité de l’establishment. Mais ce qui est intéressant c’est de faire de l’homosexualité une sorte de détonateur pour dynamiter une société sclérosée par le double poids de la catholicité et du vaudou. On s’amuse énormément du trouble causé par l’avènement d’une célébration gay dans l’île. L’écrivain a du prendre un plaisir fou à mettre en situation les personnages. En tout cas la transmission est totale et le lecteur s’amuse beaucoup. Vraiment le monde n’est plus comme avant.

Masi. Gary Victor. Mémoire d’encrier 177p      www.memoiredencrier.com

 

 


 


Comment vivait-on dans le Québec des XVIIIème et XIXème siècles

L’historien Christian Dessureault a apporté une contribution remarquable à la connaissance de ce que fut la vie quotidienne des paysans au Québec au cours des XVIIIème et XIXème siècle. Il a mis plus de trente ans de recherches qui l’ont amené à publier dans diverses revues et ouvrages. Grâce aux éditions Fides nous avons devons nous le corpus rassemblé de ces études très fouillées. Rien de ce qui composait la vie journalière des nôtres n’a de secret pour cet éminent chercheur. On y traite du coût de la vie, du durcissement de la vie seigneuriale après la Conquête, etc. Et le tout est complété par un rigoureux appareil critique. Nous sommes estomaqués de pouvoir lire tant d’informations sous nos yeux qui établissent la radiographie économique et sociale de ces époques.

Le monde rural québécois aux XVIIIème et XIXème siècles. Christian Dessureault. Fides 432p.      www.groupefides.com

 

 


 


Melchior le nouveau romantique

En cette ère numérique où le déficit d’altérité est abyssal, y a-t-il encore place pour le romantisme ? Et si oui il est de quel couleur ? Eh bien, peut-être que c’est Melchior qui annonce un nouveau courant sentimental. C’est le nom qu’il porte pour ses débuts dans le monde des lettres. Il nous livre Les chutes dont les chapitres sont autant de correspondances où l’auteur traite énormément de l’affection, amis de biens d’autres considérations. Car il a aussi des indignations. Il se met à nu côté âme et nous croyons que c’est cette authenticité où le mensonge et le formatage sont rois des conventions sociales, qui va le faire aimer de la multitude. C’est du moins ce qu’on lui souhaite. A suivre. On nous informe qu’un film est en préparation sur lui. C’est dire que le personnage à la ville doit être tout sauf banal.

Les chutes. Melchior. Au diable vauvert137p.    www.audiablevauvert.com

 

 


 


Un retour éclairant sur Marcuse

Les philosophes sont des passeurs et Herbert Marcuse (1898-1979) n’en est pas le moindre. Et Louis Desmeules qui est un familier de sa pensée, a trouvé bon de suggérer de le revisiter, d’autant qu’il le met en contexte en parallèle aux événements de Mai 68 dont on commémore le 50ème anniversaire. Ce professeur de philosophie au cégep de Sherbrooke nous rappelle que déjà, Marcuse évoquait une société unidimensionnelle. Il se sentirait bien comme un devin en voyant que sa prédiction s’est avérée juste alors que les humains de la génération numérique offrent tous l’air de zombies. Marcuse Mai 68 et le retour de l’histoire ?, est un opuscule mais dense par les idées qu’on véhicule. Les philosophes ont leur utilité plus que jamais pour paver la voie à ceux qui cherchent à travers les ténèbres de l’obscurantisme et néolibéralisme sauvage.

Marcuse Mai 68 et le retour de l’histoire ? Louis Desmeules. Presses de l’Université Laval 122p.    www.pulaval.com

 

 


 


Comment Jésus se comportait-il envers les femmes ?

A notre époque hyper sexué, on peine à imaginer un homme qui fasse abstinence de toute vie sexuelle. Qu’est-ce qu’on n’a pas inventé autour de la figure de Jésus Fils de Dieu fait homme, qui avait pris forme humaine pour partager le quotidien des gens qui composaient la société de son temps. Pour nous donner un réel éclairage du rapport du prophète avec la gent féminine, il faut lire un essai remarquable d’Enzo Bianchi « Jésus et les femmes ». C’est un moine qui a fondé la communauté monastique de Bose en Italie. Et sous sa plume on sera surpris de savoir que Jésus avait un discours très progressiste concernant la condition féminine par rapport aux mâles de son temps. Et pour appuyer son propos, l’essayiste cite abondamment les Écritures. On est bien loin de Dan Brown et du Da Vinci Code qui faisait de Jésus l’amant de Marie-Madeleine.

Jésus et les femmes. Enzo Bianchi. Novalis 165p.     www.novalis.ca

 


 


Quand Christian Vézina pense à voix haute

A l’émission hebdomadaire « Dessine-moi un dimanche » sur la Première chaîne radio de Radio-Canada,  l’animateur Christian Vézina donne libre cours à ce qui lui passe par la tête, que ce soit des déménagements de locataires, de l’indignation ou bien des combats de coqs que se livrent les intellectuels français dans les médias. Ceux qui le suivent en redemandent, et d’autres qui ont raté ses brillantes sorties et qui en ont entendu parler, voudraient sans doute se plonger plus avant et se familiariser avec le contenu de ses réflexions. L’occasion en est offerte alors qu’il lance Un dimanche à ma fenêtre qui rassemble les meilleurs textes qui ont servi à ses livraisons en ondes. Si Juliette Gréco chantait « Je hais les dimanches » avec du Vézina pur jus, au contraire on les adore.

Un dimanche à ma fenêtre. Christian Vézina. Somme toute 162p.   www.editionssommetoute.com

 

 


 


Un nouvelliste atteint de lucidité chronique

Le plaisir de lire est doublé quand un écrivain élève le niveau avec des tournures de styles, des métaphores, des envolées lexicographiques qui nous font jubiler. C’est exactement à quoi vous risquer d’être confronté en fréquentant André Marois (la littérature française avait déjà son André Maurois). Sur des illustrations de Pierre Pratt l’homme de lettres présente L’œuvre incomplète d’Amilcar Torpp. Ne vous attardez pas trop au titre, c’est comme s’il fallait en trouver un. Ce sont des nouvelles avec pour chaque chapitre un univers particulier. C’est comme un musicien qui fait des gammes, lui se joue de la nouvelle comme un virtuose qui tutoie l’excellence. Mais ce qui frappe c’est qu’il est sans doute atteint de lucidité chronique car son sens de l’observation est renversant. Que du bonheur à chaque page. Dans le genre de la nouvelle, vous avez ici l’équivalent d’une classe de maître.

L’œuvre incomplète d’Amilcar Torpp. Somme toute 160p.     www.editionssommetoute.com

 

 


 


Le grand paradoxe caribéen

Le géographe Romain Cruse apporte sa contribution au devoir de mémoire concernant les événements de Mai 68 dont on souligne cette année le 50ème anniversaire. Si, ça va de soi il a été beaucoup question des troubles sociaux de cette époque qui ont marqué la France, qu’en est-il, pour ce qui est de la région des Caraïbes. Le géographe donc se métamorphose en historien et brosse un panorama plus élargi aux années soixante dans l’ensemble, des faits comme prémisses qui en expliquent d’autres. Il a choisi comme titre Le mai 68 des Caraïbes. Il retrace les exactions commises par des dirigeants qui confondaient allègrement revenus de l’État avec leur cassette personnelle. Ce qui a amené la plèbe à des soulèvements qu’il passe en revue. Est-il heureux des lendemains de 68 ? Pas vraiment. Il constate un grand paradoxe progrès pour les uns et appauvrissement pour les autres. C’est un cours magistral qui nous donne des éléments pour pouvoir s’indigner. Au passage, l’auteur est correspondant pour le Monde diplomatique et est basé à Fort-de-France.

Le mai 68 des Caraïbes. Romain Cruse. Mémoire d’encrier 397p.

 

 


 


Tout ce qu’il savoir sur Les Belles-Sœurs

Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay ont été créé en 1968. Un demi-siècle s’est écoulé depuis. Qui est devenue la pièce culte, qui tel un tsunami allait faire table rase de l’asservissement du théâtre face à tout ce qui venait de France. Maintenant on allait sur les planches parler comme le vrai monde. C’est le chroniqueur Mario Girard à La Presse qui reprend toute la saga de cette création qui allait propulser Michel Tremblay et son acolyte André Brassard à la célébrité. Mais que de préjugés il aura fallu pour en arriver à imposer cette histoire de femmes qui ont pour seul divertissement de « collectionner » des timbres primes Gold Star qu’on vous remettait selon votre volume d’achat et qui permettait de se mériter des articles, généralement des accessoires de cuisine. On le sait, la pièce a été présentée pour la toute première fois au Théâtre du Rideau-Vert. Une révolution dans ce temple de la culture française. Et les co-directrices Yvette Brind’Amour et Mercedes Palomino sa compagne, ont un peu contre leur gré, acceptées de présenter la pièce. Mais l’auteur raconte avec force anecdotes croustillantes comment malgré le succès fou qui faisait tinter le tiroir caisse, la Brind’Amour ne se gênait pas pour cracher sur le joual, ce langage du peuple qui provoquait d’étrangers rires, bien différents de ce que générait les abonnés réguliers. Et les cachets! 5 dollars par soir pour la jeune débutante Rita Lafontaine et 45$ pour la star Denise Filiatrault. Vous en apprendrez ainsi à chaque page. C’était le plus beau cadeau à faire pour commémorer ce grand événement qui allait changer à jamais notre théâtre et le décoloniser. Chapeau sieur Girard.

Les Belles-Sœurs. Mario Girard. Les éditions La Presse 215p.    www.leseditionslapresse.ca

 

 




 


Le coin pouce vert

L’horticulteur amateur ou chevronné doit constamment composer avec le calendrier pour savoir quand ensemencer, empoter, tailler etc. Et si vous souffrez parfois de déficits d’attention ça risque de nuire à vos plantations. Voici aux éditions Massin un livre utile en diable Le carnet pratique du jardinier. Vous avez chaque moment du mois avec des instructions afin de ne rien oublier des gestes à poser pour une récolte mirifique. Il y a là dedans une mine d’informations que l’on voudra toujours garder auprès de soi aux fins de consultation. Et chez Rustica laissez vous piloter par Jean-Yves Prat qui présente Petit ABC Rustica du verger bio. Ce bio tellement tendance. Si vous êtes adhérent à manger sans pesticide mais êtes horrifiés par les marchés d’alimentation qui pratiquent des prix prohibitifs, alors il ne s’offre qu’une solution, les faire pousser soi-même ces fruits et légumes. Il utilise pour ce faire la technique du pas à pas ou si vous aimez mieux du geste par geste appuyé par 300 dessins explicites. C’est technique certes mais expliqué avec un grand art de la vulgarisation.

 

 


 


Journal d’un pèlerin

Jean-Marie Morais est un croyant qui a lui aussi fait son chemin de Compostelle. Il en a tiré un journal, sans prétention, où il couche les réflexions qu’il avait noté soigneusement dans ses carnets. Ça donne Le bâton fleurira publié à compte d’auteur. On y trouve tout ce qui est essentiel à quelqu’un en quête d’Absolu. Et bien que sa tête soit au ciel, ses pieds sont bien sur Terre et il rencontrera son lot de gens mal lunés. Mais ça lui importe peu au final, lui qui est exalté par le trajet à accomplir. On appréciera son goût pour les choses simples de ce monde.

Le bâton fleurira. Jean-Marie Morais.

 

 


 


Faire son sac en papier personnalisé

Depuis que les législations interdisent progressivement le recours aux sacs légers en plastique pour cause d’assainissement de l’environnement, on voit des commerces mettre en vente des sacs réutilisables. C’est bien. Mais que diriez-vous d’avoir le vôtre, ou même plusieurs, conçus à partir de matériaux de récupération ? C’est ce que propose ce livre Les sacs en papier. Vous avez 53 modèles proposés qui sont des bases à partir desquelles vous pouvez donner libre cours à votre imagination.

Les sacs en papier. Les éditions de saxe 44p.     www.edisaxe.com

 

 


 


Des techniques éprouvées pour peindre des paysages à l’aquarelle

Terry Harrison est un des grands maîtres de l’aquarelle. Aux éditions de saxe il a publié déjà quatre titres qui font autorité. Et celui que nous avons maintenant en traduction française est son cinquième, qui a été édité la première fois en 2011 et dont les rééditions n’ont de cesse, preuve que ce mentor a su s’imposer. Cette fois il invite les aquarellistes à s’attaquer à la complexité des paysages. Paysages de campagne comprend à la toute fin les transferts qui sont inclus et qui servent de canevas pour pouvoir saisir les harmonies. Et il y a une foule d’exemples issus de son grand talent qui vont servir de modèles inspirants.

Aquarelle, paysages de campagne. Terry Harrison. Les éditions de saxe 48p.    www.edisaxe.com

 

 




 


Le coin santé physique et psychique (1)

Les quatre titres qui suivent sont publiés par les éditions AdA. Le naturopathe torontois Christopher Sowton s’écarte un peu de son champ habituel de travail pour s’attacher à l’analyse des rêves. Non pas comme on a l’habitude de le faire, genre qu’est-ce que signifie de rêver à des crocodiles ? Lui voit dans les rêves des outils de transformations de connaissance de soi. Il fonctionne par cinq étapes : capture, clarification, orientation, lien et réponse. Avec lui vous allez entrer dans un monde parallèle fascinant. Ailleurs c’est Stéphanie Dordain qui débarque avec Celui que j’ai choisi d’aimer. C’est étonnant qu’un roman se retrouve dans cette section. Mais celui-ci, loin d’être un récit en a toutes les apparences, tant l’histoire qu’il raconte ressemble à beaucoup du vécu de pas mal de nous, au sens que nous investissons beaucoup dans l’amour. Parfois on trouve une correspondance parfaite, du moins le croit-on. Pour se rendre compte d’un sentiment tout de même de vide. Et si l’amour se métamorphosait en une autre chose ? Voilà le propos de ce livre écrit avec les mots du cœur.

A regarder la figure sévère de certaines personnes, on peine à imaginer qu’ils ont été un jour des enfants. Et lorsqu’on coupe avec cette part de l’être qui est en nous, ça rend le parcours terrestre bien plus ardu. Médium, Véronique Dufour exhorte les humains à ne jamais abandonner l’enfant en eux. Elle écrit même à ce sujet Comment apprivoiser l’enfant intérieur si d’office on ne se rend plus compte de sa présence. Il y a beaucoup de préceptes dans ces lignes. C’est pourquoi en fin de chapitre on trouve un récapitulatif afin de s’assurer qu’on a bien retenu les leçons.

Puis Thomas Edye formé au point de départ en génie électrique s’est orienté par après vers la médecine énergétique. Avec Les gardiens du karma l’auteur nous invite à revisiter nos vies antérieures. Au plan psychique, il y a du pétrole à forer. Un indice inéluctable de l’existence de vies d’avant , c’est lorsqu’on a parfois l’impression de refaire un geste qu’on a déjà fait, ou d’imaginer qu’un événement vécu nous est étrangement familier. C’est tout un cours qu’il nous donne sur ces fameux karmas.

 

 






 


Le coin santé physique et psychique (2)

L’homme a ceci de supérieur à l’animal qu’il est doté de la raison. Mais on oublie aussi une autre dimension qui confère un autre degré de petit plus, c’est qu’il est aussi un être spirituel. D’où le paradoxe qu’au moment où la pratique religieuse, toutes religions confondues, connaît un déclin, il n’a jamais été autant question que d’affaires religieuses. C’est qu’on ne peut balayer cette part essentielle de la construction psychique. S’il y en a une qui est bien au courant c’est Suzanne Rouleau professeur de théologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières qui a fait de l’accompagnement spirituel auprès de gens qui se sont éloignés de la religion. Elle nous gratifie de son expertise dans un guide En-quête de sens qu’elle sous-titre « guide de la dynamique spirituelle contemporaine ». C’est un travail de grande rigueur mais qu’elle a su adapter pour rejoindre le plus grand lectorat possible. Nous avons tous en nous une dynamique spirituelle qui ne demande qu’à s’épanouir, pour notre mieux-être. C’est aux éditions Novalis.

Qu’il peut être rebutant notre rapport à l’argent. On dit même que ce dernier mène le monde, c’est vous dire. Sébastien Duperron chez Broquet s’est arrêté pour observer nos comportements face au dieu dollar, panier percé ou avaricieux ? Il y a entre les deux toute une série d’attitudes. Dans Mon fric à moi il s’est mis en tête à ce qu’on développe face à l’argent un lien équilibré. Il est plein d’empathie pour ceux qui se sont laissé entraîner dans une spirale de dettes. Il nous fait partager sa propre façon de faire avec l’argent. Il surveille les spéciaux des Publi-sacs dont il reconnaît être accro. Ce blogueur dont le site a comme identification ce qui a servi au titre du présent livre, y va de conseils éclairés.

Rosette Laberge est détentrice d’une maîtrise en gestion et d’un bac en communication. Avec un tel cursus universitaire, beaucoup d’horizons s’offrent à nous. Elle a plutôt opté pour le coaching de vie, fort du fait que la sienne a été assez intense. Elle avait des certitudes à exprimer et elle fait dans Comment réaliser vos rêves aux éditions du Cram. Femme réaliste, elle prévient d’emblée qu’elle ne détient pas la recette miracle. En même temps qu’elle lance un sérieux conseil à ceux qui sont champions de la procrastination. Avec beaucoup d’humour, elle nous dit avec réalisme que contrairement au yogourt, nous on ne connaît pas notre date de péremption. Donc autant s’y mettre tout de suite. Ses petits conseils ne peuvent que nous faire du bien.
En France Maud Fontenoy est toute une pointure, femme des mers, éminemment respectée, pour avoir traversée l’océan Pacifique d’Est en Ouest à la rame et accompli le tour du monde sur trois océans en solitaire sur un voilier. Si sa vie professionnelle l’a menée au sommet de son accomplissement, sur le plan humain, ça été le chaos avec des hauts et des bas. Il lui aura fallu attendre l’âge de 40 ans pour enfin trouver l’amour. Militante pour la sauvegarde des mers et plus largement pour la protection de l’écosystème, elle est engagée politiquement sous la bannière des républicains. Pourquoi évoquer ses états de service ? C’est qu’elle a cumulée toute une expérience de vie et elle a compris quelques vérités de base qu’elle nous partage généreusement dans ce livre Vivre, vraiment aux éditions First.

 

 






 


Le coin santé physique et psychique (3)

C’est un charmant petit boîtier aux éditions Rustica, Les carnets de l’herboriste. A l’intérieur se trouve trois livrets : Les plantes de santé, Les plantes de beauté et Les plantes de Bien-être. Pour chacun de ces mini livres, la description des plantes et une fiche signalétique de leurs propriétés. Très utile à avoir sous la main quand vient le temps de se poser des questions sur l’opportunité de chacune d’entre elles et qu’on n’a pas envie de se farcir de doctes traités.

Chez Vigot de Mathias Ennenbach c’est Le bonheur par la méditation. Certes il n’aura pas été le premier a écrire sur la chose. Mais ici, sa méditation à la particularité de s’accomplir en pleine conscience, ce qui change nettement la donne. Pour bien transmettre ce savoir, l’auteur a recours à des questionnements et des postures que tout le monde peut reprendre aisément. Côté théorie il fait intervenir les dernières connaissances, notamment en neurosciences. Et la méditation en pleine conscience va être particulièrement recommandée à ceux qui souffrent de trop de stress ou de surmenage.

Les tisanes, c’est un monde merveilleux. Sebastian Pole nous emmène à leur rencontre avec Tisanes santé aux éditions marie claire. Si la verveine et la camomille n’ont plus de secrets pour nous, alors que peuvent faire pour nous l’ortie, le sureau ou la réglisse ? Contrairement à ce type d’ouvrages où l’on détaille les plates en ordre alphabétique, ici on expose ce qui fait problème dans nos vies et quelle infusion peut contribuer à notre soulagement. Et les photos au passage sont superbes.

Pour conclure, un collectif d’auteurs pour Le guide familial des activités bien-être chez Mango. Il s’adresse aux parents qui ont des mômes allant jusqu’à dix ans. Car si le parent qui n’a pas la formation pointue de l’éducatrice en garderie est démunie pour trouver de quoi occuper intelligemment la marmaille, il y à dans ce gros livre de quoi mobiliser l’attention des touts petits par l’expression corporelle, la créativité sous toutes ses formes, la relaxation (quel bel héritage à faire découvrir), les jeux à caractère sportifs et le yoga. Les participants à la rédaction de ce guide ont vraiment fait le tour de tout ce qui pouvait capter l’attention de l’enfant et assurer son développement cognitif. Et pour chaque activité on fait la nomenclature de ce que ça suppose comme matériel.

 


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