- LIVRES fevrier 2018 -
 
 


 

Portrait d’une mère et ses filles

C’est un premier roman de Violaie Huisman qui par ailleurs est très engagée dans l’univers de l’édition et de la vie culturelle littéraire à New York où vit cette française depuis vingt ans. Eh bien si vous vous laisser influencer en parcourant en premier la quatrième de couverture, vous allez être subjugué par l’extrait qu’on en donne où on voit que l’écrivaine qui fait son entrée dans l’auguste monde des lettres, le fait par la grande porte avec un vocabulaire d’une richesse inouïe que de véritables écrivains existe. Fugitive parce que reine est le simple portrait d’une mère et sa relation avec ses filles. Simple en apparence comme du Mozart. Mais là est l’exercice habile de l’auteure qui donne une apparence de facilité alors que nous sommes en présence d’une haute maîtrise. Il faut juste voir comment elle portraiture le personnage de Catherine enceinte qui ne fait aucun sacrifice quand il est le temps des plaisirs, fut-ce t’il de sortir en boîte grosse de neuf mois.

Fugitive parce que reine. Violaine Huisman. Gallimard 246p.


 


 

La collecte de citations de Jean Paré

Oui c’est bien le Jean Paré qui fut à la barre du magazine L’Actualité pendant un quart de siècle qui n’a pas pris aucune ride au plan intellectuel, a preuve sa récolte de citations glanées au fil des lectures, des recherches. C’est un exercice toujours amusant pour le lecteur d’aller à la découverte des réflexions des autres. Car elles ont toutes en commun d’être spirituelles. Les mots de la fin tel est son titre recèle de véritables perles, telle celle-ci du réputé chef d’orchestre Thomas Beecham au sujet du clavecin qu’il décrit comme suit « le son que cet instrument produit est celui de deux squelettes copulant sur un toit de métal ». Ah et puis tenez, de cet autre anglais célébrissime George Bernard Shaw au sujet des médias « Institutions incapables de faire la différence entre un accident de bicyclette et l’effondrement de la civilisation ». Prémonitoire quand on voit le comportement des médias à l’ère de la télévision en continue et des réseaux sociaux.

Les mots de la fin. Citations recueillies par Jean Paré. Québec Amérique 340p.   www.quebec-amerique.com


 


 

Gay durant la guerre de Sécession

S’il y a un roman qui sort du lot cette semaine c’est sans contredit Des jours sans fin de Sebastian Barry. Jugez vous-même, un couple d’hommes amoureux au temps de la guerre de Sécession! Et il n’y a aucun anachronisme car ces amours qui n’osaient dire leur nom se vivaient dans la pénombre comme de raison. Ici c’est un expatrié irlandais qui arrive aux États-Unis fuyant la grande famine. Sur cette terre promise il va croiser la route d’un homme dont il deviendra éperdument amoureux. Et réciproquement. Il va leur arriver plein de choses, dont se travestir et adopter une jeune fille Sioux, combattre sous la bannière de l’Union, etc. Pas pour rien que le Prix Nobel de littérature 2017 Kazuo Ishiguro l’a considéré comme son roman de l’année. Et nous sommes entièrement de son avis.

Des jours sans fin. Sebastian Barry. Joëlle Losfeld 259p.   www.joellelosfeld


 


 

Un Luc Lavoie qui n’a surtout pas la langue de bois

Luc Lavoie le commentateur  de l’actualité au réseau TVA publie ses souvenirs de vie professionnelle sous le titre En première ligne et dont la marque distinctive c’est qu’il ne pratique pas la langue de bois. Lui-même reconnaît faire peur avec sa carrure et sa voix grave. Et puis il a une vaste culture apprise en autodidacte, et dans sa structure de pensée, quand il a quelque chose à vous dire vous avez tout de suite la couleur exacte. Très rare au Québec. Et alors que l’on fuit à toutes jambes les gens vrais, lui au contraire dispose d’un carnet de contacts inimaginables. Il nous en donne un petit aperçu dans son bouquin avec des portraits remarquables de Brian Mulroney, Lucien Bouchard et Pierre-Karl Péladeau pour ne nommer que ceux-là. Avec lui on pénètre dans les coulisses de la politique et on voit que ça joue dur dans ce monde là. Ce n’est que de la gestion au quotidien où chaque politicien et leur entourage éteigne des deux. On a dévoré ce livre en une soirée, tant on n’est pas parvenu à décrocher, c’est peu dire. On voit que le gars a pris le temps de faire une recherche préliminaire pour citer le bon contexte de chaque anecdote, et servi par une maîtrise du récit extraordinaire. A quand le tome 2 cher monsieur ?

En première ligne. Luc Lavoie. Les éditions de L’Homme 325p.  


 




 

L’empire Samsung et la Corée du Nord en vélo

Aux éditions Decrescenzo grâce à qui nous pouvons mieux nous pénétrer de la culture des deux Corées, sort deux ouvrages captivants, chacun dans sa sphère respective. Le premier de Kim Byung-Wan est intitulé L’empire Samsung. Qui n’a pas eu à un moment donné un produit électronique de la célèbre marque sud-coréenne ? L’auteur, ingénieur de formation, connaît bien la culture de cette multinationale car il y a œuvré durant onze ans au département de recherche. Il nous dévoile les secrets de la réussite de Lee Kun-Hee qui a pris les rênes de la compagnie en 1987 et qui l’a haussé à des sommets vertigineux. Habituellement, bien des leaders, surtout américains ont tous sorti un jour ou l’autre en librairie leur recette de la fortune. Ici il n’y a rien de magique. On décortique chaque stratégie à recourir où c’est toujours l’effort qui est de mise. Et en même temps on voit l’ascendant spirituel tout asiatique, a contrario de la vision américaine des affaires. Le dirigeant suprême agit comme un joueur d’échec et les produits, condition sine qua non, doivent être simples côté utilisation. A lire absolument si vous avez le goût de vous mettre en affaire.

De son côté John Everard diplomate britannique de son état a été en poste à Pyongyang de 2006 à 2008. Dans un de ces derniers bastions de régimes autoritaires, et ici le qualificatif est un euphémisme concernant la Corée du Nord, il a pu dans ses temps libres, prendre sa bicyclette et faire le tour de la capitale et ses environs, s’autorisant même à faire un brin de causette avec le petit peuple. Ce qu’il en rapporte dans La Corée du nord à bicyclette est un témoignage de première main au moment ou son leader démentiel menace de tout faire sauter à tout moment, imprévisible comme son homologue au Bureau Ovale. L’auteur qui fort de sa connaissance intrinsèque conseille maintenant l’ONU a eu dans le cadre de sa mission, à se rapprocher des dirigeants. Nous avons des portraits fantastiques de la nomenklatura autant que de l’humble citoyen. Cet ouvrage ne peut pas être plus d’actualité pour saisir la mentalité régnante.


 


 

Une terre d’érable et de sable

C’est un recueil de poésie, une petite plaquette, mais d’une rare densité. Moi figuier sous la neige de Elkahna Talbi fait le pont entre les deux cultures, celle du contexte québécois qui l’a vu naître, à Montréal, précisément, et celle de ses parents d’origine tunisienne. Dans sa préface il y a un bel amalgame, l’érable et le sable. Vous voyez qu’elle a le sens des images. En effet, ses strophes sont très imagées, évocatrices à souhait. C’est son premier pas en littérature. Prometteur. Suivez ce nom, il ira loin.

Moi figuier sous la neige. Elkahna Talbi. Mémoire d’encrier 82p.    www.memoiredencrier.com


 


 

Nicolas Rey se démasque, vrai ou faux ?

Déroutant est un euphémisme pour décrire à quel point Dos au mur de Nicolas Rey est déroutant. Parce qu’il se met en scène en ne se donnant pas le plus rôle, celui d’un écrivain qui n’est plus inspiré et qui confesse faire du plagiat. Le ton est si rempli de sincérité que l’on peut prendre ce mea culpa pour du comptant. Mais une chose nous arrête, c’est que cet ouvrage est bien indiqué comme un roman. Vrai ou faux ce qu’il raconte ? A vrai dire on s’en fout. Car ce qu’on retiendra c’est que son style oppose un démenti à ce qu’il raconte de son présumé drame de la page blanche. C’est du Rey à son meilleur, inspiré. Nous avons lu de bout en bout de manière jouissive.

Dos au mur. Nicolas Rey. Au diable vauvert 265p.   www.audiable.com


 


 

De l’autofiction de haute volée

Avec l’autofiction le plaisir du lecteur est de tenter de démêler le vrai du faux. Il aura ici de la difficulté à en découvre tant Malek et moi d’Alain Beaulieu a bien ficelé son récit. En gros ce serait une femme, Nadine Pilon, qui à la fin du livre on l’apprendra décidera de mettre fin à ses jours. Mais auparavant elle a chargé le signataire du présent livre, de l’aider à coucher sur papier son histoire. C’est un parcours d’une grande densité humaine. Si la protagoniste a décidé que c’en était fini, c’est sans doute qu’elle a eu un vécu d’une intensité peu commune. A ce point que l’écrivain acceptera la commande, car de matériaux dans cette existence. Vous prendrez beaucoup de plaisir si vous êtes adeptes de ce style littéraire, sorte de roman à clé.

Malek et moi. Alain Beaulieu. Druide 214p.    www.editionsdruide.com


 


 

Vivre sereinement l’après référendum de 1995

Déjà le référendum raté de 1980 a été un électrochoc dont le Québec ne s’est jamais relevé, arrivera ensuite le second knock-out de 1995 qui nous a tous collé au tapis. Le PQ s’est embourbé ensuite avec des scénarios stériles de conditions gagnantes qui ont fini par enliser la formation politique. Puis au tour du gouvernement libéral de proposer ses conditions gagnantes dans la perspective d’un nouveau rapport avec le gouvernement central. Encore là, on se traîne les pieds. Jean-François Simard est un observateur attentif de tout ce qui s’est passé et qui se déroule sous nos yeux. En plus, cet intellectuel a goûté à la médecine de la vie politicienne en siégeant un jour à l’Assemblée nationale. Il a sa petite idée pour la suite à donner à notre destin collectif. Nous ne vous en dévoilons rien pour que vous puissiez découvrir sa proposition dans L’idéologie du hasard un essai politique lumineux qui apaisera, peut-on au moins vous dire, votre sentiment de frustration. C’aurait pu être un docte ouvrage destiné à des fanas de la Constitution. Eh bien non, c’est à la portée de tous. On s’amusera quand il dit que le fédéralisme est en état d’autosatisfaction. Vous voyez, le ton est donné.

L’idéologie du hasard. Jean-François Simard. Fides 196p.    www.groupefides.com


 


 

Un premier roman trippant de Noémie D. Leclerc

Québec Amérique a décidé de donner encore plus de chance à de jeunes auteurs de faire le premier pas en littérature. C’est le cas de Noémie D. Leclerc qui débarque et le verbe ici est fort à propos, avec Darlène. C’est le prénom qu’elle donne à son « héroïne » qui se distingue d’abord par deux choses, elle aime aller au Normandin, ce delicatessen bien connu de la région de Québec et écouter Denis Lévesque à TVA. Pour le reste c’est une fille vivante, curieuse de tout et surtout dotée d’une lucidité à toute épreuve. Et puis le hasard lui fera rencontrer Ashton un jeune américain au look androgyne qui veut se tuer en se jetant des chutes Montmorency. Son destin à elle aussi va basculer. Ça se termine sur un happy end rassurez-vous, comme quoi l’amour triomphe de tout. Ce qui sera la marque distinctive de l’écrivaine c’est son réalisme saisissant. Nous invitons les dépisteurs de prix à remettre pour un premier talent à regarder de ce côté-là.

Darlène. Noémie D. Leclerc. Québec Amérique 231p. 
www.quebec-amerique.com


 


 

Déjà une biographie de Johnny

Les cendres de Johnny Hallyday sont à peine refroidies que sort déjà une biographie. Pur opportunisme direz-vous. Pas exactement, car Johnny le guerrier de Gilles Lhote est écrit par un mec qui a côtoyé la star pendant plus de trois décennies et qui avait participé à la rédaction de son autobiographie « Destroy ». L’auteur est un ancien de Paris-Match qui est devenu rédacteur en chef de VSD puis à la direction du service photo de Télé 7 Jours (c’est un photographe émérite). Il lui a d’ailleurs consacré d’autres ouvrages. Donc c’est un témoin qui a été aux premières loges. C’est une excellente biographie qui s’en tient à l’essentiel et qui est suivie de sa discographie complète. Le biographe raconte entre autres choses que longtemps la consommation de drogues du chanteur était un tabou jusqu’à ce qu’un jour l’interprète décide de tou8t dire pour consacrer sa vie de rocker. Et qui était son compagnon de défonce ? Depardieu! Ensuite il raconte sa romance avec notre Nanette Workman qu’il tenait en très haute estime mais dont il avait peur, la considérant comme son double, si excessive.Vous n’allez pas vous ennuyer une seconde.

Johnny le guerrier. Gilles Lhote. Robert Laffont 306p.    www.laffont.fr


 


 

Un grand classique de la littérature jeunesse américaine

Parents qui cherchez par tous les moyens à garder vos mômes au moins assis sagement une heure, nous avons la prescription par excellence, à savoir leur remettre entre les mais un livre d’une grande pointure de la littérature jeunesse américaine Madeleine L’Engle qui en 1962 publiait ce que nous avons comme titre actuel dans la présente traduction Un raccourci dans le temps. Et dont Disney en a fait une adaptation récente au grand écran. Qui narre les tribulations d’un frère et d’une sœur dont on dit des choses malveillantes sur leur compte, dont des doutes sur le leur degré d’intelligence. Les deux victimes n’ont que faire de ces ragots car ils ont une préoccupation plus importante, retrouver leur père qui après s’être séparé de leur mère n’a plus jamais donné de nouvelles. C’est donc une quête entremêlée d’aventures, mêmes cosmiques. C’est écrit avec brio et ce n’est pas devenu un classique du genre pour rien.

Un raccourci dans le temps. Madeleine L’Engle. Les Malins 266p.   www.lesmalins.ca


 


 

Les utopies d’Aymeric Caron

Aymeric Caron c’est ce bel intellectuel à la tête d’acteur que nous avons découvert sur TV5 en tant que débateur sur le plateau d’On n’est pas couché animé par Laurent Ruquier. Sa marque de commerce était de déstabiliser les invités en repérant des incongruités dans les produits ou les déclarations que ces derniers venaient défendre à la caméra. Et parfois ils les confondaient les laissant dans un état de honte. Alors imaginez ce gars qui couche sur papier sa vision du monde et qui propose en contrepartie ces utopies. En passant c’est un ami du Québec et on annonce sa venue en marge du lancement de sa dernière ponte Utopia XXI. Il s’inspire pour sa démarche de Thomas More qui, il y a cinq cent ans, avait publié « Utopia » dans lequel il appelait de tous ses vœux un monde nouveau. Caron est atteint de lucidité chronique d’où sa force d’analyse et pourquoi il prenait tant de plaisir à pourfendre les hypocrisies. Dans son ouvrage il consacre énormément de temps au monde du travail. On voit qu’il a de l’empathie pour ces gens qui vont au boulot mais dont le salaire ne leur permet pas de faire comme leur père qui de sa seule rétribution pouvait faire vivre sa famille et se permettre même une maison et des gâteries pour ses proches, comme le faisait son propre père, issu de la classe ouvrière. Il y va donc der ses propositions, ces utopies, après chaque thème exploité. La seule chose qui étonne c’est l’absence de considérations sur l’ère numérique et ses conséquences funestes sur la vie sociale, où l’humain est laissé à lui-même et sa drogue virtuelle complété par un déficit grave d’altérité. Mais pour le reste vous allez prendre un réel bonheur au niveau de l’esprit. Car l’essayiste est doublé d’un humaniste et nous met en garde contre les dérives du système néolibéral.

Utopia XXI. Aymeric Caron. Flammarion 511p.   


 


 

Un docte ouvrage sur les actes des Apôtres

Nous tenons à vous prévenir Les actes de Pierre et des douze Apôtres aux Presses de l’Université Laval, tiré de la bibliothèque copte de Nag Hammadi est destiné uniquement aux biblistes de haute voltige qui s’intéresse à tout ce qui concerne les débuts de la chrétienté. Comme nous le faisons toujours, et exceptionnellement, dans le cas des ouvrages hermétiques, nous nous contenterons de reprendre ici les commentaires de l’éditeur « Acta apostolorum et conte fantastique, récit post-résurrectionnel et parabole de la quête du Royaume, hymne à la résistance face aux persécutions mais aussi mythe fondateur de la mission chrétienne, ouvrage de propagande tout autant que précis d'évasion, le premier écrit du codex VI de Nag Hammadi se prête à de multiples lectures. Cette polysémie découle d'un processus rédactionnel complexe, dont le texte conserve de nombreuses traces, qui se cristallise en quatre discours distincts dissimulés dans autant de récits aussi bien autonomes qu'interdépendants : une théologie plurivoque, en même temps extatique et symbolique, véhiculée par l'histoire hybride de Lithargoël, à la fois allégorie du salut de l'âme et psychanodie, un enseignement euthymique transmis par le Jésus ressuscité d'une scène épiphanique, une théologie diaconale et une théorie novatrice de la mission chrétienne, corollaires d'un récit missionnaire, et enfin une théologie ascétique et une apologie de la perpétuation de l'Eglise, renfermées dans une ample métaphore de l'endurance. Si la dernière étape de sa composition peut être attribuée à un cercle mélétien du tout début du IVe siècle, cet apocryphe semble circuler, non seulement en Egypte mais aussi à Rome, en Nubie et en Palestine, au moins jusqu'au XIIe siècle. » 


 




 

Le coin santé physique et psychique (1)

Les deux prochains titres paraissent chez le Dauphin Blanc. D’abord le psychologue Jean Rochette qui pratique en Beauce et en Estrie, alimente depuis quatre ans sa propre page Facebook. Peut-être certains ont-ils ratés certains de ces commentaires. Il en a rassemblé 400 cent dans Des silences ébruités dans lequel il se fait le chantre de la recherche intérieure afin de vivre l’idée que le royaume des cieux est en nous et de faire preuve de plus d’autodétermination. Et cesser d’être la victime des faits extérieurs à soi.
Ailleurs c’est le docteur en neurosciences et psychothérapeute Joël Monzée qui pose la question concernant le suivi à faire pour les parents concernant leur progéniture Et si on les laissait vire ? L’interrogation ou du moins l’affirmation qu’il fait tombe à point nommé où la série « Fugueuse » cartonne à TVA et où les parents effrayés par ce qui peut arriver à leurs ados se demandent comment agir. Et où la réponse se situe dans un juste milieu entre être trop intervenant ou de trop laisser-aller. Ce livre rassurera bien des parents qui cherchent la bonne voie à suivre.

Aux Presses de l’Université Laval le professeur Simon Grondin chercheur et enseignant à l’École de psychologie de l’Université Laval nous livre un condensé de ses expérimentations de la notion du temps dont il est un spécialiste de renom dans Le temps psychologique en questions. Avec une certaine vulgarisation il explique comment la notion du temps varie selon l’âge, les sexes. A la toute fin il répond à la question que l’on se pose tous à savoir pourquoi en vieillissant le temps nous semble passer trop rapidement.


 






 

Le coin santé physique et psychique (2)

S’il y a un livre fondamental en croissance personnelle tout en haut de la liste, c’est De l’art d’élever des enfants (im)parfaits du Dr. Patrick Ben Soussan pédopsychiatre à Marseille. C’est aux éditions Érès. Pourquoi ? Parce qu’il met en garde les femmes agitées en mal de maternité, et qui centrent toute leur vie sur le petit être à engendrer. Car il y a, et il met en garde, des lendemains qui déchantent. Surtout si on fait des enfants pour les mauvais motifs, dont le premier serait pour égayer don existence d’adulte. Il cite une étude américaine où on avait demandé à des lecteurs, si sachant ce qu’ils savent de la parentalité seraient prêts à recommencer. 70% répondirent par la négative! Si vous avez un désir d’enfant, il faut impérativement lire cet ouvrage. Vous risquez de faire moins de petits malheureux.

Toujours chez l’éditeur Érès, un autre livre à mettre à égalité avec le précédent c’est Les écrans de nos enfants une recherche en collectif sous la direction de Marika Bergès-Bounes et Jean—Marie Forget. Qui tombe à point nommé alors qu’on diffusait il y a peu une enquête d’Envoyé spécial sur le fléau du numérique chez les touts petits. Et où on apprenait qu’en quelque sorte, que la dépendance à la dopamine sécrétée par le bonheur de jouer sur des tablettes, est rien de moins qu’assimilable à la consommation de drogues. Et si dangereuse en bas âge que même les dirigeants des grandes fournisseurs du web limitent leur utilisation à pas plus qu’une demi-heure, tellement ils en craignent les effets! Alors que doivent faire les parents affolés par cet abus des outils numériques ? D’où la nécessité de lire ce qu’en disent ces chercheurs. 
Pour les japonais l’ikigai c’est la faculté d’avoir trouvé du sens à sa vie. Et sur l’île d’Okinawa, célèbre pour son débarquement des Marines américains durant la Seconde guerre mondiale et aussi sur pour son nombre remarquable de centenaires, la population locale a adopté cette philosophie qui s’inscrit dans la tradition bouddhiste. Bettina Lemke a assimilé les notions essentielles qu’elle nous fait part dans Le livre de l’ikigai chez l’éditeur Hugo qui est en même temps interactif, car on est invité à répondre à un questionnaire où on doit s’abandonner en toute franchise pour parvenir à la lumière intérieure.

Chez Flammarion le chef réputé Jérôme Ferrer délaisse momentanément ses fourneaux pour lever le voile sur un pan de sa vie personnelle, une expérience de vie alors que sa compagne était foudroyée par un cancer. Ce couple démarrait dans l’existence et caressait de beaux projets. C’était sans la grande faucheuse qui allait ravir l’être de son existence. Faim de vivre c’est le titre, est émouvant au possible. Par cet acte d’écriture, il livre quand même un message d’espoir, réitérant que malgré les épreuves, aussi grandes soient-elles, la vie est belle et qu’on peut passer à travers cette épreuve. Un tout petit livre qu’il avait envie de partager et qui fera grand bien à ceux et celles qui connaissent la même douleur.

Et pour conclure un maître spirituel Ram Dass qui signe Polir le miroir chez AdA. Écrit avec la collaboration de Rameshwar Das son objectif est de nous enseigner comment vivre à partir de notre cœur spirituel. Théoricien d’un certain yoga, il accorde une attention immense à la méditation. Lui aussi à sa façon veut nous intérioriser davantage. Que nous sommes des âmes, comme il dit, et non des egos. Un livre, vous l’aurez deviné, plein de sagesse indienne.



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