- ART DE VIVRE -
 
     
   
 

 

 

A la Casa Figueroa, le Mexique vient jusqu’à nous

Ce qui est formidable lorsque l’on se rend à la Casa Figueroa c’est qu’on n’a pas à faire l’effort de se rendre au Mexique, c’est le pays qui vient jusqu’à nous rue Beaubien, et le dépaysement est garanti à 100%. Et nous recommandons tout particulièrement cette visite les journées où vous avez le moral dans les talons ou encore quand le soleil n’est pas au rendez-vous. Car il y règne une joie de vivre incroyable. Parce que tous les membres de la famille Figueroa qui tiennent le restaurant à divers degrés, sont tous musiciens, chanteurs, cuisiniers et serveurs. Entre deux services, vous avez des moments musicaux très complets où cinq ou six mariachis entonnent les plus grands succès du répertoire folklorique ou sentimental. Et les demandes spéciales du public, affluent avec Cucurucucu et Cielito lindo entre autres. Ils les connaissent tous. Et de sacrés belles voix.

Des plaisirs gustatifs en prime

La Casa Figueroa, c’est le cas typique du restaurant de quartier, mais où on vient de partout, sans prétention. Ouvert depuis 2011 il a vite pris sa place dans le cœur des montréalais qui adorent la culture mexicaine et les plats du pays. Et au même titre que les chansons sont des classiques du genre, les plats au menu sont typiques des assiettes comme on les retrouve là bas, dans toutes les bonnes familles. A commencer en entrée avec le guacamole et sa purée d’avocats en saison, les quesadillas (ces tortillas de farine farcie au fromage et salsa) et notre petit coup de cœur, le ceviche de camarones (crevettes marinées, tomates, oignons, coriandre et ketchup), un délice. Nous avons particulièrement goûté le contre filet mariné et grillé qu’accompagne une enchilada. Et que dire des cocktails! C’est du pur bonheur dans les coupes. Une amie est venue là bas pour la première fois et n’en est tout simplement pas revenu. Il y avait un spectateur ce soir là, que nous avions déjà croisé à une autre occasion qui spontanément s’est levé et a chanté de sa plus belle voix. Comme on dit chez nous « le party était pogné ». Et en y pensant bien, c’est l’adresse idéale pour faire des fêtes corporatives, familiales ou simplement d’anniversaire. Ce sera un moment inoubliable.

Casa Figueroa. 3212 Beaubien E. Montréal H1V 1H6   tél. (438) 380 6275

   


 
 
     
   
 

 

 

La Palette Gourmande, un arrêt obligé
pour qui aime la finesse

Après avoir régné des années dans les cuisines du Reine-Élizabeth, Alain Pignard a réorienté totalement sa carrière pour verser à la fois dans la restauration à son compte et le service traiteur, le succès à la clé.

Si vous allez sur le site Cuisine du Québec on livre une biographie qui résume assez bien le parcours de ce chef exceptionnel. « Il savait jeune qu’il voulait devenir cuisinier; son père était boucher et traiteur et sa mère cuisinait beaucoup, ce sera naturel pour lui de suivre leurs traces.
Outre les deux ans et demi passés à Paris et son service militaire, son parcours professionnel l’amènera à Cannes, à Londres deux ans, où il rencontrera Anton Mosimann, qui sera pour lui une personne clée dans sa carrière. Il profite de ses séjours, aux Bermudes, en Italie (trois ans)pour apprendre, non seulement la cuisine et les techniques culinaires du pays mais aussi pour apprendre la langue. Il parle donc l’anglais et l’italien.

Alors qu’il participe à un concours culinaire à Toronto, il entend parler d’un poste à Montréal. Sachant qu’il ne vivra pas dans son pays d’origine, il rêve vaguement du rêve américain. Son chef va contacter le chef du Reine-Élizabeth. Il obtiendra le poste au prestigieux hôtel de Montréal. En 1987, Alain Pignard débarque à Montréal en disant qu’il a immédiatement adoré la ville Le chef cuisinier Alain Pignard, quitte le Reine-Élizabeth après 26 ans, dont 15 à diriger la cuisine et ses 80 cuisiniers. »

Le goût d’autre chose                                                                        
Après toutes ces années à diriger un véritable orchestre en cuisine, le maestro éprouvait le besoin de renouveau. Et pourquoi ne dirigerait-il pas sa petite affaire. Et c’est ainsi qu’est né La Palette Gourmande qui est un comptoir avec quelques tables, bien niché rue Sherbrooke Ouest, dans sa partie élégante, à deux doigts du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Lui qui était un habitué des grandes réceptions de plusieurs centaines de convives, et où il parvenait à exceller, imaginez-le alors capable de mitonner de merveilleux plats et canapés pour une clientèle plus ciblée. Avec son carnet d’adresses bien rempli, il ne se lançait pas à l’aventure comme le ferait un débutant. Parmi ses clients corporatifs on compte le Consulat Général de France, Nespresso, le Groupe Juste pour Rire. Son établissement permet à un particulier de s’offrir selon son budget, un festin d’hôtel dans le confort de sa salle à manger et de pouvoir épater ses invités. La Palette Gourmande combine le prêt-à-emporter, le manger sur place et le service traiteur.

Nous nous sommes rendus un midi où le soleil se faisait attendre. Heureusement il se trouvait dans les plats. On a goûté le genre de plats que vous pouvez prendre en commande sur place ou pour une réception. Ce fut en entrée du canard du Lac de Brome à la mangue, puis comme plat de résistance la pintade aux morilles, aubergine et les choux farcis. Et les dents sucrés n’étaient pas en peine avec un carré chocolat et caramel, signé du pâtissier Christian Campos qui à lui seul fait en sorte que des gens font le détour rien que pour s’en emparer.

Et la carte des prix est plus que raisonnable. Au volet traiteur tout est permis, même d’avoir du personnel d’appoint avec toute une brigade, et au sommet Alain Pignard. Et comme c’est quelqu’un d’attentif aux demandes, vous pouvez lui faire partager vos fantasmes gustatifs. Il sera partant pour les matérialiser.

La Palette Gourmande
1486 rue Sherbrooke O. (514) 750 1492
 www.lapalettegourmande.com

   


 
 
     
   
 

 

 

Le gin Bombay Sapphire encourage l’art visuel

Sans conteste, le gin Bombay Sapphire se clase parmi les meilleurs dans sa catégorie. Et noblesse oblige, la marque veut s’associer à nos créateurs, notamment en art visuel.
 
C’est ainsi qu’elle a soutenu la réalisation d’une première à Montréal, de la série « Artisan » et pour laquelle Bombay Sapphire a organisé un cocktail à la galerie Youn sur le boulevard Saint-Laurent. Cette galerie toute jeune est devenue très rapidement un lieu branché et qui incarne pleinement le dynamisme culturel de la ville de Montréal. On en a profité pour couronner le lauréat parmi les dix finalistes. Il s’agit de Jérémie St-Pierre pour son œuvre intitulé « Dédoublement ». Mais ce qui a retenu notre attention ce soir là, c’est le soin apporté à la réception haute en couleurs, avec la participation du traiteur Dansereau, une des vieilles maisons de la métropole, a qui on n’a rien à remontrer. Une diversité de canapés a été servie aux invités qui étaient au comble de la joie.

Des cocktails fous, fous, fous

Il y a avait deux barmen qui ont été tenu occupés jusqu’au bout de l’événement et qui n’ont pas cessé d’impressionner par les mix qu’ils préparaient et qui permet à ce gin reconnu,  de trouver de nouveaux fervents. On était bien loin du simple gin tonic. Il y avait un DJ qui animait avec juste ce qu’il faut de décibels pour que nous puissions échanger nos commentaires sans être obligés de se crier dans les oreilles comme ça arrive trop souvent hélas ailleurs. Il faut rappeler que seuls des ingrédients de qualité entrent dans la composition de cet alcool lancé en 1987 : extraits d’amande, d’écorce d’orange, de réglisse, de genièvre, d’iris, d’angélique, de coriandre, de cannelle, de cubèbe et de maniguette. Tout une chimie capable de vous revirer les sens.

Pour la petite histoire

Le communiqué de presse accompagnant le compte-rendu de la soirée à la galerie Youn, fait état de deux implications artistiques de Bombay Sapphire cette fois dans l’univers de la musique. En effet, dans quelques clips vidéos de Wiz Khalifa on voit bien en évidence des bouteilles marquées de l’effigie de la Reine Victoria et aussi on apprend que le chanteur soliste du groupe Death Angel, Mark Osegueda ne peut plus se passer de ce gin. C’est vrai que le plaisir s’accroit avec l’usage.

   


 
 
     
   
 

 

 

Chez Bouffe Café Bistro, le joyau dans Ho-Ma

Il y a des adresses que l’on se refile comme des petits secrets que l’on voudrait garder pour les seuls initiés. Nous vous en livrons un, le mieux gardé dans Hochelaga-Maisonneuve. Un restaurant qui fait la part belle à la bistronomie.

Vous ne pouvez pas manquer le chef Rod avec son large sourire qui fait penser à celui de Barack Obama. On voit qu’il prend un plaisir fou à se consacrer tout entier à sa vocation. Chez Bouffe Café Bistro où il officie de façon jouissive, se trouve juste en face du Théâtre Denise-Pelletier. Et c’est un établissement qui offre justement ce que cherche le gourmet, de l’inventivité à des prix raisonnables. Et vous allez avoir dans votre plat des menus dignes des grands hôtels. D’autant que le chef actuel a pris le relais de Paul Robert qui nous avait amené à des sommets de plaisirs inégalés. Ce dernier ayant choisi de vivre à la campagne, pour cause de famille à élever, il a cédé les rênes à un même chef inventif qui de surcroît a décidé de ne rien chambarder qui fait le succès de la maison, sauf quelques savants ajouts d’épices dont il est passé maître.

Tout est au tableau noir
Que ce soit du veau, des huîtres ou des pâtes, chaque assiette porte une marque distinctive.  Et comment donc. Les matériaux nobles du lieu confèrent quelque chose de chaleureux. Ils ont une carte des vins variées avec de belles découvertes à faire, notamment du côté des vins portugais.. Et n’hésitez pas à vous faire conseiller..Les propositions des entrées et des plats sont inscrites au tableau noir comme pour tout bistro digne de ce nom.

Avant d’écrire ces lignes nous avons eu le temps de faire circuler l’adresse auprès de nos proches, qui en sont tous revenus avec des qualificatifs. C’est assez rare l’unanimité de nos jours. Hochelaga-Maisonneuve peut se dire comblé d’avoir dans son district un tel établissement.

Chez Bouffe Café Bistro 4316 rue Sainte-Catherine E.   H1V 1X9
Tél. (514) 252 5420
www.chezbouffe.ca         


 
 
     
   
 

 

 

Bistro La Société

Un nouveau chef précédé d’une sacrée carte de visite

Le Bistro La Société qui reproduit chez nous la grande brasserie chic parisienne compte un nouveau chef exécutif. Et la direction n’est pas allée chercher n’importe qui.

Avec un pedigree tel celui que possède Gilles Tolen d’autres chefs moins auréolés que lui bomberaient le torse et seraient à peine engageants. Eh bien non. C’est au contraire un être d’une simplicité confondante qui nous accueille. Le type a fait ses classes au Café de la Paix, à l’Hôtel George V, au Jules-Verne d’Alain Ducasse à la Tour Eiffel et il a eu son propre restaurant le Cinq qui a gagné ses trois macarons au Michelin. De ses époustouflantes fréquentations il a engrangé des anecdotes à la pelle dont d’avoir permis au restaurant les Muses de l’Hôtel Scribe, devenue ensuite le Lumière, de reconquérir un macaron perdu. Mais d’où vient cette passion ? « Ma mère avait un restaurant africain à Paris. Dans la famille chacun devait mettre la main à la pâte pour la préparation des repas. Et puis pour moi c’est une grande joie que de m’asseoir et de manger ». Ce qu’il ne dit pas, c’est que ce plaisir se double quand il est question de nourrir les autres.

Une petite touche personnelle à des classiques
S’il y a des chefs, qui lorsqu’ils débarquent dans un établissement, font table rase de tout et tiennent absolument à laisser leur empreinte. Le chef Tolen savait que la carte du Bistro La Société avait déjà de grands atouts dans son jeu, puisque l’on trouve des classiques de la grande cuisine de bistro. A quoi il a ajouté de petites touches personnalisées. En plus, il était chaperonné à son arrivée par un duo d’une rare efficacité, d’abord la directrice Tina Faouaz et le gérant David Piccado qui sont là depuis les débuts, et qui veillent à ce que les standards soient maintenus. Et c’est également la grande préoccupation du maestro des fourneaux, qui estime que c’est la constance qui manque très souvent et qui est l’écueil de tant de restaurants. Quand on évoquait plus haut des classiques, quel ne fut pas notre plaisir de lire en entrée sur le menu, les poireaux vinaigrette, qui ne figurent à peu près jamais sur nos cartes locales. De même on porta à notre bouche avec infini respect, le gravlax de saumon, qui n’étonnera peut-être pas les blasés. Mais si on vous dit qu’il ne vient pas seul, mais traité amoureusement au gin, accompagné d’une purée de carottes à la lime, œufs de saumon et caviar de hareng. Et comme plats de résistance choisis ce soir là, le ris de veau poêlé avec la purée de patates douces fumées, oignons cipolinis, nappé de jus de veau au café. On opta aussi pour le poulet de Cornouailles rôti avec pommes de terre grelots et légumes du marché.

Excusez cette confidence, mais on ne put s’empêcher de tendre l’oreille pour écouter ce qui se disait chez nos voisins de table. C’était l’unanimité et on pria le serveur de transmettre les compliments au chef. L’arrivée de Gilles Tolen marque assurément un tournant dans la jeune histoire du Bistro La Société. Et d’autant que ce dernier veut que la brasserie s’associe à des événements culinaires pour revendiquer la noble place qui lui revient.

Le Bistro La Société, 1415 rue de la Montagne, Montréal H3G 1Z3  Tél. (514) 507 9223
www.montreal.lasociete.ca

 




 
 
     
   
 

 

 

Nocturne du champagne pour toute la nuit


La maison Taittinger compte un beau fleuron avec Nocturne qui vient joindre sa grande famille de bulles. Dire que nous avons adoré ne parvient pas à qualifier vraiment notre jouissance

Taittinger Nocturne est un champagne “ Sec ” composé de 40% de Chardonnay et de 60% de Pinot Noir et Pinot Meunier. Assemblage d’une trentaine de crus différents provenant de plusieurs vendanges, ce vin séjourne au moins 4 ans sur lattes avant d’être dégorgé. Un dosage Sec (17,5g/l de sucre de canne) associé à la maturité d’un lent vieillissement en cave offre à ce vin la rondeur et la suavité nécessaires à un Champagne “ de nuit ”.

Dégustation. La robe est de couleur jaune pâle aux reflets chatoyants. Les bulles forment un délicat cordon de mousse fine. Le nez, subtil et délicat, dévoile de délicieux arômes de pêche jaune et d’abricot sec. L’attaque en bouche est souple et onctueuse, tout en demeurant très fraîche. Au palais se révèlent des saveurs de raisin sec et de fruits au sirop. La finale est longue, souple et se distingue par une savoureuse douceur. Vin mature, riche et rond, Nocturne s’affirme par sa suavité et son onctuosité. Moments de consommation. Taittinger Nocturne est un champagne de fin de soirée. Il peut accompagner un dessert tout comme un foie gras au pain d’épice, mais également entraîner les noctambules, amoureux de champagne jusqu’au bout de la nuit.

Nous avons pris à petites gouttes ce nectar divin comme tout. Et un de nos collaborateurs à la rédaction, qui est un accro au champagne, nous a prié de rapporter que c’est ce qu’il a goûté de mieux jusqu’à présent et que Taittinger a toutes les raisons de le promouvoir.


 
 
     
   
 

 

 

L’événement Boulangerie Bleue


Grey Goose a déménagé la Côte d’Azur à  Montréal


Le temps d’une soirée, la Scena dans le Vieux-Montréal a pris des allures à la Saint-Tropez tandis que débarquait l’infanterie de charme dépêchée par les gens de marketing de la vodka de luxe Grey Goose

De mémoire de journaliste, il y a longtemps que les médias et des VIP ont été invités à une réception et être si gâtés. Le mérite en revient à la relationniste la plus en vue à Montréal  Ashley Rosenberger  patronne de l’agence de relations publiques Rose PR qui n’a de cesse de nous étonner par la qualité des soirées qu’elle organise. Ça fait changement du traditionnel coupon remis à l’entrée et donnant droit à une consommation.  Les médias ne se déplacent plus aussi,  et on comprend pourquoi. Et ce n’est pas le genre de clients non plus qui excite notre Ashley.  L’invitation précisait de s’habiller toiletté, style Côte d’Azur, pour cette soirée concept baptisée Boulangerie Bleue qui est un cocktail éphémère promené dans vingt villes du monde entier pour promouvoir cette vodka de haut niveau.

Pourquoi Boulangerie Bleue ? Il faut remonter à l’histoire naissante de cette marque reconnaissable à l’oie stylisée qui fait office de logo sur la bouteille. C’est le fantasme d’un milliardaire américain nommé Sydney Frank. Il voulait créer le top du top des vodkas. Et pour ce faire, il a voulu les meilleurs ingrédients. C’est ainsi qu’entre dans sa composition, le blé tendre d’hiver de Picardie, la Rolls du genre. Comme nous le disait le chef boulanger Marc Thobor installé à Toronto mais qui a fait toutes ses classes en France, s’il fallait vendre une baguette faite avec ce pain là, elle ne se détaillerait pas 2$ mais bien 7,50$! C’est vous dire le standard.


Un cocktail que l’on n’oubliera jamais

L’efficace Ashley avait choisi comme point de chute, la Scena, ce lieu festif par excellence qui longe le Quai Jacques-Cartier avec sa belle marina à nos pieds.  Et heureusement pour elle, comme si elle avait un contact bien placé dans le ciel, il fit un temps magnifique, avec une petite brise caressante venant du fleuve, de quoi énerver les sens. Et ajoutez les cocktails réalisés à partir de la Grey Goose et on peut commencer à parler de bonheur. Toutes les personnes présentes avaient respecté la consigne de se vêtir chic. On a rarement vu soirée avec des femmes aux décolletés plongeant. Et les gars qui se donnaient des allures de playboy genre Cannes. Et ceux qui craignaient d’avoir un petit creux, ont crié grâce tellement les canapés étaient en abondance, genre effiloché de confit de canard fourré dans de petits pains. Et la vodka bien sûr, qui coulait à flot et ça de 7 heures du soir jusqu’à 11 heures! Vraiment c’était hallucinant. Dans notre livre à nous, savoir recevoir c’est exactement ça. Grey Goose voulait marquer le coup ? C’est une réussite totale.


 
 
     
   
 

 

 

Houston Avenue Bar & Grill


Sensualité carnivore rue Peel

Il y a des restaurants qui procurent une ambiance folle et le Houston Avenue Bar & Grill fait partie de ceux-là. L’ouverture de la toute nouvelle succursale rue Peel revitalise le secteur et sera incontestablement  l’adresse des amateurs de bonnes viandes.
Nous sommes allés à deux reprises,  d’aborda au cocktail de lancement, assez festif merci et mémorable qui annonçait la couleur. Et une autre fois en salle pour vivre l’expérience du service en temps réel.  L’emplacement impose, capable d’accueillir 290 personnes sur deux étages. Le président de la chaîne Antonio Mezzina dans sa déclaration d’intention, a employé une formule qui définit bien la philosophie de ses restaurants « prendre le plaisir au sérieux ».

D’abord il y a le chef exécutif de la chaîne Joe Mercuri qui, s’il a établi un menu standard pour l’ensemble du réseau, a imaginé spécifiquement pour la succursale Peel ce qu’il nomme des dîners signatures et des tables d’hôtes originales. Même s’il a la haute main sur l’élaboration des menus présentés, le grand manitou des cuisines, n’agit pas en dictateur. Il laisse à chacun des chefs de succursales une marge de créativité qui laisse place au talent des uns et des autres. De sorte que vous pouvez y aller régulièrement et demeurer toujours surpris. Un mot qui colle bien au ton sur place c’est sexy. Car si durant la belle saison, le temps est maussade, la façade s’ouvre totalement sur la rue pour faire entrer le grand air. On baigne dans une sensualité constante. Les hôtesses sont classes et de grand professionnalisme.


Sélection rigoureuse des aliments

Ce qui fait la marque de commerce de Joe Mercuri c’est son obsession de ne travailler qu’avec des produits de première qualité. Et il donne comme exemple le choix qu’il fait de poulets, biologiques et rien d’autres. Mais on vient d’abord et avant tout pour le bœuf, car la chaîne Houston en est le temple renommé. D’abord, ces viandes succulentes sont vieillies durant trente jours. On vous les présente sous toutes formes de déclinaisons, filet mignon de 7 oz., contre-filet New York, steak grésillant au brie, surlonge & champignons, ou l’entrecôte de 16 oz. pour ne nommer que celles-ci. Si vous n’avez pas envie de vous taper la grosse infanterie,  mais que vous êtes incapable d’échapper à votre passion carnivore, on peut faire le choix d’une « simple » poutine côte de bœuf qui est constitué de bœuf au jus tranché, demi glace, sauce BBQ, fromage en grains et échalotes, ou bien le burger au filet mignon. Tant qu’à faire chic.


Les dîners signatures

C’est un peu le dada du grand chef, car ça lui permet de jouer au cours des saisons sur les textures et les saveurs. Cette fantaisie culinaire, comme écrit plus haut, on ne la retrouve que chez la rue Peel. Un exemple pour ce qui est de l’été. Il va aller chercher ses homards aux Îles-de-la-Madeleine. Avec lesquels il va, soit les transformer en dumplings (heureuse salutation à l’Asie) ou en Tacos, clin d’œil à la cuisine d’Amérique latine. Ce peut-être le crabe de Gaspésie ou bien le poulet épicé à la lime, pané à la bière.
Un directeur général et sommelier hors-pair

Notre grande et belle surprise fut de faire connaissance avec Andrew Lévesque qui est à la fois directeur général et sommelier. Le gars présente bien avec un look et un maintien dont on cherche en vain une faille. Il s’y connaît en accueil et c’est avec un bonheur évident qu’il nous présente sa sélection des vins. Nous eûmes droit à un chablis à vous faire chavirer les sens. Nous ne vous en disons pas plus, allez lui demander de vous le faire connaître. Mais plus étonnant encore, surtout après sa nomenclature experte des cépages, c’est qu’il a tout appris en autodidacte! C’est donc dire que toute sa connaissance, frisant l’érudition, est basée sur sa seule passion. Il aime visiter les viticulteurs, former à son tour son personnel et recevoir les représentants des agences de vins. Il a été le complément parfait de la soirée et un guide pour le choix du menu dégustation qu’il a accompagné du début à la fin. Laissez-vous en remettre à sa science des vins.

Le soir où nous sommes allés, le temps à l’extérieur était à la grisaille. Eh bien tout le temps que nous étions à l’intérieur, on n’était nullement influencés par dame nature, la fête était prise en dedans. Fête du palais et hommage à la sensualité. C’était comme un réel dépaysement. Une sorte de voyage pour les sens, et tout ça en plein cœur du centre-ville de Montréal.

 Houston Avenue Bar & Grill. 2042 rue Peel, Montréal H3A 2R4  Tél. (514) 844 2121     
www.houstonresto.com


 
 
     
   
 

 

 

La Maison du Magret, là où le canard règne


Le restaurant à ce net avantage d’être à deux doigts de la sortie du métro Place-d’Armes et juste en face du Palais des Congrès, rue Saint-Antoine. Son copropriétaire  Emmanuel Nassans avec Christian Lanuque a été dans la production complète de ce noble volatile et en parle avec abondance, Il sait tout de la ponte, des soins et du gavage, effectué dans le respect de l’animal. 

D’entrée de jeu, question de bien arroser la conversation, il nous propose un Madiran Château Lafitte Teston, qui délie les langues. C’est un tanin robuste qui convient parfaitement au canard. En voyant le foie gras torchon maison on ne saurait résister. Car ce délice des dieux onctueux qui s’évapore dans le palais est réalisé avec une maestria par la chef Carole Soucy. Laissez-nous vous dire que nous entrons ici dans la plus pure gourmandise. Et nous savourons notre péché mignon à pleine cuillère. Pour le plat de résistance ce seront des raviolis de canard avec champignons sauvages, sauce foie gras et copeaux de parmesan. La pâte des raviolis était moelleuse à souhait et l’habitacle choisi pour abriter les pièces de canard effilochées et goûteuses. Un petit temps d’arrêt pour méditer sur les bonnes choses absorbées, et la serveuse ce soir-là Mathilde Miller-Ferri, qui n’en fait jamais trop, nous recommande ensuite la tarte Tartin confectionnée comme elle se doit de l’être.

Bénissons Montréal d’avoir en ses murs un restaurant qui célèbre comme il se doit le canard. C’est relativement une jeune enseigne qui fait parler d’elle énormément. Nous étions un mardi soir, d’ordinaire tranquille en restauration et l’établissement était au trois quart complet. Surtout les gens d’affaires et les amoureux du canard qui l’ont vite adoptée. Recommandez sans crainte la Maison du Magret, vos proches seront éperdus de reconnaissance.

La Maison du Magret

102 rue Saint-Antoine O.  Tél. (514) 282 0008
www.maisondumagret.com

 
 
     
   
 

 

 

Le Thursday’s plus spectaculaire que jamais


Quiconque ne peut affirmer connaître à fond Montréal s’il n’a pas mis les pieds dans cette institution qu’est le Thurday’s. Ce mythique bistro revit depuis octobre 2014 un renouveau éblouissant

On se souviendra que le Thurday’s avait été promis à la démolition de même que l’Hôtel de la Montagne, tous deux appartenant à la famille Ragueneau, pour faire place à un ambitieux projet immobilier, patronné par un holding, nommé la Maison Ogilvy. En effet, le magasin devait s’agrandir, complété par des appartements de classe. La chose ne s’est pas réalisée. Si l’Hôtel de la Montagne a subi le pic des démolisseurs, il n’en a pas été de même pour le bistro qui a été fermé durant deux ans, de septembre 2012 à octobre 2014. Quelle n’a pas été la surprise des habitués lorsqu’ils ont appris, que non seulement le complexe de restauration ne disparaitrait pas, mais mieux encore, qu’il allait renaître de façon plus éclatante. Fallait voir les mines ébahis des invités lors de la soirée officielle de réouverture. Tout le monde allait et venait les yeux écarquillés entre le bistro, le bar et le club. Ça été une soirée mémorable dans l’histoire de la rue Crescent. Chacun poussait un ouf de soulagement en voyant l’issue heureuse.

Un décor qui en met plein la vue

Tous les commentaires étaient unanimes à souligner que le bistro est plus magnifique avec ce design époustouflant aux couleurs chaudes souligné par un éclairage savamment dosé qui offre un subtil mélange de clinquant et de chaleur. Car s’il y a pléthore de restos et bars branchés dans la Métropole, au point de voir de la copie partout, ici on est dans l’agencement artistique. C’est un bonheur pour tout photographe qui ne saura où poser sa lentille. Un couple de français proche de la rédaction, n’en revenait pas du style général, n’hésitant pas à qualifier leur visite de temps fort de leur séjour. Torrance Ragueneau qui officie en grand seigneur, nous a préparé en salle un met locomotive au menu, le tartare de bœuf qui peut-être épicé selon les desiderata du client. Effectivement c’est une merveille de fraîcheur en bouche. Le menu du soir que nous reproduisons ici intégralement, illustre plus que tout, la diversité et la pérennité de la tradition de la cuisine française classique.

Le patron illustre parfaitement ce qu’est l’art de recevoir, portant une attention à chaque personne qui entre. Car au fond, mis à part de bien manger, que veut le client ? Une forme de reconnaissance. C’était déjà une leçon apprise depuis les touts débuts du Thurday’s et qui ne s’est pas perdu en chemin. En général on commence sa visite à l’étage au-dessous, au bar, pour prendre son cocktail. Un comptoir magnifique, aux rebords large qui permet pour ceux qui ont une fringale, de grignoter d’affriolantes choses sans voir l’espace encombré. Partout le service en salle est avenant, hautement professionnel. Mais excusez le jeu de mots facile, sans en faire tout un plat. On ne veut intimider personne. Faire l’expérience du Thursday’s c’est une affaire de contact sensuel, la vue d’abord, le goût ensuite. A la fin du repas, vous pouvez compléter la soirée au club. Le restaurant est ouvert le midi et vous pouvez vous en tirer avec une vingtaine de dollars, avec toujours un menu haut de gamme. Par beau temps on se dirigera sur la terrasse pour voir et être vu. Car être un régulier du Thursday’s vous confère, il faut le reconnaître, un certain standing, particulièrement lors du week-end du Grand Prix de Formule Un. Tout le monde veut s’arracher une place à la terrasse. La renaissance de ce haut lieu de la restauration est ce qui pouvait arriver de mieux à Montréal.

Thursday’s. 1449 rue Crescent H3G 2B2    Tél. (514) 288 5656
http://www.thursdaysmontreal.com





 
 
     
   
 

 

 

Fenêtre sur Kaboul


Les envoûtements de la cuisine afghane
Il y a des cuisines ethniques dont on ne se lasse pas. Au sommet de notre échelle d’affection, nous plaçons la cuisine afghane aux goûts si diversifiés
Nila Jawad est une femme manifestement heureuse. Pour la simple raison que la chef et copropriétaire du restaurant Fenêtre sur Kaboul sait qu’elle donne du bonheur, et ça passe par le ventre. En effet, depuis que cet établissement a ouvert ses portes en plein cœur du Plateau Mont-Royal, jamais n’a-t-on entendu la moindre critique, tant parmi les professionnels que celui des gourmets éclairés. Une telle unanimité est rare.

Si elle s’apparente à la cuisine de l’Inde, la comparaison avec la cuisine afghane s’arrête là. Car en Afghanistan on a su marié des épices extraordinaires, savamment orchestrées avec d’autres, de sorte qu’en bouche, vous avez une rare explosion de saveurs. Avis aux blasés de la restauration qui croient avoir fait le tour de tout ce qui se mange. D’abord il y a le décor sobre, élégant dans son classicisme, avec quelques arabesques en décoration qui nous indique tout de même que nous sommes en pleine culture orientale. Le service est courtois, assuré par des gens de métier, relaxes comme pas un, et qui assurent une détente totale.
Nous avons débuté le festin avec une soupe perse traditionnelle aux nouilles, herbes et épinards hachés, couronné d’un yaourt et oignons sautés croustillants, saupoudré de menthe. L’exotisme est au rendez-vous. Et c’est ce qui nous plait lorsque l’on est en mode découverte. A suivi une salade qui a pour nom Mahst e badrang composée de concombres en dés et menthe fraîche dans un yaourt fait maison.

Omniprésence du yaourt
Un regard au menu nous fait voir, l’omniprésence du yaourt dans l’agencement des plats. On ne peut mieux obtenir côté santé. En guise d’entrée le Borani Badenjan. Ce sont des lamelles d’aubergines sautées, arrosé d’une sauce tomate maison couronné de yaourt à l’ail. Divin en bouche. Le grandiose dans la toute simplicité. Là où on s’est étourdi de plaisir, et nous le recommandons fortement, ce sont les asha. En clair ce sont des raviolis afghans fait maison farci aux poireaux et à la coriandre, arrosé de yaourt à l’ail et de sauce à la viande hachée assaisonnée, saupoudré de menthe. Vous vous sentez carnivore ? N’hésitez pas alors pour les Kofta chalow des boulettes de viandes afghanes, dans une sauce tomate assaisonnée, accompagné de riz Basmati et salade. Et aux dents sucrées, ne tergiversez pas, demandez le sorbet. On en dit pas plus, un couronnement. C’est un restaurant apportez votre vin.

Attenant, un salon de thé mignon comme tout, qui peut servir de lieu de réception intime pour une vingtaine de personnes. Fenêtre sur Kaboul est un véritable petit joyau qui contribue à la réputation de ce quartier branché.

Fenêtre sur Kaboul 901 rue Rachel E. Mtl. H2J 2J2
Tél. (514) 522 6851
http://www.fenetresurkaboul.com





 
 
     
   
 

 

 

Le Milsa


Fêter entre amis à la brésilienne et se gaver de bonnes viandes rôties
Montréal a ses delicatessen, Rio a ses churrascaria, comme dans tout le Brésil d’ailleurs, qui sont des rôtisseries où la population peut assouvir ses appétits de carnivore. Car c’est le royaume de la viande et à…volonté, jusqu’à ce que vous rendiez grâce. Pas besoin de se taper un vol d’avion, vous pouvez l’expérience ici même à Montréal et en banlieue, dans les établissements de la chaîne renommée Le Milsa, qui porte le prénom de l’épouse brésilienne du propriétaire des restaurants, Monsieur Sam Tadros une véritable icône de la restauration à Montréal. Ce palestinien d’origine, polyglotte et conteur merveilleux, a vécu quinze ans au Brésil. Et il a trouvé que la formule du churrascaria plairait énormément aux québécois. Son flair ne l’a pas trompé.

Une ronde de dix viandes
Aller au Milsa n’est pas une affaire banale. C’est se confronter à toute une expérience festive. Ce n’est pas pour rien que bien des entreprises choisissent la place pour leurs fêtes d’employés et partys de Noël. Parce que vous avez l’assurance que dès que vous franchissez le portail, la fête commence. Une fois assis, une équipe de serveurs se présente à tour de rôle, qui vous propose un assortiment de dix viandes où le bœuf domine largement, suivi du porc, de l’agneau et du poulet. Les mets arrivent en grosses broches. Le serveur vous tend une pince. Tandis qu’il découpe, le client détermine le nombre de morceaux qu’il désire. Jusqu’à ce que vous soyez rassasié. Et ces viandes sont un pur délice, très savoureux, et cuites à point.

Et la samba
Qui dit Brésil dit samba. Vous en avez en fond sonore permanent, puis tout à coup surgit dans la salle une petite troupe de danseurs qui viennent faire une démonstration de leur savoir-faire. Et ils mettent même les convives à contribution en les invitant à danser avec eux. C’est toujours un moment très rigolo. Décidément quand vous êtes une bande d’amis et que vous comptez absolument faire un succès de vos retrouvailles, on voit imagine difficilement une autre adresse. Et ensuite faut voir les prix, soit 29,95 du dimanche au jeudi et les vendredis et samedis 35,95$.  Et on le répète, un menu à volonté. Le ratio est on ne peut plus économique.

Nous avons sélectionné les trois adresses suivantes :
Milsa centre-ville de Montréal 1445 rue Bishop Montréal H3G 2E4;  Milsa à Laval 579 boul. Saint-Martin O.   H7M 1Y9; Milsa Rive-sud à Brossard 7845 boul. Taschereau O. J4Y 1A4
www.lemilsa.com





 
 
     
   
 

 

 

Le Bistro des moulins et son chef milliardaire


Avouez que vous avez été intrigué par le titre ? C’est que Michel Astraudo, le chef exécutif du Bistro des moulins possède la richesse du cœur. Il met son âme d’abord dans l’accueil, mais surtout dans l’assiette

Dans notre jargon bien à nous, on dira aisément que c’est un maudit bon gars. Ce niçois d’origine a gardé l’accent chantant du Midi de la France. Au fil des décennies, il a trimbalé son savoir culinaire sur bien des routes. Et c’est de le voir maintenant rayonner au Bistro des moulins où il est vraiment comme chez lui.

Le nom l’indique bien, c’est un restaurant qui niche dans un moulin d’autrefois, à valeur patrimoniale, géré conjointement par une Corporation et la Ville de Montréal. La haute direction a confié les rênes de l’établissement à notre chef émérite en raison de sa longue feuille de route et sa capacité d’animation. La terrasse, car en fait le resto n’est qu’une terrasse, est niché entre le mur de pierre du moulin et la cascade qui dévale. Avec l’inconvénient, que tous, tant le personnel que les clients, doivent être abonnés aux nouvelles météo. Car si d’aventure il se met à pleuvoir, impossible de se réfugier à l’intérieur. Et il y a des années où dame nature se refuse au plaisir. Mais quand il fait beau, ou avec tout juste de nuages pour être bien, c’est une aventure sans pareille qui vous attend. Le mot s’est répandu depuis longtemps. De sorte qu’en plus des citoyens immédiats du Sault-au-Récollet ce beau quartier du nord de Montréal, on vient de partout vivre la sensualité à la totale.

Un menu pour ceux qui sont en appétit
Chaque année, Michel Astraudo apporte des variantes au menu. Mais il conserve jalousement ses plats chouchous. Ainsi en entrée, il faut avoir connu dans sa vie son fabuleux feuilleté aux champignons sauvages, une recette venue d’Espagne et qui dit-on a été la folie de la reine espagnole Sophie épouse du roi Juan Carlos. Et autre petit raffinement, les pétoncles sur lit de quinoa et petits légumes. « Mes tartares, qu’ils soient de bœuf ou de saumon partent très vite, nous dit fièrement le maître des fourneaux. Le service aux tables est fait dans la détente la plus totale. Pas question de voir du personnel stressé qui court entre les rangées. Ici c’est le sourire, le geste adroit et professionnel. Nous avons fixé notre choix comme plats principaux sur les linguine aux fruits de mer (ah! la sauce), le tartare de saumon (mujol, purée de câpres et cornichons, yaourt, échalotes et noix de cajou). Un régal. Nous avons les yeux humides, éperdus de reconnaissance. Au dessert, la tarte tatin flambée au Calvados, avec tout le rituel du lance-flamme à table. On ne peut être blasés quand on voit jaillir de ces pommes une jolie flamme bleutée qui va conférer la saveur finale à cette merveille sucrée.

Bistro des moulins 10897 rue du Pont, Montréal H2B 2H3 
Tél. (514) 850 0322.  Carte des vins


http://www.citehistoria.qc.ca/bistro.html





 
 
     
   
 

 

 

Le Bistro La Société

La grande brasserie parisienne à Montréal
Si vous avez l’impression d’étouffer dans la routine, un conseil d’ami, allez passer la soirée au Bistro La Société attenant à l’Hôtel Vogue. C’est comme faire un saut à Paris dans une de ces magnifiques grandes brasseries

Dès l’entrée dans le bar qui fait antichambre au Bistro, on ne peut s’empêcher de lancer des exclamations d’émerveillement, tellement c’est chic et d’un goût esthétique extrême. Parfois des designers vont recréer l’esprit d’un style, mais ça sent la copie, le surfait. Ici, l’argent est sur les murs et le parquet. On raconte que pour le simplement carrelage en céramique, entièrement fait à la main, il en a coûté un million de dollars! Ça vous donne la mesure de ce qui vous attend. Mais attention, à cette seule description, vous vous dites sans doute que sa fréquentation c’est hors du portefeuille pour le commun des mortels. Eh bien c’est la beauté de la chose. On y pratique des prix de bistro très raisonnables. Et le tandem Tina Faouaz et David Piccado fait preuve d’imagination pour trouver des formules attrayantes pour qui aime bien manger.

Un chef de métier
Succédant à Sean Reeves qui officiait depuis l’ouverture, c’est maintenant Jean-Philippe Miron qui est chef exécutif. Originaire de Repentigny, ce gradué de l’Institut de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec a ensuite fait des stages à New York auprès de Scott Conant et David Chang. On l’a vu ensuite aux côté de Louis-François Marcotte au Simpléchic puis avec Alex Gosselin un mentor, ensuite au Pied de Cochon de Martin Picard. Et avant de prendre son poste actuel, il a bossé au Globe du boulevard Saint-Laurent. C’est un gars qui n’a aucune prétention, et sa carte est à l’image de ce que l’on attend d’un menu de bistro avec des incontournables comme l’entrecôte sur os. Sauf qu’ici on parle d’une viande vieillie à sec durant 35 jours. C’est à ces petits détails que se fait la distinction. Sinon vous avez la sole meunière, la salade niçoise, le lapin ou un succulent plat de palourdes.
Le chef travaille avec des produits frais. Ça fait un peu cliché, mais si vous saviez ce qu’on vous sert ailleurs, vous comprendrez la justesse du propos. De plus en plus Jean-Philippe veut promouvoir les produits du terroir et bonifier des recettes existantes. Et la carte des vins est un peu le chouchou de David Piccado qui veille à la constituer de vins intéressants. Demandez-lui conseil et vous verrez ses yeux briller. Et renseignez-vous sur les brunchs très courus. Ils en vaillent la peine, croyez-nous.

Un décor enchanteur
Côté corporatif, les entreprises ont fait du Bistro La Société un point d’ancrage à leur calendrier des fêtes corporatives. D’abord en raison du décor Art nouveau, la ferronnerie ornementale hallucinante, le plafonnier entièrement constitué d’un vitrail que n’aurait pas renié Sarah Bernhardt elle-même, ses barres de cuivre dorées. Tout de suite on plonge dans une ambiance festive sans faire d’effort. Quel soulagement pour les organisateurs en événementiels qui cherchent toujours à faire de l’effet. Les invités pointent au bar avant prendre le cocktail de bienvenue, puis sont conviés à la salle à manger pour vivre l’expérience.
 La seule présence du Bistro qui est mitoyen à l’Hôtel Vogue, rue de la Montagne et en face du chic magasin à rayon Ogilvy, est un réel engagement pour l’avenir de Montréal. C’est un écrin merveilleux qui ravit les palais exigeants et enchante ceux qui recherchent des lieux inspirants.

Bistro La Société 1415 rue de la Montagne, Montréal H3G  1Z3 Tél.
(514) 507 9223         
www.montreal.lasociete.ca





 
 
     
   
 

 

 

Toro Rosso

S’il ne devait y avoir qu’un seul restaurant…

Un jour quelqu’un nous posa une question impossible. Qui était celle-ci. S’il ne devait y avoir qu’un seul restaurant à Montréal, vous lequel choisiriez-vous ? On a joué le jeu, et une réponse nous est venue spontanément en tête, le Toro Rosso dans le Village. Pour la simple et bonne raison que c’est un des rares restaurants qui a compris qu’on pouvait servir de l’excellente nourriture sans étrangler le client. Antonio le propriétaire, a compris la leçon depuis longtemps,  qui a derrière lui toute une histoire de la restauration italienne dans la métropole. L’Amalfitana qui a connu de belles années boulevard René-Lévesque, c’était lui. Il a connu aussi la cuisine gastronomique au défunt Piémontais. Il peut vous parler longuement de ce qui fait le succès d’une bonne table. La crise qui secoue le monde de la restauration ? Pas pour lui.

La gentillesse fait homme
Antonio ne le sait pas encore, mais il repose sur une fortune dont il ne mesure l’étendue. Le jour où il dévoilera le secret de sa perpétuelle bonne humeur, un pont d’or se trouvera à ses pieds. Il est comme ça le patron qui vous accueille avec un sourire large comme ça. Le proprio est brillamment secondé par Angela, reconnaissable entre toutes avec son accent russe. En fait, elle est native de Sibérie. Froid les sibériens ? Elle oppose un sérieux démenti, avec ses bras ouverts et ses beaux yeux qui brillent. Notre gérante connaît Antonio depuis vingt ans et toute l'équipe l'adore. Et le personnel partage cet art de recevoir. Prenez Roberto qui nous servait le soir de notre passage. Un dévouement qui dépasse l’entendement. Il y allait de ses suggestions. On voudrait tout goûter. Car dans le menu, un peu comme dans le cochon, tout est bon. Son escalope de fines tranches de veau au prosciutto et cognac est divine, accompagnée de pâtes, mamma mia. C’est une cuisine sans aucune prétention, sinon celle de bien nous nourrir et d’apporter la joie dans les cœurs. Et puis le jarret de veau au romarin est une aventure excitante pour les sens. Arrosez le tout d’un bon gros ballon de Cabernet Sauvignon et les problèmes du jour s’évanouissent comme par magie.

Une clientèle diversifiée
Quand il tenait la barre de l’Amalfitana, Antonio recevait un bon lot de clients en provenance des médias. Il se trouvait non loin de Radio-Canada, et des autres sites médiatiques comme TV5 Monde, RDI, Astral Média, TVA à quelques minutes. Il n’était pas rare de voir des vedettes et créateurs de toutes sortes. Une bonne partie l’a suivi au Toro Rosso. Et comme on est en plein centre du Village, rue Sainte-Catherine, la faune gaie en a fait une sorte de quartier général. Et s’il y a une clientèle difficile à satisfaire c’est bien celle-là. Qui ne se gêne pas pour vous balancer ses vérités quand rien ne va. Eh, bien ils l’ont adopté le gentil taureau rouge. Souvent une bande de copains du même sexe débarque et occupe une longue tablée. Et ça festoie mes amis. Car le décor du lieu, tout de rouge, suggère la fête permanente. Et quand dame nature décide de nous gâter, il y a la grande terrasse à l’avant pour voir et être vu.

Les couples hétéros qui veulent vivre une belle romance y trouve leur compte. Car en sortant de table il nous reste amplement de sous pour aller faire des folies ailleurs. C’est ce que tout le monde dit, dieu que ce n’est pas cher. Et en début de semaine, il y a des forfaits sans égal. Et parfois des gens en renom s’amènent. Entre autres personnages de marque qui a fait les honneurs du Toro Rosso, le peintre français d’origine alsacienne, Jacques Lamotte qui semblait s’amuser comme un petit fou. Il était à Montréal pour une exposition à venir et on lui avait vanté le Toro Rosso. La recommandation était la bonne. A la sortie, des amateurs d’art qui l’on reconnu se sont empressés de lui demander des autographes, voire de poser pour des selfies. C’est ça le Toro Rosso. Vous ne savez jamais à qui vous attendre, sinon de bien vous restaurer. On y retourne ? C’est déjà fait, et plus d’une fois.

Toro Rosso 1453, Sainte-Catherine E. Tél. (514) 529 1319   
www.toro-rosso.com





 
 
     
   
 

 

 

FF Pizza dans le Village

Une diversité de pizzas sans pareil
Bien que ce soit une chaîne renommée d’établissements sous la raison sociale FF Pizza, ce serait un tort de la confondre avec de la restauration rapide. Car tout est fait sur place avec une multitude de pizzas au four à bois capable de satisfaire aux plus capricieux

Nous nous sommes rendus à la succursale suitée dans le Village qui est tenue par Amel Kerkeni une femme dynamique qui a à cœur le service public. Cette femme d’affaires appréciait déjà les recettes de la chaîne et conquise, elle a voulu se porter acquéreur d’une franchise, sachant que d’emblée le succès était à la clé. Nous avons repéré vingt-six sortes de pizzas qui sont dans certains cas de catégorie gastronomique, comme celle au canard fumé avec des garnitures chaudes ou froides qui vont pour les premières de la sauce tomate, des tomates confites, des oignons et de la mozzarella ou pour les secondes de la salade de canard fumé, des épinards, roquette, oignons rouges, figues, canard fumé, parmesan, vinaigre balsamique. Et que dire de la gravlax avec entre autres sa mousse de mascarpone. Comme vous le voyez, on est bien loin de la toute garnie épaisse à l’américaine. Et particularité que vous ne trouverez pas dans les pizzerias traditionnelles, si vous avez une intolérance au gluten, on peut préparer la pâte sans l’addition de cette substance honnie. Ce sont d’authentiques pizzas santé, nourrissantes à souhait, surtout goûteuses comme ce n’est pas permis. Et la livraison se fait dans le rayonnement de la succursale. Vous pouvez même vous faire livrer votre alcool, bière (Carlsberg ou St-Ambroise) ou une bonne bouteille de vin.

Pas que de la pizza
Bien que ce soit la pizza qui a établi la réputation de FF Pizza on trouve de formidables à côtés comme de la fondue parmesan aux 4 fromages, le gravlax de saumon, sept sortes de salades dont au canard fumé ou la gravlax. Que dire de la schnitzel qui est une belle portion d’escalope de veau reposant sur de la pâte à pizza et pleins de bons assortiments. Même chose pour le homard frais sur fond de pâte à pizza, mayonnaise, mousse de mascarpone, aneth, servi avec salade de choux. On note de même les belles présentations. Et vous sortez de table le cœur joyeux et la panse bien garnie, sans aucune sensation de gonflement, preuve de la qualité des ingrédients. Le danger avec la consommation de ces délices c’est de développer une accoutumance.

FF Pizza, 1489 Sainte-Catherine E. H2L  2H9  Tél. (438) 382 3688
 www.ffpizza.com