- LIVRES AVRIL 2017 -
 
 


 

Roman accompli

Véronique Marcotte ne fait pas mystère qu’elle est une criminologue frustrée. Qu’importe. On a peut-être perdu une spécialiste de la criminalité, mais on a gagné de surcroît toute une romancière qui sait menée une intrigue tambour battant. Et elle le prouve superbement dans son sixième roman au titre singulier De la confiture aux cochons. Qui narre des cas de disparition. Y a-t-il quelque chose de plus troublant de ne plus avoir de nouvelles d’un proche. Un véritable cauchemar. L’écrivaine joue bien de toutes les cordes de son instrument sur ce thème effrayant. Ceux qui décernent des prix littéraires auraient intérêt à regarder un peu de son côté.

De la confiture aux cochons. Véronique Marcotte. Québec Amérique 190p.   www.quebec-amerique.com


 


 

Quand nos canadiens allaient se battre en Espagne

Dans les années trente, être communiste, c’était être porté par un idéal d’égalité, sans classe sociale. On croyait dur comme fer aux théories de Lénine. Et au Québec, particulièrement à Montréal, quelques jeunes étaient nourris de cet idéal, bravant les diktats de l’Église qui voyait dans le communisme un vecteur d’idées démoniaques. Sans compter les fascistes néo-nazis qui voulaient vous éradiquer, chez nous à la sauce d’Adrien Arcand. Bernard Dionne qui est historien, recrée dans Et l’avenir était radieux cet instant où des québécois, on les appelait alors des canadiens-français (la nomination hélas semble revenir) sont partis combattre lors de la guerre d’Espagne. Ils furent 1600 nourris de la foi qui déplace les montagnes. Toute une épopée, trop méconnue. Une très belle lecture à faire. On se demande avec inquiétude, si dans un pareil contexte, à l’ère numérique où le déficit d’altérité en occident est grandiose ce qu’il adviendrait en pareille circonstance. C’est vrai qu’ils ont été remplacés par les jeunes radicaux islamistes.

Et l’avenir était radieux. Bernard Dionne. Fides 309p.    www.groupefides.com


 


 

Radiographie de la littérature québécoise

La littérature québécoise contemporaine a été marqué par la quête de l’identitaire, l’affranchissement du colonisateur, la ferveur nationaliste et le féministe. Et que de noms illustres pour porter haut et fort tous ces flambeaux. Maintenant quelle tournure a-t-elle entreprise depuis 1990 ? Pour le savoir un merveilleux essai, très dense, a été élaboré grâce à un collectif de collaborateurs sous la gouverne de Robert Dion et Andrée Mercier qui porte ce titre Que devient la littérature québécoise ? Chacun des contributeurs apportent moult exemples puisés à divers extraits d’écrivains de notre temps. On remarquera l’apport des ressortissants de l’étranger qui viennent donner une note de mondialisation à notre littérature. C’est une radiographie exacte de ce qui se passe présentement et qui en éclairera plusieurs qui s’interrogent sur la question.

Que devient la littérature québécoise ? Collectif. Nota bene 419p.   www.groupenotabene.com


 


 

On n’est jamais préparé à la vie

Si on savait à l’avance ce que la vie nous destine, aurions-nous voulu vivre ? C’est une question que l’on se pose douloureusement en voyant le triste destin d’Emma, une maman qui en 1955 sera confrontée à la disparition de sa fille. Maia qu’est-ce qui a bien pu arriver, égarée ou kidnappée la fillette ? On ne peut avoir plus cauchemardesque que cette situation que rend bien Claire Bergeron dans Ciel de guerre sur nos amours. Et comme un malheur ne vient jamais seul s’ajoutera d’autres épreuves, dont la maladie et la divulgation à la fin d’un secret de famille comme ça se passait souvent chez nos aïeux dans les campagnes. C’est un roman dur, mais qui va vous consoler sans doute de vos propres malheurs. Comme dit l’adage, quand on se compare…

Ciel de guerre sur nos amours. Claire Bergeron Druide 404p.   www.editionsdruide.com


 


 

Jardins à contempler

Dans le processus de mise en vente de propriétés, joue énormément la notion de ce qu’on appelle le « home staging » où le décorateur met en scène un aperçu de ce qu’est de vivre dans la propriété proposée aux acheteurs. C’est un peu le même phénomène qui se passe avec les jardins bien aménagés qui confèrent de la valeur ajoutée à une résidence. Chez l’éditeur Massin vous avez un bon aperçu de ce que peut donner un beau jardin en termes d’ambiance. Jardins à vivre est un ensemble de photos superbes de toutes sortes avec des configurations parfois excentriques. Mais le dénominateur commun entre tous ces jardins domestiques c’est l’harmonie, le bel équilibre dans l’utilisation de l’espace.

Jardins à vivre. Massin 187p.     www.massin.fr


 




 

Le coin couture

Deux titres cette semaine aux éditions marie claire pour les doigts de fée qui se jouent habilement des aiguilles et des crochets. Coralie Bijasson nous présente ses Cadeaux de naissance à coudre qui cumule 22 créations destinées pour les bébés. Quand on adore son poupon, on veut immédiatement lui bâtir une garde-robe exclusive pour toutes les circonstances. Et ce qui est suggéré n’est pas superfétatoire. On trouvera les basiques qui serviront à bien enrober son petit être chéri. Pour ce qui est d’enjoliver, l’auteure vous laisse la marge de manœuvre nécessaire.

Puis Annabel Bénilan offre pour sa part un album à la thématique plus pointue, à savoir la création de Foiulards à coudre à nouer qui se décline en 20 modèles. Et quand on parle de foulards, c’est vraiment tout usage, même en guise de ceinturon, ou de protège cou par exemple. Et puis on est démocratique dans les présentations puisque tout le monde y trouve son compte, femme, homme et enfant.


 


 

Aux Stephen King en devenir

Le titre Comment écrire un best-seller d’Éric St-Pierre donne l’impression d’un authentique répertoires de leçons à assimiler pour prendre demain la place d’un Camus ou d’un Stephen King. Et encore moins, l’auteur ne se prend pour un Marc Fisher qui a beaucoup donné dans le domaine. Non, on a plutôt affaire à un roman très original va sans dire, alors qu’un oncle dicte à sa nièce les préceptes de base pour devenir écrivaine en vogue. C’est bourré de vérités sur le milieu mais avec énormément d’ironie. Bref, comme lecture de divertissement, c’est tout indiqué. Et les aspirants au monde des lettres y trouveront leur compte.

Comment écrire un best-seller. Éric St-Pierre. Shop 178p.   
www.quebec-amerique.com


 




 

Hitler fait encore parler de lui

Il ne se passe pas un mois dans le monde sans que ne paraisse un ouvrage sur le Troisième Reich et son infâme créateur, Adolf Hitler. C’est qu’à tout coup ces ouvrages connaissent un succès instantané. Car ce personnage diabolique a changé la face du monde et la connaissance de la part d’ombre de l’humanité. Alors voici la sortie de deux ouvrages en format poche chez l’éditeur Jourdan dans la collection « carnet guerre », Les collabos d’Hitler de Daniel-Charles Luytens et du même auteur Hitler les histoires oubliées. Dans le premier, l’historien se fait fort de nous rappeler que le dictateur ne s’est pas fait seul et qu’il lui a fallu des complicités pour étendre son rayonnement maléfique. Ça va de Pierre Laval pour la France, au Duc de Windsor pour l’Angleterre et on verra aussi comment la Suisse, pays dit neutre au demeurant, assurera que le Führer ne manque pas d’argent pour poursuivre la guerre. Dans le second, on trouvera des aspects méconnus du monde hitlérien, comme la lettre d’adieu de Magda Goebbels épouse du ministre de la propagande à son fils, le faux journal d’Eva Braun et si Hitler a-t-il fait assassiner sa nièce Geli Raubal.


 


 

Une Antigone syrienne

C’est un formidable portrait de femme que nous livre Hala Kodmani journaliste franco-syrienne qui raconte le vécu de la regrettée Nissan Ibrahim résidente de Raqqa en Syrie, ville phare tombée aux mains des djihadistes. Elle était professeure de philosophie. Avec ses « posts » elle décrira son quotidien, prise entre deux factions diaboliques, celle du régime de Bachar al-Assad et l’État islamique. Elle sera capturée par les forces gouvernementales et exécutée. C’est une femme courageuse qui dénoncera dans ses missives toutes les horreurs qui se déroulent sous ses yeux. Elle n’aspire qu’à une chose, la liberté. Elle mourra alors qu’elle avait seulement trente ans. Ce livre est le plus beau tribut qui soit.

Seule dans Raqqa. Hala Kodmani. Équateurs 148p.    www.editionsdesequateurs.fr


 


 

La femme de Michel Delpech, médium

Le chanteur Michel Delpech n’est plus. Mais son souvenir demeure, par le disque certes, mais aussi par le témoignage de sa femme Geneviève Delpech qui a des dons médiumniques et qui de ce fait, entretien des communications avec son défunt bien-aimé, ce qui vient apaiser sa solitude. Dans la collection « Témoins de l’extraordinaire » chez l’éditeur First elle signe Te retrouver qui aborde cette dimension qui peut faire douter encore les sceptiques. Mais quand on sait que l’homo sapiens n’utilise que 10% de ses capacités cervicales, cela laisse de la place à d’autres dispositions inutilisées par nous. D’où l’intérêt de parcourir ces pages qui donne des détails sur cette autre communication et qui rassurera ceux qui s’inquiètent de la vie après la vie.

Te retrouver. Geneviève Delpech. First 223p.    www.editionsfirst.fr


 


 

Prête à tout pour devenir mère

La maternité est un sujet obsessionnel pour bien des femmes, et même pour celles qui ne veulent pas d’enfants aux prises avec un métabolisme qui vous fait mal au corps et qui vous rappelle que c’est une composante de la féminité. Imaginez quand le verdict tombe et qu’on vous annonce qu’il n’est plus possible d’envisager donner naissance. C’est ce qui arrive à Emily, la protagoniste du roman de Rod Marty qui a pour titre La mère des eaux. Elle a eu la malchance de faire une fausse couche et c’est à la suite de cet événement, qu’on lui annonce cette fatalité. Le talent de l’écrivain a été de se mettre dans la peau, lui homme, d’une femme qui voit son rêve brisée. Ensuite, elle et son conjoint vont aller retrouver la mère de la première dans une communauté un peu fermée où elle vit. Et des tensions naîtront dans le couple, du fait que son homme trouve le lieu pesant. A sa façon c’est un thriller psychologique ficelé adroitement. Avis aux scénaristes en panne d’un sujet de film.

La mère des eaux. Rod Marty. Scrineo 375p.    www.scrineo.fr


 


 

Une amazone au sang chaud aux Trois-Pistoles

Saluons Victor-Lévy Beaulieu de mettre en circulation à travers les auteurs qu’il accueille dans sa maison d’édition, de belles légendes et contes qui maintient la belle tradition des conteurs de chez nous. Ainsi ce Sylvain Rivière natif des Îles-de-la-Madeleine et qui a migré vers la Gaspésie qui débarque avec un personnage féminin hors norme surnommée Trousse –Jupon qu’il qualifie d’amazone au sang chaud, qui déplace beaucoup d’air partout où elle passe. C’est un ensemble de douze nouvelles la concernant et dans lequel l’écrivain laisse la place à toutes ses fantaisies. Dommage que ce soit un personnage de fiction, sinon quelle personnalité à connaître. Et excusez le jeu de mots facile vu le patronyme de l’auteur, mais les phrases coulent de source.

Trousse-Jupon et autres histoires. Sylvain Rivière. Éditions Trois-Pistoles 253p.    


 










 

Tablette Android, Java, Linus, MacBook et Windows 10 pour les nuls

La bibliothèque informatique s’enrichit de cinq titres qui sortent tous dans la collection « Pour les nuls » chez l’éditeur First. Et de la sorte contribue à faire de cette série la plus forte concentration de littérature du genre consacrée à l’informatique. John R. Levine s’est associé à Margaret Levine Young, Carol Baroudi et Andy Rathbone pour ce Windows 10 & Internet pour les nuls. Qui a la double utilité d’être à la fois un basique pour le néophyte sur la Toile et en même temps d’être catapulté sur le programme Windows 10 le plus actuel chez Microsoft. En fait c’est une toute nouvelle édition revue et augmentée. La beauté de l’exercice étant de mettre à la portée du commun la variété d’application sur le plus grand des réseaux.

Mark L. Chambers se fait de son côté prof en solo pour nous piloter dans la magie du MacBook, Air et Pro pour les nuls. Il vous donne le cours magistral et simple en même temps pour savoir comment configurer le macOS, de pouvoir communiquer avec Messages et FaceTime et combien d’autres applications. Ce spécialiste du mac qui en fait usage depuis plus de trois décennies n’a plus de secret quand il s’agit de stocker des fichiers sur ICloud, gérer son Bureau et quoi encore. C’est un cours accompli qui est offert qui n’a pas trouvé encore son équivalent.

Richard Blum reconnaît pour sa part que le système Linux avec son vocabulaire assez particulier, peut se montrer rebutant. C’est pourquoi il s’est appliqué à peaufiner sa méthode pour mettre à la portée de tous ce système absolument merveilleux mais qui requiert un guide aguerri. Un peu comme pour l’opéra, on ne se jette pas là dedans sans initiation. Pour preuve qu’il est un maître du domaine, il en est à sa onzième réédition de Linux pour les nuls. Il s’attache surtout aux modes de distribution que sont Fedora et Ubuntu. On sera étonné des permissions qu’offre ce langage quasi mystique pour les non initiés, mais qui confère cette supériorité de connaissance sur le web.

Optimiser le code Java, voilà la mission que s’est donnée Barry Burd dans Java pour les nuls. Professeur d’informatique à l’Université Drew, l’homme a en lui la vocation de professer. S’il veut donner le goût d’explorer Java avec ses connaissances de base incontournables, il aspire à ce que les utilisateurs s’en servent au mieux dans le cadre notamment de leur orientation professionnelle. Il s’attarde assez longuement à la gestion des flux de données et comment faire des boucles et des tableaux.

Enfin, Dan Gookin est un pionnier de la collection pour les nuls, ayant participé à la rédaction des premiers titres. C’est un stakhanoviste de l’écriture puisqu’on lui doit à ce jour 130 titres. Peut-on avoir meilleure preuve de son désir de communiquer encore après toutes ces années. Il nous arrive avec Tablettes Android pour les nuls. C’est tout un univers qui s’ouvre à vous avec l’art d’écouter de la musique, photographier, et filmer avec la tablette. Sans compter l’échange de courrier électronique et l’exploitation des réseaux sociaux. Il nous donne la marche à suivre pour installer des applications à partir de la plate-forme Play Store.


 




 

Deux nouveautés chez Bayard jeunesse

Aux jeunes qui veulent concevoir des mondes dans leur tête sans se les voir imposer par le monde numérique, voici deux titres qui sortent chez Bayard jeunesse qui ont en commun d’enflammer l’imaginaire. Le premier titre La cabane à 39 étages est cosignée par Andy Griffiths et Terry Denton. Et de la magie il y en a à pleine pages fourmillantes de dessins désopilants. Mais surtout on découvre cet immeuble hors norme. Songez donc, une cabane de 39 étages! Du jamais vu. Et vous ne serez pas au bout de vos surprises en découvrant ce qu’elle recèle. Fou, fou, complètement fou.

Et notre ère numérique se devait d’être reflétée dans la littérature de notre temps. C’est le thème sous-jacent de Blue Gold d’Elizabeth Stewart. En réalité ce sont trois histoires réunies dans un seul volume, le sort de trois jeunes filles, l’une de Vancouver qui craint que de s’être dénudée au profit de son petit ami sur son portable, risque de se retrouver sur tous les réseaux sociaux et au diable la réputation, une autre au Congo où des crimes sont commis pour mettre la main sur un minerai qui sert de composante au téléphone intelligent. Le père d’une jeune fille a trouvé la mort dans une de ces rixes. Cette dernière  est désormais soutien de famille. Un gros dilemme se pose à elle. Puis en Chine, une autre jeune fille connaît l’abattage du travail dans une usine qui fabrique ces fameux téléphones si prisées. C’est la désespérance. Ce roman qui tient presque du documentaire ouvrira bien des yeux sur des réalités dont on ne parle pas beaucoup.


 


 

Un roman qui nous fait connaître l’Australie

Emmelene Landon est australienne et vit maintenant à Paris. Elle n’a pas relégué son pays natal dans le fond de sa mémoire au contraire. Pa rle bias du roman et de son personnage central, George, qui de la France s’en va retourner dans ce pays continent qui l’a vu naître. Mais il veut arriver là bas préparer et même sur place, il entreprend des recherches pour connaître tout ce qui compose l’histoire australienne et sa civilisation, aborigène d’abord, coloniale ensuite et ce qu’il en est maintenant. Quelle belle opportunité à travers les connaissances qu’il accumule d’en savoir nous aussi. Il y a un seul risque avec cette lecture, de se taper le premier avion en partance, tellement il nous donne le goût de vivre à notre tour de vivre l’expérience dans ces contrées si chargées d’exotisme.

La baie de la rencontre. Emmelene Landon. Gallimard 215p. 


 


 

Vivre au Daghestan

République russe du Caucase, le Daghestan est voisin de la Tchétchénie. Pour nous occidentaux, c’est bien loin, et avouons-le tout de go, nous ignorons tout des mœurs et coutumes locales. Pour s’en faire une idée, allez donc vous procurer ce très beau roman d’une native du coin, Alissa Ganieva journaliste et critique littéraire et qui vit à Moscou. Son roman, La montagne du festin nous transporte dans cette région montagneuse. Ses personnages sont à cheval historiquement dans l’ère post soviétique, mais cet intermède de liberté historique est assombri par la montée de l’islamisme. Eh bien quand on est jeune et qu’on a des aspirations on étouffe dans ce carcan. Les filles par exemple se font donner des leçons de morale par leurs semblables car elles ne se conforment pas aux nouveaux diktats de l’islam conquérant. Mais en même temps on se rend compte que les besoins fondamentaux des individus, où que l’on soit, sont les mêmes.

La montagne du festin. Alissa Ganieva. Gallimard 276p.   


 


 

Une biographie des plus fascinantes

Maud Simonnot est éditrice chez Gallimard et pour la première fois de son existence publie un livre. Pas n’importe lequel, une biographie. Et pas de n’importe qui, celle de Robert McAlmon. C’est un américain du début du siècle dernier, venu du Minnesota. Qui va un jour rencontrer une femme qui porte un nom. Mais qui en réalité en cache un autre, celle d’être la fille de l’homme le plus riche d’Angleterre. Et l’original de l’affaire c’est que c’est une lesbienne qui sort avec une bisexuelle. Pour masquer sa véritable orientation et sauver les apparences dans une société victorienne,, les deux  McAlmon et elle, décideront de faire un mariage en blanc. Et dans l’entente, elle reversera chaque mois à son mari une large partie des redevances que lui octroi son richissime papa. Et notre Robert d’aller s’installer à Paris dans les années vingt où il se fera éditeur et écrivaillon. Il mettra sa propre fortune au service de la littérature. Et comme il écrivait rapidement comme un sténographe, il aidera James Joyce a avancer dans son manuscrit. Le couple fantoche qu’il forme avec sa femme se terminera par un divorce. Il héritera de quelque chose comme quinze mille dollars. Mais lui-même, à l’abri du besoin sombrera dans l’autodestruction. Il aura sans doute de la difficulté à vivre avec sérénité sa propre bisexualité. Il boira tout ce qu’il trouvera sur son chemin. Un alcoolique fini qui mourra dans son état natal. Il aura été au cœur de la mouvance de la Rive Gauche des années folles. Salutations respectueuses à la biographe qui fait revivre sous nos yeux cette vie hors de l’ordinaire.

La nuit pour adresse. Maud Simonnot. Gallimard 251p.   


 


 

Une femme libre dans un Iran au devenir islamiste

Parisa Reza raconte l’Iran du coup d’État de 1953 chassant Mohammad Mossadegh jusqu’à la chute du Shah d’Iran en 1979. Mais pour ce faire, il prend le biais du roman à travers la vie d’une jeune femme, Elham, qui a été élevée seule par son père, suite à la mort de sa femme. Et il a éduqué sa fille à la moderne. Qui tombera amoureuse d’un homme, fils d’un général de l’armée de l’air et partisan du Shah. Mais il ne pourront pas vivre leur amour en toute quiétude car les soubresauts de la politique, viennent assombrir cette romance. Les islamistes gagnent du terrain et provoqueront l’exil du Shah. Comment vit-elle tous ces bouleversements ? Vous le verrez dans ces pages qui restituent l’agitation d’alors et qui nous aident à comprendre la marche du monde actuel.

Le parfum de l’innocence. Parisa Reza. Gallimard 296p.     


 


 

Arthur Buies, un libre-penseur du Québec à explorer

Les plus âgés se souviendront de quelques épisodes des Belles Histoires des Pays d’En-Haut à la télé, où on voyait le comédien Paul Dupuis prendre la peau d’Arthur Buies  (1840-1901) qui avait souvent des échanges musclés avec le curé Labelle le colonisateur des Laurentides. En réalité, le premier anticlérical radical, avait été conquis par les entreprises du second. Et pour la petite histoire c’est le prêtre qui parviendra à la ramener dans le giron de l’Église et faire drastiquement sa consommation d’alcool. Car c’était sans doute sa façon de noyer le fait qu’il ne devait pas être facile d’être libre-penseur au Québec verrouillé par l’église ultramontaine. Célibataire endurci (il se mariera à 47 ans et aura 5 enfants) ce journaliste à la lucidité chronique était visionnaire quand il disait que le danger de la survivance de la langue française était d’être baigné dans une mer anglophone. Étrangement, il sera un promoteur des droits de la femme et dans son journal La Lanterne il écrira ceci « L’homme ne sera libre que lorsque la femme sera émancipée » ou bien « Moi j’aime passionnément les femmes, c’est pourquoi je suis heureux de toutes les occasions d’en dire du mal »  On croirait entendre Sacha Guitry, réputé amant des femmes avec ses cinq mariages et qui aimait faire de l’ironie. Si vous voulez découvrir ce personnage singulier une belle occasion vous est offerte par la publication de sa correspondance, un travail remarquable que l’on doit à Francis Parmentier qui a déjà publié jadis les « Chroniques » de Buies. Nous avons donc ces lettres presque toutes inédites. Du bonbon pour des esprits éclairés. Ce pamphlétaire était loin de pratiquer la langue de bois comme vous allez vous en rendre compte.

Correspondance. Arthur Buies. Édition préparée et présentée par Arthur Buies. Lux 388p.   


 


 

Sous l’ère Duvalier

Fabienne Josaphat est haïtienne d’origine et vit à Miami. Elle nous offre un roman de toute puissance A l’ombre du baron qui se déroule sous la dictature de François Duvalier que l’on surnommait Papa Doc ou encore Baron samedi, d’où le mot dans le titre de son ouvrage. Et comme dans les guerres ou les dictatures, vous avez là l’exaltation du meilleur comme du pire chez l’homme. Ainsi un chauffeur de taxi, va aider un opposant à s’enfuir, en dépit des menaces de sa femme qui veut le quitter en raison de ce quelle qualifie d’imprudence. Le frère du chauffeur, un avocat en renom sera arrêté et conduit à Fort Dimanche où l’attend l’exécution. Comment vivre dans un tel climat de terreur ? On savoure ces pages qui décrivent à merveille ce que fut ce régime infâme.

A l’ombre du baron. Fabienne Josaphat. Calmann Lévy 280p.    www.calmann-levy.fr


 




 

Facebook et les réseaux sociaux pour les nuls

Il va sans dire que la collection « Pour les nuls » véritable encyclopédie du savoir contemporain, ce devait de ne pas passer sous silence l’univers des réseaux sociaux. On réédite Facebook pour les nuls de Carolyn Abram. Cette plateforme s’est imposée au point que maintenant elle est devenue un incontournable pour qui veut avoir sa vitrine. Maintenant toutes les entreprises, petites et grandes ont leur site Facebook. Et l’auteure est bien placée pour traiter de son sujet car elle a été chef de projet pour Mark Zuckerberg le créateur du site et à qui l’on doit bien des fonctionnalités. Elle nous dit tout sur la confidentialité des données et l’organisation au quotidien. Et il est bien sûr largement question des « amis » du genre.

Puis Yasmina Salmandjee et Paul Durand Degranges nous arrivent avec Les réseaux sociaux pour les nuls. C’est une exploration de dix des plus grands réseaux du genre, d’où cette mise à jour. Eux aussi traitent évidemment de Facebook. En début d’ouvrage vous avez un rappel de l’historique des réseaux sociaux qui rappelle que toute invention procède d’un besoin. En fin de lectrue vous saurez tout sur les Google+, Twitter, Lindekin, You tube et Instagram. A ce jour c’est l’outil de vulgarisation le plus réussi.


 


 

Programmation Arduino pour les jeunes de 8 à…80 ans!

Sur la couverture de Super projets Arduino l’adolescente Sylvia affiche une mine angélique, mais en réalité c’est une « bolée » de première qui a son site sur You tube et qui prend son plaisir à aider les jeunes à se lancer dans la programmation avec une carte Arduino. Le cofondateur d’Appel, Steve Wozniak est si impressionnée par cette jeune fille qu’il a dit qu’il la suivrait partout. Ce qui est peu dire. Dans ce petit album elle nous propose des projets qui semblent abrupts quand on regarde les graphismes, mais dont elle se joue habilement et nous fait partager généreusement ses connaissances.

Super projets Arduino. Sylvia. First 40p.    www.editionsfirst.fr


 




 

Le coin Miam Miam

On ne dira jamais assez quelle contribution la célèbre Sœur Angèle a apporté au Québec dans la diffusion dans de l’art de bien manger. Et bientôt dans le club des octogénaires, elle lance coécrit avec Rosette Pipar « Merci Mamma » qui a fait l’objet d’un lancement mémorable qu’on n’est pas près d’oublier. Et ce en présence du Consul d’Italie à Montréal. Qui dans sa brève allocution, a rappelé que même à l’ère du fast-food, les italiens cultivent encore le plaisir de se retrouver ensemble autour d’une table. Ce lancement était si réussi que pour preuve, on a à peu près vu personne scotché sur leurs téléphones intelligents, ce qui maintenant est un exploit. C’est qu’il y a vait tellement de quoi boir et manger, célébrer la vie quoi! On dira, quoi un autre livre de recettes ? C’est bien davantage. Rapporté par Rosette Pipar qui traduit merveilleusement ces beaux sentiments,  on trouve, outre les recettes maternelles ou patrimoniales de la Vénétie son coin de pays, une part du vécu de la religieuse. On connaît ainsi le terreau qui a bercé ses premières années. La guerre et ses effets corollaires dévastateurs. Comment la famille a migré au Québec avec presque rien en pioche, contrairement à ce qu’ont colporté des bouches malveillantes. Animée par sa Foi religieuse et sans jamais perdre de sa nature volontaire, la jeune Angiola Rizzardo, son véritable nom, elle a gravi les échelons pour devenir une sorte d’institution. Côté cuisine, si elle tient de l’ange, elle est démoniaque pour ce qui est de nous faire succomber à la tentation du péché de gourmandise avec ce mijoté de morue séchée, ces pâtes à la ricotta et citron, des délicieuses poires au vin blanc et quoi encore. Et saluons l’éditeur Marcel Broquet pour le soin mis à la qualité graphique de l’ouvrage, à la hauteur de son sujet.

Aux éditions marie claire Vincent Amiel en compagnie de la diététicienne-nutritionniste Solveig Darrigo-Dartinet y vont de 40 recettes expressément pour donner du bon carburant aux sportifs en tout genre. Car pour dépenser des calories, faut-il encore absorber les bonnes. Dans 100% énergie on trouve des plats pour l’ensemble assez simple d’exécution, que l’on pense à la salade légumes rôtis, le gratin de carottes épicé, le poulet aux lentilles.

Chez First dans la collection « les meilleures recettes illustrées », deux petits livres, mais vraiment petits, qui tiennent dans la paume d’une main, mais ce n’est pas le contenant qui importe plutôt le contenu. Carole Nitsche avec Cuisine végétarienne et Héloïse Martel et ses Desserts simplissimes. En commun, beaucoup d’originalité pour les blasés qui croient avoir tout bouffer ici bas, comme cette tarte au roquefort et aux amandes dans le premier livret, et le gratin de cerises dans le second. Deux beaux fleurons qui viennent enrichir la bibliothèque de votre cuisine.


 


 

Devenir architecte Minecraft

Jadis, aux garçons on offrait des jeux de Meccano en espérant qu’ils développent un goût pour l’érection de bâtiments. Maintenant, ère numérique aidant, on peut édifier des constructions avec simplement l’aide de la souris en MAC ou PC, et ça vaut autant pour les filles que les garçons. Et la technique utilisé est Minecraft qui a recours à des blocs de deux natures, survie ou créatif. Pour ceux qui voudraient s’y mettre il y a, conçu par l’équipe d’origine de la collection « pour les nuls » sous la direction de Sarah Gutals « Construis ta ville Minecraft ». Aux éditions First comme de raison. Et chez 4D4 Stéphane Pilet lance Apprends à construire ton bateau dans Minecraft. Ce sont des ouvrages basiques, mais pour le reste, l’imagination demeure le lot de l’utilisateur.


 


 

L’électronique cours 101

L’électronique est à la base d’une foule de composantes qui activent l’industrie sous bien des formes et aussi pour la domotique et quoi encore. C’est un domaine très vaste que circonscrit très bien Cathleen Shamieh ingénieure du domaine. Son expertise est très recherchée, notamment dans les laboratoires d’électronique médicale. Si l’infiniment petit des transistors, des condensateurs et des circuits électroniques vous intéresse, elle nous fait partager son côté didactique de la chose dans L’électronique pour les nuls. On apprend un tas de choses allant de l’assemblage des circuits à l’utilisation du multimètre.

L’électronique pour les nuls. Cathleen Shamieh. First 463p.   www.pourlesnuls.fr


 


 

Roman accompli

Véronique Marcotte ne fait pas mystère qu’elle est une criminologue frustrée. Qu’importe. On a peut-être perdu une spécialiste de la criminalité, mais on a gagné de surcroît toute une romancière qui sait menée une intrigue tambour battant. Et elle le prouve superbement dans son sixième roman au titre singulier De la confiture aux cochons. Qui narre des cas de disparition. Y a-t-il quelque chose de plus troublant de ne plus avoir de nouvelles d’un proche. Un véritable cauchemar. L’écrivaine joue bien de toutes les cordes de son instrument sur ce thème effrayant. Ceux qui décernent des prix littéraires auraient intérêt à regarder un peu de son côté.

De la confiture aux cochons. Véronique Marcotte. Québec Amérique 190p.   www.quebec-amerique.com


 




 

Photographier puis bonifier vos photos

Chez l’éditeur First, deux ouvrages qui touchent, le premier à la photographie, c’est La photographie numérique pour les nuls de Julie Adair King et le second qui viendra parfois compléter le travail du premier Photoshop Elements 15 de Bernard Jolivalt. Pour ce qui est du premier, il ne faut pas penser que la photographie faite à partir de vos bidules numériques intelligents facilite le travail, au point de ne plus avoir besoin de formation technique. L’œil du photographe s’appuiera toujours sur une bonne connaissance de la luminosité ambiante et de la maîtrise de l’exposition. Ce que démontre magistralement la professeure émérite. Dans cet ouvrage il y a un chapitre sur la correction et l’embellissement avec Photoshop Elements. Mais pour approfondir au mieux, nous recommandons le titre de Jolivalt qui au moyen de graphismes et de photos modèles va plus loin encore dans l’étude du procédé. Avec des maîtres du genre, il vous est presque impossible de rater un cliché.


 




 

Le coin santé physique et psychique (1)

D’abord deux titres chez Érès. Le premier Se doper pour travailler un essai en collectif sous la direction éclairée de Renaud Crespin, Dominique Lhuilier et Gladys Lutz. C’est l’illustration navrante et la conséquence de la détresse au travail, où des travailleurs, pour supporter les cadences au boulot et le souci de sans cesse performer, ont recours à des produits drogues ou alcools. Un phénomène inquiétant. Auparavant on s’attachait plus à blâmer le comportement plutôt d’en saisir la cause. Et l’essai regorge de cas types, comme ce personnel naviguant qui en zone aéroportuaire, qui se met à l’écart pour fumer un joint. Il n’y avait pas eu beaucoup d’ouvrages se consacrant à cette problématique exponentielle. Les employeurs et spécialistes en ressources humaines sont particulièrement invités à en prendre connaissance pour mesurer les impacts de leurs politiques du travail sur le moral de leurs subalternes.

Autre essai de grand intérêt, Enseignants et éducateurs face au handicap de Sandrine Amaré et Philippe Martin-Noureux. En clair, on veut que les professeurs et les éducateurs spécialisés, ne fassent plus chambre à part, mais qu’ils travaillent en commun dans le seul de concourir au projet éducatif des jeunes qui leurs sont confiés, et qui présentent des cas plus lourds. Par exemple, les éducateurs n’ont pas de leur côté cette culture de sanction qui existe chez les enseignants généraux. Il leur est difficile de punir un élève en difficulté d’apprentissage. Et pourtant il serait de bon ton de le faire afin de faire progresser l’enfant. En somme on prône une culture en commun.

Professeur émérite du département de philosophie de l’Université de Montréal où il a enseigné durant quatre décennies, Maurcie Lagueux n’est pas inactif pour autant, bien au contraire. Le voilà qui nous présente Tout en même temps agnostique et croyant aux éditions Liber. Le postulat de départ de l’auteur est qu’un individu agnostique et rationnel peut-être croyant et pratiquant sans que ce ne soit incompatible. Et deuxième credo qui est le sien, que la foi n’est en rien un savoir. De longs passages sont consacrés au savoir avec des fulgurances d’une grande lucidité, telles la difficulté de dire ce qu’est une personne humaine, encore moins ce qu’est une divinité. Et comment dès lors accepter la notion de Sainte Trinité. Grand respectueux des autres, il invite à ne pas discréditer les croyants. Un ouvrage qui interpelle beaucoup le lecteur, d’autant que le sujet des religions est d’une si terrible actualité.

Ginette Blais  a la double casquette de coach et d’astrologue. Elle sait à quel point l’interprétation des rêves en fascine plus d’un. C’est pourquoi elle lance Le rêve et son pouvoir de transformation assortie d’une analyse complémentaire du rêve érotique. C’est aux éditions La Semaine. Pour tirer les conclusions qui sont les siennes, elle puise à traversa diverses sources qui sont aussi diversifiées que Freud, Jung, la mythologie grecque et la philosophie chinoise. En même temps, elle ne néglige pas une certaine spiritualité animiste qui elle, s’attache aux symboles que représentent certains éléments de la nature. Elle a des rapprochements assez singuliers, comme le rêve d’une partouze ne voudrait-il pas dire que nous sommes dans la crainte d’être jugé, souvent en raison d’une éducation sévère ? Vous serez étonnés de certaines associations d’idées.


 






 

Le coin santé physique et psychique (2)

Martine Veilleux n’est pas une de ces gourous qui se coiffent du titre de thérapeute et qui vous assènent des théories folichonnes. Diplômée en éducation somatique à l’Université du Québec à Montréal, elle enseigne la gymnastique émotionnelle depuis quinze ans. En gros, la gymnastique émotionnelle est cette réalité intérieure qui se démarque du corps objet. Et dieu sait si lorsque nous n’avons pas le moral rien ne va, engendrant souvent son lot de maux purement physiques. Et le catalogue est long. C’est pourquoi elle a consigné dans La gymnastique émotionnelle aux éditions de L’Homme, 35 exercices pour se réapproprier le corps par le biais de notre cerveau, ce fameux ordinateur génial que l’on maltraite tant.

Les deux livres qui suivent sont édités chez Béliveau. Régine Coicou est coach de vie. Elle a écrit les 6 clés essentielles pour attirer l’amour. Et d’office il faut s’aimer quand même soi-même pour attirer à soi Cupidon. Pour échafauder le portrait de qui nous sommes dans la perspective amoureuse, elle interpelle le lecteur avec des tableaux qui permettent de se juger soi-même selon sa propre échelle de valeurs. Question de voir si on est bon candidat à l’amour.

On l’a vu souvent à la télé, notamment sur le plateau de Denis Lévesque, elle s’appelle Mélanie Carpentier et a été victime de la traite des blanches dans l’univers des gangs de rue. Une esclave sexuelle en somme. Et elle a fondé la Maison de Mélanie qui vient spécifiquement en aide à ce type de victime. En ce moment elle entreprend des cours en criminologie et s’active énormément sur la place publique pour sensibiliser à cette problématique des filles vulnérables, en manque de confiance en elle qui se font embobiner par de petits voyous malveillants qui leur promettent la vie en rose qui prend très vite une coloration en noir. Elle raconte par où elle est passée elle-même dans Survivante d’exploitation sexuelle. Cette démarche soutient la cause de sa Maison de transition puisque pour chaque vente, un dollar sera versé à l’organisme.

Dans un autre univers, aux éditions de l’Éveil, Jo Ann Staugaard-Jones nous apporte une vision nouvelle du yoga, en utilisant 230 planches anatomiques en couleurs pour démontrer de quelle façon tel ou tel mouvement influe sur la musculature et le squelette. Des ouvrages semblables et de même facture ont été réalisés au sujet des exercices sportifs ou de gymnastiqu8e, mais rien n’avait été réalisé du genre pour ce qui est du yoga. Et il y en a des postures dans ce monde qui vise à rentrer à l’intérieur de soi. On se rend compte en observant les illustrations, que le yoga ne sert pas uniquement à se mettre ne mode zen, mais qu’il participe à la santé du corps physique. Le bénéfice est double.


 


 

Sur le choc post-traumatique militaire

Le choc post-traumatique chez les militaires est un phénomène dont on a pris conscience que depuis assez peu de temps au final. Si le cinéma a exploité la thématique comme dans « Coming home » en littérature assez peu. Marlène de Philippe Djian nous fait prendre conscience de cette dure réalité à travers deux amis qui sont des vétérans du conflit Afghan, Dan et Richard. Le romancier nous dit que le premier est en bonne voie de faire sa résilience, alors que c’est l’échec total dans le cas du second. Et ce qui vient attiser le tourment de cet être meurtri, c’est l’arrivée de la belle-sœur de ce dernier, Marlène, qui donne son nom au titre du livre. Il entrera en sa présence dans des rages incontrôlées. Djian tutoie l’excellence dans ces pages qui est un plaidoyer vibrant pour la paix.

Marlène. Philippe Djian. Gallimard 212p.   


 


 

A la recherche incessante d’un scientifique

Avec le Voyage de Lilya vous allez découvrir un excellent écrivain Stephan Abarbanell qui à la ville est directeur à Berlin de la station culturelle RBB. Il a choisi comme protagoniste, une femme nommée Lilya Wasserfall. On est en 1946 en Palestine. Elle est là au moment où l’échiquier politique au Moyen-Orient est agité. Il lui faut découvrir un scientifique dont on a perdu la trace, Raphael Lind. Certains le disent mort dans un camp d’extermination. Elle a des doutes. Sa traque va l’obliger à faire beaucoup de déplacements. En même temps qu’il y a cette recherche, c’est un pan de l’Histoire qui nous apparait, car l’Holocauste n’a jamais fini de lever des voiles sur des aspects méconnus ou volontairement cachés de cette période honteuse de l’humanité.

Le voyage de Lilya. Stephan Abarbanell. Denoël 550p.     www.denoel.fr


 


 

Un duo de hackers diabolique de l’ère numérique

S’il y a un roman très de notre temps c’est le deuxième opus de Sandra Lucbert « La Toile ». Vous ferez la connaissance de deux esprits troubles, Agathe Donner et Guillaume Thévenin, des virtuoses des médias sociaux qui s’emploient à occasionner des problèmes comme ce n’est pas permis. On sait à quelles extrémités se livrent les hackers. Le roman se présente non pas en chapitres, mais en parties subdivisées par des textes qui prennent l’apparence de courriels, un emballage que connaissent bien les usagers de la Toile. Mais y a-t-il une justice contre ceux qui violent la vie privée des gens ? Vous allez voir de quoi ça retourne.

La Toile. Sandra Lucbert. Gallimard 470p.   


 


 

Une célébration du noyau familial

Aux divorcés qui désespèrent de la vie matrimoniale, ou bien des célibataires qui craignent comme tout l’engagement et les compromis que suppose la vie à deux, il serait peut-être bon de donner une dernière chance au couple en parcourant De tes nouvelles d’Agnès Ledig. C’est un monsieur qui des mois plus tôt s’était présenté chez une femme, Valentine, par soir d’orage, question de se mettre à l’abri. Il était accompagné de sa petite-fille, Anna-Nina, un petit chérubin. Il semble que cette parenthèse a eu un effet, puisque l’homme retournera chez Valentine. A partir de quoi va se construire une nouvelle cellule familiale. L’optimisme est toujours bienvenu. Beaucoup de tendresse au menu. Vu comme ça, on voudrait tous trouver son ou sa partenaire de rêve. Et la femme de lettres possède la qualité de la beauté de la phrase bien construite, qui coule de source. Une véritable classe de maître en son genre.

De tes nouvelles. Agnès Ledig. Albin Michel 143p.  


 


 

Une chroniqueuse littéraire accro du camping

Chaque semaine on peut lire tant dans le Journal de Québec son port d’attache, que le Journal de Montréal, les comptes-rendus littéraires de Marie-France Bornais. Ce qu’on savait moins cependant, c’est qu’elle est une acro du camping et qu’à ce titre, en amoureuse du Québec, elle a parcouru la Belle Province, du nord au sud, d’est en ouest. En ramenant et en nous faisant partager ses bons tuyaux. Le Québec en camping va trouver un large lectorat, quand on sait le fort volume de québécois qui délaissent les agitations de la vie urbaine pour le simple désir d’entendre le son d’un grillon à l’état nature. Son guide fourmille de coups de cœur. Pour chaque lieu de villégiature vous avez des textes détaillés, fourmillants d’anecdotes avec les coordonnées pour prendre les contacts. Et la maison d’édition a trouvé un joli emballage graphique pour rendre les informations attrayantes.

Le Québec en camping. Marie-France Bornais. Les éditions de L’Homme 287p.     www.editions-hommes.com


 


 

Un drolatique observe les français à travers sa lorgnette

Au Québec on ne connaît pas trop Philippe Chevallier qui en France, est une sorte d’institution dans le monde de l’humour, au sein du duo qu’il forme avec son complice Régis Laspalès. Ils sont craquants. L’autre jour, sur le plateau de Vivement dimanche prochain que nous captons ici sur TV5 Monde, vous l’avez peut-être aperçu sur le célèbre divan rouge de Michel Drucker, entrain de faire la promo de son ouvrage Les français et moi. Eh, oui, nos chers cousins ont été examinés et de près tenez-vous le pour dit, par un observateur lucide en diable. Ce qu’il nous a fait rire ce dimanche là au petit écran. C’est que tout y passe, la notion d’écologie made in France, les nouveaux rituels des repas, les rapports de famille, etc. Parfois il a des flèches acérées, mais trempées dans la compassion. Car au fond, il aime énormément ses compatriotes, même s’ils peuvent être parfois chiants au possible. Il parvient à nous donner le goût de prendre le premier vol pour l’Hexagone pour vivre avec ces bipèdes uniques sur le globe. On est français ou on ne l’est pas. Douce France chantait l’autre.

Les français et moi. Philippe Chevallier. Flammarion 365p.   


 


 

L’immense contribution du Canada au monde entier

C’est connu, les québécois sont des « patenteux » souvent de génie, qui ont permis d’améliorer notre quotidien. Mais ils ne sont pas les seuls, les canadiens du reste du pays aussi. Et pour en souligner l’importance, deux auteurs David Johnston et Tom Jenkins ont cru bon de consigner dans un bel album intitulé Ingénieux tout ce que les nôtres ont inventé de génial. Ça va du clou en ville, au diagnostic des blessures (dans le domaine médical le Canada est hors pair), de la voiture à vapeur bien avant Henry Ford, les salles de cinéma, la messagerie bidirectionnelle et on en passe. A se demander ce qu’aurait été le monde sans nos créateurs inspirés. Ce livre inspire le respect. Et si le nom du premier auteur vous dit quelque chose, eh bien oui, il s’agit bien du Gouverneur général du Canada. Son coauteur est un entrepreneur qui a été à la tête de la plus grande compagnie de logiciels au pays. A leur façon ils veulent faire aimer le pays pour cette richesse d’invention dont, faut-il le reconnaître, nous ignorons tout. Vous prendrez un immense plaisir à savoir qui a fait quoi et dans quelles circonstances. C’est le plus bel hommage concret à rendre au pays à l’occasion de son 150ème anniversaire de la Confédération qui a donné naissance au Canada.

Ingénieux. David Johnston et Tom Jenkins. Les éditions La Presse 234p.     www.editionslapresse.ca

 


 


 

Une explosion dans un aéroport, seconde naissance d’un homme

Il s’appelle Julien Loiselle. Il se trouve à l’aéroport quand retentit une bombe qui va faire autour de lui des blessés, des morts déchiquetés, défigurés. Il s’en sort, mais en même temps, va s’opérer en lui une métamorphose, comme si cet attentat allait être le prétexte pour changer d’identité. Et c’est ce qu’il va faire en changeant carrément de nom pour se faire désormais comme Octave Damphousse. Mais échappe t’on de façon définitive à ce qu’on était jadis ? Est-on rattrapé par son passé ? Et comment vit-on une seconde vie à mitan d’une existence ? C’est la thématique de fond exploité par Louis-Philippe Hébert dans Un homme discret, cet écrivain bardé de distinctions, et méritées. Encore plus à la lecture de ces pages d’une si terrible actualité.

Un homme discret. Louis-Philippe Hébert. Lévesque éditeur 157p.    www.levesqueediteur.com


 


 

La version sombre de l’humanité présente

Si vous êtes de nature pessimiste et n’accordez aucun crédit à la race humaine, alors vous allez jubiler à parcourir Inhumaines de Philippe Claudel. Ses chapitres sont comme autant de petites nouvelles. Il y a des moments de grandes fulgurances comme ce chapitre ayant pour titre Noël en famille qui se termine en strip-poker sans aucune limite. Ou monogamie, alors que le protagoniste vient enterrer sa femme avec à son bras, celle qu’il a aussitôt trouvé pour la remplacer. C’est cru, monstrueux même. Beaucoup des lecteurs sont sortis choqués, pourtant fans de Claudel. Peut-être est-il trop hyper réaliste et qu’on ne veut pas se regarder dans ce miroir où on voit la part du diable en nous. A tout le moins, notre époque est désabusée et où l’ennui a généré la dette. Ah oui, il est question des banques. Vous allez vous défouler c’est garanti.

Inhumaines. Philippe Claudel. Stock 13op.    www.editions-stock.fr


 


 

L’héritage linguistique des arabes dans la langue française

Jean Pruvost est un amoureux des mots comme il s’en fait peu. Chez l’éditeur Jean-Claude Lattès il a publié il y a trois ans le Dico des dictionnaires. Il persiste et signe avec Nos ancêtres les arabes, ce que notre langue leur doit. Et quelle influence. On apprend qu’après l’anglais et l’italien, c’est la langue arabe qui a le plus influencé la lexicographie française, rien de moins. Et il nous sert 400 exemples fouillés qui témoignent d’une rare érudition de son champ de prédilection. Ainsi le mot moka, vient de la ville portuaire de Moka au Yemen, d’où partait le café d’Arabie. Chose assurée, vous sortiez de cet ouvrage infiniment plus intelligent que lorsque vous êtes entrés.

Nos ancêtres les arabes, ce que notre langue leur doit. Jean Pruvost. JC Lattès 313p.     www.editions-jclattes.fr


 


 

Une biographie exhaustive de Raoûl Duguay

Sans conteste, Raoûl Duguay est inclassable, poète, artiste visuel élève du Frère Jérôme, auteur-compositeur-interprète, c’est un touche à tout qui a abordé chaque discipline avec cet esprit du merveilleux qui est celui de l’enfance qui ne l’a jamais quitté. Sans être une icône, il fait partie du paysage artistique québécois avec une chanson fétiche qui le suit depuis toujours La Bittt à Tibi. Afin de mieux cerner rien de moins qu’un personnage, il aura fallu qu’il se raconte en collaboration avec la thérapeute en relation d’aide Louise Thériault. Ses souvenirs ont pour titre, l’arbre qui cache la forêt. On pourra conclure que la grande force de Duguay c’est qu’il ne s’est jamais dénaturé et qu’il a toujours fait sa vie comme il l’entendait, ce qui en soi est un exploit.

L’arbre qui cache la forêt. Raoül Duguay. Éditions du Cram 479p.    www.editionscram.com


 


 

Ascension et chute d’une écrivaine

Tuer la poule de Karine Glorieux devrait intéresser un large lectorat en raison de son histoire très forte. Il était une fois une écrivaine en renom qui avait pour elle toutes les composantes qui illustrent la carrière littéraire accomplie. Sauf que pour son malheur, surviendra dans sa vie une série de déveines, un malheur ne venant jamais seul comme on sait, qui va finir par la ruiner. Or, afin de se refaire une notoriété, elle va inviter avec malice ses rivales présentes, au cours d’un repas bien arrosé, avec pour arrière-pensée qu’elles perdent la vie. Oh la vilaine. Et que ce drame alimente sa dernière ponte et lui assurer un retour en force. Va-t-elle réussir son plan diabolique ? Nous vous laissons le découvrir. Vous n’allez pas ennuyer, car au fond on aime bien les monstres…sur papier.

Tuer la poule. Karine Glorieux. Québec Amérique 291p.  


 


 

Toujours écouter l’enfant en soi

Imaginez un instant que vous êtes dans la trentaine et qu’il vous prend à un moment donné d’appeler à la maison familiale. Et qui se trouve au bout de la ligne à vous répondre ? Vous-même mais…enfant! C’est exactement ce qui va se produire dans Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto avec cet exercice de style assez déroutant. Mais s’il prend ce moyen surréaliste pour en faire la toile de fond de son roman surréaliste, c’est pour accentuer plus fort le message qu’on doit toujours écouter l’enfant à soi. Car le merveilleux avec les enfants, contrairement aux adultes pétris de convention, c’est qu’ils sont sans filtre, spontanés. Évidemment une situation semblable ne nous arrivera jamais, mais si on s’écoutait réellement un peu plus.

Quelqu’un à qui parler. Cyril Massarotto. XO éditions 265p.   www.xoeditions.com


 


 

Comment attirer une parisienne en Nouvelle-Zélande

Écrire à l’élastique est un titre intriguant mais ne vous attachez pas trop à ça, c’est plutôt quelque chose de symbolique, comme une métaphore. C’est ce qu’a choisi le duo Nicolas Fargues et Iegor Gran dans ce qui est considéré comme un roman épistolaire. Les deux ont le sait publient depuis quinze ans chez le même éditeur P.O.L. et ont attiré à eux un lectorat fidèle qui a eu raison de les adopter, car les deux potes manient bien le style, particulièrement l’autodérision. Le premier se trouve dans ces pages en Nouvelle-Zélande en résidence d’écrivain. Il s’ennuie un peu de Paris, surtout la rentrée littéraire et ses rituels. Mais ce qui le tirerait de son ennui, et c’est obsessionnel, c’est de parvenir à attirer Léonor, une de ses conquêtes d’un soir, là où il se trouve. Un vrai toqué d’autant que la belle l’avait planté là au lendemain de leur aventure et qu’elle a son mec attitré en France. Et le second essaie de le ramener à la raison, tout en étant envahi par une libido qui le taraude. C’est présenté comme une correspondance. Vous vous amuserez beaucoup.

Écrire à l’élastique. Nicolas Fargues et Iegor Gran. P.O.L. 222p.  


 


 

Sur les mérites de la rébellion

Le regretté Stéphane Hessel qui a fait un carton avec sa plaquette intitulée « Indignez-vous » aurait adoré s’il vivait encore Relever les déluges de David Boc. Ce sont quatre histoires pour le prix d’une, qui se déroulent de 1201 à 2002, de Palerme à Marseille en passant par Saint-Jean-du-Désert et Tolède. Des hommes qui ont en dénominateur de remettre en question les poncifs de l’existence. Qu’on soit au Moyen Âge ou au XXIème siècle il est salutaire de voir des personnages comme les siens qui collent à l’idéal de Liberté, égalité et fraternité, même si parfois il y a des manquements. L’écrivain qui vit en Suisse rend au passage une salutation à la solidarité masculine.

Relever les déluges. David Bosc. Verdier 91p.    www.editions-verdier.fr


 


 

La tante Chantal vient le garder

Simon Boulerice est un écrivain orchestre qui se multiplie de bien des façons et toujours avec un souci de qualité dans ce qu’il entreprend. Le voici dans un imagier assez tendre sur des illustrations d’Émilie Leduc qui se passe à la belle saison. Une de ses tantes, Chantal va venir passer quelques semaines avec lui pour le garder, pour donner un répit à sa sœur, mère du protagoniste. Les deux femmes sont totalement aux antipodes. Mais on se respecte tout de même. Le petit Simon en a gardé une certaine nostalgie qu’il exprime dans ces pages. Et qui rappellera peut-être des souvenirs doucereux à d’autres. Car même si certain sortent leur revolver dès qu’on évoque le mot famille, n’empêche qu’on a toujours eu une tante qui a échappé à notre courroux en raison de son capital affection.

Mon cœur pédale. Simon Boulerice et «Émilie Leduc. La Pastèque 103p.  


 


 

Cours d’échecs 101

Le jeu d’échecs a des millions d’adeptes dans le monde. Mais à l’ère numérique, la frénésie des textos laisse t’elle la place à ce noble jeu qui fait appel à toutes les ressources de notre cerveau ? On espère que non. En tout si vous souhaitez vous y mettre, le meilleur guide qui soit est Jouez aux échecs de Claire Summerscale qui nous dit tout ce jeu qui vient de temps immémoriaux. D’ailleurs, on apprend que bien des pays ont revendiqué son invention, Chine, Perse, Inde etc. mais qu’en réalité on ne sait plus où ça remonte tellement ça se perd dans la nuit des temps. Bien illustré, elle nous dit tout ce qu’il faut savoir avant de commencer à affronter un adversaire.

Jouez aux échecs. Claire Summerscale. Broquet 72p.    www.broquet.qc.ca


 


 

La terrible Lila

Janine Boissard semble se faire une spécialité des histoires de familles et des squelettes dans le placard. Elle nous a donné par le passé « L’esprit de famille ». Il est vrai que la vie de famille est un creuset inépuisable pour qui cherche de la matière à un roman. La lanterne des morts nous montre deux sœurs, Lila, qui a des ambitions démesurées pour une fille du Périgord noir et sa sœur cadette, Adèle. Un jour, au cours d’un repas familial, lur mère mourra foudroyé par l’absorption d’un aliment dans lequel se trouvaient des baies de cytise qui lui sont interdites au plan médical. Qui a bien pu les incorporer au menu ? Des soupçons pèsent sur Lila. Qui va être en quête riches mariages. D’autant que son premier époux, nanti, est mort d’une crise cardiaque. Ensuite elle jettera son dévolu sur un autre qui lui, est amoureux d’Adèle. Vous verrez à quels manœuvres Lila va se vouer pour empêcher cette union. Ah les jolies familles. Le dernier chapitre vient trop vite, tellement on prend plaisir à prendre conscience de la vraie nature des êtres que l’on croit connaître.

La lanterne des morts. Janine Boissard. Fayard 348p.  


 


 

Un nouvel épisode du commissaire aux morts étranges

Olivier Barde-Cabuçon n’est à son meilleur que dans ce XVIIIème siècle qu’il chérit tant. Et il a trouvé dans son terrain de jeu favori, la cour de Versailles, matière à la dernière intrigue de sa saga du commissaire aux morts étranges. Une mort macabre dans les recoins des jardins de l’immense parc, met à contribution le chevalier de Volnay et un moine qui exulte quand le mal est présent. Qui a pu bien commettre ce crime et ceux que l’on pressent ? Et les regards se tournent cette fois du côté de la noblesse. Car un cercle de ceux-ci s’amusent à briser les interdits dans des parties fines où toute morale est bannie. Le moine et le singe-roi recèle tous les ingrédients pour vous garder captifs tout au long des chapitres.

Le moine et le singe-roi. Olivier Barde-Cabuçon. Actes Sud coll. Actes noirs 330p.     www.actes-sud.fr


 






 

Le coin santé physique et psychique (1)

Le Dr. Frédéric Saldman est le médecin que nous souhaiterions tous avoir quand nous sommes accablés de petits et grands bobos. Il est sans doute iconoclaste au sein de sa confrérie en France, car il a un credo qui figure sur la couverture de son dernier livre Votre santé sans risque chez Albin Michel qui est que « vous petes une force de la nature sans le savoir » ce qui suppose un certain éloignement de l’industrie pharmaceutique à laquelle tant de disciples d’Esculape sont assujettis. Nous l’avons vu sur les plateaux de Vivement Dimanche avec Michel Drucker et celui de Denis Lévesque. C’est un communicateur hors pair qui nous invite à écouter notre corps. Son bouquin comporte des dizaines de petits trucs pour améliorer son bien-être corporel et mental. Comment pisser, siffler, tenir son oreiller, croiser les jambes,. Donner la fessée au lit (oui, oui). Il est totalement détonnant. Et c’est loin d’être un hurluberlu, car ses « trouvailles » sont appuyées sur les dernières avancées de la recherche médicale. A lire sans faute.

Les deux prochains titres sont aux éditions de L’Homme. Isalou Beaudet-Regen lance La magie du matin avec une préface, rien de moins que celle de Marc Levy. Cette philosophe et plasticienne était une ancienne couche-tard. Et puis elle a fait un virage à 180 degrés pour devenir une « matinophile » comme elle se plait à se décrire, donnant elle-même des coups de pied au coq pour qu’il s’active, façon de parler bien sûr. C’est qu’elle a trouvé des vertus à se lever tôt. Et ce livre est de bon conseil pour ceux qui n’ont pas le choix de devoir se lever à bonne heure ou qui ont une horloge biologique qui s’accorde mal des petits matins, dont les réveils sont autant de tortures. Entre autres conseil dispensé, de cesser cette pratique d’avancer le réveil matin de demi-heure en demi-heures pour gagner du repos. C’est tout le contraire qui se produit, ce geste contribuant à nous fatiguer davantage, brisant totalement les cycles circadiens

Emily Esfahani Smith est une journaliste qui publie surtout dans la presse montréalaise. C’est une ressortissante montréalaise. Elle a voulu apporter sa contribution auprès de ceux et celles qui peinent à donner un sens à leur vie, obnubilés qu’ils sont par la quête du bonheur. A la recherche du sens perdu s’appuie sur quatre piliers qui sont, l’appartenance, la raison d’être, l’art du récit et la transcendance. C’est un essai d’une rare densité avec moult références puisées à diverses sources. En soutien à ses enseignements, elle émaille son propos par des études de cas d’espèce comme c’est souvent ce qui se passe avec la littérature américaine en croissance personnelle.

Enfin aux éditions Fides, on revient sur un temps fort du Concile Vatican II alors qu’en 2015 on célébrait le 50ème anniversaire de la déclaration Nostra AEtate concernant l’Église et les religions non chrétiennes. Un grand chambardement dans la Sainte Église où on proclamait haut et fort jusque lè qu’hors d’elle il n’y avait point de salut. Et on se souviendra comment historiquement elle a démonisé les juifs coupables à perpète d’avoir mis à mort Jésus. Cette même année 2015 il y eu deux colloques à Montréal et à Québec, le premier rappelant la commémoration de la déclaration, tandis que l’autre porta sur les relations entre juifs et chrétiens avec un regard sur la réalité canadienne. Jean Duhaime ancien professeur à la faculté de théologie de l’Université de Montréal et actuel vice-président du Dialogue judéo-chrétien de Montréal et éditeur francophone du site Jewish Christian Relations et Gilles Routhier professeur d’ecclésiologie et de théologie de l’Université Laval et spécialiste de Vatican II font le bilan de ses actes.


 




 

Le coin santé physique et psychique (2)

Il s’en publie des titres chaque mois, et certains sont d’une très grande utilité pour nous aider à mieux vivre. Prenons le cas de la journaliste économique à La Presse, Isabelle Ducas qui nous propose ses Histoires de fric inspirées par ses chroniques. Elle veut nous inculquer une culture de saine gestion face à l’argent, théâtre de bien des dérives. Tout y passe, du dépensier au radin, de ceux qui comptent sur la plus-value de leur maison pour vivre en mode endettement faute de réels revenus d’emploi stable. Et elle nous présente bien des cas, dans lesquels on se reconnaîtra sans doute. Les problèmes sont exposés, les solutions aussi. C’est le genre d’ouvrage qui devrait figurer au programme scolaire de niveau secondaire afin de préparer nos jeunes à entretenir un bon rapport avec l’argent. Cela éviterait des inconvénients à bien du monde. Aux éditions La Presse.

Les deux prochains titres sont édités chez Québec-Livres. Marie Montpetit signe Qui suis-je ? Un titre opportun car même adultes, tellement de gens sont encore à la recherche d’eux-mêmes, parvenant à peine à s’identifier. Car à force d’éducation imposée on en est arrivé à se dénaturer. Cette thérapeute veut rassembler les morceaux de notre puzzle. Et se connaître, elle nous prévient ça peut faire peur. Ça explique peut-être la raison pour laquelle on hésite à forer trop profondément de peur de faire ressortir des choses pas trop intéressantes sur sa personne. Mais l’exercice en vaut la peine.

 L’ADN de Lyne Laliberté est d’être altruiste. Le bonheur des autres tout comme le sien, l’occupe tout entière. Elle a aussi beaucoup lu sur le sujet. Cette professionnelle en marketing relationnel a décidé de colliger la somme des réflexions qu’elle a tiré jusqu’à présent. Ça donne 44 facettes du bonheur. On sera surpris de l’entendre s’exprimer sur la vie de couple, elle qui a connu beaucoup d’échecs dans ses unions. Mais elle n’en est pas sortie amère et est prête à donner la chance à un duo de se former à condition dit-elle d’accepter un certain nombre de compromis, tout en préservant son identité.

Dis-moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu deviendras, serait un peu la tonalité de Votre santé d’abord de la naturopathe Joelle Jay aux éditions La Semaine. L’auteure est une figure médiatique car on l’a entendue durant quatre ans sur les ondes de Radio Ville-Marie. Avec elle on peut faire son épicerie sans stress à partir du moment où on connaît les fondamentaux de l’alimentation. Vous ne trouverez pas de régime amaigrissant dans ces pages, sinon une multitude de textes et d’encadrés, souvent des commentaires de spécialistes avisés du domaine. Bref, s’approprier une philosophie du bien mangé. Et on ne s’étonnera pas qu’elle consacre son premier chapitre à la santé de l’intestin, considéré comme le « deuxième » cerveau du corps humain et filtreur d’exception de tout ce qu’on ingère.
La couverture de Casser le moule de Séverine Tamborero chez Québec Amérique, ne manque pas d’accroche rle regard avec cette photo qui semble tirer des années folles où on aperçoit une femme avec des gants de boxe, tenter de s’en prendre à un rival masculin plus costaud qu’elle. C’est peut-être une image, mais l’auteure veut montrer que même de nos jours il existe des disparités entre les hommes et les femmes au quotidien de la vie sportive. Elle-même sait de quoi elle parle qui est coach en haute performance au sein de Tennis Canada. Au début de son opuscule elle brosse le portrait des préjugés et propose ensuite ses solutions.


 



 


Deux textes à lire d’une seule signés Anne Archet

Pour triomphe, dans l’érotisme littéraire, il faut beaucoup d’imagination sinon ça devient vite redondant. Est-ce que les éditions du remue-ménage le réalisent, mais ils sont en leur sein, une auteure virtuose en la matière, qui plus est avec un patronyme musical qui prête au jeu de mots, Anne Archet. Ce qu’elle a du talent, cinq étoiles, pour décrire par le menu à quoi peuvent se livrer les homos sapiens quand il est temps de faire la chose. Elle s’éclate avec bonheur dans Amants un petit opuscule où sont détaillées les 741 pénétrations qu’elle a répertoriées jusqu’à présent. C’est d’une drôlerie, d’autant qu’elle est dotée d’un sacré don de lucidité. Vous reconnaîtrez sans doute certains des mâles et leurs fantasmes, pour beaucoup débridés.

Et la même dame Archet fait jouer de son instrument mais cette fois du côté lesbien avec Le carnet écarlate ou en sous-titre « Fragments érotiques lesbiens ». Et que ce soit du vit ou de la chatte, qu’est-ce qu’elle sait apprécier les organes génitaux et leurs infinies ressources. Encore là c’est une réussite. Comme plus de gens sont bisexuels en définitive, ils prendront un plaisir équivalent à passer d’un titre à l’autre. Mallarmé ici à tort, la chair n’est pas triste.


 


 


Cinquième enquête du commissaire Jean Levigan

Des silences et des hommes est le cinquième opus de Carine Marret mettant en vedette son personnage fétiche le commissaire Jean Levigan. Cette fois son histoire est teintée par le climat qui est venue assombrir la Ville-Lumière au lendemain des attentats terroristes. Cette fois c’est un conseiller du ministère des Affaires étrangères, Amaury Vauban qui meurt foudroyé à Notre-Dame de Paris de ce qui semble être un empoisonnement. Et qui est mandaté pour élucider cette affaire ? Devinez qui. Eh bien notre cher commissaire apprécié pour son goût des lettres et esthète sera mis à contribution. Et il est en terrain de famille en sorte car il avait eu à enquêter sur la disparition du frère de la victime une décennie plus tôt. Notre romancière, sait tricoter dans le genre et nous promène dans bien des lieux et des climats, entretenant le mystère. Si vous avez lu les péripéties antérieures du limier vous serez encore conquis, sinon c’est une belle découverte à faire si vous êtes amateur de polars.

Des silences et des hommes. Carine Marret. Cerf 324p.     www.editionsducerf.fr

 


 


 


Premier roman à saveur romantique pour Carlotta Clerici

Elle est italienne, connue comme auteure pour le théâtre. Son nom Carlotta Clerici. Elle prend le virage de la littérature avec un roman qui va toucher les cœurs car il donnera espoir à tous ceux qui croient que notre monde numérique a complètement éradiqué les sentiments amoureux au profit du vivre dans sa bulle. Éloge de la passion dit tout dans ce titre. Passion d’une musicienne italienne, Matilde qui s’ennuie dans son ménage où la routine a pris le dessus sur la romance. Un jour elle va croiser Francesco et là, tel un chemin de Damas, elle sait que désormais ce sera son homme pour qui elle se donnera toute entière, sans réserve aucune. Nous nous trouvons dans l’exaltation totale. Le cœur a ses raisons que la raison ignore, le poète nous avait avertis.

Éloge de la passion. Carlotta Clerici. Denoël 398p.     www.denoel.fr


 


 


29 nouvelles comme autant d’études de la nature humaine

Si vous aimez le style de la nouvelle eh bien suivez notre recommandation, à savoir de vous procurer sans hésitation Hermine blanche de Noëlle Revaz. Elle a un regard sur le monde qui est bien à elle, s’inspirant du quotidien des êtres pour puiser ses matériaux nécessaires à la construction de ses nouvelles. Qui sont comme de petits croquis de ce que nous sommes avec nos grandeurs et nos petitesses. Prenez celle intitulée « Mon homme » qui montre bien à quel point la créature qui nous enflammait la veille ne représente plus qu’un pensum au quotidien, à qui il faut rappeler de prendre sans cesse sa douche. On est loin du romantisme. C’est ainsi que les hommes vivent disait l’autre.

Hermine blanche. Noëlle Revaz. Gallimard 278p.   


 


 


Houdini enquête à Berlin

On vous a dit beaucoup de bien dans ces pages du premier tome de cette saga Houdini magicien & détective de Viviane Perret « Metamorphosis » dans laquelle la romancière colle une autre vocation au célèbre illusionniste. On le retrouve en Allemagne où il est demandé pour divertir les invités du magnat de la Rühr, Herr Krupp. On le surnommait le roi du canon car il alimentait la machine de guerre du Kaiser tout comme les successeurs de sa famille soutiendront Hitler dans sa conquête de l’espace vital. Et parlant de l’empereur allemand, il est justement l’invité d’honneur de la soirée sélecte. Les hôtes vont alors mettre au défi Houdini de forcer la chambre forte du lieu, réputée inviolable. Aussitôt la requête exprimée, notre magicien va s’exécuter avec brio. Mais ce qui n’est pas prévu au programme, c’est qu’on trouvera le cadavre d’une femme. Mais comment a-t-elle pu se trouver dans ce réduit impénétrable. Une enquête commence alors. Et vous verrez comment Houdini parviendra à élucider l’affaire avec brio.

Le Kaiser et le roi des menottes. Viviane Perret. Éditions du Masque 278p.    www.lemasque.com


 


 


Comment ils sont devenus idéologiquement nazis

Johann Chapoutot professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne poursuit sa vaste étude sur la genèse de l’idéologie nazie. On se souviendra qu’en 2014 il nous a donné « La loi du sang : penser et agir en nazi ». Un peu dans la même veine il nous arrive avec La révolution culturelle nazie. Le titre est un peu trompeur au sens où on imagine qu’il s’agit d’un regard sur la politique du Troisième Reich en matière culturelle des arts et lettres. Il n’en est rien. Le mot culture ici est à prendre au sens de civilisation. L’essayiste démonte les mécanismes de l’idéologie hitlérienne qui voulait mettre fin à la décadence de la culture judéo chrétienne pour la remplacer par l’idéal germanique d’où selon leurs triturations de l’Histoire découlait l’idéal gréco-romain.

La révolution culturelle nazie. Johann Chapoutot. NRF éditions Gallimard 282p.    


 


 


Les enjeux de la publicité

Qui mieux que Claude Cossette peut parler de publicité, lui qui a fondé une des plus grandes agences de pub du Québec qui porte encore son nom. S’il bénéficie d’une retraite bien mérité, n’empêche qu’il regarde attentivement l’évolution de son monde et proclame encore que le métier de publicitaire est une chose excitante et il nous dit pourquoi dans un opuscule Affiche ta pub où il est beaucoup question du tempérament qu’il faut pour bosser dans cet univers et les règles éthiques à respecter si on veut jouir d’une excellente réputation. Et bien entendu des défis du numérique qui a changé la donne.

Affiche ta pub. Claude Cossette. Presses de l’Université Laval 124p.    www.pulaval.com


 


 


Les origines de l’anabaptisme

Neal Blough est professeur d’histoire du christianisme à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine et directeur du Centre Mennonite de Paris. On lui doit déjà des ouvrages qui font autorité tel « Christologie anabaptiste ». Il publie Les révoltés de l’Évangile qui est un retour sur l’action de Balthasar Hubmaier qui durant la Réforme, lui prêtre catholique, va se convertir au zwinglianisme, penseur d’une ecclésiologie protestante et prônant le baptême des adultes. C’est tout le conflit qui prévalait entre une Église catholique romaine largement critiquée et subversive et un désir de s’en affranchir. C’est l’origine de l’anabaptisme tel que vécu dans l’Empire germanique et la Confédération helvétique. On appréciera l’énorme bibliographie qui occupe la moitié de l’ouvrage qui sont autant de références pour qui voudra approfondir le sujet.

Les révoltés de l’Évangile. Neal Blough. Cerf 315p.


 


 


L’histoire de la créatrice de mode Marie Saint-Pierre

C’est une belle surprise, on ne s’y attendait pas. La biographie professionnelle en 30 tableaux de la créatrice de mode Marie Saint-Pierre racontée par Madeleine Goubeau. Un mot sur cette dernière. Diplômée de en journalisme de mode au London College of Fashion, elle enseigne à l’École supérieure de mode et étudie au doctorat en communication à l’UQAM. Elle est aussi chroniqueuse spécialisée en mode à l’émission « Les éclaireurs » sur les ondes d’Ici Radio-Canada Première. Elle écrit superbement bien d’une part, mais aussi on sent que son texte est précédé d’une importante recherche. En même temps qu’elle décrit la trajectoire de son sujet, elle situe une époque également. C’est de la grande biographie comme on n’en lit peu au Québec. On s’étonnera que bien que venant d’un milieu d’exception (le père de Marie Saint-Pierre est le médecin et restaurateur Champlain Charest, détenteur d’une des plus importantes caves à vin privée au Canada) on ne lui a pas mise cuillère d’argent dans la bouche à la naissance. Couturière et créatrice elle voulait devenir, elle le deviendra à la force de sa machine à coudre et de son immense talent. Et son côté frondeur aussi. Le livre est bourré d’anecdotes croustillantes. Et même si l’univers de la mode vous indiffère, la ténacité de cette artiste, car c’en est une, vous éblouira, et vous la fera davantage respecter. Notons au passage les photos soignées de Dominique Malaterre. Félicitions Québec Amérique pour avoir accompagné de ce beau  projet d’édition.

Maison Marie Saint-Pierre en 30 tableaux. Madeleine Goubeau. Québec Amérique.    www.quebec-amerique.com


 


 


Médecin et footballeur

Pour un parcours atypique c’en est tout un, joueur de football au sein de la formation des Chiefs de Kansas City, Laurent Duvernay-Tardif va entreprendre des études en médecine. Déjà que la conciliation travail famille est tout un défi pour bien des gens, imaginez de devoir pousser du ballon de façon professionnelle avec ce que ça comporte d’exigences, combiné à des études en médecine. Pierre Cayouette s’est intéressé à cette vie hors du commun. Petit-fils de l’ex ministre péquiste Guy Tardif, dans le cabinet de René Lévesque, il a vécu au sein d’une famille qui a toujours su intégrer la maxime d’un esprit sain dans un corps sain. En troisième année de médecine où les études prennent un tour plus sérieux, il a pu compter sur des accommodations de la faculté de médecine. Le livre est nourri d’histoires croustillantes, comme la fois où il a négocié un contrat au football sur Skype assis sur un bol de toilette. Hors norme ? Vous êtes en deca de la vérité.

Laurent Duvenrnay-Tardif l’homme le plus intéressant de la NFL. Pierre Cayouette. Flammarion Québec 187p.     www.flammarion.qc.ca


 


 


Le sort de la Terre se joue sur Mars

C’est que nous révèle Alex Alice dans la poursuite de sa saga BD de fiction Le château des étoiles avec le tome III « Les chevaliers de Mars ». Nous sommes non pas dans un monde futur comme ce devrait être le cas en anticipation, mais dans un grand bond en arrière, exactement en 1870 où Séraphin et ses mais reviennent de Mars. Et ils ont des messages à délivrer, dont un est que notre avenir de terrien se joue sur cette autre planète. Nos cosmonautes bien spéciaux vont loger dans un manoir breton, alors que leur engin spatial fait l’objet de convoitises et venant parfois d’esprits aux sombres desseins. Encore une fois, comme pour les deux premiers tomes, qualité du dessin et rythmique de la scénarisation font de cette BD un petit bijou du genre.

Le château des étoiles. Tome III Les chevaliers de Mars. Alex Alice. Rue de Sèvres 60p.   


 






 


Le coin Miam miam

Aux éditions de L’Homme on gâte les bonnes fourchettes avec trois albums qui viendront enrichir la bibliothèque culinaire. Celui que l’on connaît pour sa bible du barbecue Steven Raichlen nous offre Pro du fumoir qui combine à la fois les techniques appropriées et les recettes. Curieux comme deux, l’auteur a quitté les États-Unis pour aller simplement étudier la cuisine médiévale en Europe. Et comme bien d’autres chefs en renom, il a cartonné autant en librairie avec une vingtaine d’ouvrages, tout comme ses prestations à la télé lui ont valu un immense succès. Le fumae c’est le petit plus qui vient donner un supplément de saveur aux aliments sur le grill. Et il y a divers niveaux de fumage. Et il n’y a pas que les viandes. Il fume même des cocktails! Que de découvertes et de saveurs nouvelles en perspective. Allez voir ce qu’il peut faire d’une poitrine d’agneau.

Une autre technique à maîtriser dans la préparation des mets est la fermentation. Sébastien Bureau et David Côté mettent 70 recettes à notre disposition dans Révolution et fermentation. La fermentation est une méthode qui prolonge la durée de vie des aliments et régularise le métabolisme. De la salade millet au pain, de la bière au riz, toute une panoplie de choses à ingurgiter passe à la moulinette de la fermentation. Un autre tandem à ne pas ignorer non plus, celui formé de Jean-Luc Boulay et Arnaud Marchand qui débarquent avec Le garde-manger Boréal. On pourrait presque dire que ce bel ouvrage va surtout plaire à ceux qui ont le sentiment d’être revenu de tout en cuisine. Ils ont pas mal de surprises en réserve pour ces désabusés. Car la nature québécoise a un potentiel gustatif considérable. A preuve le nard des pinèdes, la myrique baumier, salicorne, boutons de marguerite, fleur de mélilot et on en passe. Et des recettes qui vont titiller votre curiosité comme le Tatin de betteraves rouges au sirop de bouleau ou côté sucrerie, ce tiramisu nordique à la rhubarbe. 80 propositions que vous aurez plaisir à faire partager à vos proches.  


 


 


La parole est d’or

S’il y a une personne qui a bien compris la puissance du verbe c’est bien le magistrat honoraire français Philippe Bilger qui écrit au sujet de l’art oratoire La parole rien qu’elle. Il en a fait un excellent usage au cours de sa carrière en cour d’assises. Il expose tous les registres de la parole auxquels il a eu recours. On croirait lire les mémoires d’un musicien décrivant son instrument. Il rend bien compte de la puissance de l’expression orale qui sert non seulement en cour de justice mais dans tout notre quotidien quand vient le temps de plaider une revendication.

La parole rien qu’elle. Philippe Bilger. Cerf 158p.    www.editionsducerf.fr


 


 


Fin de la trilogie des Plourde

Vous avez aimé « L’étonnant destin de René Plourde » et « Le clan Plourde » d’Anne-Marie Couturier ? Vous ne perdez rien pour attendre car nous arrive le troisième tome qui clôture la trilogie Dans le regard de Flavie Plourde qui a pour théâtre la région de Madawaska. C’est aussi d’une façon romancée, l’histoire des ancêtres de l’auteure. Ici l’attention est centrée sur Flavie. Elle ne l’a pas eu facile, à qui on refusait des études, car son destin tout tracé était de se marier et de faire des enfants. Et dès cinq ans elle était de corvée dans la maison familiale. C’est un portrait typique des femmes de la moitié du siècle dernier et qui pour certaines avaient des habitudes de vie qui n’avaient pas changé depuis le XIXème siècle. On comprend mieux pourquoi elles ont eu des revendications féministes. Et pour cause. Ici comme dans ses précédents tomes, l’écrivaine est en parfaite maîtrise de son sujet, sans doute encouragée à sa grande surprise par l’extraordinaire accueil fait au premier volet. Et chapeau à la couverture reproduisant une toile de Lilias Torrance Newton intitulé « Martha ». On voit le soin que la maison d’édition a apporté à cette publication.

Dans le regard de Flavie Plourde. Anne-Marie Coutirier. Éditions David 413p.    www.editionsdavid.com


 




 


Quoi de neuf aux éditions Trois-Pistoles ?

Victor-Lévy Beaulieu n’est pas en reste et nous propose une jolie cuvée printanière. A commencer par toute une trouvaille faite par Pierre Landry qui aime bien chiner et qui dans un marché aux puces de la région du Kamouraska. Son attention va être sollicitée par un curieux calepin qui doit dater et qui ne porte aucune signature. Comme c’est un curieux comme il n’en est pas permis, il va partir d’une seule piste le titre « Quatre années de séjour aux champs ». Sa ténacité sera récompensée puisque l’auteur sera authentifié comme étant Maximilien Bibaud (1823-1887) avocat jouissant d’une certaine notoriété et à qui l’on doit d’être le fondateur de la première école d’enseignement du droit au Canada français et écrivain de surcroit. Dans ce petit livre il narre son séjour dans la petite localité de Saint-Pie-de-Guire près de Drummondville. Le découvreur de cet incunable n’a pas eu de difficulté à déchiffrer les textes, car le signataire avait ce qu’on appelle, une très belle plume qu’on qualifiait jadis de style Palmer et qui est presque typographiée. Pour mettre dans le contexte, Landry a accompagné le texte de quelques photos révélatrices d’une époque.

Ailleurs c’est Renaud Longchamps que son éditeur tient avec raison comme un des plus grands poètes que nous ayons qui s’offre une parenthèse dans la rédaction de son prochain opus « Profanations » qui sera le tome IX de ses Œuvres complètes, et qui a un titre pour le moins étonnant Quelques réflexions sur le pont du Titanic. En réalité ça n’a rien à voir avec l’illustrissime paquebot sinon que ce sont 1176 réflexions qui sont autant d’aphorismes à méditer. Exemple celle-ci « Si la vie n’a pas de sens, la matière en possède-t-elle un caché dans sa médiocrité au cœur même de notre incroyable banalité ? ». Certaines pensées, contiennent beaucoup d’éléments poétiques.

Comme le fait religieux est récurrent dans l’actualité, on savourera l’essai de Jean-Paul de Lagrave sur les conséquences néfastes du règne de l’empereur chrétien Théodose qui a mené sa lutte contre le polythéisme et au nom duquel il se livra à des exactions sans nom. En même temps que le monothéisme s’affirma. La chute du paganisme et la naissance du fanatisme est un merveilleux cours d’histoire sur la naissance du christianisme imposé dans la terreur au nom, paradoxalement, d’un Dieu aimant. Au sortir de cette lecture vous honnirez même le mot religion.

Et notez que si vous ne trouviez plus d’exemplaires en librairie des Contes, légendes et récits du Bas-du-Fleuve de Victor-Lévy Beaulieu il réédite le tout premier « Les temps sauvages ». Avis aux amateurs de belles légendes à lire paisiblement au coin du feu.


 






 


Le coin santé physique et psychique (1)

Vous allez trouver notre recommandation étonnante, mais si vous aimez les polars, nous allons vous diriger tout de suite vers un ouvrage intitulé Jésus avant les évangiles de Bart D. Ehrman édité chez Novalis. L’auteur est un spécialiste du christianisme primitif et du Nouveau Testament. Ce professeur émérite d’études des religions de l’Université de la Caroline du Nord, a mené une enquête pour savoir comment s’est transmis aux apôtres les faits et gestes de Jésus cinquante ans après sa mort, ou du moins comment ces derniers ont-ils perçus les événements, notamment ceux qu’on a nommé les évangélistes. Il raconte une expérience réalisée à Berlin en 1902 par un criminaliste où dans une salle de classe on a simulé un acte violent. Et il a demandé à ses élèves témoins de décrire chacun sa perception de ce qu’il venait d’assister. La marge d’erreur allait de 26 à 80%! Alors imaginez dans le contexte de l’époque de l’après Jésus. C’est rien de moins que fascinant.

Aux éditions du Cerf, Jacques Arènes lance La fabrique de l’intime avec pour thèmes, le couple, le sexe et l’enfant. C’est une réflexion essentielle sur ce que doit être la notion de couple au XXIème siècle conduite par un auteur qui porte la double casquette de psychologue et de psychanalyste. Est-ce que vivre en couple a un sens quand on aspire à la liberté individuelle ? Dans une société où l’hyper sexualité règne, comment justifier la fidélité où la légitimité de faire des expériences en dehors du cadre conjugal. On appréciera que la démarche vise à renforcer un certain idéal du couple qui demeure un fondement de civilisation.

Les deux titres qui suivent sont publisé aux éditions du Dauphin Blanc. Karine Drouin est détentrice d’un baccalauréat en psychologie et plus de dix années en relation d’aide. Cette abitibienne s’est donnée comme mission de propager le bonheur autour d’elle et d’aider les gens à réaliser leurs aspirations. Elle signe Raccourcis vers le bonheur qui est un ensemble de seize stratégies pour atteindre et surtout maintenir le bonheur au quotidien.

Marilou Brousseau de son côté témoigne dans Kintsugi de sa rencontre avec un maître népalais qui réside tout en haut du troisième sommet du monde le Kangchenjunga. Elle sera d’abord accueillie au pied de la montagne par une femme superbe qui la troublera un peu et qui lui remettra des instructions pour prendre la route et préfigurer aussi ce qui l’attendra. En somme c’est une spiritualité animiste qui est transmise où dont porter un regard autre sur la nature qui nous entoure.
Et deux ouvrages maintenant chez Sully. Pour débuter une autobiographie de Andrew Taylor Still (1828-1917) le fondateur de l’ostéopathie, science qui tente encore de trouver sa place où on détecte des pathologies au moyen de manipulations. Si la première traduction française date de 1998, celle que nous avons entre les mains et accompagné par un appareil critique on la doit à Jean-Marie Gueullette. Ce qui est amusant c’est que ce dernier est à la fois médecin et théologien, alors que Still et son savoir ont toujours été en butte à la médecine traditionnelle qui encore au Québec se voit livrer une guerre sans merci par le Collège des médecins. Cela ressemble pour beaucoup à la guérilla d’autrefois avant la reconnaissance de beaucoup de disciplines contestées.

Enso, les cercles d’éveil dans l’art zen d’Audrey Yoshiko Seo est une invitation à connaître l’ENSO qui en japonais veut dire cercle, combinant dessin d’inspiration zen et poésie. Ce petit album brillamment illustré offre un panorama des maîtres picturaux du genre avec une courte monographie pour chacun. Chacun apportant sa pierre à l’harmonisation souhaitée de l’univers.


 








 


Le coin santé physique et psychique (2)

L’amour rend aveugle dit-on, surtout quand il évacue la notion d’argent qui fait souvent problème dans la vie conjugale. Hélène Belleau et Delphine Lobet vont au cœur de la problématique avec un petit traité lucide comme tout qui n’occulte aucun tabou et qui s’intitule L’amour et l’argent, guide de survie en 60 questions aux éditions du remue-ménage. On passe tout en revue sur le sujet allant de statistiques sur qui dépense quoi parmi l’homme ou la femme, la peur de la séparation versus les conséquences financières, et quoi encore. C’est savez-vous quoi, le meilleur guide de préparation au mariage.

Ailleurs chez Québec Amérique c’est une toute nouvelle maman Nathalie Lauzon qui est allée à la rencontre de personnalités bien connues, telles Clodine Desrochers, Pascale Wilhelmy et Isabelle Maréchal pour ne nommer que celles-là, afin qu’elles nous livrent leurs histoires de grossesses. Quand on sait que la procréation est le summum de l’accomplissement humain, ce n’est pas vécu de façon banal loin de là. Du cœur au ventre c’est le titre, est préfacé par Sophie Grégoire Trudeau l’épouse du politicien le plus sexy de la planète. Beaucoup des interviewées et c’est en grande partie l’intérêt de la démarche, vont raconter leur méthode de conciliation travail-famille.

La psychologue Ariane Hébert aux éditions de Mortagne, aborde L’anxiété racontée aux enfants. Et pourquoi pas ? Car les enfants doivent être également préparés à ces situations de vie qui leur arriveront à mi parcours de l’existence. Car on le verra à la lecture des pages de cet opuscule, les touts petits ne sont pas à l’abri de l’angoisse. Voici un guide pour circonscrire les peurs qui peuvent les habiter.

Les deux livres qui suit paraissent aux éditions de L’Homme. Jadis les religieuses disaient qu’il y avait un temps pour chaque chose. Et l’humain dans sa non sagesse n’a pas encore compris que tout en ce bas monde est une question d’ordonnance. Le psychologue Michael Breus est un psychologue avec une spécialité particulière la chronobiologie. Qui a dit que nous devions dormir absolument huit heures pour être en forme, ou de prendre souper top chrono à 18 heures. On se rend compte qu’on vit de façon beaucoup trop formaté. Vivez au bon rythme excusez le jeu de mots facile, remet les pendules à l’heure et sert à savoir quand est le bon moment pour les diverses actions de la journée. Il y aurait même un temps plus propice pour demander une augmentation à son patron…

D’après ce qu’on a pu comprendre, le psychologue Jacques Salomé serait privé de l’usage de la parole. Mais il lui reste tout de même la force des mots par l’écrit. Et il en profite à plein pour nous livrer par la voie écrite, dans des textes inédits, des instantanés de sagesse. Un zeste d’éternité traite du couple, de la parentalité, du rapport aux beaux-parents, de l’école, des ados, de l’abus du cellulaire et quoi encore. Ses constats valent le détour, car il les livrent dans la seule optique que nous soyons débarrassés de contingences et que nous puissions vivre notre vie à plein.

Enfin, aux éditions deboeck deux cahiers qui s’adressent aux praticiens de l’enfance, Aider les enfants qui ont endurci leurs cœur ou qui harcèlent les autres et Aider les enfants qui refoulent leurs motions tous deux de Margot Sunderland. Cette dernière, est directrice pédagogique du Centre pour la santé mentale des enfants à Londres, chargée de cours honoraire à l’Université métropolitaine de Londres et psychothérapeute pour enfants depuis trois décennies. Et outre les cas vécus qui émaillent les pages, éclairants sur bien des aspects de l’enfance problématique, vous avez dans chacun un livre de conte qui illustre le thème central de chaque cahier. Dans le genre on ne fait pas mieux. Et même si ces cahiers ont pour vocation d’être destinés comme mentionné plus haut aux praticiens, le ton choisi est si vulgarisé, que les parents trouveront aisément leur profit.


 


 


Inspiré de Moby Dick


Est-ce parce que Julia Montejo a tâté du cinéma en dirigeant un premier film « Sin retorno » qu’elle a le sens de l’image ? En tout cas, elle a le sens de l’image comme elle le démontre magistralement dans Une vie à t’écrire. Le décor est planté sur une plage du Pays basque alors qu’un écrivain qui est confronté au drame de la page blanche, va faire la connaissance inopinée d’une femme prénommée Amaia. Elle croit dur comme fer à la réincarnation, car elle dit avoir vécu au XVIIème siècle et qu’à cette époque elle s’était rendue en Islande, point de chute des baleiniers de l’époque. De là elle se met à lui échafauder une épopée. Au début l’homme de lettres a quel que doute sur l’équilibre de son interlocutrice, mais graduellement il va faire sienne cette histoire rocambolesque qui alimentera dès lors sa prose. Et on parlait plus tôt d’image,  la qualité de cette écrivaine est de situer parfaitement avec les mots les espaces, la nature, les objets, les êtres et leurs sentiments. Nous n’avons plus qu’à lire et à savourer.

Une vie à t’écrire. Julia Montejo. Les Escales 377p.     www.lesescales.fr


 


 


Comment on se trouvent quarante ans ans plus tard ?


Le hasard a voulu qu’au moment, où débarque, sur notre table de rédaction Deux enfants du demi-siècle de Charles Nemes un collègue venait de raconter sa déception après avoir retrouvé une amie d’enfance cinquante ans plus tard. Elle était loin de ressembler à sa petite camarade avec laquelle il aimait tant faire des gamineries. Elle était devenue entretemps une femme mûre, corpulente, avec des enfants à la traîne qui semblait la mobiliser à tout instant. Dans le livre dont il est question ici, vous avez d’une part Toussaint et de l’autre Thérèse qui vont connaître des retrouvailles quarante ans plus tard. L’occasion de faire tout un inventaire de vie. C’est une histoire bien ficelée et qui est en même temps la radiographie d’une certaine France. Ici y a-t-il de la désillusion ? Vous le saurez en parcourant ces pages où fleure bon la nostalgie.

Deux enfants du demi-siècle. Charles Nemes. HC éditions 205p.   
www.hc-editions.com


 


 


Conflit scolaire

Il était une fois une jeune fille vivace et rigolote qui a pour prénom Viviane. A côté d’elle Arthur, un vantard qui est la vedette de l’école. Les deux ne peuvent pas se piffer. Mais il y a pire. La mère du second, esseulée, s’entend bien avec le père de la première et ne demanderait pas mieux que de devenir sa compagne. Vous voyez la perspective pour leurs enfants respectifs qui sont comme chien et chat. Voilà toute la trame de Quart de frère, quart de sœur de Sophie Adriansen. De la bonne littérature jeunesse qui agrémentera le temps pour les jeunes têtes avides de bonnes histoires.

Quart de frère, quart de sœur. Sophie Adriansen. Slalom


 


 


Sur le rapport à l’animal et autres considérations

Jean-Paul Beaumier se présente à nous avec dix-neuf nouvelles dont certaines ont un rapport sur le lien que nous entretenons avec l’animal de compagnie d’où le titre Et si on avait un autre chien ? En même temps qu’il se fait portraitiste de différentes gens dans des cadres qui vont de Venise au Lac Léman et autres considérations sur la nature humaine. D’office l’écrivain est cultivé, ça se lit et il a pour lui de faire en sorte que son lecteur sort de l’ouvrage plus intelligent qu’il n’y est entré, ce qui n’est pas un mince compliment. Et puis ce qu’il écrit bien le type. Les phrases coulent comme un ruisseau paisible, sans recherche d’effets littéraires. C’est ça la recette des grands textes. Ce que Boileau en son temps disait des choses oralement qui viennent aisément, pourraient s’appliquer. La beauté dans la simplicité.

Et si on avait un autre chien ? Jean-Paul Beaumier. Druide 148p.    www.editionsdruide.com


 






 


Le coin Miam miam

Chouchouter la flore intestinale, cette région que l’on surnomme depuis peu comme le deuxième cerveau. Voilà l’objectif visé par la diététicienne nutritionniste Vanessa Bejaï-Hadda dans Digest food chez Mango. On peut dire que l’ouvrage se divise en deux. Une partie qui donne des grands principes d’orientation alimentaire, telle la date de péremption des produits. Puis en second des recettes hautement nutritives et qui répondent aux métabolismes capricieux.

Dans une même continuité de protection et d’enrichissement de la flore intestinale, on aura intérêt à se procurer Les bienfaits de la fermentation de Jenny Neikell chez Rustica. Végétarienne, elle a commencé par s’intéresser au domaine au début des années 70. Mais comme elle le raconte, le végétarisme était loin d’être attrayant et s’apparentait plutôt à une vie austère. Mais ce qui lui importait c’était de savoir en quoi la transformation des aliments représentait un apport pour l’organisme et notamment la région intestinale. Car notre corps est composé dans sa masse de passablement de bactéries qui font un travail remarquable. A l’époque comme elle le dit, le seul mot bactérie autrefois, avait une connotation négative. Aujourd’hui on la voit comme une alliée. Elle a fondé une entreprise dans le domaine de la fermentation et on retiendra que la grande qualité des aliments qui sont passés par ce processus, facilitent la digestion.

En mal d’exotisme ? On sera peut-être tenté d’aller faire un petit tour du côté de la cuisine indienne, dont on oublie trop souvent qu’elle est une des plus diversifiée avec la cuisine française. Oubliez la cuisine indienne de nos restaurants d’ici. La blogueuse illustrissime Sandra Salmandjee alias Sanjee connue pour sa chronique « Bollywood kitchen » qui dans Naan & curries cantonne les mets présentés à partir de pains naan assortis avec différents curries. C’est dingue la multiplication des présentations possibles. Ça va du naan au fromage au paratha au beurre de tchaï masala en passant par le curry de fèves, petits pois, mange-tout et maïs. Et quand on s’y arrête on se met à penser que la cuisine indienne a peut-être été sans le savoir l’ancêtre de la cuisine végétarienne, tant on ne fait appel qu’à des produits naturels. C’est chez l’éditeur Mango.

La France dont la gastronomie a été élevée au rang de patrimoine immatériel de l’humanité, le doit beaucoup à ses charcuteries. Y a-t-il de plus convivial qu’une bonne andouille bien arrosée avec des convives qui célèbrent ainsi leur amour de la vie. Caroline Guézille nous présente Le petit traité Rustica de la charcuterie maison avec cent recettes et autant de photos qui illustrent les étapes gestuelles à accomplir pour respecter la tradition. Oh le bon boudin noir du Poitou ou ces rillettes de lapin. Et quand c’est fait maison, rien de tel. Ça consacre l’amour des siens.

Du même éditeur Dannii Martin se propose à nous avec Mon programme pour repenser mon alimentation. Que de fois s’est-on fait la promesse de tout revoir son carburant, et on remet toujours cette réorganisation à plus tard. Mais si cette fois vous êtes sérieux, avec ce bouquin vous êtes en affaire. Le gars y connaît ça puisque étant en surpoids, il a décidé de s’atteler à un régime amaigrissant non contraignant étalé sur dix-huit mois Avec le résultat qu’il a perdu 45 kilos! Vous imaginez. La clé de son succès se résume en 120 recettes qu’il partage généreusement. Et on constatera que le mot privation ne fait pas partie de son vocabulaire.


 


 


Des croquis de la figure humaine en un claquement de doigt

Léonard de Vinci et Raphaël pour ne nommer que ces pontifes de l’art visuel de la Renaissance étaient de remarquables dessinateurs. Ça été la base de l’édification de leurs futures peintures. Jake Spicer ne fait pas mystère que de dessiner un visage n’est pas si sorcier que ça. Et il nous le montre éloquemment dans Dessiner la figure humaine en 15 minutes chez Vigot. Les leçons par conséquent sont très faciles.

Dessiner la figure humaine en 15 minutes. Jake Spicer. Vigot 128p.    www.vigot.fr


 


 


Des cosmétiques faits main

Notre collègue responsable de notre section « Lettre de beauté » ne cesse de traquer avec sa loupe, les ingrédients non désirables que l’on trouve dans la majorité des cosmétiques que l’on trouve dans le commerce. La liste chimique qu’ils contiennent a de quoi faire peur. C’est la raison pour laquelle il a jubilé en voyant atterrir sur notre bureau Green cosmétique d’Émilie Hébert.Un peu comme dans les populations ancestrales des vieux continents qui ont su depuis belle lurette exploiter au mieux la nature pour la mettre au service de la beauté, cette blogueuse formée en aromathérapie esthétique a élaboré des produits qui vont de pair avec l’état de l’épiderme selon que l’on a la peau grasse, sèche ou normale. Et puis quelle économie pour le portemonnaie!

Green cosmétique. Émilie Hébert. Mango 157p.    www.magoeditions.com


 


 


La traque de trois tableaux vire au thriller psychologique

Guillaume Musso a le vent dans les voiles, l’inspiration et le talent conjugué, tout ce qu’il touche se transforme non pas en or, mais en platine. Et Un appartement à Paris va aisément trouver son public. D’autant que l’histoire bat quatre as. L’histoire se déroule dans un atelier d’un peintre disparu, Sean Lorenz, situé au fond d’une allée dans la Ville Lumière. Cet artiste visuel a eu la douleur de perdre son petit garçon, mort assassiné. Il ne s’en était jamais remis. Une flic de la capitale anglaise va louer cet espace, tout comme un écrivain misanthrope débarqué des États-Unis. Les deux, Madeline et Gaspard ont en commun de vivre une existence assez lourde merci. Sachant dans quelle demeure ils se trouvent, ils vont apprendre l’existence de trois tableaux disparus de ce peintre. Et dès lors ils se mettent martel en tête à les retrouver. A partir de ça va découler moult aventures psychologiques dont seul Musso a le secret. On ne s’ennuie pas une seconde, juré promis.

Un appartement à Paris. X0 éditeur 464p.   


 






 


Le coin pouce vert

Quatre titres chez Rustica viennent grossir votre bibliothèque consacrée au jardinage sous toutes ses formes. En ce moment on assiste à un engouement pour la culture en ville, des ruches sur le toit ou bien la pousse de fleurs, fruits ou légumes dans des terrains, le sien ou loués à la ville où on réside. Ça demande des notions un peu particulières vu l’écosystème. C’est ce qu’on nomme la permaculture. Dany Cosson nous explique tout ça et dans un grand esprit de vulgarisation dans La permaculture  en ville c’est possible. C’est une mine de trucs axés surtout sur la préparation du terrain. Par exemple pour connaître si le sol contient suffisamment d’argile, on suggère de rouler de la terre ans ses mains pour en faire un boudin. Et dépendant du résultat obtenu, on sait à quel degré d’argile on est en présence.

Dans une certaine continuité avec l’ouvrage précédent Le potager illustré de Robert Elger complète l’autre, parce que lui nous donne les méthodes de mise en terre et de temps de récolte. Les aquarelles de Michel Loppé ajoutent une note de distinction à l’album qui présente un soin graphique. A conserver près de soi comme livre de référence.

Xavier Mathias est d’avis que des légumes frais ça se mange à longueur d’année. Il arrive avec Légumes vivaces pour un potager perpétuel. Ce qu’il y a de bien, outre comment il nous enseigne la technique appropriée, c’est de nous faire la connaissance de légumes moins familiers, comme le cardon qui fait partie de la famille des artichauts, ou encore ou le chénopode Bon-Henri que l’on cuit à la manière des épinards. Que de découvertes. Et ça change de la routine dans l’assiette. Vous aurez de quoi étonner vos convives revenus de tout.

Et pour terminer, sans doute le volume le plus indispensable pour que se vivent la réussite de ce qui est montré dans les précédents titres, un guide efficace contre les petites bestioles qui peuvent détruire tout le fruit de votre patient travail. Valérie Garnaud en connaît un rayon, de sorte que Le traité Rustica des maladies et parasites du jardin est vite devenu une référence absolue en la matière. Et ennemie des pesticides, elle prône l’attaque en mode 100% bio. L’ouvrage comporte plus de 900 dessins qui permet de mieux identifier ensuite les ennemis et surtout leurs ravages. Ainsi peut-on tout de suite trouver la cause du mal.


 


 


Trois petits titres sur Stars Wars, Game of thrones et les jeux vidéo

Ce sont de touts petits ouvrages, les trois coécrits par le tandem formé par Julien Tellouck et Mathias Lavorel qui commencent par ce simple mot Comprendre suivi du thème. Un est consacré à Stars Wars l’autre à Game of thrones et enfin Les jeux vidéo. Chaque page aborde un aspect du sujet donné. Avec l’idée que vous en sachiez plus sur les coulisses de ce qui fait l’objet du livre. Ils sont publiés en format poche chez l’éditeur 404.


 


 


La plus grande saga de science-fiction du monde, 344 tomes!

Comme c’est le cas avec les ouvrages de type fantasy ou de fiction qui mêlent mille histoires entrecroisés, nous nous contentons de reproduire de façon exceptionnelle un extrait de la quatrième de couverture. « PERRY RHODAN : une invitation à l'aventure humaine et spatiale la plus dépaysante, à une captivante réflexion sur la place de l'Homme dans le cosmos, son origine, son évolution, sa destinée. Mai 425 NDG, galaxie Norgan-Tur, planète Khrat : avant d'être adoubé Chevalier de l'Abîme, Perry Rhodan visite la crypte cachée sous le Sanctuaire de Kesdschan. Ce qui l'y attend est un curieux mélange de surprise et de déception. Certaines questions trouveront des réponses, d'autres non, et de nouvelles interrogations se poseront. Passée la grandiose cérémonie qui apportera à son tour un lot de révélations, le Terrien regagnera sans tarder la Voie. »  Cette saga en science-fiction a ceci de notable qu’elle est la plus longue du monde littéraire avec 344 tomes à la clé! Des heures de lecture est ici un euphémisme. 

Perry Rhodan. Incursion dans M3. K.H. Scheer et Clark Darlton. Pocket 272p.     www.pocket.fr


 






 


Le coin santé physique et psychique (1)

La grossesse de Claire Plimmer chez First, conviendra sur mesure à ces femmes qui en sont à leur première naissance et qui n’ont pas le courage de se taper de volumineux bouquins sur le phénomène de la procréation. Parce qu’il est d’abord conçu autour d’illustrations et de petits encadrés sommairement expliqués qui disent tout sur l’essentiel à savoir, allant de la façon dont certains aliments vont favoriser la grossesse, la question des nausées et quoi encore.

Les trois prochains titres le sont aux Presses Universitaires de Laval. Le médecin Pierre Viens se fend d’un essai on ne peut plus pertinent en marge de l’actualité médicale, à savoir l’aide médicale à mourir. Les visages de l’aide médicale à mourir, titre de sa réflexion, explore toutes les facettes du choix de la fin de vie, lourd de sens. C’est une lecture essentielle pour tous, écrite d’ailleurs en toute simplicité pour un professionnel de la santé, car la mort est notre destin inéluctable. Sauf qu’un choix maintenant est offert.

Elle est ergothérapeute, lui fut clinicien psychanalytique, Annie Rochette et Philippe Gaulin signent ensemble Phénoménologie de l’accident vasculaire cérébral. Qui est pour beaucoup un ensemble de témoignages de ceux qui ont été confrontés à la problématique et aussi l’entourage. Cette petite plaquette nous montre qu’on ne voit à peu près jamais venir l’incident, qui atteint parfois des gens qui n’ont jamais eu un passé de maladies. Elle a le mérite de faire voir à quoi s’exposent les victimes.

Voici un philosophe Vincent Billard qui aborde un sujet rarement exploité dans le domaine de la réflexion, celui du handicap. Et dieu sait s’il y a là matière à foisonnement intellectuel entre les notions d’être diminué ou augmenté, selon que l’on soit handicapé ou dit normal. Éloge de ma fille bionique est d’un grand humanisme pour que se fasse un pont, une sorte de transhumance entre ses deux états de vie.

Aux éditions La Semaine, portez une attention particulière, surtout si vous avez envie de vouloir faire maison nette dans votre existence. Mais comme l’indique la coach Janine Ross dans Une victoire par jour pour changer votre vie aux éditions La Semaine, ce n’est pas une question de planning décidée sur du long terme. Tout doit se vivre d’abord au quotidien. La fierté ça se cultive, tel est son credo. Vous avez dans ces pages des leçons salutaires, pas si contraignantes que ça, mais qui ont comme dénominateur de vous rapprocher de ce que vous êtes vous-même en réalité, débarrassé des formalités extérieures. Y’a pas de mal à se faire du bien.


 






 


Le coin santé physique et psychique (2)

L’avant et l’après la vie. Deux sujets qui arrivent en même temps et publiés aux éditions AdA. Vies antérieures, histoires d’aujourd’hui de Judith Marshall se résume à ce que l’expérience a de bon pour guider nos choix futurs. C’est que notre passé nous revient continuellement et c’est tout un inventaire à gérer. Pensez seulement à des souvenirs d’enfance, bons ou mauvais si récurrents.

Tandis que Kristy Robinette dans C’est formidable l’après-vie!, nous dit que l’Au-delà se veut rassurant de par son expérience de médium et dans son exposé elle fait intervenir des cas vécus de sa pratique. Oui, il semble avéré qu’il y ait une autre vie après celle-ci, tout ce qu’il y a de plus serein.

Aux éditions Le Dauphin Blanc, Miracles : mode d’emploi d’Alexandre Nadeau peut-être trompeur si on prend le mot miracle dans sa première acception. Il ne donne pas dans ces pages des leçons pour devenir le nouveau Frère André. Les miracles dont il fait référence, ce sont ceux qui conduisent à se libérer intérieurement de ses démons paralysants. Il a élaboré toute une série d’exercices qui débutent par une façon de vivre le silence. Car tout s’échafaude ensuite de cette façon. Une fois le calme atteint on peut bâtir ce qui viendra ensuite pour atteindre à la plénitude qui est l’objectif que ce coach veuille que vous vous fixiez.

Chez Mango, c’est un petit coffret contenant un guide puis des cartes à compléter, 30 jours pour apprendre à lâcher prise chez Mango. Les auteures, deux coachs certifiées, Cécile Dupire et Guillemette Panayi ont structurées leur méthode bien à elles pour vivre la notion de résilience. C’est sans doute en psychologie ce qui est le plus difficile à atteindre, car on a toujours l’habitude de faire revenir en surface de soi, des événements traumatisants, donnant l’impression qu’on ne parviendra jamais à s’en débarrasser. Pas facile de se foutre du passé comme le chantait Piaf. Mais tout s’apprend et les thérapeutes semblent capitaliser sur une voie qui a fait ses preuves et interactive.


 




 


Le coin santé physique et psychique (3)

On attribue à Léonard de Vinci cette pensée où il a dit que la simplicité était la sophistication même. C’est que dans la vie, avec une vision souvent matérialiste n’aidant pas, on vit oui, mais surtout pas de façon « light ». On n’a qu’à voir nos rebuts chaque semaine, des amoncellements de sacs verts qui témoignent de ce qu’on a encore tellement besoin de superflu, alors qu’une vie limitée aux besoins essentiels peut combler. Pour s’en convaincre allez voir ce qu’en dit Judith Crillen avec Minimalisme, la quête du bonheur et de la liberté par la simplicité chez Rustica. Et vous allez être surpris, quand elle s’en prend aux réseaux sociaux, surtout Facebook qui voudrait que le bonheur se mesure au nombre de « likes » reçus. Encore une fois une preuve manifeste d’encombrement de vie dont il faut se délester.

L’autre soir à l’émission les Francs-Tireurs à Télé-Québec, une intervenante expliquait comment les membres des gangs de rues, parvenaient à cibler des filles en manque d’estime de soi pour les enjôler et ensuite les embrigader dans une vie de tourments faite de viols et de drogues. Et pire, qui illustre le si bas niveau d’estime de soi, ces filles sorties des  griffes de leurs bourreaux, les réclamaient ensuite à grands cris. C’est pourquoi les parents doivent inculquer à leurs enfants le premier grand héritage de vie, l’estime en soi. Geneviève Pelletier psychologue clinicienne signe à ce propos chez Broquet Comment améliorer son estime de soi qui est une bonne référence.

Les deux titres suivants sont publiés chez Édito. Johny Pitta est né d’un père noir américain et d’une mère blanche britannique. Présentateur à la BBC et MTV, ce mulâtre regarde l’avenir du monde avec espérance, et ce positivisme nous dit-il, passe par la jeunesse. Le manifeste de la jeunesse qu’il nous présente, témoigne des actions de jeunes qui rendent le monde meilleur. C’est un ensemble de portraits de jeunes inspirants, dont cet américain de 18 ans, Jack Andraka qui a mis au point un diagnostic innovant pour le cancer du pancréas…Vous ne serez pas u bout de vos surprises. Leur apport à la vie est sidérant. Avis aux pessimistes de touts poils.

Le médicament le plus puissant qui existe pour défier 80% des maladies chroniques : le contenu de votre assiette, c’est ce que dit en substance le Dr. Michael Greger une sommité américaine en matière d’alimentation. Avec l’éditeur et végétalien Gene Stone il cosigne Comment ne pas mourir un titre accrocheur, bien que comme il le duit lui-même on mangera tous un jours les pissenlits par la racine, mais peut-on retarder de quelques années les adieux au monde terrestre. C’est un gros pavé que les auteurs nous offrent mais dont la leçon numéro un, est l’attention portée à l’ingestion de légumes.

 

Des parcours d’affaires inspirants. Voici ce que nous invitent à lire, Philippe Richard Bertrand en collaboration avec Kim Rusk dans Inspiration Inc. chez Béliveau éditeur. On peut lire en résumé la trajectoire de jeunes hommes et femmes entrepreneurs qui ont fait leurs cette pensée de Confucius qui a dit un jour « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour dans ta vie ».  Ils ont tous eu en commun de vouloir devenir leur propre patron mû par une passion délirante. Et en toute transparence ils nous dévoilent aussi ce qu’ont été leurs erreurs de débutants. De bons conseils pour les futurs business men émergents.



ARTICLES ANTÉRIEURES


2017 |
janvier | FÉVRIER | MARS

2016 :
janvier |
février | mars | avril | mai | juin | juillet | août | septembre | octobre | novembre | décembre

2015 |
janvier février | mars | avril
| mai | juin, juillet & août | septembre | octobre | novembre | décembre