- LIVRES MARS 2019 -
 
 


 


Toute l’histoire de la francophonie ontarienne

L’actualité récente nous a montré, que tel des Gaulois les franco-ontariens ne comptent pas se laisser submerger par la majorité anglophone, n’en déplaise à leur premier ministre Doug Ford, unilingue chronique. Pour preuve de cette cette vaillance, vient d’arriver à point nommé un essai de Paul-François Sylvestre qui fera date L’Ontario français, quatre siècles d’histoire. Largement documenté avec une riche bibliographie vous avez là toute la saga des francophones de notre province voisine. Une résistance à toute épreuve qui valait la peine qu’elle soit racontée. Et au-delà des statistiques et des dates, ce récit à une âme. Et dont les québécois francophones devraient s’inspirer eux qui sont très tentés par l’appel des sirènes anglo-saxonnes au péril de leur langue et leur culture.

L’Ontario français, quatre siècles d’histoire. Paul-François Sylvestre. Éditions David 233p.    www.editionsdavid.com

 

 


 


Des instantanés d’Hélène Harbec

Si vous ne la connaissez pas encore, sachez qu’en Acadie, l’écrivaine Hélène Harbec est une pointure, qui s’est méritée le prix Antonine-Maillet-Acadie l’an dernier pour couronner son travail littéraire. Cet honneur doit lui insuffler un nouvel élan car voilà qu’elle nous gratifie d’un recueil de pensées. Elle nous invite à partager un peu de son intimité avec des observations diverses. Il y a beaucoup d’humanité dans ces pages, car elle, au contraire de tous ceux qui courbés au-dessus de leur écran de téléphone intelligent, regarde ce qu’il y a autour d’elle et en rapporte des réflexions qui tombent sous le sens. Extrait « Je croise dans le corridor le concierge qui espère son bug de Noël. On se met d’accord en riant que ce n’est pas encore la date ».  Allez voir de ce côté-ci. Vous n’en ressortirez que grandi par cette lecture édifiante.

Jusqu’à quand un petit art de vivre. Hélène Harbec. Éditions David 141p.    www.editionsdavid.com

 

 


 


Une enquête rondement menée de Coco de Nice

La maison d’édition niçoise Baie des Anges s’est taillé une place enviable du côté du polar et notamment avec sa collection renommée « Noir méditerranée ».  Le dix-septième opus porte la signature de Jacques Alessandra qui en est avec Béton fatal à son premier polar. Cet enseignant et critique littéraire met en scène un limier, le commandant Attila Farkas de la police judiciaire niçoise. Il a toute une affaire sur les bras avec la découverte d’un cadavre coulé dans le béton. Ce crime va trouver des ramifications qui vont au-delà de la ville de Nice. Le policer a hérité du surnom de Coco de Nice. On voit tout de suite qu’on n’est pas devant quelqu’un de banal. Vous aimerez ce flic de métier qui ne s’en laisse pas imposer et ce qui le rend attachant de surcroît c’est que c’est un bon viveur.

Béton fatal. Jacques Alessandra. Baie des Anges 214p.   

 

 






 


Trois essais qui valent le détour chez Liber

Liber qui ne cesse de nous émerveiller avec des essais éclairants, débarque ce printemps avec non pas un essai mais bien trois. D’abord de Damien Hallegathe qui à sa façon se fait sonneur d’alerte avec Le piège de la société de consommation. Professeur au département des sciences économiques et administratives de l’Université du Québec à Chicoutimi. S’il n’est pas le premier à dénoncer ce mode de vie qui est en opposition à la spiritualité, il est un des rares à dire en toute vérité que nous sommes les coproducteurs de cette société de consommation décriée par tant d’observateurs. De brillants penseurs ont su habilement exploiter à leur profit nos pulsions primaires et nous sommes tombés allègrement dans le panneau. Il prône au final une liberté marchande éclairée et non conditionnée par nos états d’âme dont la non moindre est l’ennui.

Michael Larivière est psychanalyste à Strasbourg. Détrompez-vous, le titre ne fait pas référence à un quelconque bouquin sur les gentils pachydermes. C’est une métaphore où il compare ce qu’on nomme les grands écrivains et qui peuvent prendre une place démesurée au point de faire de l’ombre aux autres. Ceux dont la renommée devient intimidante. Et c’est tout un système qui magnifie leur existence. En même temps c’est un vibrant plaidoyer pour la simplicité dans la démarche littéraire. Qui procurera de l’espoir à ceux qui aiment écrire et qui désespèrent de ne pas être à la hauteur.

Par ailleurs le prof de philosophie Pierre Bertrand nous arrive avec La lumière de l’obscurité. C’est un essai sur la création qui curieusement complète très bien la lecture du précédent ouvrage quand il écrit « Assumer la condition humaine, c’est accepter de ne pas tout comprendre. » Contrairement aux pontifes de la grande littérature ou autres créateurs qui pontifient dans différentes émissions culturelles. Lui aussi invite à la création dans la simplicité de l’être avec nos forces et surtout nos faiblesses. Et que c’est dans les petits faits de l’existence que se trouve le terreau de la force créatrice.

 

 


 


Des nouvelles pour saisir l’âme autochtone

Si des doctes anthropologues se sont mis à l’explication de ce qu’est d’être autochtone, il n’y a rien de tel que de laisser ceux-ci s’exprimer eux-mêmes. Une belle opportunité se présente avec La cérémonie de guérison clandestine. C’est un recueil de nouvelles de Waubgeshig Rice un amérindien de la réserve de Wasauksing dans le Nord de l’Ontario. Son ouvrage a été couronné par le Independant Publishers Book Award. Autour d’un feu, de jeunes autochtones guidés par un mentor se retrouvent et évacuent leur trop plein. Autrement dit une séance vérité qui vaut bien des psychanalyses. L’occasion de découvrir ce qui hante l’âme et l’esprit de nos peuples fondateurs. Éclairant.

La cérémonie de guérison clandestine. Waubgeshig Rice. Indociles 103p.    www.editionsdavid.com

 


 


Un gouvernement autocrate qui fait taire les femmes

Rendons grâce aux écrivains d’avoir l’imagination qui ne courre pas les rues. C’est le cas de Christina Dalcher qui fait son entrée en littérature avec un sujet en apparence tout en fiction, mais qui dans ce monde de fou, avec la montée des régimes autoritaires, laisse place à une possibilité de réalisme glaçant. Jugez vous-même. C’est un pays dont le gouvernement a décidé que désormais les femmes n’auraient droit de s’exprimer qu’à hauteur de cent mots par jour. Et il va arriver que le frère du président tombe victime d’une attaque cérébrale qui le laissera sans voix. On fait donc appel à une docteure en neurosciences, Jean McClelland à qui on accordera la liberté de parole à elle et sa fille, si elle parvient à faire retrouver le langage au frérot du dirigeant. Une sacrée histoire sur la force de la parole et celle des femmes.

Vox. Christina Dalcher. Robert Laffont 429p.      www.laffont.ca

 

 


 


Un roman à la défense des rondes

Crysten Sullivan va d’office se rallier un lectorat considérable avec seulement les femmes en surpoids qui peuplent la planète et qui trouveront dans Le vol de l’autruche son roman un allié de taille en faveur des femmes épanouies sur tous les plans. Son héroïne, car c’en est une, Maggie âgée de 23 ans, est obèse et fatalement complexée. Installée à Paris depuis pas mal d’année, elle va trouver dans le cadre de son travail des encouragements inattendus. Ainsi son employeur va en faire l’emblème de sa communication portant sur le bien-être au boulot. Un médecin s’entiche d’elle et elle va trouver un complice pour ses bouffes sans retenue. Elle, timorée, va prendre petit à petit le statut d’une icône, rien de moins. Quel bonheur à lire pour ces femmes et hommes qui désespèrent de leurs kilos en trop. Il y a toujours une lumière au bout du tunnel.

Le vol de l’autruche. Crysten Sullivan. Carnets nord. 358p.   www.carnetsnord.fr

 


 


On n’est jamais totalement condamné

A la toute fin du roman Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa on peut lire cette citation de Paulo Coelho tirée de l’Alchimiste « Chaque jour porte en lui l’Éternité ». Une réflexion on ne peut plus opportune compte tenu du sujet du livre où on voit un homme atteint de l’Alzheimer à qui on ne donne une espérance d’à peine deux ans. Alors il va radicalement modifier son attitude en plaçant une petite annonce sollicitant une personne qui pourrait l’accompagner dans un long voyage qui à ses yeux sera le dernier comme de raison. Et il  arrivera qu’une correspondante va répondre présent à cette offre qui se prénomme Joanne. Commence une randonnée en camping-car qui devient un voyage initiatique, justement comme les aime Coelho. Le titre annonce de la beauté et effectivement il y en a à pleine page. Car quand votre existence comporte une échéance on densifie le plaisir d’en savourer chaque journée. En même temps on voit naître une belle relation entre ces deux êtres qui ne se seraient peut-être jamais rencontré n’eu été ce verdict médical. Et notez que ce pavé éblouissant est le premier roman de l’écrivaine. Un nom à suivre.

Tout le bleu du ciel. Mélissa Da Costa. Carnets nord 648p.   www.carnetsnord.fr

 

 


 


Une biographie sportive de la nouvelle icône du ballon rond

Kylian Mbappé est sous tous les projecteurs, atteignant à un si jeune âge, un statut presque de celui de Pelé. Et pour écrire sa biographie sportive, ce n’est pas un journaliste sportif qui s’y emploie mais plutôt venant du journalisme d’enquête Martin Leprince qui nous a donné le Dossier X de DSK. Et c’est peut-être parce qu’il n’est pas du sérail du monde du sport que ce livre à une couleur bien à lui, nous épargnant de fait des statistiques qui alourdissent souvent le contenu. Kylian Mbappé rendez-vous avec l’éternité annonce les couleurs. D’entrée de jeu le titre indique que le footballeur est loin d’être une étoile filante et qu’il est déjà inscrit dans le répertoire des légendes. Même quelqu’un qui n’est pas épris de foot appréciera le récit de cette persévérance hors du commun. Il y a là chez Mbappé des principes de vie qui peuvent trouver leur utilité ailleurs dans nos vies professionnelles. Car ce qui ressort avant d’être un virtuose des bottés, ce sont ses grandes qualités humaines.

Kylian Mbappé rendez-vous avec l’éternité. Martin Leprince. Mareuil éditions 246p.     www.mareuil-editions.com

 

 


 


Elle ne veut pas devenir la dernière fille

Il semble que selon le communiqué de presse qui accompagne la sortie de La dernière fille de Riley Sager il existe une expression liée au cinéma américain qui se nomme « la dernière fille ». Elle identifie dans les films violents, la fille qui sera survivante, qui parvient à s’en sortir. Partant de ce vocable, l’auteur imagine une série de meurtres dans l’entourage des amis d’une fille prénommée Quincy. Et ça n’a de cesse. Selon l’indice de probabilité, ce serait à son tour de périr. Il y a par contre une fille elle aussi dans les radars du tueur, Samantha, qui croisant la route de Quincy, va changer la donne. Et vous verrez comment dans ce thriller époustouflant qui fera en sorte que vous ne pourrez quitter les chapitres que très difficilement.

La dernière fille. Riley Sager. Michel Lafon 462p.     www.michel-lafon.com

 

 


 


L’abbaye elle est maintenant aux cent mensonges

Marcello Simoni ne cesse de nous mystifier. Souvenez-vous, il nous a donné L’abbaye des cent crimes, La trilogie du Marchand de livres maudits et La bibliothèque perdu de l’alchimiste. Il a une familiarité de genre qui le range du côté d’un Dan Brown.  Cette fois il campe son action à Ferrare à l’hiver de 1349. Nous avons beau être à l’époque de la Renaissance il demeure un reste de barbarie. A preuve ce groupe pas très rassurant avec à sa tête une furie qui chevauche dit-on une bête étrange. Et ces gens-là sèment désordre et violence. Par ailleurs vous avez le chevalier Maynard de Rocheblanche qui peut compter sur une alliance avec l’Inquisition afin de faire table rase de ces hérétiques. Et comme dans tous ces romans particuliers, existe un incunable rare que tout le monde convoite. Alors vous voyez un beau le scénario qui se profile. Comme le genre n’est pas tari, l’écrivain est assuré d’une large audience, d’autant qu’il s’est gagné avec ses ouvrages précédents des inconditionnels qui seront encore une fois en terrain de connaissance.

L’abbaye des cent mensonges. Marcello Simoni. Michel Lafon  442p.   www.michel-lafon.com

 


 


Le dilemme de demeurer ami avec son ex

Alors que la durée des couples tourne autour de deux ans, fatalement on comptera de nombreux « ex ». La règle générale, à moins que ce ne soit pour la garde des enfants, on tente d’oublier la personne qui a partagé notre vie. Mais la question qui tue est la suivante On peux-tu rester amis ?, titre du premier roman de Marie-Ève Leclerc-Dion qui s’est inspiré de sa propre expérience pour nourrir sa première ponte. Il semble qu’elle n’a pas eu le syndrome de la page blanche, car il y a pour chacune d’elles des anecdotes du quotidien qui vont interpeler grandement ceux qui sont passé par là. Socialement, ça semble déranger les uns et les autres que l’on puisse demeurer en relation harmonieuse avec son ex, comme si le conflit ou l’oubli étaient les seules avenues logiques. C’est un court roman mais d’un réalisme saisissant. La réponse à la question, chacun la trouvera selon ses besoins.

On peux-tu rester amis ? Marie-Ève Leclerc-Dion. Québec Amérique 169p.   www.quebec-amerique.com

 

 


 


Sur une fille désenchantée au possible

Si vous êtes couci-couça certaines journées, consolez-vous. Et une manière de vous encourager à faire au moins votre journée est de lire avant toute chose Pas pressée de Lily Pinsonneault. L’héroïne râle à cœur de jour, ne trouve pas grand contentement ici bas. Parfois il y a une baise par-ci par là comme s’il fallait sacrifier un peu de soi-même pour se donner un sentiment de normalité. Ce pourrait être une lecture déprimante au possible. Mais non. Rien de tel qu’un mauvais exemple pour ne pas faire comme la protagoniste de ce roman. La romancière sans le savoir, à travers son personnage principal, a établi une merveilleuse radiographie de notre temps, quand des gens, une fois sortis de leur environnement numérique, ont tant de mal à réaliser le vivre ensemble. 

Pas pressée. Lily Pinsonneault. Québec Amérique 202p.   

 


 


Autobiographie de Michael Caine

L’acteur a une feuille de route cinématographique longue comme le bras. Il était normal que rendu à 85 ans il ait retenu quelques leçons de la vie qu’il a mené jusqu’à présent. En fait ce livre a été publié en langue anglaise il y a pas mal d’années. Il répondait à cette époque à une certaine commande, du fait que plusieurs lui ont demandé quelle était la recette pour devenir riche et célèbre ni plus ni moins, ou plus simplement comment devenir acteur. Sa démarche équivalait à une sorte de classe de maître. Michael Caine a revu sa copie avec les années, ajoutant des réflexions plus en lien avec notre temps. Ça donne Et que les barrières sautent ! Comme bien des artistes, ce londonien de naissance a vu le jour dans un quartier très pauvre. Le père est mort relativement jeune, dans la cinquantaine, avec seulement quelques piécettes en poche. Le jeune Michael s’est dit que jamais il ne voudra connaître un triste sort comme celui de son paternel. Lui restait sa maman et les frangins. Une mère dont il dit qu’elle lui a inculqué ce qu’il fallait de principes de base pour passer à travers la vie. Et première leçon, de ne pas avoir la grosse tête. L’ouvrage regorge d’anecdotes avec ce fond d’ironie britannique qu’on adore. Si vous aimez déjà l’acteur vous apprécierez davantage l’homme. Seule petite réserve, quand il dit que l’armée façonne de vrais hommes. Heureusement que tout de suite après il prend la peine de prévenir qu’il sait que ce commentaire va passer pour réactionnaire. Aujourd’hui on sait que l’humain est multiple. Et pour ceux qui veulent marcher sur ses traces il livre pleins de conseils sur le jeu.

Et que les barrières sautent. Michael Caine. Baker Street 319p. 

 

 


 


Une stèle poétique pour chaque disparu

Au Grand Siècle on nommait « tombeau » un acte écrit ou musical rendant hommage à une personne décédée que l’on tenait en haute estime. Paul Chanel Malenfant un de nos plus grand poète, lauréat du prix Alain-Grandbois, le prix du Gouverneur général et du Grand prix du Festival international de la poésie poursuit cette tradition avec Il n’y a plus d’après. Où il consacre des strophes pour des personnes qui sont dans l’autre monde et à qui il veut rendre un ultime hommage. Extrait » Et de ce geste de la main au feu de l’amant vivant marchant avec toi en colère à l’échafaud des crimes de sang à l’abattoir des détenus de Dieu ».

Il n’y a plus d’après. Paul Chanel Malenfant. Noroît 139p.    www.lenoroit.com

 


 


Fabienne Thibeault se remémore Starmania

Mine de rien, c’est le mois prochain que l’on célébrera le 40ème anniversaire de la création de Starmania du duo Michel Berger et Luc Plamondon. Qui a connu comme on le sait une trajectoire incroyable, avec une succession d’interprètes qui ont rendu pérenne ces succès qui demeurent dans nos mémoires. D’autant plus surprenant qu’il est connu d’office que les français ne prisent guère les comédies musicales. Starmania fait exception avec de rares autres. Fabienne Thbeault qui a été la toute première « serveuse automate » a vécu la genèse de cette production d’une façon toute personnelle ayant vécu même chez Berger qui vivait avec France Gall. Ce qu’on apprend c’est que la première version a été expurgée lors de la présentation de la mouture de 1979 et elle explique pourquoi. Aussi comment cette création a aidé des homos à mieux s’accepter. Bref ça va au-delà de pures chansons qui plaisent. Et qui oubliera de sitôt comment Fabienne chantait « Le monde est stone » ou « Les uns contre les autres ».

Mon Starmania. Fabienne Thibeault. Flammarion Québec 195p.    www.flammarion.qc.ca

 

 


 


Empoisonné à son insu à petites doses

En quatrième de couverture de Derniers mètres jusqu’au cimetière d’Antti Tuomainen il y a une dernière phrase, une pensée en fait qui mérite d’être grandement méditée « c’est surtout dans les derniers mètres jusqu’au cimetière qu’il faut profiter de chaque instant ».  S’il y a un humour britannique cinglant bien connu, on devrait découvrir celui des finlandais qui appartient à une même famille de trait d’esprit. Jugez vous-même de la teneur de cette histoire. C’est un cultivateur finlandais prospère qui cultive un champignon rare dont raffolent les japonais. Et il le vend à prix d’or. Suscitant bien des convoitises, voire même sa disparition. C’est ainsi que rendant visite à son médecin, souffrant d’un malaise, qu’il apprend par la bouche de ce dernier qu’il est atteint condamné à mort. Pire qu’on essaie de l’empoisonner à petites doses depuis belle lurette. Comme un malheur ne vient jamais seul, voilà que rentrant déconfit à son domicile, il surprend sa douce à forniquer avec le livreur de son entreprise. Commence alors une enquête sur celui ou celle qui souhaite ainsi sa mort. C’est une véritable comédie dramatique en quelque sorte qu’il faut lire pour réellement se distraire.

Derniers mètres jusqu’au cimetière. Antti Tuomainen. Fleuve 313p. www.fleuve-editions.fr

 

 


 


Une jumelle découverte vingt ans plus tard

A la ville outre l’écriture Cristina Caboni est apicultrice. Les abeilles l’occupent énormément. Tout comme Iris, le personnage central de son roman Le jardin des fleurs secrètes pour qui son univers est le jardinage. Il arrivera qu’un magazine la dépêchera à Londres pour couvrir  ce qui se trouve à être la plus grande exposition florale au monde. Mais là elle ne sait pas ce qui l’attend. Elle tombera nez à nez avec sa sœur jumelle, Viola, dont elle n’avait pas eu de nouvelles depuis vingt. C’est en se rendant chez leur grand-mère en Toscane qu’elles connaîtront le pourquoi et le comment de cette séparation. Et malgré ces retrouvailles, on ne refera pas Iris qui s’empressera de faire partager à sa sœur retrouvée son goût pour les fleurs et les plantes. C’est chargé d’émotion et en même temps une célébration de la nature.

Le jardin des fleurs secrètes. Cristina Caboni. Presses de la Cité 458p.  www.pressesdelacite.com

 

 








 


Des essentiels pour qui aiment la déco

Chez Massin a été créée une collection « Art & Décoration le secret des belles maisons » qui fait depuis bien longtemps la joie des amateurs de décoration et rénovation. Quatre titres nous parviennent qui vont enrichir le catalogue déjà impressionnant. A commencer par Martine Freynet qui nous parle d’Accords & styles. Un peu à la manière des sommeliers qui nous entretiennent des accords mets et vins. Maintenant en décoration, comme en mode vestimentaire, tout est possible et on fait des mélanges parfois étonnants. Et pour que ceux-ci le soient et non pas détonnant la styliste se permet pour nous des petits audaces tout en finesse qui en bout de piste s’avèrent judicieux. On comprendra que pour les besoins de la cause plus que pour tous les autres numéros de la collection, les photos jouent ici un rôle prépondérant. Vous avez là de quoi vous inspirer largement.

Dans un même ordre d’idée de se faire proposer de beaux aménagements intérieurs Nathalie Soubiran et Karine Villame présentent Leçons de déco. Elles semblent avoir une préférence pour les intérieurs douillets avec l’emploi de couleurs pastel. Ce sont des cadres de vie qui ont de l’âme. Et cela nécessite que peu d’investissements financiers. Et puis elles ont un certain art d’utiliser habilement les meubles comme éléments de mise en scène.

Maintenant c’est Nathalie Soubiran qui en solo offre Une pièce en plus. Précisons ici que toujours dans l’optique de la décoration on ne montre pas comment défaire des murs pour agrandir davantage. C’est plutôt une fois que la pièce a été ajoutée, comment peut-on l’agrémenter. Comme dans le cas de vérandas ou de greniers. Il y a là de fort belles suggestions. Notamment un salon cosy très classique dans une résidence de la région parisienne. Le coup de cœur est immédiat. Étourdissant de beauté.

Et Karine Villame de rejoindre Nathalie Soubiran. Notre duo de choc débarque avec La maison au naturel. Elles font un jeu de mots avec ce retour au naturel en disant que maintenant la chaux fait son show.  On est ici plus dans un style champêtre, résidence secondaire, voire du genre mas dans le midi de la France. Avec le recours à des matériaux résistants. La pierre est souvent présente. Dans les modèles plus contemporains c’est l’espace qui joue son rôle. Bref, de page en pages on est confondu devant tant de beaux décors si inspirants. C’est l’album cosy de la collection.

 

 


 


Pour devenir à votre tour tel un Champollion

Jean-François Champollion est demeuré dans l’Histoire comme celui qui au temps de Napoléon a réussi à décrypter les hiéroglyphes, les signes servant d’écriture dans la Haute Égypte des pharaons. Si cela vous amuse de vous confronter à un tel langage écrit, allez voir le cahier d’exercices qu’a préparé Jean-Pierre Guglielmi où il a sélectionné 170 signes certains assez complexes à reproduire, et pour lesquels il détaille la signification. Hiéroglyphes les bases est publié aux éditions Assimil.

Hiéroglyphes les bases. Jean-Pierre Guglielmi. Assmil. 127p.   www.assimil.com

 


 


Un roman délirant et merveilleux sur l’univers d’un club mythique

Si vous écoutez plutôt des sonates de Telemann c’est certain que vous n’avez jamais entendu parler du club Canot western un lieu mythique de la vie artistique québécoise car il a été un temple de la musique country et western au Québec, et sans compter les concours d’amateurs où Céline Dion s’y est produite à ses débuts. Il a appartenu au frère du ministre Camille Laurin. C’est Laurette Laurin la fille du proprio qui raconte sous une forme romancée les riches heures de cet établissement. Avocate, comédienne et auteure à la ville, la femme a un art consommé de bien décrire ce qu’est le Québec profond. Elle ouvre pour nous une sorte d’album où il est question attendez de voir, de la « machine à seins » on ne vous en dit pas plus, des danseuses topless, des blagues misogynes du paternel qui ont forgé le féminisme de sa fille. Mais surtout comme on vient de le mentionner, elle décrit tout ça avec un sens de l’observation unique. Un immigrant qui débarque au Québec et qui voudrait s’informer du Québec d’une certaine époque doit impérativement inscrire cette lecture à son menu. Tout comme un jeune millenium qui ne sait pas d’où il vient historiquement. A mettre assurément au-dessus de votre prochain programme d’achat de livres.

Canot western. Laurette Laurin. Québec Amérique 320p.   

 

 






 


Le coin santé physique et psychique (1)

C’est un petit livre format poche mais qui contient une somme d’érudition incroyable. Il s’agit de l’Histoire du cerveau aux Presses de l’Université Laval du professeur André Parent titulaire du cours d’anatomie et de neurosciences à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Bardé de toutes les reconnaissances tant du gouvernement canadien que de la province de Québec notamment le prix prestigieux Wilder-Penfield. Le scientifique passe en revue toutes les perceptions que l’humanité a eu du plus formidable ordinateur qui soit (au diable l’intelligence artificielle) et dont on ne connaît même pas encore toutes les propriétés. On salue bien bas tout le travail préliminaire qui a présidé à cette rédaction qui fait référence, l’auteur ayant parcouru les bibliothèques de partout dans le monde, compulsant de vieux grimoires. On constatera comment les églises ont eu à l’œil le travail des médecins et comment leur côté invasif a mis des bâtons dans les roues de la connaissance particulière de cet organe fascinant. Et ça se lit comme un roman. Le docteur Parent a eu la bonne idée de ne pas se laisser enfermer dans l’hermétisme de son domaine et de permettre de vulgariser des notions qu’il met à la portée du plus grand nombre.

Lorsque l’on est venu au monde, on ne nous a pas donné hélas le mode d’emploi pour cheminer ici-bas avec toutes les difficultés rencontrées par nous autres pauvres humains pour faire face aux obstacles. Chacun à sa petite idée du bonheur. L’entrepreneure Catherine Testa à la sienne qui mérite d’être entendue, du moins, lue. Elle nous arrive avec son petit guide Osez l’optimisme un ensemble de petits conseils pour se garder de bonne humeur et de surfer sur les embûches. Et au passage ses conseils n’ont rien de trop contraignant. C’est aux éditions Michel Lafon.

Aux éditions Accarias un livre fondateur. En effet La méditation pas à pas du maître Osho répond à cette nécessité de recourir impérativement à la méditation dans ce monde de fou. On pourrait presque dire hormis la méditation point de salut. Mais méditation ne signifie pas austérité pour autant. L’auteur se fait fort de se dire disciple autant de Zorba le Grec et de ses plaisirs que du Bouddha. En même temps, avant même de prendre les postures propres à la méditation, dont celle bien connue du lotus, il nous invite à s’arrêter sur bien des thèmes de réflexion, comme l’amour et de la tragédie de la non éducation de notre époque qui conduit rien de moins à faire des enfants ruinés dès le départ. Il se montre très sévère sur la façon dont nous gaspillons nos existences. En même temps il dresse la liste des éléments de force à entretenir pour bien accomplir le passage terrestre.

C’est un livre absolument inclassable que nous aurions pu ranger dans notre section « Le coin Miam miam ». Mais en même temps Manger à mort de Jonah Campbell chez l’éditeur Varia est un essai sur le rapport de l’homo sapiens avec la nourriture. En quatrième de couverture on fait bien avec cette analogie concernant Montaigne, ce sage qui en son temps parcourait bien des contrées, analysant les mœurs des siens tel un entomologiste étudiant les fourmis. Ici le gars est un blogueur en renom qui semble être œnologue ou du moins sommelier. Il est en outre chercheur au Social studies of Medicine Unit de l’Université McGill. Le gars a un sens aigu de l’observation et énormément d’humour à l’anglo-saxonne. Il peut s’intéresser autant à un Whopper de Burger King qu’à une andouillette ne se gênant pas pour rappeler que cette dernière sent un peu la merde. Vous voyez le genre.

 






 


Le coin santé physique et psychique (2)

Peut-être la connaissez-vous ? Sabine Rainard nous a donné un livre fort intéressant « Maman en garde alternée ». Elle persiste et signe dans son désir de nous faire partager de son quotidien en nous donnant cette fois Femme.com aux éditions marie claire. Rappelant qu’elle est divorcée, maman, artiste et dans l’antichambre de la quarantaine. Durant six mois elle a été une régulière d’un site de rencontres. Nous avons le compte-rendu de ses échanges, dans sa quête de trouver un partenaire de vie. De la manière dont les textes sont présentés, c’est un peu à la manière de textos. On se rendra compte comment le rapport à l’autre n’est pas chose aisée et que la condition humaine souvent pitoyable. Mais le ton d’ensemble n’est pas déprimant. Même qu’elle s’autorise de l’humour et de l’espoir.

Christelle Lauret est une chimiste de formation mais les tribulations de son existence l’ont conduite à devenir coach de vie. Dans Les petites voix chez l’éditeur Carnets nord elle raconte son cheminement de vie qui est d’abord passé par la voie de ce dont on attendait d’elle. Au final elle donnait toutes les apparences d’une vie réussie, belle carrière, amour et des amis. Mais il arrivera une sorte de « trauma » intérieur qui fera qu’elle remettra tout ça en question, comme si ce parcours de vie finalement n’était pas le sien propre. Il y avait comme une petite voix en elle qui la taraudait. Pour en arriver avec ce témoignage où elle nous exhorte à écouter son intuition. Encore qu’il faut bien identifier comment elle se manifeste. C’est en somme le feeling profond qui interpelle le cerveau pragmatique.

La fameuse maladie Parkinson pour laquelle on consacre dans le monde d’intenses recherches. Jadis nos aïeux parlaient de démence. C’est une maladie dégénérative qui fait davantage plus peur aux proches de la personne atteinte, que le malade en lui-même qui est dans son monde. Et on a vu l’autre jour à la télé un formidable documentaire sur des maisons spécialement consacrée aux grands malades du genre. Eh bien François Gravel auteur bien connu chez Québec Amérique, signe pour cette maison d’édition une petite plaquette A vos ordres colonel Parkinson où il nous apprend qu’on lui a finalement trouvé un diagnostic de ce syndrome. Et de là, il s’est mis à se renseigner sur les tenants et aboutissants de la chose qu’il nous partage. Et peut-être que comme pour beaucoup de choses, la connaissance permet d’avoir moins peur.

Aux éditions First Thomas Erikson publie Tous des idiots ? Cet expert en communication a étudié les interrelations entre les personnes en cherchant de trouver une explication au fait qu’en discutant avec des personnes on a souvent l’impression de ne pas avoir été compris. Et de là à les trouver idiots. Au fil du temps il a établi quatre profils de personnalités qu’il identifie par des couleurs. Et comment il y a interpénétration des uns par rapport aux autres. Son livre a trouvé preneur car il compte déjà un million de lecteurs.

Étrangement le livre dont il va être question ici, complète très bien le précédent. En effet si Thomas Erikson décortique le sentiment d’incompréhension que nous pouvons éprouver après avoir argumenté avec un interlocuteur, il faut bien trouver une façon d’attirer l’attention et de convaincre. Et c’est de cela dont il est question avec David Kwong avec Votre attention s’il vous plaît aux éditions Belfond. L’auteur n’est pas un psychologue, c’est un magicien au quotidien et c’est lui qui crée les mots croisés du New York Times. Déformation professionnelle, il émaille son propos de métaphores tirées de la magie pour démontrer que dans la vie tout est illusion.  

 

 




 


Le coin santé physique et psychique (3)

Stigmatisés par tout notre arrière-fond de morale judéo-chrétienne, on a comme convenu socialement que de faire le bien avait primauté sur le mal. Mais dans les faits, ne sommes nous pas tiraillés par des promesses faites que nous ne tenons pas ? Avons-nous mal agi pour servir nos intérêts au plan professionnel. Il y a on le sait chez l’homme la part de l’ange et du démon. Le professeur de philosophie Jean-Pierre Légaré dans Est-on tenu de faire du bien à autrui aux éditions Liber, expose dix cas d’espèce pour lesquelles il examine le tout par le prisme de l’éthique. C’est un bel exercice pour le raisonnement que vous prendrez beaucoup à lire, notamment le plaisir de confronter vos propres perceptions des situations explicitées.

Chez l’éditeur AdA c’est Paul Ferrini qui présente Les 8 pratiques spirituelles pour transformer votre vie. Elles sont dans l’ordre : S’aimer, être soi, être responsable, être honnête, tenir parole, suivre son cœur, être en paix et rester présent. Il fait remarquer au passage que ce qui vient nuire à la réalisation de  ces règles de vie, c’est la peur. Et que par exemple l’absence de peur va favoriser l’amour. Il y a aussi une invitation à demeurer humble en toutes choses. Vous vous dites sans doute que ces choses là on les connaissait, mais les avez-vous mises en pratiques ? 

La sociologue Françoise Gonnet-Pérard est une amoureuse des saisons. Tellement qu’elle en découverte cinq, les quatre que l’on sait, plus une autre qu’elle baptise intersaison. Dans son essai L’art de vivre en cinq saisons elle détaille sur ce qu’est cette fameuse trouvaille. On sait que nous sommes conditionnés par le temps. On n’a qu’à penser au printemps qui amène son lot de besoins de renouveau, comme faire son grand ménage. Elle a beaucoup réfléchi sur nos comportements saisonniers et nous fait part de ce qu’elle en a conclu. Et puis nous aurions nos propres saisons en complémentarité avec celles de la nature. Intéressant.

Les deux ouvrages qui suivent sont édités au Dauphin Blanc. Le premier de Marie-Chantal Martineau s’intitule Confidences du Ciel. C’est un médium qui témoigne de son expérience, sa pratique et qui veut nous convaincre par là-même d’une vie après la vie. Ce qui rassurera ceux et celles qui ont une frousse de la mort. Ces gens trouveront dans ces pages des mots apaisants. Puis Marilyn Montplaisir arrive avec le tome 2 du Journal d’un Ange. L’ancienne rédactrice en chef du magazine La Semaine vit au Costa Rica et nous entraîne dans ses pérégrinations philosophiques et spirituelles à travers les randonnées dans les sentiers de ce pays. Il lui arrive pleins d’aventures. On peut comprendre que son appétit de vivre lui ai fait quitter le Québec. Son intuition ne l’a pas trompée.

 

 


 


De Gabriel-Jacques à Gabrielle

Quelqu’un a dit un jour que le sujet de l’homosexualité était devenu ringard. Que ce qui était le thème « in » maintenant était la transsexualité. Quel parcours social. Il y a peu lors d’une rediffusion à la télé de la série Ma sorcière bien-aimé, Jean-Pierre Stevens croit que sa chère sorcière Samantha est dans l’attente d’un heureux événement qu’elle lui cache. Et il s’interrogeait dans la foulée sur le sexe de l’enfant à naître. Et son patron M. Tate de le rassurer « chose certaine ce sera une fille ou un garçon ». C’était une époque qui se voulait cadrée à l’extrême. Avec le temps est apparue la notion de genre. Oui on naît toujours garçon ou fille, mais pour combien de temps. Car si la nature ne fait pas d’erreur en principe, elle est beaucoup plus multiple que l’on imagine. C’est à quoi on pense en lisant Je suis Gabrielle de Gabrielle Marion une transsexuelle qui n’en pouvait plus de se voir emprisonné dans un corps masculin. On se rend compte qu’avant de se faire charcuter le trop plein c’est un pensez-y bien car combien de séances de dilatation afin que le nouveau vagin puisse accueillir un partenaire. Un parcours astreignant. L’auteure se dit heureuse de son choix. Tout est bien décrit et répondra aux questions que tout un chacun peut se poser sur la question.

Je suis Gabrielle. Gabrielle Marion. Éditions de L’Homme 199p.  

 

 


 


Albertine 11 ans tient à grimper dans son arbre

Côté littérature jeunesse, une charmante histoire Ma fugue dans les arbres d’Alexandre Chardin. L’auteur fait parler à la première personne son personnage principal, une fillette de onze ans, prénommée Albertine. Qui a une idée fixe, celle de grimper dans les branches de l’arbre qui trône dans le jardin de la résidence familiale. Mais le paternel s’y oppose fermement. Butée, la petite trouvera son compromis à elle, en installant une balançoire fixée à même l’une des branches. Et de s’élancer bien haut dans un mouvement effréné de va-et-vient. C’en est trop pour le papa qui va couper les cordes de la balançoire. Et vous verrez quelle sera la riposte de l’enfant entêtée qui ne veut pas lâcher prise.

Ma fugues dans les arbres. Alexandre Chardin. Magnard jeunesse 239p.    www.magnardjeunesse.fr

 

 


 


Poésie métaphorique de la vie et la nature

Parmi les poètes à suivre il y a François Baril Pelletier qui ne laisse jamais indifférent. Encore plus avec son septième livre Les gorges fiancées un titre intriguant mais que l’on pourrait définir comme un long recueil poétique où l’écrivain établit constamment des parallèles envers les messages que lui envoie la nature et sa propre vie. Dans les premières strophes le ton est donné « Je suis l’oracle de l’hirondelle et la mésange en hiver la mélodie opaline des oiseaux chanteurs je n’ai pas de voix ma voix est le silence je chante ce silence qui occupe mon île ».  Cette seule citation devrait attiser votre curiosité.

Les gorges fiancées. François Baril Pelletier. David 159p.    www.editionsdavid.com

 

 


 


Tout ce que vous devez savoir avant d’entreprendre un doctorat

Il s’en publie des livres. Et pourtant à notre connaissance jamais il n’a été écrit d’ouvrage de vulgarisation sur ce qu’est d’entreprendre un doctorat. En tout cas ce vide est largement comblé par Jean-Pierre Deslauriers professeur associé au Département de travail social de l’Université du Québec en Outaouais qui publie Et si le doctorat était une belle aventure ? Vouloir l’obtention d’un doctorat on vous le dit d’emblée, est un parcours intellectuel effrayant qui en a découragé plus d’un. Et comme on le lit dans ces pages, ça n’a rien à voir avec les capacités d’un individu. De brillants étudiants ont renoncé simplement parce que ça les ennuyaient. Il faut voir que la rédaction d’une thèse suppose un renoncement total. Vous êtes submergé par la recherche intense. Et sous le regard d’un directeur de thèse. Et on vous souhaite qu’il soit stimulant car l’essayiste fait la nomenclature des différentes sortes de directeurs de thèse sur lesquels vous pouvez tomber. Ensuite il y a l’étape finale de la soutenance. Si de pouvoir accrocher votre diplôme de PHD est une ambition, il faut lire cet essai qui dit tout sans rien masquer de la somme d’épreuves qui attend le doctorant.    

Et si le doctorat était une belle aventure ? Jean-Pierre Deslariers. Presses de l’Université Laval 229p.

 

 


 


Initiation à la cuisine chinoise pour les enfants

C’est une très belle entreprise qu’ont eu Wu Xiaozhou et Wang He d’initier les jeunes enfants à la cuisine chinoise. Les recettes chinoises de Monsieur panda roux. Effectivement un panda gourmet s’est joint dans le récit aux autres convives afin de bénéficier des enseignements des maîtres. A travers douze recettes de base ont explique comment on intègre les ingrédients qui vont donner de la saveur aux plats. C’est si bien fait au plan initiatique, que même des adultes vont pouvoir y  trouver leur compte. On raconte en même temps l’histoire de certains mets. C’est la première fois qu’un ouvrage explicatif sur la cuisine chinoise, une des plus élaborée au monde, est édité dans ce genre. Et on ne parle pas des belles illustrations qui agrémentent les pages.

Les recettes chinoises de Monsieur panda roux. Wu Xiaozhou Et Wang He. Urban china 79p.   

 

 


 


Des suggestions créatrices pour des Quilt en saison hivernale

Dans la collection Quilt country les éditions de saxe lance Chaleureux hiver conçu par un collectif de mains habiles. Les doigts habiles en couture sauteront sur cette belle opportunité de réaliser des pièces décoratives multicolores. A l’intérieur on voit même des panneaux dans ces tissus, qui ornent les portes d’une grange et qui embellissent par la même occasion le bâtiment.

Quilt country. Chaleureux hiver. Collectif. Les éditions de saxe 124p.  www.edisaxe.com

 

 


 


Il était une fois Félix Leclerc racontée à la jeunesse

Comme on a hélas souvent la mémoire courte au Québec alors que notre devise est « Je me souviens » il est bon de saluer le travail de Christian Quesnel qui a illustré à sa façon la vie du grand barde de l’Île d’Orléans qui par un travers de carrière a finalement plus été apprécié en France qu’au Québec. Félix Leclerc l’alouette en liberté décrit quelles furent les étapes de cette trajectoire artistique impressionnante que Leclerc n’aurait même pas pu imaginer adolescent. C’est grâce au grand impresario français Jacques Canetti que lui seront ouvertes toutes grandes les portes de l’Hexagone, avec un premier récital qui fera date à l’ABC, la grande salle parisienne de l’époque. Le reste est entré dans la légende. Cet album devrait figurer chez nous impérativement dans les classes du primaire afin que nos petits n’ignorent pas la figure de ce grand artiste qui était dénué de toute prétention et qui rêvait du pays du Québec.

Félix Leclerc, l’alouette en liberté. Christian Quesnel. Les éditions de L’Homme 55p.  

 

 


 


L’épopée du roi Salhesh

Martine Le Coz a un intérêt tout particulier pour les mystères de l’Inde. Comme dernier ouvrage elle a choisi de raconter l’épopée du roi Sahlesh qui régna au pied de l’Himalaya au VIIème après J.C. Un monarque qui se distingua radicalement des autres potentats de son temps, en ce sens qu’il ne pratiquait pas un leadership à la verticale. Son peuple méritait cette fois considération, particulièrement les femmes et les opprimés. Évidemment qu’une telle mansuétude rencontrera des résistances. Cette saga édifiante était connue et transmise par la voie orale. Elle trouve ici une première transcription écrite. Si vous êtes en quête d’exotisme vous allez être servi. Les contes orientaux constituent un vivier inépuisable de belles histoires. Au passage le titre le doit au surnom dont hérita ce noble personnage.

Le roi de la montagne. Martine Le Coz. Massot éditions 238p.  

 

 


 


Zach l’étudiant d’Oxford qui veut tout transgresser

Ryan Ruby un californien d’origine, a choisi pour son premier roman Zéro et le Un le cadre sélect du campus de l’Université anglaise d’Oxford, riche de traditions séculaires et où se regroupent les plus brillants éléments de la Grande Albion et d’ailleurs. Il était donc une fois un jeune anglais, Owen, assez replié sur lui-même alors que ses pairs sont plutôt fantasques. Il va faire la connaissance de Zach qui lui est tout son contraire, américain et extroverti au possible. Ensuite il a une marotte, transgresser les interdits. Il va donc exercer un ascendant sur son condisciple qui se laisse entraîner au fil des rébellions que celui-ci lui propose. Dont une assez grave merci. Ce roman au sujet quand même convenu, est tout de même une sacrée belle étude de caractère qui trouverait aisément une transposition au grand écran. Comme entrée en littérature c’est réussi. Surveillons cet auteur, il promet.

Zéro et le Un. Ryan Ruby. Presses de la Cité 300p.     www.pressesdelacite.com

 

 


 


Mystère autour d’un diacre accusé de pédophilie et retrouvé pendu

C’est remarquable de voir à quel point plusieurs écrivains américains aiment situer leurs histoires en Angleterre. Est-ce pour se racheter de leur historique indépendance ? Quoi qu’il en soit le Royaume-Uni inspire. Comme ici dans ce bourg du Shopshire, alors qu’un diacre est considéré comme suspect principal dans une affaire de pédophilie. C’est la base de La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George qui prolonge ainsi sa série des enquêtes de son limier fétiche Thomas Lynley. Le diacre donc sera arrêté et mis en garde à vue. Il sera retrouvé pendu. C’est une commissaire répondant au nom de Isabelle Ardery qui sera dépêché sur les lieux pour ce qui passe dans un premier temps comme un suicide apparent. Il y a un collègue sergent qui émet des doutes. Et c’est là que le mentor de ce dernier notre célèbre inspecteur Linley qui entre dans la ronde pour faire avancer le dossier. Au fur et à mesure des investigations, on s’apercevra que la petite localité cache des squelettes dans le placard. Ici comme dans ces précédents ouvrages d’enquêtes, l’écrivaine cartonne avec de bons ingrédients en ficelant très bien le tout.

La punition qu’elle mérite. Elizabeth George. Presses de la Cité 669p.  www.pressesdelacie.com

 

 


 


Une américaine qui découvre une ascendance noble française

Faisons ici une exception, nous ne traitons jamais les romans à l’eau de rose, car il y en a des légions sur le marché et tous pour la plupart modelé sur un même canevas. Toutefois ne soyons pas sectaire et laissez-nous vous signaler la présence sur les rayons de A sa rencontre de Chloé Duval qui, et c’est pourquoi on en parle a remporté le prix romance 2018 des lectrices québécoises de la maison d’édition  Milady. L’histoire d’une jeune américaine qui en pince pour la culture française et qui découvrira qu’elle a une noble lignée partant de Gabrielle D’Arcy et ayant pour château celui de la Ferté-Chandeniers. Mais l’actuel occupant de la demeure seigneuriale ne voit pas d’un bon œil l’arrivée inopinée de cette jolie frimousse outre atlantique. Si ça ne va pas bien se passer au début, attendez de lire la suite.

A sa rencontre Chloé Duval. Milady 537p.    www.milady.fr

 

 


 


Après douze ans, une jeune fille disparue referait-elle surface ?

Dans le créneau du thriller que du bonbon avec Dix petites poupées de B.A. Paris. On n’avait plus eu de nouvelles de Leyla, disparue voici plus de douze ans, dans des circonstances jamais élucidées. Elle rentrait alors de vacances avec son petit ami Finn. Lors de l’enquête, ce dernier dira sa vérité. Mais toute la vérité ? Entretemps il a jeté son dévolu sur la sœur de Leyla. On parle même de mariage. Alors que tout baigne dans l’huile, il y a des indices troublants qui laissent croire à la réapparition de la fille. La question des dix poupées qui donne le titre au livre vient du fait que les deux sœurs possédaient de ces petites poupées emblématiques russe. Du mystère donc, bien amené à petites doses qui captive l’attention de page en page. Vous ne vous ennuierez pas une seconde. Et nous garantissons que durant sa lecture vous serez incapable de jeter un coup d’œil sur votre portable. C’est peu dire.

Dix petites poupées. B.A. Paris. Hugo thriller 330p.     www.hugothriller.com

 

 


 


Sur une grande poétesse iranienne contemporaine

Il aura fallu Jasmin Darznik pour que soit ravivée la figure de Forough Farrokhzad (1935-1967). Elle ne nous propose par une biographie de cette femme de lettres importante en Iran mais une forme romancée où Forough parle d’elle à la première personne, nous racontant par ce biais, ce que fut son existence. Née dans une famille de militaires assez stricts, elle prendra graduellement son émancipation en devenant cinéaste et comédienne. Hélas elle perdra la vie dans un accident de la route. La romancière a sans doute senti ce besoin d’un devoir de mémoire. En même temps l’occasion de plonger dans un pays et une culture vu de l’intérieur. C’est pour tout résumer un très grand livre. Quel beau titre au passage, véritable métaphore de ce que fut le destin de cette femme d’exception.

L’oiseau captif. Jasmin Darznik. Éditions Stéphane Marsan 395p.   www.stephanemarsan.fr

 

 


 


En BD la vie de Claudette Colvin militante des droits civiques

L’Histoire a retenu le nom de Rosa Parks cette noire qui comme on sait refusa de céder sa place dans la section des blancs où elle avait pris place. Ce fut même l’élément déclencheur de la lutte pour la défense des droits civiques aux États-Unis. Ce que l’on ignore par contre, c’est que quelques années auparavant, un cas similaire s’est produit, avec une gamine black à peine âgée de quinze ans, Claudette Colvin qui, c’est le cas contraire, était bien assise dans la section réservée aux noirs, quand soudainement une passagère blanche surgit et demanda à prendre sa place. Claudette refusa d’obtempérer. Le chauffeur d’autobus la fit arrêter. Ce sera le début d’un autre combat de revendication épique. L’an dernier chez Grasset, Tania de Montaigne raconta sa vie dans « La vie méconnue de Claudette Colvin ». Une adaptation en BD sort cette fois chez Dargaud, réalisation d’Émilie Plateau. Une belle façon de rappeler la triste situation qui perdure pour les afro-américains dans ce pays, les États-Unis qui n’a rien à envier aux nazis dans leur attitude face aux juifs. A la fin de l’album on trouve un glossaire répertoriant les personnages et les faits marquants sur ces années noires, excusez le jeu de mots facile.

Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin. D’après le livre de Tania de Montaigne. Émilie Plateau. Dargaud.

 

 


 


Manuscrit d’un errant

Le thème du migrant, de l’exilé est récurrent dans l’actualité. Fatalement il fallait bien que le poète s’empare de ces sujets. C’est le cas de Nadine Ltaif qui présente un recueil de posée qui a pour titre Rien de mon errance. C’est un mendiant qui s’exprime à travers un manuscrit inachevé qu’il va abandonner dans des buissons du centre-ville de Montréal. Le recueil se divise en deux avec d’une part la voix d’un narrateur et de l’autre des extraits du manuscrit. Voici ce qu’il est dit superbement de la lune « Sa nudité est troublante un œil de vérité dans la nuit ». Ça donne un peu la tonalité de ce qu’on trouve avec beaucoup d’images à se mettre en tête. C’est là la force de la poétesse.

Rien de mon errance. Nadine Ltaif. Le Noroît 65p.     www.lenoroit.com

 

 


 


Enquête sur la mort de François Paradis

Le célèbre roman de Louis Hémon, Maria Chapdelaine continue à faire parler de lui. Cette fois l’attention se porte sur François Paradis son héros masculin. Et ce sont deux post-doctorants David Bélanger chargé de cours à l’Université du Québec et Thomas Carrier-Lafleur chargé de cours à l’Université de Montréal qui conjuguent leur talent pour tenter d’éclairer sur les circonstances de la mort de Paradis. Il s’est écarté titre de leur essai aborde le sujet comme une enquête et il est intéressant de prendre connaissance des nombreuses métaphores qui entourent cette disparition. On sait que le roman a été porté trois fois au grand écran, preuve de la force de cette histoire passionnelle. Ceux qui ont aimé le célébrissime livre de Hémon trouveront des aperçus intéressants dans ces pages.

Il s’est écarté. David Bélanger et Thomas Carrier-Lafleur. Nota bene 219p.  www.groupenotabene.com

 

 


 


Sur l’essai et la créativité littéraire

Imaginons un autre siècle où un essayiste se serait mis à la rencontre des grandes pointures de la littérature française, leur demandant de s’expliquer sur les états d’âme qui les ont conduits à la production de chefs-d’œuvre du monde des lettres. Cela aurait été fascinant. Ils ne s’appellent peut-être pas Lamartine, Dumas, Nerval, Mallarmé ou Proust, mais ceux que Gérald Gaudet a interrogés disent une foule de choses passionnantes sur la production d’essais et de créations littéraires. Il est tout autant question ici de psychanalyse, de théâtre, d’essais, de théâtre ou de romans. Ceux qui se destinent au métier d’écrire devront faire de cette lecture un passage obligé ou encore ceux qui connaissent les affres de la page blanche, ils trouveront consolation. Ce qui est bien, c’est qu’alors que Radio-Canada se désengage de programmes sérieux propices à l’édification des esprits, comme la suppression annoncée de Second Regard, il est bon que ce type de démarche se fasse du côté du monde des livres et que des éditeurs comme Nota bene existent, ça se veut rassurant.

Écrire, aimer, penser. Gérald Gaudet. Nota bene 266p.    www.groupenotabene.com

 

 


 


 Elizabeth la journaliste revenante

Comme histoire abracadabrante on ne fait pas mieux. L’histoire totalement singulière d’une jeune journaliste indépendante de l’ère victorienne, ce qui d’abord historiquement improbable. Qui doit utiliser le paravent d’un collègue journaliste masculin qui lui sert de nom de plume. On peu comme le fit plus tard une certaine Colette en France. Mais il arrivera que son prête-0nom va périr assassinée, et elle à son tour. Mais ça ne s’arrête pas là avec la mort. Au service de Sa Majesté la mort de Julien Hervieux dont sort le tome 1 « L’ordre des revenants » on apprend qu’il existe une fébrile activité du côté de l’Au-delà. Et c’est ainsi que tel un mort-vivant, Elizabeth va revenir sur Terre pour ramener à la réalité ceux qui se croient éternels. Ce bouquin fantaisiste à l’extrême, dans le créneau des livres pour la jeunesse, plaira aux jeunes têtes avides d’aventures.

Au service de Sa Majesté la mort. Tome 1 « L’ordre des revenants ». Julien Hervieux. Castelmore 310p.    www.castelmore.fr

 

 


 


Les mémoires de Marek Halter

Marek Halter a décidé qu’il était temps de se raconter. Je rêvais de changer le monde titre de ses Mémoires est une apologie de lui-même. Car en n’a pas douter, ce militant de la cause juive a un ego, et il le reconnaît jusqu’à un certain point. Et en fin d’ouvrage, lors d’une visite du président Emmanuel Macron en Russie où il n’est pas invité (il rage), des autorités russes, elles l’inviteront (ô soulagement) et en plus Poutine qui lui fait l’accolade! Un gars qu’il admire pour ses interventions en Tchétchénie!! Dans le passé cet écrivain a eu un parcours à la fois singulier et difficile comme tous les juifs polonais. Il a souvent été critiqué pour avoir embelli son existence. Est-ce que ses souvenirs seront entièrement sous les auspices de la sincérité ? Les lecteurs seront à même d’en juger. Bref, ce gars qui milite depuis toujours pour la paix au Proche-Orient, ne laisse pas indifférent. Il peut à coup sûr revendiquer qu’il n’a pas eu une vie ordinaire, personne ne le lui contestera.

Je rêvais de changer le monde. Mémoires. Marek Halter. Robert Laffont/XO 563p.   www.laffont.ca

 

 








 


Le coin santé physique et psychique (1)

Qui a dit que les arts martiaux devaient se pratiquer avec un visage de marbre ? En tout cas Georges Charles a une toute autre approche où il intègre la notion de plaisir qui n’est pas en contradiction avec la discipline inhérente. Ainsi chez Budo il présente Le Kung-fu Wushu en souriant. C’est que le maître de l’auteur lui a enseigné ce septième sens qu’est l’humour. Et en intégrant ce dernier dans l’enseignement il estime que les leçons mieux assimilées de cette manière. L’actuel professeur qu’il nous est offert de lire descend d’une grande lignée de pédagogues des arts martiaux qu’il maîtrise depuis 1958.

Dans un même esprit de la tradition orientale cette fois c’est le duo Marina et Victor Zalojnov deux sibériens qui signent Qigong sibérien chez l’éditeur Éveil. A la différence des techniques zen que l’on trouve ailleurs, ici on ne s’embarrasse pas d’un charabia mystico truc. Ce sont de purs exercices qui veulent une purification intérieure qui aura fatalement des conséquences heureuses sur la santé physique du pratiquant. Ce qu’on nous fait voir ici est la face cachée du chi-kung. Chaque mouvement est illustré et commenté.

L’amour se juge toujours à l’aune des émotions. Pour les scientifiques c’est une toute autre affaire puisqu’ils ont fini par décrypter tout ce que le sentiment amoureux engage au niveau du métabolisme, surtout le cerveau. L’amour ce serait en somme une pure chimie. Le psychothérapeute Fernand Larouche nous livre une magistrale sur le cerveau, ce magnifique ordinateur qui ne sera jamais déclassé, quoi qu’on en dise, par l’intelligence artificielle. Les relations amoureuses à l’ère des neurosciences et de la pleine conscience chez Fides, nous apprend une foule de choses qui échappent au commun des mortels. Non Cupidon n’a rien à voir là dedans.

Chez Broquet c’est le cours complet de yoga pour les niveaux de base et intermédiaire. Dans la collection « Anatomie et mouvements » elles se sont mises à trois Nancy J. Hajeski, Sophie Cornish Keefe et Audra Avizienis pour produire 501 exercices de yoga. Toutes les postures sont détaillées et abondamment illustrées. Et en même temps on ne se contente pas bêtement de vous dire de la prendre la pose. Chaque mouvement à une signification et en quoi cela aura de l’influence sur la structure corporelle et le métabolisme. Des livres sur le yoga il y en a pléthore, mais celui-ci est dans son genre un très bel exercice de vulgarisation.

Dans le domaine des cas vécu, il y a souvent des histoires d’une tristesse infinie. Comme cette Roxane Gay qui a vécu l’horreur d’un viol collectif…à douze ans! Quel destin épouvantable. Au lendemain de ce drame elle n’en a dit mot à quiconque. Par contre cela n’a  pas été sans séquelles, car pour s’ériger une muraille psychologique et cesser d’être l’objet du désir, elle s’est mise à bouffer sans retenue, au point de devenir obèse. Affamée sous-titré « Une histoire de mon corps » chez Édito raconte qu’en même temps que sa nouvelle enveloppe corporelle, il va falloir composer avec cette silhouette dans un monde qui n’a pour canon que la minceur. Quel dilemme. Le message qu’elle veut nous laisser au final c’est qu’avant de s’en prendre au physique des autres, de s’arrêter un peu à imaginer ce que cette personne a pu vivre.

 

 










 


Le coin santé physique et psychique (2)

Ils étaient naïfs ceux qui croyaient que les Croisades étaient loin derrière nous. Ils vivent aujourd’hui cruellement cet adage qui dit que celui qui ignore l’Histoire est appelé à la revivre. Et on assiste à une résurgence fulgurante des guerres de religions. Michel Coquet n’a pas collé le nez sur l’arbre, il voit la forêt. Ainsi il a vadrouillé tant au Japon, cinq ans, qu’en Inde et ailleurs pour voir comment se vivait la spiritualité. Il a écrit une cinquantaine d’ouvrages sur le sujet. Il persiste et signe avec Dieu au-delà des dogmes et des religions où il met en scène sept adolescents qui posent autant de questions sur la religion des uns et des autres. A la fin l’auteur prône la cohabitation. N’est pas Confucius qui disait que le soleil éclaire à la fois les roses et les tulipes. Ce type de lecture est essentiel au moment où Radio-Canada annonce la suppression après 40 ans de diffusion de Second Regard, la seule émission télé sur toutes les chaînes à aborder la spiritualité, la philosophie et la sociologie. L’ouvrage est édité chez Éveil.

Si vous êtes parents et que vous désespérez de voir vos petits déjà dépendants des médias sociaux. On sait que les en priver peut transformer vos charmants bouts d’choux en de véritables suppôts de Satan. Et de la le sentiment d’impuissance qui s’empare des parents. Catalina Briceno professeure invitée à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal et Marie-Claude Ducas journaliste Elles font le tour de la problématique. C’est vraiment inquiétant en effet tout cet environnement numérique dans lequel même les parents sont eux-mêmes atteints. C’est aux éditions de l’Homme et une lecture obligée pour arriver à prendre la bonne distance et arriver à trouver enfin l’équilibre et la quiétude familiale.

Aux éditions Édito on a eu l’excellente idée de rééditer Sucre vérités et conséquences de la nutritionniste et chroniqueuse au Devoir Catherine Lefebvre. Car le sucre est un ingrédient honni qui se retrouve partout, là même où vous ne pourriez l’imaginer. Faites simplement l’exercice de consulter n’importe quelle fiche alimentaire sur un produit et vous verrez les mots glucose ou sucre. C’est un envahisseur et si dommageable pour l’organisme quand ingurgité de toutes les façons. Si vous n’avez pas lu ce livre et que la santé vous préoccupe, mettez ce bouquin au-dessus de votre pile de lecture à venir. Vous ne verrez plus le sucre de la même façon et le tiendrez à distance respectueuse.

Un mode d’emploi pour la vie de couple. Voilà comment pourrait-on résumer sommairement L’évolution de l’amour qui paraît aux éditions Béliveau et dont les deux signataires sont Chantal Brault et Stéphanie Thibault. C’est un peu comme pour la naissance. On nous met au monde et sans mode d’emploi. Il en va de même pour la vie à deux. Deux planètes que tout opposent si c’est le cas d’une relation hétérosexuelle et dont il faut à tout prix parvenir à un archipel de compromis contant pour que tout n’éclate pas à la moindre contrariété. Pour les couples gays la dynamique s’apparente où il faut savoir ménager l’autre. Il y a un passage éclairant où on fait remarquer que souvent un des partenaires dans le couple a l’impression de vivre pour l’autre, souvent la femme, ne s’accordant pas suffisamment de temps pour elle-même. Une situation dans laquelle beaucoup se reconnaîtront. Cet ouvrage de psychologie populaire est d’utilité publique pour qui veut s’engager dans la vie à deux.

 

 


 


Une vision moins glorieuse de la vie sociétale japonaise

Jadis, le Japon était une société de l’ordre et chacun des citoyens avait sa place assuré. Dans une entreprise par exemple jusqu’à il y a peu, on naissait et on mourait au sein du même employeur. Un peu comme nos aïeuls ont connu autrefois au  Québec. Mais la philosophie néolibérale qui veuille qu’un individu n’est plus qu’une ressource humaine, sans identité et corvéable à loisir, a fait son chemin même dans l’organisation du travail nippon. Avec la clé une masse critique de laissés pour compte, même des SDF. Chose impensable naguère. C’est cette réalité que traduit le cinéaste Hirokazu Kore-eda dans Une affaire de famille dont nous avons le roman qu’il a pondu et qui a été transposé au grand écran, remportant même l’an dernier la Palme d’Or au Festival de Cannes. On voit vivre un clan de miséreux qui survit grâce à des combines de toutes sortes, dont le vol à l’étalage. Il va recueillir une jeune fille abandonnée. Tout baigne dans l’huile quand surviendra un malheur dont on vous cache la teneur et qui donne tout le sel à ce roman qui lève le voile sur les aspects sombres de la vie au pays du Soleil Levant.

Une affaire de famille. Hirokazu Kore-eda. JCLattès 254p.  

 

 


 


Un meurtrier en série qui signe ses crimes

Curieux revirement pour Robert Bryndza qui s’est fait connaître comme écrivain de comédies romantiques. Peut-être sentait-il qu’il avait fait le tour de son monde de douceur et qu’il voulait corser ses histoires. Il a trouvé en tout cas un filon gagnant avec Oiseau de nuit qui met en scène un tueur en série qui comme tous ses congénères criminels du genre, signe ses forfaits. En effet, ses victimes sont toutes retrouvées de façon identique, la tête enveloppée dans un sace de plastique, les poignets attachés. Ainsi périront un médecin et un journaliste. Et ça n’aura de cesse. C’est à une enquêteuse, Erika Foster qu’est confié le mandat d’élucider ces meurtres sordides, dont une hypothèse retenue dans l’instant serait la conséquence de jeux sado-maso qui ont pris fin tragiquement. On verra de quoi ça retourne réellement avec de fin limier. Notre écrivain a bien réussi sa transition, passant des soupirs amoureux aux gémissements des malheureux aux mains de cette personne rien de moins que sadique.

Oiseau de nuit. Robert Bryndza. Belfond noir 399p.    www.belfond-noir.fr

 

 


 


Un livre terrible qui peut changer la face du monde

Décidément nous sommes à genoux devant l’imagination furibonde des écrivains. Qu’ils se rassurent jamais aucune intelligence artificielle ne pourra leur parvenir à la cheville. C’est la réflexion qui nous est venu à l’esprit en parcourant ces pages de De brume, de métal et de cendre de Gwendolyn Clare. Elle donne vie à un livre terrifiant, codé, qui recèle des inscriptions puissantes qui peuvent modifier à jamais le destin des nations. C’est une femme qui a mis au point cet ouvrage redoutable. Et un proche de l’auteure va le lui dérober pour le remettre à son paternel, nul autre que Garibaldi l’unificateur de l’Italie, qui va pouvoir trouver dans ce bouquin de quoi activer son projet. Mais en d’autres mains ce pourrait être encore pire. C’est le deuxième et dernier tome de cette mini saga du créneau du roman historique. Brillant et avec une cadence folle qui ne laissera de répit au lecteur. Notamment la destruction totale de Naples dont dame Glendowyn ne s’est pas privée.

De brume, de métal et de cendre. Gwendolyn Clare. Lumen 468p.

 

 


 


Du camping dans la province voisine

Pour ceux qui l’ignoraient, la critique littéraire de Québecor, Marie-France Bornais en pince pour le camping. Elle nous avait donné dans le passé « Le Québec en camping ». Voilà qu’elle persiste et signe avec Le Nouveau-Brunswick en camping. Pas bête, car elle a répertoriée pas moins de cent terrains dans cette province qui ne manque pas d’attrait, pensons seulement au pays de la Sagouine. Mais il y a beaucoup plus. En feuilletant, ce qui saute aux yeux, c’est la multitude de renseignements utiles. L’auteure a véritablement potassé son sujet à fond en nous livrant tous les endroits à ne pas rater. Et on s’aperçoit que le Nouveau-Brunswick fourmille de richesses insoupçonnées. De quoi faire un formidable voyage. Et elle a poussé plus loin sa démarche. En effet, pour ceux qui auraient de la difficulté à s’exprimer dans la langue de Shakespeare, elle nous livre les sites où on parle français sans problème. Et l’éditeur a mis un soin jaloux à colorer la présentation graphique, de quoi stimuler l’intérêt du lecteur.

Le Nouveau-Brunswick en camping. Marie-France Bornais. Les Éditions de l’Homme 222p.    

 

 


 


Tout ce qu’il faut savoir sur les Métis

Tout comme les chinois qui ne sont pas seulement qu’en Chine, les Métis ne sont pas exclusivement concentré aux abords de la Rivière Rouge au Manitoba. C’est une vérité que nous apprend l’anthropologue Denis Gagnon professeur titulaire à l’Université de Saint-Boniface à Winnipeg. Il fait autorité pour tout ce qui touche à la nation Métis notamment pour avoir fondé la Chaire de recherche du Canada sur l’identité métisse, puis il a été titulaire du programme de recherche Le statut de Métis au Canada. On ne compte plus les publications que ce spécialiste a écrites sur le sujet. Sur sa lancée il présente Le statut de Métis au Canada. C’est un peu la synthèse de ses connaissances qu’il met à la portée du plus grand nombre. Et dire que son intérêt pour les Métis a d’abord commencé par une curiosité anthropologique, à savoir l’intérêt que porte les Amérindiens au Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré! Dans cet essai il vous dit ce qu’il faut savoir de cette riche culture opprimée comme ça été le cas pour toutes les Premières Nations dans ce pays, un véritable génocide culturel ethnique.

Le statut de Métis au Canada. Denis Gagnon. Presses de l’Université Laval 288p.    www.pulaval.com

 

 


 


Sur les patronymes du Canada-français

Les québécois sont nombreux qui se passionnent pour la généalogie si on en juge par les commentaires émis seulement par la Société d’Histoire et de Généalogie de Verdun. Eh bien ils vont jubiler avec cette réédition du Dictionnaire des noms de famille du Canada français. Qui est à la fois anthroponymique et généalogique. L’auteur qui a longtemps œuvré dans la phonétique et en phonologie se consacre maintenant à l’étude de l’anthroponymie nord-américaine et canadienne-française. A la rédaction on a tous été curieux de connaître d’où venait le premier colon à porter le nom de famille des collaborateurs. On comprend mieux l’intérêt à s’intéresser à nos devanciers patronymiques.

Dictionnaire des noms de famille du Canada français. Marc Picard. Presses de l’Université Laval 463p.    www.pulaval.com

 

 


 


La guerre sous toutes ses coutures

L’adage est bien connu, l’homme est un loup pour l’homme. Et c’est un euphémisme. A croire que c’est ainsi qu’il veut se venger de sa naissance non désirée. Mais ça c’est une autre histoire. Il n’en demeure pas moins que l’homo sapiens se complait dans la violence. Et ça va jusque dans la compétition ou il faut absolument des gagnants et des perdants. Souvenons-nous de la guerre que faisaient les droitiers aux gauchers jusqu’à il n’y a pas si longtemps dans notre éducation publique. Éric Delbecque connaît très bien le caractère antagoniste de l’être humain et l’illustre avec maestria dans L’histoire de la guerre pour les nuls. Il synthétise pour nous les grandes pages des conflits qui ont parsemé l’histoire de l’humanité. Et il élargit le spectre de la notion de conflit en incluant la cyber-guerre que se livrent actuellement les nations. Professeur à l’École de guerre économique (EGE) il a réussi à faire des schémas brefs qui livrent l’essentiel de ce qu’il faut savoir. Quand on pense que des nationalistes considèrent les guerres comme une hygiène du monde! Vous en apprendrez d’autres et des pas jolis.

L’Histoire de la guerre pour les nuls. Éric Delbecque. First 362p.    www.pourlesnuls.fr

 

 


 


S’en faire énormément pour si peu

Dans le communiqué de presse qui accompagne la sortie de Le pourboire de Philippe Chagnon il est précisé que l’auteur « transforme les péripéties les plus anodines en phénomènes extraordinaires ». Et c’est vraiment le cas avec ce qui va être la toile de fond de cette histoire abracadabrante d’un mec qui va en vacances avec les siens au Mexique et parce qu’il a omis de remettre un pourboire au serveur il va s’en faire comme c’est pas permis, au point que ça va prendre des proportions comme ce n’est pas permis. C’est là que l’on voit que la psyché de l’homo sapiens a quelque chose de fragile et qu’un rien peut tout faire déraper. L’écrivain traduit très bien ce déséquilibre mental. C’est un court roman mais pas besoin de cinq cent pages pour aller droit au but. Cet opuscule est une preuve manifeste d’un très grand talent.

Le pourboire. Philippe Chagnon. Triptyque 109p.    www.groupenotabene.com

 

 


 


Quand une poétesse exprime les amours contrariées de l’ère numérique

Elle s’appelle Tara-Michelle Ziniuk. Elle est anglophone. Et sa traductrice est Daphné B. A préciser car le rôle de la traductrice, surtout en poésie, est de relever le défi de rendre l’esprit des mots. Et il n’y a pas souvent de concordances équivalentes pour l’expression entre les langues de Shakespeare et de Molière. Elle relève hautement le défi. Le personnage féminin central s’exprime tout au long sans ambages, à la première personne, déballant tout ce qu’elle a dans la tête et dans le cœur. Pas facile la romance, la séduction, le sexe à notre époque où tout va trop vite et où c’est le web qui sélectionne ce qui sera rencontre ou pas. Ceux qui trouvent leur vie sentimentale compliquée se consoleront en lisant ces pages. Il y a toujours pire que soi.

Whatever, un iceberg. Tara-michelle Ziniuk. Triptyque 114p.   www.groupenotabene.com

 

 


 


Des nouvelles sur le grand âge

En quatrième de couverture du recueil de nouvelles Cette part d’obscurité de Michel Dufour il est écrit pertinemment en parlant de ces pages qu’elles « lèvent le voile sur certains tabous, notamment ceux associés à la vieillesse, sujet brûlant d’actualité mais peu exploité en littérature québécoise contemporaine ». Chose sûre, sa lecture est déconseillée pour les personnes qui font siennes la pensée du général De Gaulle qui prétendait que la vieillesse est un naufrage, car les situations que décrit avec brio l’homme de lettres, entre autres dans les nouvelles intitulées « Le prisonnier du 7 » et « Le bel âge vaut son pesant d’or » ne sont pas de nature à nous faire espérer de prendre des rides. C’est une facette du vieillissement qui heureusement ne reflète pas la réalité dans sa totalité. Mais il ne faut pas faire l’autruche, pour d’autres aînés c’est loin d’être jojo. Et parcourant les paragraphes, une évidence saute aux yeux c’est que pour des gens, les défauts s’amplifient avec les années, d’où la cohabitation quelquefois difficile dans les résidences.

Cette part d’obscurité. Michel Dufour. Les éditions du Sémaphore 84p.   www.editionsdusemaphore.qc.ca

 

 


 


Dans les coulisses des Services secrets américain

En France l’affaire Benalla a montré la pagaille existante concernant la sécurité rapprochée du président de la République. Aux États-Unis ce n’est guère mieux, voire pire selon Gary J. Byrne qui écrit en connaissance de cause Les secrets de la Maison-Blanche car il a déjà fait partie des Services secrets américain. Une organisation fondée il y a plus de 150 ans. L’auteur nous montre ce qu’il y a derrière ces façades sévères d’hommes en noir, avec leurs éternels verres fumées vissés à la tête avec l’oreillette qui permet de communiquer entre les hommes de la garde rapprochée présidentielle. Ils ont l’air sans peurs ni reproches, mais ce n’est qu’un décor. Comme toute organisation humaine, il y a des guerres de clans et même, surprenant, de la corruption. Les gardes du corps comme organisme de protection disposent d’un budget qui ne connaît pas de limites, ce qui est rare de nos jours, alors que tout n’est que comptabilité. A la Maison-Blanche c’est autre chose. L’auteur se fait historien racontant tout le parcours du service et une foule d’anecdotes concernant des attentats ratés et réussis.

Les secrets de la Maison-Blanche. Gary J. Byrne. Éditions JPO 215p.  www.editions-jpo.com

 

 




 


Tout savoir sur les vols d’essais

En aéronautique l’étape des vols d’essais est fondamentale, car elle est la partie obligée qui va conduire à l’homologation d’un nouvel appareil. On ne confie pas le pilotage en mode essai à des novices. Ce sont donc des pilotes chevronnés qui prennent les commandes. Et pour juger de l’exigence de ce travail qui doit assurer la sécurité ultime des millions de passagers, deux ouvrages paraissent aux éditions JPO qui sont entrain de se constituer au fil des ans, un catalogue inestimable touchant aux avions et au pilotage. Le premier de Claude Lelaie a pour titre dans la collection Métiers de l’aéronautique « Essais en vol et mise au point ». L’homme a une feuille de route longe comme ça, à titre de pilote d’essai et il a été directeur de la sécurité des vols chez Airbus. On lui doit d’avoir eu le privilège d’essayer ce gros avion, véritable géant l’Airbus A380. A ses commentaires s’ajoutent des expériences de confrères.

Et puis ce mythique Concorde. Quatre pilotes sont montés à bord les premiers pour faire gravir au-delà du mur su son ce supersonique au fuselage effilé, au design à nul autre pareil. Un de ceux-là, Jean Pinet fait part de son vécu. Dans Les hommes de Concorde on plonge en pleine nostalgie. Ce quatuor d’exception a pu voir à quel niveau l’aviation était  rendue, où l’automatisme joue un rôle prépondérant. On connaît la fin tragique de cet appareil qui a forcé à l’abandon de l’espace aérien. Mais rien ne dit que fort de la technologie avancé et qui demeure, qu’un jour on ne s’en inspirera pas pour remettre en ligne un nouvel appareil de la même famille.

 

 




 


D’autres trésors méconnus de Québec

Il y a quelques mois sur une chaîne spécialisée de la télé, on présentait un documentaire sur le Château Frontenac. A lui seul, ce sujet a rempli toute une émission. Et on était renversé par les multiples trésors qu’il recèle. Alors imaginez pour ce qui est de la ville toute entière. C’est pourquoi vaut bien s’en remettre à des guides passionnés de la Vieille Capitale. Deux livres paraissent aux éditions GID qui n’ont pour mission que de nous faire davantage aimer la ville. Il y a d’abord Curiosités de Québec tome 2 présenté par Jean-François Caron et Pierre Lahoud.On se souviendra qu’un tel ouvrage était paru, mais depuis les fusions avec les municipalités avoisinantes, Québec est maintenant une plus grande ville et accroît de ce fait la richesse de son patrimoine. On apprend tellement de choses. Prenez par exemple, Beauport dont l’establishment menait une vive campagne pour la tempérance côté alcools, en même temps qu’elle était la localité et où on trouvait une des plus importantes brasseries de la région de Québec. Dans la même ville on voit une photo d’un magnifique immeuble démoli en 1959 qui avait pour nom l’Hôpital de la Marine à la pointe aux Lièvres. Seul vestige d’une richesse immobilière disparue.

Par ailleurs si vous prétendez en connaître un rayon sur Québec et que vous pensez être en mesure de confronter vos connaissances retrouvons à nous Pierre Lahoud mais cette fois en compagnie de Henri Dorion qui nous offre un véritable quiz Ville de Québec 365 questions réponses. Et il y en a des coriaces telle « Quelle famille irlandaise a occupé une importante maison patrimoniale sur le boulevard Wilfrid-Hamel ? » De quoi s’amuser et d’enrichir en même temps ses connaissances. Les questions se trouvent en première partie et les réponses dans la seconde. Si vous parvenez à répondre positivement à toutes ces questions, vous pouvez assurément vous pourrez vous revendiquer comme un incollable sur Québec.

 

 


 


Deux tristes sort de deux sœurs en Nouvelle-France

Marcel Myre nous prouve que dans de vieux grimoires ont peut trouver des trésors inestimables du côté de notre histoire. Cet ingénieur de formation qui a œuvré comme cadre dans le secteur de la santé est un inconditionnel de la généalogie pour laquelle cette passion a mené à la publication de plusieurs livres portant sur un domaine bien particulier, l’histoire des premières femmes qui ont colonisé la colonie, les fameuses Filles du Roy et leurs descendantes. On se rappellera qu’elles sont arrivées dans un environnement hostiles, sans aucun statut juridiques, sinon d’être l’équivalent du niveau d’enfants, à la solde de leurs maris. L’historiographe nous raconte le triste destin des sœurs Gibault, Suzanne et Madeleine, des faits authentiques. Suzanne est aux prises avec un conjoint alcoolique et impuissant dont elle bataillera durant neuf ans pour obtenir une séparation. L’autre, célibataire, parce qu’elle s’est retrouvée enceinte t qu’elle a dissimulé sa grossesse et son accouchement, sera condamné à la pendaison. On ne badinait pas avec la morale catholique à cette époque. Avis aux passéistes tentés de dire que c’était mieux avant que notre époque. Cette lecture édifiante remet les pendules à l’heure.

Les deux sœurs Gibault, l’une pendue l’autre battue. Marcel Myre. Les éditions GID 122p.     www.leseditionsgid.com

 

 


 


Un conteur à l’imagination débordante

Jean-Yves de Grandpré a une longue feuille de route comme créateur de contes pour enfants. Il persiste et signe en nous livrant cette fois Légendes au pays d’un monde fascinant. Pour donner naissance à sa nouvelle mouture de contes, il a puisé dans les vieilles traditions européennes, au pays de nos origines, la douce France, tout comme il a fait surgir de sa tête des bêtes fantastiques comme le Carcousse. On figure sans peine, ces belles histoires courtes mais efficaces, dans la bouche d’un comédien capable de restituer l’ambiance de chaque chapitre. A défaut de les entendre dans la bouche d’un autre, on peut se faire ses propres images par une lecture silencieuse. A recommander aux parents qui veulent comme autrefois, faire une telle lecture avant le dodo des petits. C’est salutaire comme tout en inculquant aux enfants les composantes de la vie dont les forces du bien et du mal.

Légendes au pays d’un monde fascinant. Jean-Yves de Grandpré GID 157p.    www.leseditionsgid.com

 

 


 


Sur la généalogie de quatre famille de Charlevoix

Ceux qui se demandent le bien fondé de s’intéresser à qui nous ont précédé ici bas, c’est qu’ils n’ont retenu de la généalogie que la caricature que l’on en fait qui consiste à la publication d’un arbre généalogique qui nous fait remonter jusqu’aux premiers colons de la Nouvelle-France. Beaucoup de sociétés ont exploité ce seul filon pour ne satisfaire qu’à une curiosité primaire. Mais la grande généalogie ne se contente pas que de l’ascendance, elle cherche aussi à connaître ce qu’on fait ces gens et le portrait d’une époque précise. Comme le fait magistralement Fernand Gauthier avec ces Histoires de famille au pays de Charlevoix. Outre sa propre famille des Gauthier, il s’attache aux Lavoie, Tremblay et Bergeron qui ont été marquantes dans cette région considérée comme l’une des plus belles du Québec et sujet d’inspiration de tant de nos grands peintres. On saluera l’immense travail préparatoire en vue de la sortie de cet ouvrage qui fera référence pour ceux s’intéressent à ce coin de pays.

Histoires de famille au pays de Charlevoix. Fernand Gauthier GID 346p. www.leseditionsgid.com

 

 


 


Un roman historique sur un magnat de l’industrie forestière

Un des beaux fleurons parmi les sorties printanières des éditions GID est Moi, Allan Gilmour baron du bois de Louise S. Dumoulin. Cette dernière enseigne l’histoire à l’Université du Québec en Outaouais. Le hasard qui fait toujours bien les choses, lui permit de mettre la main sur une douzaine de carnets écrit par Allan Gilmour de Shotts, écossais d’origine qui parvint à la tête d’un empire, celui de l’exploitation des grands pins blancs. Célibataire et presbytérien, il était un homme d’affaires typique de son temps, mais moins tyranniques que ses pairs. Il ne se livrait jamais. Puis à la demande d’un ami journaliste et sur son insistance, il consentit de se livrer intimement dans des carnets qu’il demanda après coup qu’on les détruisit. Mais l’ami, par devoir de mémoire, ne donna pas suite aux volontés du défunt et remit les précieux documents à quelqu’un de la famille du magnat. Et ces carnets finirent par arriver aux yeux de l’auteure qui a forgé ce roman historique, où le protagoniste s’exprime à la première personne. L’occasion de découvrir la mentalité de ces hommes de pouvoir et qu’est-ce qui les animaient. Elle le dit d’entrée de jeu, M. Gilmour de Shotts ne lui apparut pas sympathique, mais au fur et à mesure de la progression de la lecture des carnets, lui fit découvrir quelqu’un ayant une part d’humanité. Pour l’anecdote soulignons qu’il a laissé à son exécuteur testamentaire le plus gros héritage jamais consenti au pays.

Moi, Allan Gilmour baron du bois. Louise S. Dumoulin. GID 381p.  www.leseditionsgid.com

 

 




 


Deux nouveaux venus dans la collection Noir sur blanc

Nous avons une affection particulière pour la renommée collection ‘Noir sur blanc » des éditions GID car elle occupe un créneau essentiel pour comprendre d’où nous venons grâce au principe qui veuille que les photos et les vignettes nous racontent ce que fut la vie de nos ancêtres, de la fin du XIXème siècle jusqu’aux environs de la fin des années soixante. On ne peut demeurer de marbre à voir nos aïeux et quelles étaient leurs conditions de vie à différentes époques de l’histoire d’une localité. Deux nouveaux titres sortent qui vont en ravir plus d’un Le Lac-Saint-Jean des richesses à partager d’Aurélien Boivin et Portneuf une mémoire en images de Christian Denis, Évelyne Ferron, Alain Gariépy et Daniel Saint-Amand. C’est la même sensation de plaisir teinté de nostalgie comme lorsqu’on ouvre l’album de photos familiales. Et à notre époque où tout nos repères semblent disparaître au profit de la technologie obsédante et l’individualité à tout crin, où même alors que les gens ne vivent plus longtemps au même endroit, on savoure ces instantanés de la vie quotidiennes de nos ancêtres. Qui ont travaillé dans des conditions éprouvantes au possible. Deux faits qui ont retenu notre attention dans l’ouvrage sur le Lac-Saint-Jean, d’abord ce couple d’Alma qui a eu dix-neuf enfants dont sept couples de jumeaux! Un record qui figure dans le Guinness. Et un rappel que c’est à Saint-Gédéon que Louis Hémon rédigea les pages de son célèbre roman Maria Chapdelaine. D’innombrables trésors dans ces deux bouquins que l’on revisitera de temps à autre.

 

 


 


Biographie de Paul Brunelle dit le chevalier chantant

Au Québec la chanson country et western a été dominé par trois grosses pointures, Willie Lamothe, Paul Brunelle et Marcel Martel. Brunelle fut un peu dans ‘ombre des deux autres. Mais il n’en demeurait pas moins une grande vedette pour laquelle il fallait bien qu’il puisse jouir d’une biographie à sa hauteur. Voilà c’est fait, grâce au journaliste Roger Lafrance. Même si le genre musical nous laisse indifférent, le livre vaut le détour, ne serait-ce que pour avoir une bonne idée des goûts du Québec en régions. Le biographe rappelle qu’à la fin des années cinquante, surtout en raison de l’avènement de la télévision qui fit connaître d’autres chanteurs, le country-western tomba en désuétude faisant en sorte que RCA Victor résilia des contrats avec ce type d’artistes. Brunelle, lui une vedette devra se trouver du boulot dans le commerce de détail! Mais ces chanteurs ne capitulèrent pas, de sorte que dans la décennie des années soixante et soixante-dix on vit un regain inattendu pour le genre. La biographie traduit bien cette époque et nous fait connaître un homme simple et attachant.

Paul Brunelle le chevalier chantant. Roger Lafrance. Les éditions GID 188p.   www.leseditionsgid.com

 

 


 


Mythes et vérités sur la vie de millionnaire et le rapport à l’argent

Au Québec, mais heureusement moins qu’aux États-Unis, on vous valorise pour ce que vous représentez. Surtout au plan financier. Ce n’est plus comment t’appelles-tu, mais plutôt combien t’appelles-tu ? Nicolas Bérubé journaliste à La Presse a choisi pour son premier livre de voir ce qui se vit à travers les paillettes du dieu dollar. Les millionnaires ne sont pas ceux que vous croyez déboulonne pas mal de mythes concernant la notion du paraître plutôt de que d’être. Il est allé voir des gens qui ont un patrimoine qui a franchi le million de dollars et qui expriment ouvertement en quoi d’être à l’abri du besoin a changé leur rapport aux autres. Il nous apprend que beaucoup de gens s’endettent sur leurs cartes de crédit, croyant s’acheter l’amitié et qui ô grand jamais ne s’expriment sur leur désarroi financier. Ailleurs on fait bien la part des choses sur l’épargne qui n’est pas en contradiction avec le fait de s’octroyer de menus plaisirs. Cette lecture est salutaire pour ceux qui croient encore que l’argent fait le bonheur.

Les millionnaires ne sont pas ceux que vous croyez. Nicolas Bérubé. Les éditions La Presse 254p.      www.editionslaprese.ca

 

 




 


Dans les pas parisiens de Picasso et de Gide

Nous avons une affection toute spéciale pour cette collection « Le Paris de… » aux éditions Alexandrines. La raison d’être de cette série de petits livres, riches en densité, est de nous faire voir quelle a été la vie de telle célébrité au moment de leur vie parisienne. Plusieurs titres déjà publiés auxquels s’ajoutent maintenant Le Paris de Picasso par Alain Vircondelet historien de l’art qui connaît son sujet sur le bout des doigts et Le Paris de Gide signé Frank Lestringant professeur émérite à la Sorbonne. Il nous a donné jadis une biographie de l’auteur des Nourritures terrestres chez Flammarion. En leur compagnie on redécouvre des coins que l’on a l’habitude de négliger. En même temps, pour certains, ce peut-être l’opportunité d’un tourisme intelligent. Bref, des petits livres qui nous font du bien, et surtout qui expliquent pourquoi la Ville Lumière est la première destination touristique du monde.

 

 








 


Le coin santé physique et psychique (1)

Excusez-le jeu de mots facile, mais ceux qui continuent à porter des lunettes roses en pesant que maintenant la question homosexuelle est réglée et que les gais et lesbiennes jouissent de protection enchâssées dans la loi, détrompez-vous. En 2019 nous ne sommes pas entrée dans l’ère de l’acceptation, seulement dans la tolérance et celle-ci s’effrite comme on le voit dans certains pays où une extrême-droite fait résurgence. Pour revenir au Québec, étonnamment, les personnes LGBT sont plus à risque de subir des violences sexuelles. Et pour vous en convaincre lisez le petit essai Après le silence, réagir aux agressions sexuelles envers les personnes LGBT sous la direction de Michel Dorais et Mathieu-Joël Gervais. Un collectif qui fait le tour de la question. Et c’est publié aux Presses de l’Université Laval.

Ailleurs aux éditions de l’Apothéose, c’est Anne Potvin qui arrive avec son témoignage ayant pour titre Inceste. Elle nous a bouleversés lors de son passage remarqué sur le plateau de Denis Lévesque à TVA où avec une certaine pudeur elle nous a bien fait comprendre par quoi son père l’avait fait passer en guise d’éducation sexuelle. Car à ses yeux c’était au père d’enseigner à sa fille de quoi avait l’air en mode réel la sexualité. Manipulée comme ce n’est pas permis, la jeune enfant qui avait six ans quand le tout a débuté a fini des années plus tard par faire éclater la vérité. Ce qui a mené à l’arrestation de son géniteur malade. Et curieusement, la victime qu’elle était, a demandé au juge d’être clément envers paternel, ce qui lui fut accordé. On comprendra sa motivation à cette lecture.
Trois petits livres en format poche aux éditions du Dauphin Blanc que nous traiterons exceptionnellement, car en général ce format est celui de rééditions dont on a déjà traité. Dans l’ordre, de Linda Collin « Le syndrome de la mauvaise mère ? Plus pour moi ». L’auteure sait de quoi elle parle, elle qui a élevé cinq enfants dont deux avec TDAH. Son expérience apportera un réconfort aux mères qui culpabilisent de ne pas se sentir parfaites. Et on sait à quel point le manque de confiance en soi peut-être dévastateur. Puis, tout autre amabiance avec Le Mage de Strovolos de Kyriacos C. Markides. Professeur de sociologie à l’Université du Maine, l’auteur est natif de Chypre. Des années après il retournera dans son pays natal où il brûlait de faire la connaissance de ce Mage de Strovolos dont on parlait tant. Cette rencontre et l’enseignement reçu, le marqueront à jamais. Surtout au niveau de la conception du monde.

Et peu importe ce qui arrivera de Mélanie Bergeron est un roman. On l’a placé ici dans cette section car il a un fondement de croissance personnelle. Il était une fois un jeune père dans le début de la trentaine condamné à une mort imminente en raison d’un cancer en phase terminale. Épouvantable fatalité pour lui qui a deux jeunes enfants. Il est révolté. Il ne trouvera l’apaisement que lorsque viendra à sa rencontre une préposée de l’hôpital qui saura trouver les mots justes pour qu’enfin il accepte d’entrer dans la lumière de l’Au-delà. On voit là tout le poids des mots qui peuvent faire énormément en pareil cas.

Aux éditions du CHU Sainte-Justine Michèle Lambin présente Frères et sœurs pour la vie. C’est qu’il y a tellement de mythes entourant la notion du lien de sang entre frères, alors que la réalité quotidienne nous donne tellement d’exemples de rivalités fratricides, qui vont parfois se perpétuer la vie durant. Quel sens donner à la vie entre frères et sœurs. Quel rôle le parent doit-il jouer pour maintenir la concorde entre eux ? Ce livre démystifie bien des faits auprès de ceux qui entretiennent des préjugés sur ce sujet. Cette travailleuse sociale aidera sûrement des parents qui ne savent plus où donner de la tête quand c’est la chamaille parmi les petits.

 

 










 


Le coin santé physique et psychique (2)

Le canadien d’origine rwandaise Sherman Sebibera aborde la question de l’autisme, récurrente dans l’actualité médicale avec une contribution à travers le cas d’une autiste Asperger, prénommé Alice qui va entreprendre un voyage initiatique en Inde. D’autant plus phénoménal que cette femme, habité de peurs, comme cela arrive parfois avec ceux atteints de ce syndrome, craignait de traverser la rue. Une belle étude de cas qui porte le titre de Être autiste et réussir sa vie aux éditions du Cram.

Un de nos collègues à la rédaction dit souvent en blaguant à propos de son souhait de vivre longtemps, qu’il souhaite mourir à cent ans abattu par un mari jaloux. Il aura tout intérêt, s’il veut réussir son projet de prendre connaissance de ce Petit guide de longévité des docteurs Éric Simard et Jacques Lambert. Que trouve-t-on dans ces pages ? Pas moins que 365 conseils, un par jour. Tel un bréviaire que l’on peut ouvrir journellement pour méditer mais surtout retenir le conseil donné. Entre autres le conseil 234 « Un truc pour être heureux : c’est ici et maintenant! ».  C’est aux éditions Marcel Broquet.

Les deux titres qui suivent sont publiés aux éditions La Semaine. Le nutritionniste et docteur en nutrition Hubert Cormier nous exhorte à positiver notre alimentation dans Tout est permis ce qui suppose l’absence de restrictions comme on en trouve tant dans les méthodes d’amaigrissement. Deux volets sont touchés qui sont à prioriser, la question des émotions versus sa manière de se nourrir et la motivation. En quatrième de couverture, il rappelle les limites de la recherche par soi-même sur Internet et de faire confiance un peu plus aux avis des experts du domaine comme c’est son cas. Un petit livre qui est tout sauf moralisateur.

On réédite ce qui a été un best-seller sur la maltraitance faite aux enfants Fils de bourreauPatrick Gosselin était l’aîné de celui qui a hérité du triste surnom de bourreau de Beaumont. Préfacé par Paul Arcand ce cas vécu qui est paru pour la première fois en 2008 livre des pages à glacer le sang alors que petit garçon, son père le bat à la moindre occasion, avec un bâton sur la plante des pieds, le fouettant, l’ébouillant même et quoi encore. Si ce livre reparaît encore une fois, c’est que les cas de signalement de maltraitance infantile à la DPJ sont en hausse. En lisant ces chapitres horrifiant qui rappellent les cruautés infligés jadis à une Aurore l’enfant martyre, on se demande si la conscientisation a fait son œuvre. Car trop de voisins savent et se taisent. Heureusement, l’auteur devenu un jeune homme a pu se reconstruire et faire preuve d’un bon degré de résilience. 

Aux éditions First, le Dr. François Bourgognon débarque avec Ne laissez pas votre vie se terminer avant même de l’avoir commencé. Ce psychiatre et psychothérapeute est partisan de la pleine présence. Autrement dit, de vivre le moment présent. Et pour justement vivre au jour le jour en toute plénitude, de penser que viendra le moment de quitter cette Terre. Et que la mort a ceci de merveilleux qu’elle permet de tout relativiser. Pourquoi s’en faire puisque de toute façon on va disparaître ? Il aborde donc le sujet tabou de la mortalité pour nous aider à comprendre l’importance de vivre dans l’instant et que demain c’est déjà trop loin encore pour se projeter. 

Aux éditions petit homme Dominique Seigneur et Jacques Laplante font tandem pour nous donner Moi, je connais ça les allergies! Grosso modo cet album dessiné se veut un outil de pédagogie pour apprendre aux enfants ce que sont les allergies. En compagnie des concepteurs on fait un tour d’horizon de tout ce qui peut menacer le métabolisme humain. Quand on sait que la connaissance permet d’éliminer la peur, eh bien cette démarche est de grande utilité publique.

 


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