- LIVRES fÉvrier 2017 -
 
 




 


Quatre titres sur le tourisme

La bibliothèque du tourisme s’enrichit de quatre parutions de grande qualité au niveau de la recherche. D’abord aux Presses de l’Université Laval  signé Michel O’Neill sociologue et professeur émérite de l’Université Laval voici Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de-Beaupré. Il jette un regard sur cet attrait marqué depuis les années 90 de ces itinéraires, on en compterait maintenant dix-huit, qui permettent de se rendre à ce célèbre sanctuaire  du nord-ouest de l’Espagne. Et il met en avant le fait que les motivations de ces randonneurs ne le sont pas que pour le volet religieux. Beaucoup y vont pour se ressourcer, faire des rencontres. Ce périple connaît d’ailleurs un franc succès au point qu’on dit « J’ai fais moi aussi mon chemin de Compostelle ». Plus largement il analyse le tourisme religieux à travers cet autre exemple près de nous de la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, curieusement, chère aux autochtones.

Les trois autres ouvrages qui suivent sont publiés aux Presses de l’Université du Québec. Il y a cet essai, une étude en collectif sous la direction de Maria Delaplace et Maria Fravari-Barbas « Nouveaux territoires touristiques » L’offre touristique, au fil des années s’est diversifiée considérablement. Et les auteurs se font forts de rappeler que le tourisme est créateur de richesses. Maintenant, le développement fulgurant s’il est nouveau dans le paysage, vient parfois bousculer des traditions établies. Tout est alors question de reconfigurations et de repositionnements largement détaillés dans ces pages.

Sous la direction cette fois de Jérôme Priou, Priscilla Ananian et Cécile Clergeau « Tourisme et événementiel » fait le point sur les enjeux territoriaux et stratégies d’acteurs. C’est un peu les actes en seize textes de la cinquième édition des Rendez-vous Champlain sur le tourisme qui se sont tenus à La Rochelle. Comment les communautés locales peuvent attirer sur elles la lumière en valorisant leurs richesses patrimoniales ou géographiques au vu du tourisme toujours en quête de nouvelles sensations.

Ailleurs ils sont deux, Boualem Kadri et Danielle Pilette qui nous offrent Le tourisme métropolitain renouvelé dont on rappelle en quatrième de couverture qu’il ne faut pas confondre avec tourisme urbain. Comme mentionné dans le communiqué de presse accompagnant la sortie du livre « Selon les auteurs de cet ouvrage, la mise en tourisme n’apparaît plus comme un simple outil de définition du produit, mais comme un processus inclusif, y compris d’acteurs métropolitains de différents secteurs d’activités. »


 


 


Regards sur l’état providence au Québec

Beaucoup n’hésitent pas à dire que le Québec se montre trop généreux avec ces programmes d’assistance sociale. Qu’on aurait créé dans la Belle province une sorte d’état dans l’état avec tous ces nécessiteux qui ont fait de l’aide sociale un mode de vie. Beaucoup de choses donc se sont dites et écrites sur cette culture d’état providence où historiquement on a fait admettre que c’était au gouvernement de prendre en charge la collectivité nécessiteuse. Pour mieux comprendre le phénomène, nous vous invitons à faire lecture de cet essai magistral sous la direction de Denis Latulippe. Les divers collaborateurs retracent comment est né La sécurité sociale au Québec, son histoire et ses enjeux.

La sécurité sociale au Québec. Collectif. Presses de l’Université Laval 556p.   www.pulaval.com


 


 


On ne rit jamais assez

Si vous avez le malheur d’ouvrir Pensées, répliques et anecdotes drôles autant vous le dire tout de suite, vous risquez de sombrer dans la dépendance. Car ce bouquin rassemble tellement de mots d’esprits drolatiques qu’on a envie d’en connaître d’autres. Ainsi ce Jacques Sternberg qui écrivit que le véritable paresseux a besoin d’un autre pour dormir à sa place. C’est jouissif. Et tout ce qui provoque le rire ou à tout le moins le sourire, est chose bienfaitrice pour l’humanité. A garder tout près les jours de grisaille pour ensoleiller votre boîte crânienne.

Pensées, répliques et anecdotes drôles. Cherche midi 313p.   
www.cherche-midi.com


 


 


Tout savoir sur les roches et leur parenté

Bien mal pris serions-nous à tenter de répondre comment se forment les roches. Et il ne faut pas chercher longtemps pour trouver la réponse puisqu’elle se trouve dans Roches, minéraux et pierres précieuses. Abondamment illustré, il met en valeur toutes ces richesses géologiques. Les textes d’accompagnement, didactiques, sont d’une belle vulgarisation. C’est un ouvrage qui est destiné à un lectorat de tous les horizons. Des pages intéressantes sont consacrées à l’identification des minéraux.

Roches, minéraux et pierres précieuses. John Farndon. Broquet 120p.    www.broquet.qc.ca


 


 


Gentils chiots

Nous vous mettons au défi de demeurer de marbre devant toutes les photos qui parsèment ce joli album Nos amis les chiots. Vous avez là l’ensemble des races mais à l’état petit. Même le cher corgi si cher à sa Majesté la Reine Elizabeth s’y trouve. Les enfants adoreront feuilleter le tout, permettant aux parents d’aider leurs touts petits à reconnaître les races distinctives.

Nos amis les chiots. Broquet 96p.      www.broquet.qc.ca


 








 


Quatre titres de plus au catalogue de la collection « Pour les nuls »

A la rédaction nous avons un faible pour tout ce qu’édite la collection « Pour les nuls » chez l’éditeur First. Pour la simple et bonne raison qu’elle contribue à la diffusion en toute clarté des connaissances et a certainement contribué à élever d’un cran le QI d’un certain pourcentage de l’humanité. Nous sommes gâtés avec l’arrivée de quatre petits nouveaux, ou devrait-on dire, quatre assez gros volumes. D’abord il y a le professeur Vincent Jullien qui enseigne l’histoire et la philosophie des sciences de Nantes qui présente L’Histoire des sciences pour les nuls. Il s’est donné tout un mandat le prof car le défi était de mettre à la porté de tous des notions a prime abord complexes. Il s’acquitte de sa tâche merveilleusement bien. Que ce soit du physicien de Charles Quint à Ambroise Paré, de l’apport des britanniques et quoi encore, c’est une somme éblouissante de faits qui débarquent ainsi, fascinante.

Une arrivée étonnante, celle de l’animateur français de télé et de radio bien connue, Jacques Pradel. Il serait, sous toutes réserves évidemment, ce qu’un Claude Poirier est au Québec, la médiation de prises d’otages en moins. Mais comme son vis-à-vis québécois, il s’est fait une niche dans l’Hexagone, par la couverture des affaires judiciaires. Il était donc bien placé pour écrire Les grandes affaires criminelles pour les nuls. Et sur la couverture, le bien connu Jacques Mesrine qui eu ses heures de gloire au Québec. Toute une galerie de malfrats défile sous nos yeux, qui ont appris à leur dépens que le crime ne paie pas.

Par ailleurs les deux tomes qui suivent traitent du même sujet, à savoir la manipulation de Windows 10. Bien débuter avec l’ordinateur et Windows 10 pour les nuls de Nancy Muir et Windows 10 & internet pour les nuls des Andy Rathbone, Johan R. Levine, Margaret L. Young et Carol Baroudi. Il y a des recoupements dans les deux ouvrages en ce sens que chacun vous indique comment installer et configurer l’appareil. Puis il y a un tour d’horizon de toutes les fonctionnalités. Et en ce sens le second bouquin vient appuyer le premier. Avec de tels guides, pas mal toutes les éventualités sont passées en revue. Que l’on gardera bien près de soi quand windows ira de ses mises à jour qui ont fait sa réputation.


 


 


Roman sur la gémellité

Marie-Hélène Larochelle peut capitaliser sur un bon nombre de parents de jumeaux ou des jumeaux adultes comme public cible de son roman Daniil et Vanya qui sont deux garçons jumeaux en adoption chez le couple formé par Emma et Gregory. Mais un peut comme pour une greffe d’organe, faut-il imaginer si le greffon va prendre. Y aura-t-il rejet. C’est tout un duel psychologique qui s’amorce. La romancière a certainement fait des études sur la gémellité car elle en a saisi tous les enjeux. L’adjectif qui convient le mieux à cette démarche littéraire c’est, fort.

Daniil et Vanya. Marie-Hélène Larochelle. Québec Amérique 283p.    www.quebec-amerique.com


 


 


Thriller littéraire dans le milieu de la brocante

La romancière Claude Brisebois est native. Or si nos informations sont exactes, existe là bas un marché important de la brocante où des fouineurs viennent se procurer parfois de véritables trésors. Est-ce ce climat qui l’a inspiré ? En tout cas, Sous couverture se déroule dans le milieu de la brocante tandis que débarque un client chez un brocanteur. Et de là on va partir à la découverte de livres incunables publiés à une certaine époque par une maison d’édition clandestine. C’est une histoire à la base très simple, mais sous la plume ou le clavier de l’écrivaine ça tourne au thriller intellect. Il faut dire qu’elle a été supervisée par tout un mentor des lettres en la personne de Normand de Bellefeuille qui n’en laisse pas passer une. Une véritable récréation pour l’esprit. En même temps, on restitue ici très bien la culture de la brocante toujours en quête de l’objet rare.

Sous couverture. Claude Brisebois. Druide 502p.    www.editionsdruide.com


 


 


Sur le meurtre d’une pointure de la psychologie cognitive

Vous ne voulez pas être dépassé par le dernier ouvrage à la mode ? Alors jetez-vous sur Jeux de miroirs de E.O. Chirovici qui fait un carton dans près de 40 pays. Il faut dire que le sujet a du mordant. Tout commence quand un agent littéraire un manuscrit qui porte le titre qui donne son nom au roman. Et dans ces pages, il est question du professeur Wieder qui dans les annales du crime demeure une victime d’un meurtre non élucidé. Mais ce qui ajoute un coefficient de difficulté, c’est que l’auteur du texte est mort également. Et de surcroît le roman est inachevé. L’agent littéraire en question Peter Katz, va embaucher un journaliste pour compléter le tout et surtout de savoir exactement les causes de l’homicide et son auteur. Un sacré imbroglio qui tient du labyrinthe ou mieux, du jeu de miroirs. Un seul ingrédient de cette narration ferait un malheur. Imaginez, il y en a pleins.

Jeux de miroirs. E.O. Chirovici. Les escales 314p.   www.lesescales.fr


 


 


Trentenaire esseulée

India Desjardins qui est passée successivement du livre pour la jeunesse, au mode chick lit, dont elle s’est un peu lassée, pour en arriver au roman que l’on pourrait qualifier de réaliste un peu comme il existe un cinéma de cette catégorie. Qui s’éloigne des empreintes fleur-bleue. La mort d’une princesse serait en musique en ré mineur. Avec de sombres notes. Car ici « l’héroïne » trentenaire, après des déconvenues amoureuses se résigne au célibat. Du mois le croit-elle. Mais quand toute la civilisation ambiante vous pousse à vous valoriser dans le regard d’un homme, ça demeure finalement contraignant de demeurer seule chez soi. Tout un dilemme que rend bien l’écrivaine rompue aux circonvolutions psychologiques de type féminin. Outre qu’elle a déjà une notoriété, India Desjardins serait novice du domaine qu’elle serait assurée de faire un tabac, ne serait-ce qu’il y a tant de solitude dans cette tranche d’âge des québécoises que beaucoup vont se retrouver dans cette lecture baignant dans la lucidité chronique. C’est le roman de la désillusion. L’amour réel a-t-il encore sa place à l’ère des réseaux sociaux, là est la question.

La mort d’une princesse. India Desjardins. Les éditons de l’Homme 292p.   


 


 


Le Saint-Simon des people se raconte

Vous voulez passer un sacré moment ? Emparez-vous immédiatement en librairie de People bazaar de Jean-Pierre Lucovich. Friand de potins ? Mais dans ces pages c’est tout un buffet qui vous attend de la part de cet ancien journaliste à Paris Match et Vogue Hommes de même que rédacteur en chef du magazine Photo. Tel un Saint-Simon, il portraiture avec finesse la vie des people qui nous fascinent tant. Il a eu un demi-siècle pour les analyser, tel un entomologiste qui se penche sur les fourmis. Il faut lire ce que Gainsbourg disait à propos des divas, des vacheries du photographe Cecil Beaton. D’une soirée où se trouvaient au même endroit Brigitte Bardot et Madame Claude. On voit vivre une faune disparue qui s’éclatait au propre comme au figuré. Car la lumière de ces lucioles de nuit, faiblissait parfois jusqu’à disparaître. Une qui y goûte plus particulièrement est la princesse Margaret baptisée gentiment de chieuse. Le chroniqueur mondain ne fait pas dans la dentelle si nécessaire.

People bazaar. Souvenirs d’un infiltré dans le beau monde. Séguier 587p.    www.editions-seguier.fr


 


 


Bio d’Arno Breker le sculpteur d’Hitler

Arno Breker n’aimerait pas le titre qui coiffe cette recension. Pour la simple et bonne raison que celui à qui colle l’étiquette de sculpteur officiel du nazisme n’a pas été que cela. Il existait bien avant l’arrivée du Führer au pouvoir et sa carrière se poursuivra par après au prix de bien des difficultés. En tout et partout le régime nazi passa à ce Rodin allemand des commandes sur une durée de cinq ans. Mais évidemment, ces corps, ces torses d’un réalisme saisissant que l’on retrouvera par après dans l’imaginaire pictural stalinien, firent grande impression. Joe E. Bodenstein a été son intime durant l’essentiel de sa vie. Il est bien habilité à donner le portrait le plus fidèle de ce grand artiste champion de l’hyper réalisme et francophile. Il y a une anecdote intéressante où après la guerre, un jésuite vint le trouver à Munich pour restaurer une église sévèrement endommagée par les bombardements. Breker après une petite hésitation accepta le mandat. Mais dès que les autorités politiques dénazifiées ont appris sa présence, ils firent bien des pressions pour l’exclure et avec succès. Le sculpteur paya le prix de sa collaboration à l’art nazi. Il est décédé depuis un quart de siècle. Cette gros pavé de plus de mille pages est la plus belle réhabilitation qui soit.

Arno Breker, une biographie. Joe E. Bodenstein. Séguier 1146p.   www.editions-seguier.fr


 


 


Le beau patrimoine des pompiers de Paris

Si les pompiers nord-américains se montrent torse nu dans des calendriers qui les avantagent, les sapeurs-pompiers de Paris ont autre chose de plus édifiant à présenter, leur patrimoine. Ça tombe à point nommé. Voici quelques semaines à l’émission Visites privées animé par le délicieux Stéphane Bern, on consacra toute une émission au patrimoine des pompiers de la Ville Lumière. Il faut savoir au passage que là bas, les pompiers ont un statut de militaire. Si vous avez raté cette émission, vous pouvez vous reprendre avec cet album Paris et ses sapeurs-pompiers de Didier Sapaut. C’est dans la collection « Les essentiels du patrimoine » chez l’éditeur Massin. Chaque chapitre est consacré à un arrondissement qui livre ses trésors. Beaucoup de casernes logent dans des immeubles historiques du plus grand intérêt. Vous avez aussi des articles sur l’histoire de la lutte contre les incendies.

Paris et ses sapeurs-pompiers. Didier Saput. Massin 191p.    www.massin.fr


 




 


Le coin littérature des affaires

Aux éditions deboeck deux titres sortent qui vont garnir la bibliothèque des affaires. Jean-Pierre Bouchez qui est consultant et qui est intervenu auprès d’une centaine d’entreprises en France et à l’étranger, lance L’entreprise à l’ère du digital. Et à ce propos, parenthèse pour mentionner une récente statistique proprement canadienne qui prévoit la perte de 40% des emplois au profit de la robotisation. La menace est mondiale. L’expert traite dans ces pages des nouvelles pratiques collaboratives. C’est à une véritable réingénierie des talents qu’il nous invite où la communauté locale a beaucoup à faire.

Le second titre devrait être d’un grand intérêt au Québec, pays d’inventeurs, mais incapables pour ce qui est de la mise en marché de leurs trouvailles. Éric Dupont signe Les nouveaux produits ou comment réussir leur dévelopement et leur lancement. Il a vu trop de témérité chez certaines entreprises qui avaient un bon produit en main mais qui a mal été mis en orbite, causant même de fichus problèmes à celles-ci. Il donne les bons tuyaux dont le moment propice au calendrier pour la sortie officielle. Tout est une question de planning serrée.


 


 


Un petit roman signé par une grande comédienne

Dans la collection Titan chez Québec Amérique  un roman en format poche qui sort sans tambours ni trompettes, mais écrit par une pointure parmi nos artistes du Québec, nous avons nommé Louise Turcot. Dans Laura une courte histoire on voit cette adolescente qui donne son prénom au titre, aux prises avec une mère dépressive pour laquelle elle a toutes les attentions au point de s’oublier. Son père elle ne le voit jamais, absorbé qu’il est dans son univers. Elle est souvent ramenée à ses pensées identitaires. Quelle est sa mission ici bas ? Écrit avec finesse et une connaissance des méandres du sentiment humain.

Laura. Louise Turcot 166p.    quebec-amerique.com


 


 


Pauvre petite Santou

Un conte réel avec une bonne fille entourée de méchants. Ce serait une façon simplette de résumer le roman de Marie-Léontine Tsibinda « Lady Bommerang ». Qui nous plonge dans le tragique d’une petite africaine, Santou, qui a eu la douleur de voir sa mère se noyer. Le père, un homme bon décédera à son tour. Mais il aura eu le temps de se marier auparavant. Et la belle-mère de la petite a un amant qui courtise la jeune brue et il lui fera même un enfant. Vous imaginez la réprobation au sein d’une culture qui prône les vertus traditionnelles. Pire encore, la belle-mère, Dalila, veut lui servir un met empoisonné espérant la voir trépasser. Un lot de misères vous ditez ? Voyez ce qui arrivera à l’infortunée jeune femme.

Lady boomerang. Marie-Léontine Tsibinda. Éditions L’Interligne 310p.   www.interligne.ca


 


 


L’icône picturale de l’art déco

Tamara de Lempicka (1896-1980) est vraiment l’icône ne peinture identifiée à l’art déco. Soin style fait de couleurs vives et froides est inimitable justement selon son vœu de n’imiter personne. Elle a un genre que l’on remarque tout de suite. Gilles Néret à qui on doit des ouvrages chez Taschen, nous ouvre les portes de cette artiste picturale hors norme. D’ailleurs si vous regardez la très grande photo d’elle qui orne la quatrième de couverture, vous voyez tout de suite que cette femme n’est pas banale. De belles illustrations choisies de son œuvre et des textes descriptifs de sa vie et de son style complètent le tableau.

De Lempicka. Gilles Néret. Taschen 94p.    www.taschen.com


 


 


Des arbres et des animaux en pop-up

Pour les touts petits un charmant album avec de gros arbres en pop-up et des animaux à décoller de leurs gangues cartonnées pour les placer dans le paysage des quatre saisons. De quoi divertir les jeunes têtes un petit moment. Le titre ? L’arbre au fil des saisons conçu par IK et SK. Chez Mango jeunesse.


 


 


Le coin Miam miam

Comment faire effet à la table côté culinaire sans devoir posséder toute la science d’un Bocuse ? La réponse est toute trouvée dans ce gros pavé de la collection Simplissime chez Hachette cuisine Dîners chic les + faciles du monde de J.F. Mollet. La présentation graphique des recettes proposées est d’une simplicité déconcertante. Chaque page contient des textes en gros caractères qui facilitent la compréhension. A gauche on vous donne le temps de préparation et le temps de cuisson. Ainsi, pour les coquillettes au beurre de truffe ça vous prendra exactement dix minutes de votre temps et quinze minutes de cuisson. Imaginez que vous recevez des gens chez vous à l’improviste, c’est un merveilleux dépanneur. Et on rend vraiment honneur au patrimoine immatériel, la gastronomie comme avec cet autre plat, la tourte chaude de lièvre au cacao. De l’originalité, de la finesse, tout pour vous rendre la vie joyeuse. On s’est laissé tenter par le mignon de porc, roquette et abricot, quel bonheur, dix minutes seulement pour mitonner et vingt-cinq de cuisson.

Simplissime dîners chic, les + faciles du monde. J.F. Mollet. Hachette cuisine 382p.   www.hachette-pratique.com


 


 


Danielle Ouimet revient sur ses amours

Il y a douze ans, Danielle Ouimet notre éternelle Valérie nationale nous livrait des souvenirs à saveur biographique dans « Si c’était à refaire » chez Publistar. Elle nous revient cette fois avec Mes amis, mes amours ce que les hommes m’ont appris. Elle qui fit fantasmer le Québec masculin vit seule et c’est un choix consenti. La conséquence de plusieurs liaisons infructueuses avec des hommes de personnalités différentes. Elle nous détaille chacun de ces amours. Elle n’est pas amer et reconnaît que ces mâles lui ont apporté diverses contributions. Et elle ne ferme pas à l’amour pour autant, elle dans l’antichambre des 70 ans. En fin de chapitre elle dévoile un viol subi à 17 ans. Elle tire la conclusion de cet acte odieux que la culture du viol persiste toujours chez les hommes, une conclusion qui ne résiste évidemment pas à l’analyse. On appréciera ce livre comme une sorte de documentaire de ce que pouvait être à l’époque au Québec le niveau de relation entre une femme au statut d’icône et des hommes en moyen, car généralement il l’était pas mal tous. Quoique la vedette n’en faisait pas un critère absolu. D’ailleurs lors d’un divorce, à la grande surprise de l’ex, elle prit ses bagages sans demander son reste. Donc aucune vénalité dans la démarche. Elle a toujours voulu affirmer son indépendance et c’est à son honneur. Voici le témoignage d’une femme libre qui n’utilise pas la langue de bois pour exprimer ses sentiments.

Mes amis, mes amours ce que les hommes m’ont appris. Danielle Ouimet. Les éditions de L’Homme 265p.     


 




 


Le coin santé physique et psychique

S’il y a un titre en croissance personnelle qui a plus sa raison d’être que les autres c’est bien Réseaux sociaux, tous ego ?, de Christophe Assens chez l’éditeur deboeck. Professeur à l’Université de Versailles Saint-Quentin il est connu pour ses conférences portant sur les réseaux sociaux. S’il aborde le paradoxe d’un réseautage considérable par ces moyens et le fait qu’en même temps la solitude est omniprésente, l’observateur rend compte de l’impact sur le mangement des affaires. Même les grandes firmes pour réduire l’effet bureaucratique ont recours à ces moyens pour diffuser la communication et être de proximité avec la base.

Aux éditions La Semaine, trois diététistes, Annie Talbot, Evelyne Bergevin  et Marie-Ève Richard nous arrivent avec Petites mains, grande assiette. Ce guide est centré sur l’étape où le nourrisson passe aux aliments solides, source de bien des inquiétudes pour les parents novices, va-t-il s’étouffer ? Quoi lui offrir ? Les signaux de satiété etc. Autant de questionnements qui trouvent ici toutes les réponses.

Deux titres chez Québec –Livres. Il y a Annie Musett Fredette qui corrobore elle aussi que la grossesse est un moment extraordinaire qui dépasse ce qu’on peut imaginer quand on prend la mesure que l’on donne naissance à un être humain. Et ce neuf mois classique peut prendre diverses connotations psychologiques, qui virent parfois au comique. C’est ce la blogueuse décrit dans Guide loufoque de la grossesse. Il y a un passage qui va faire sursauter, c’est quand elle parle de ces femmes qui parviennent plus laborieusement à la fertilité et qui espacent les relations sexuelles, quand elles n’y mettent pas carrément fin. « Dans tous les cas vous ne faites plus l’amour. Soyez honnête : votre homme pourrait se transformer en un dégoûtant déchet humain que vous vous en satisferiez puisqu’il est le maillon manquant pour soient fécondés vos ovules. Tout cela est normal. »…

De son côté le Dr. Dominique Dufour chiropraticienne débarque avec Mieux vivre avec l’arthrose. Au lieu de nous arriver avec la panoplie de médicaments sous ordonnance, elle prône des solutions naturelles de traitement. Son approche thérapeutique est centré sur les cinq piliers que sont l’alimentation, le sommeil, l’activité physique, l’attitude mentale et la chiropratique. De manière à contrer ou retarder les effets de cette pathologie inflammatoire et dégénérative.

Chez Mango Joëlle Le Guéhennec parle de Mes huiles essentielles à la maison. Les vertus de ces huiles ne sont plus à démontrer. Ça fourmille également de bons tuyaux comme la manière de créer des produits ménagers bios, comment désinfecter et désodoriser grâce à ces mêmes huiles. L’éditeur a eu la générosité d’inclure une pierre poreuse qui sert à diffuser les huiles et qui est incrustée dans la couverture.

Chez Alpen ils sont trois, les professeurs Philippe Brunet, Maurice Laville et Bruno Moulin qui se font forts de répertorier des maladies que l’on peut éviter et la greffe des reins qui change des vies. L’ouvrage intitulé La détox naturelle grâce aux reins nous remet en mémoire que l’insuffisance rénale affecte des milliers d’individus. Rien qu’en France cela touche plus d’un million de personnes. Et quel erreur quand on confond le mal aux reins avec le mal de dos. Ouvrage merveilleux de vulgarisation, on passe en revue le rôle fondamental du rein. Comme quoi l’anatomie humaine ne comporte aucun organe inutile.

Enfin chez Fides, Nathalie Champoux formé en communication se mue en conseillère de notre bien-être dans Santé, le guide pour toute la famille. Qui se divise en deux. Vous avez dans la première partie, les principes fondamentaux qui sont à la base d’une santé éclatante. Et dans la seconde nous offre d’excellentes recettes. Nous avons en somme le meilleur des deux. Il s’adresse aussi et pour beaucoup aux lecteurs dont la santé a présenté des défaillances et qui voudraient retrouver le tonus d’antan. Faire une reconversion réussie. Elle parle en connaissance de cause puisque le corps médical avait décrété pour ses enfants un diagnostic qualifié d’irréversible, alors que la suite des choses, maman intervenant, à renverser le sombre pronostic, et permis de recouvrer la santé.


 


 


Regards sur l’état providence au Québec

Beaucoup n’hésitent pas à dire que le Québec se montre trop généreux avec ces programmes d’assistance sociale. Qu’on aurait créé dans la Belle province une sorte d’état dans l’état avec tous ces nécessiteux qui ont fait de l’aide sociale un mode de vie. Beaucoup de choses donc se sont dites et écrites sur cette culture d’état providence où historiquement on a fait admettre que c’était au gouvernement de prendre en charge la collectivité nécessiteuse. Pour mieux comprendre le phénomène, nous vous invitons à faire lecture de cet essai magistral sous la direction de Denis Latulippe. Les divers collaborateurs retracent comment est né La sécurité sociale au Québec, son histoire et ses enjeux.

La sécurité sociale au Québec. Collectif. Presses de l’Université Laval 556p.   www.pulaval.com


 


 


Regards sur l’état providence au Québec

Beaucoup n’hésitent pas à dire que le Québec se montre trop généreux avec ces programmes d’assistance sociale. Qu’on aurait créé dans la Belle province une sorte d’état dans l’état avec tous ces nécessiteux qui ont fait de l’aide sociale un mode de vie. Beaucoup de choses donc se sont dites et écrites sur cette culture d’état providence où historiquement on a fait admettre que c’était au gouvernement de prendre en charge la collectivité nécessiteuse. Pour mieux comprendre le phénomène, nous vous invitons à faire lecture de cet essai magistral sous la direction de Denis Latulippe. Les divers collaborateurs retracent comment est né La sécurité sociale au Québec, son histoire et ses enjeux.

La sécurité sociale au Québec. Collectif. Presses de l’Université Laval 556p.   www.pulaval.com


 


 


Regards sur l’état providence au Québec

Beaucoup n’hésitent pas à dire que le Québec se montre trop généreux avec ces programmes d’assistance sociale. Qu’on aurait créé dans la Belle province une sorte d’état dans l’état avec tous ces nécessiteux qui ont fait de l’aide sociale un mode de vie. Beaucoup de choses donc se sont dites et écrites sur cette culture d’état providence où historiquement on a fait admettre que c’était au gouvernement de prendre en charge la collectivité nécessiteuse. Pour mieux comprendre le phénomène, nous vous invitons à faire lecture de cet essai magistral sous la direction de Denis Latulippe. Les divers collaborateurs retracent comment est né La sécurité sociale au Québec, son histoire et ses enjeux.

La sécurité sociale au Québec. Collectif. Presses de l’Université Laval 556p.   www.pulaval.com


 


 


Regards sur l’état providence au Québec

Beaucoup n’hésitent pas à dire que le Québec se montre trop généreux avec ces programmes d’assistance sociale. Qu’on aurait créé dans la Belle province une sorte d’état dans l’état avec tous ces nécessiteux qui ont fait de l’aide sociale un mode de vie. Beaucoup de choses donc se sont dites et écrites sur cette culture d’état providence où historiquement on a fait admettre que c’était au gouvernement de prendre en charge la collectivité nécessiteuse. Pour mieux comprendre le phénomène, nous vous invitons à faire lecture de cet essai magistral sous la direction de Denis Latulippe. Les divers collaborateurs retracent comment est né La sécurité sociale au Québec, son histoire et ses enjeux.

La sécurité sociale au Québec. Collectif. Presses de l’Université Laval 556p.   www.pulaval.com


 


 


Regards sur l’état providence au Québec

Beaucoup n’hésitent pas à dire que le Québec se montre trop généreux avec ces programmes d’assistance sociale. Qu’on aurait créé dans la Belle province une sorte d’état dans l’état avec tous ces nécessiteux qui ont fait de l’aide sociale un mode de vie. Beaucoup de choses donc se sont dites et écrites sur cette culture d’état providence où historiquement on a fait admettre que c’était au gouvernement de prendre en charge la collectivité nécessiteuse. Pour mieux comprendre le phénomène, nous vous invitons à faire lecture de cet essai magistral sous la direction de Denis Latulippe. Les divers collaborateurs retracent comment est né La sécurité sociale au Québec, son histoire et ses enjeux.

La sécurité sociale au Québec. Collectif. Presses de l’Université Laval 556p.   www.pulaval.com


 


 


Le coin du touriste

Heureusement qu’il y a les éditions Ulysse pour nous faire rêvasser à d’autres contrées. Voici trois titres fleuron de leur catalogue. D’abord dans la petite collection « Explorez » qui va à l’essentiel, on propose Reykjavik et l’Islande la première étant la capitale de la seconde. Nous sommes au pays des volcans et des fameuses sources chaudes qui captivent tellement. Un pays rude, insulaire,  mais qui compense par la chaleur des gens, la proximité des êtres. Et quelle étrange contrée avec une fameuse plage de sable noir, le soleil de minuit, etc. Remettez-vous en à Jennifer Doré Dallas qui a su relever les mile et une choses à faire là bas.

Par ailleurs, Benoit Prieur nous promène à travers les Provinces maritimes. Là aussi on ne sait plus où donner de la tête. Car ce ne sont pas les attractions qui manquent, comme les plus hautes marées du monde dans la baie de Fundy, l’ancienne Acadie, et avec tout un carnet de bonnes adresses où se loger et se restaurer avec les échelles de prix qui conviennent à votre budget. Dans le style on ne peut trouver mieux pour parcourir gaiement l’Est du Canada.  Une réédition revue et augmentée pour notre plus grand bonheur.

Et on vous signale la réédition de ce livre charmant destiné aux touts petits à qui on veut faire découvrir les splendeurs de la Belle Province, nous avons nommé J’explore le Québec cosignés par Christine Ouin, Louise Pratte et Julie Brodeur. Même s’il est destiné d’office aux jeunes têtes, les adultes ne sont pas interdits de séjour car il y a beaucoup à découvrir, même pour eux.


 


 


Une femme à l’imaginaire érotique enflammée

Revoyez vite vos préjugés si vous pensez que seuls les hommes ont le monopole du fantasme érotique. Quand vient le temps de les décrire Ellyxia Castle ne le cède en rien. A preuve son Sensuelle chez l’éditeur Béliveau. Des histoires torrides. Le problème avec ces lectures c’est un peu comme avec la cigarette, le danger s’accroit avec l’usage. Il s’en est tellement écrit sur la chose qu’on va souvent des phrases répétitives. Pas ici. L’écrivaine trouve le moyen de nous émoustiller avec des variations sur le thème du plaisir. A lire d’une seule main comme on dit avec amusement. On vous laisse le soin d’imaginer ce que fait l’autre.

Sensuelle. Ellyxia Castle. Béliveau éditeur 230p.     www.beliveauediteur.com


 


 


Sensationnelle Andréanne Mars

La plupart des filles on leur fout une poupée dès qu’elles sont fillettes pour les conditionner déjà à la maternité. Ce ne devait certainement pas être le centre d’intérêt d’Andréanne Mars l’héroïne qui donne son nom au roman de Véronique-Marie Kaye. Elle est comme une sauvageonne qui fait tout ce qui lui plait et particulièrement au niveau de sa sexualité. Un peu bi sur les bords, elle s’accordera des privautés avec Clothilde entre deux soupirs de Nicolas qui en pince pour elle. Tout un tourbillon sensuel. Qui gagne à ce jeu de défier la morale ambiante ? On regrette que le personnage d’Andréanne en soit un de fiction car qu’est-ce qu’on ne s’ennuie pas avec ce genre de personne. C’est tout le talent de la romancière de rendre à chaque page le feu qui embrase cette jeune femme. Producteur de fil vous êtes en panne de sujet ? Eh bien tournez-vous de ce côté ci car c’est très cinématographique.

Andréanne Mars. Véronique-Marie Kaye. Prise parole 216p.   www.prisedeparole.ca


 


 


Pour prolonger une relation

Sans le savoir Saïdeh Pakravan livre une recette presque infaillible pour que perdure l’intérêt d’un homme envers une femme, c’est feindre l’indifférence pour cette dernière. Voilà le propos que l’on trouve dans Le principe du désir. Ce roman qui a remporté deux palmes, celui du Prix de la Closerie des Lilas et le Prix Marie-Claire, nous fait voir une artiste visuelle qui grimpe en notoriété dans le milieu de l’art contemporain. Son destin professionnel va croiser une pointure dans le domaine des arts, qui est à la fois à l’abri du besoin, mécène, mais surtout zen et charismatique. Comme un chat échaudé qui craint l’eau froide, en dépit de la vive attirance qu’elle éprouve pour cet homme hors norme, elle ne veut pas s’abandonner comme ça, sans pouvoir vérifier la solidité des sentiments qu’il pourra éprouver pour elle. On salive à lire les manœuvres employées par la femme pour parvenir à ses fins. Y parviendra- t’elle ? On ne vous en dira rien pour ne pas gâcher votre plaisir.

Le principe du désir. Saïdeh Pakravan. Belfond 426p.  


 


 


Douloureux exil

Aux pessimistes qui prétendent que tout a été écrit en littérature, se trompent grandement, et François Hauter en fait l’éclatante démonstration avec Les enfants perdus. Il exploite un thème qui est celui des enfants de…qui partent pour divers motifs, besoin de changer d’air ou d’améliorer leurs conditions et qui vont au contraire se mettre en danger. Et il l’illustre par trois cas d’espèce. Qui nous rappelle à quel point la vie est loin d’être un cadeau et qu’on en paie chèrement le prix. Et il y a une morale qui nous fait voir en quoi repose la véritable force de vivre, car l’instinct de survie n’appartient pas d’office à qui l’on croit. L’écrivain est un ancien rédacteur en cher du Figaro et lauréat du Prix Albert Londres.

Les enfants perdus. François Hauter. Éditions du Rocher 329p.    www.editionsdurocher.fr


 


 


Tuée car elle en savait trop sur l’assassinat de Kennedy

Qu’est-ce qu’il en aura fait couler de la littérature concernant l’assassinat de John F. Kennedy. Voici le dernier opus en date Un meurtre à Georgetown de Jean Lesieur. Ce dernier a fait enquête sur le passé trouble de Mary Meyer une des innombrables maîtresses du défunt président et pour laquelle il avait une faiblesse un peu plus particulière. On parlerait presque de sentiment amoureux. L’infortunée élue de son cœur sera mystérieusement abattue en octobre 1964. Et durant l’enquête qu’il va mener consciencieusement, il laisse entendre que la femme a été tuée parce qu’elle en savait trop sur les véritables commanditaires du meurtre de Kennedy, et qu’Oswald n’était qu’une marionnette pour faire écran. Elle perdra sa vie à trop vouloir faire éclater la vérité. Passionnant est un euphémisme.

Un meurtre à Georgetown. Jean Lesieur. L’Artilleur 198p.   www.lartilleur.fr


 


 


1861, enquête à la Nouvelle-Orléans

Le titre est choc La puanteur des morts. C’est un thriller dans la collection Magellan chez Québec Amérique signé Camille Bouchard. On se retrouve au printemps 1861 à la Nouvelle-Orléans. Sur les lieux du meurtre d’une esclave. Particularité, des signes vaudous gravés dans la chair. Pour élucider le crime on mandate le capitaine Hube. Mais le pauvre limier apprendra rapidement comment cette enquête ne sera pas aisée tant il y a des zones d’ombre. Il aura besoin d’autres ressources pour pouvoir clarifier le tout. Et en prime, voilà que son cœur va battre la chamade pour une sorcière vaudou. Encore là il va se compliquer l’existence. Ce roman est d’une ferveur qui nous garde intéressé de bout en bout. L’écrivain maîtrise bien le rythme qui convient au genre. A mettre en priorité sur le dessus de la pile.

La puanteur des morts. Camille Bouchard. Québec Amérique 401p.    www.quebec-amerique.com


 




 


Wordpress et l’Iphone 7 pour les nuls

Prenez note de l’arrivée de deux autres titres au catalogue illustrissime de « Pour les nuls »  aux éditions First. Edward C. Baig et Bob LeVitus nous guident dans les arcanes du populaire IpHone 7 et 7 Plus. Les deux auteurs sont des rompus aux produits Apple. On remarque les nombreux passages consacrés à la photographie, car ces bidules ont gagné en netteté d’image. Et on révèle tous les rudiments qui feront de vous des capteurs du temps. Et comme pour tous ces ouvrages un bel exemple de vulgarisation. De sorte que vous puissiez exploiter au mieux de leur possibilité ces appareils.

De son côté Lisa Sabin-Wilson va répondre à l’immense besoin qu’ont les gens de créer leur propre site web. On sait qu’il peut en coûter une petite fortune pour se mettre en ligne et les webmaîtres d’expériences fonctionnent au compteur. C’est pour quoi Wordpress a vite gagné des adhésions puisque l’on peut soi-même se fixer sur la Toile. Elle nous dit comment choisir la plateforme et configurer son site tout simplement. On peut également personnaliser à volonté sa vitrine virtuelle et comment gérer au quotidien son contenu.  Et à ce chapitre c’est l’ouvrage le plus complet.


 




 


Six titres en poche chez French pulp

Pour le métro ou avant le dodo, six titres sortent chez l’éditeur French pulp qui nous mène dans autant d’univers. Il y a d’abord la sortie des tomes 3&4 ainsi que 5&6 de Frankenstein pas celui de Mary Shelley sa créatrice mais de Benoit Becker qui en fait est un alias. Car en réalité c’est de Jean-Claude Carrière le fameux homme de lettres et scénariste, qui à ses débuts dans le monde de la littérature utilisa ce pseudonyme. On a d’ailleurs parlé des tomes 1&2 dans nos colonnes en disant tout le bien possible. Dans un des tomes vous êtes en présence d’un pasteur qui voit dans ce monstre un surhomme et qui n’a de cesse de le voir se reproduire. Attention aux dégâts! Ailleurs c’est un camelot asiatique qui sera mis en présence de ce phénomène. Saura t’il ne pas connaître le sort pas trop enviable de ceux qui ont eu à y faire face ?

Dans la série Rififi un classique du polar, nous avons nommé l’auteur Auguste Le Breton qui partagea la gloriole du genre avec Simenon. On sort Du rififi à New York, pour vingt milliards de diamants. Le premier tome qui assura la notoriété de l’écrivain qui au passage avait une tronche de truand et qui fréquentait très bien le Milieu. Dans ce titre c’est un fils, honnête justicier, qui a un père brigand qui peaufine le casse du siècle. Que faire avec un tel géniteur ? Tout un cas de conscience.

G.M. Dumoulin (1924-2016) était un auteur prolifique avec 200 opus à son crédit. Il aimait beaucoup faire dans l’anticipation. Nous avons un bel exemple de sa préférence avec Génération clash où il préfigure un enseignement qui serait dispensé par des robots. Fini les profs. Avec pour objectif de former des génies. Mais il y a un mais à cette belle croissance intellectuelle, c’est que les petits génies en question se refusent à toute autorité. Que fait-on dans ces circonstances ?

Nous évoquions le côté stakhanoviste de l’écriture en parlant de G.M. Dumoulin. Que dire alors de G.J. Arnaud qui à ce jour a derrière lui 400 romans! Lui aussi adore la fiction. Et parmi sa production immense on note sa saga « La compagnie des glaces » forte de 98 tomes. Si vous voulez entrer de plein pied dans cette œuvre titanesque, allez du côté des tomes 5&6 qui regroupe deux histoires en une « L’enfant des glaces » et « Les otages des glaces ». Dans un, on assiste à l’explosion de la Lune et le refroidissement conséquent de notre bonne vieille Terre. Un survivant se révolte contre une compagnie ferroviaire dominante de la vie terrestre. Il va trouver refuge chez une peuplade et s’acoquiner avec une beauté locale. Pire, il lui fera un mioche ce qui est absolument interdit. Vous allez voir de quoi ça retourne.

Enfin, voici De sinistre mémoire de Jacques Saussey. Nous sommes dans l’univers du polar. Il est question de plusieurs morts étranges à Paris et le capitaine Magne est chargé d’élucider. Il est question d’un manuscrit mystérieux qui prend sa source en Bretagne au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Il doit décrypter les codes qu’il recèle. C’est rondement bien mené avec tous les ingrédients qui font recette.    


 


 


Du sens à donner pour l’enseignement de l’histoire

L’histoire est le domaine mal aimé du monde de l’enseignement au Québec. Tantôt dispensé, tantôt non offert en classe. Et quand il est au programme scolaire quelle orientation doit-on lui donner ? Une question à laquelle ont tenté de répondre une six penseurs de l’éducation, tous professeurs. Ce sont Marc-André Éthier, Vincent Boutonnet, Stéphanie Demers et David Lefrançois avec la collaboration de Frédéric Yelle et Catherine Déry. Quel sens pour l’histoire ?, le titre de leur essai explore différentes avenues à ce sujet.

Quel sens pour l’histoire ? Collectif. M éditeur 109p.    www.editionsm.info


 


 


Sur le rapport à la maladie

Comme au Québec on parle ex aequo autant de la météo que la maladie, voici un ouvrage autobiographique où Patrick Autréaux parle de son rapport à la maladie. Ce psychiatre qui a abandonné sa pratique en urgence il y a onze ans, a déjà écrit un triptyque sur fond de pathologies diverses. Il persiste et signe en se mettant à la première personne. Ce type de récit personnel s’il est appuyé par une démarche toute en sincérité, lui assure un bon lectorat. Car comme nous savons tous humbles mortels que nous vivons sur du temps emprunté, il est bon de voir la vérité en face, froidement. Et le signataire n’est pas de béton, même si c’est un praticien de la santé qui en a vu d’autres. Il a ses propres appréhensions dont il parle en toute transparence. Vous adorerez.

La voix écrite. Patrick Autréaux. Verdier 137p.     www.editions-verdier.fr


 


 


Une ado en questionnement

Une adolescente de 17 mois, dans l’antichambre même de sa majorité, vit un dilemme. Son paternel a déguerpi au Liban et sa mère n’en a plus que pour sa nouvelle flamme. De sorte que la fille se sent vraiment seule à elle femme, avec un choix cornélien à faire, suivre son père, demeurer où elle est. Puis arrivera une copine qui lui parle d’un casque novateur, qui lorsqu’on le pose sur sa tête vous permet d’explorer des chemins déterminants pour votre avenir. Voilà la toile de fond de ce livre jeunesse Mon futur en replay de Louise Revoyre. On ne connaît pas l’âge de l’écrivaine, mais ce dont on sait, elle est capable de se mettre dans la peau d’une fille de l’âge de son « héroïne » et de transmettre tous les déchirements qui assaillent les jeunes dans cette tranche d’âge. Beaucoup de filles se reconnaîtront dans la protagoniste.

Mon futur en replay. Louise Revoyre. Scrineo 297p.    www.scrineo.fr


 


 


Un petit brûlot en pleine présidentielle française

Un petit livre étrange, qui attire la curiosité, ne serait-ce que par la page couverture au graphisme un peu spécial qui annonce une certaine ironie. L’impérial socialiste porte la signature de Louis Badinguet avec ce patronyme dont on affublait en réalité Napoléon III et qui n’était pas du tout gentil. Victor Hugo qui honnissait ce phare de la Troisième République le qualifiait méchamment de Napoléon le petit. Il est vrai qu’il eut beaucoup de détracteurs. Mais ce que nous offre à lire les éditions Massot est un ouvrage en réalité forgé de toute pièce par un auteur anonyme, lui, bien contemporain de notre temps. Il prend les habits de l’empereur qui était un habile réformateur pour jeter un regard sur la France en crise d’aujourd’hui. Bel exercice de style qui réjouira les esprits éclairés.

L’impérial socialiste. Louis Badinguet. Massot éditions 122p.  


 






 


Trois romans qui valent le détour chez French pulp

Si d’office vous aimez les romances qui ont pour théâtre un beau château, alors vous êtes servis avec le tome 1 d’une saga à vous laisser pénétrer Les brumes de Granville de Gwendoline Finaz de Villaine. Intitulé « Monotropa à Uniflora » il met en scène Apollonie, jeune professeure de musique qui dans le cadre de son enseignement doit se rendre au château de Grandville. Précisons que nous sommes en 1919 au lendemain de la boucherie de la Première Grande Guerre. On a besoin de s’évader positivement et vivre de grands emportements. C’est ce qui va survenir chez elle quand elle apercevra le beau fils de famille. Hector le fils de la Comtesse du lieu a tout pour lui. Les fées se sont penchées sur son berceau. Mais il a un peu de hauteur. L’enseignante va battre la chamade. Mais, car il y a toujours un mais, une voix va se faire entendre.
Sur la couverture de Nous étions une frontière de Patrick de Friberg on voit la Marianne nationale embrasser tendrement un monsieur aux beaux atours. Ça annonce tout un programme. En effet, rien de moins que la troisième guerre mondiale pour 2019. L’écrivain s’amuse à faire de l’anticipation politique. On veut croire que c’est un roman, mais il est fondé sur de telles prémisses qu’on peut envisager avec effroi un pareil scénario. Surtout à l’heure des nationalismes exacerbés. Et petit détail qui a toute son importance, la débâcle survient au moment où le Front National est porté au pouvoir en France.

Puis une toute autre couleur avec L’affaire Pauline Dubuisson de Serge Jacquemard. Basée sur un fait divers judiciaire authentique portée à l’écran par Georges Clouzot dans Le verdict avec en vedette Brigitte Bardot elle-même, qui brilla de tous ses feux dans cette scène d’anthologie où elle clame son innocence. En vérité la réelle Pauline Dubuisson formée comme infirmière, est une femme jolie et très indépendante, ce qui choque déjà en pleine seconde guerre mondiale. Elle aura une liaison avec un officier allemand. A la Libération elle sera déshabillée en place publique et tondue telle une pestiférée. Puis voulant trouver un certain équilibre avec un amant qu’elle voulait épouser, déchantera cruellement quand celui-ci la délaissera pour en épouser une autre. Ils se revirent et elle le tua. En cour de justice elle échappera à la guillotine. Après quelques années en tôle elle sera relaxée pour bonne conduite. Elle s’établira au Maroc avec une autre identité et un statut de médecin. Elle croit se faire oublier jusqu’à ce qu’un reporter voulant rappeler la célèbre affaire la débusquera. Ne voyant aucune issue paisible, elle mettra fin à ses jours. C’est cette triste aventure que relate avec brio l’auteur.


 


 


Guido et Constantino

La littérature LGBT se compte encore au compte-goutte, de sorte que lorsque paraît un tel thème autant vous en faire part. D’autant que Splendeur de Margaret Mazzantini nous promène de l’Italie à la Grèce. Nous prenant à témoin de la relation houleuse entre Guido et Constantino. Ce qui a d’admirable dans la démarche de l’écrivaine, c’est qu’elle a réussi à se glisser dans les sentiments qui peuvent habiter deux hommes qui s’aiment. Et on verra qu’en ce vingt et unième siècle, malgré les progrès accomplis, nous en sommes du côté de l’homosexualité, à un niveau de tolérance et non d’acceptation. C’est un roman tout de fièvre mâle à lire avec délectation.

Splendeur. Margaret Mazzantini. Robert Laffont 409p.     www.laffont.fr


 


 


Une mère catholique, un père musulman

Champion de hand-ball et avocat, Grine nous livre un beau témoignage sur la cohabitation des genres et sur l’état du monde. Il est bien placé pour parler de la présence des religions, des guerres qui s’y rattachent et de la laïcité avec une mère catholique pratiquante et un père musulman qui l’est tout autant. Passeport pour l’espoir est sous-titré « Itinéraire d’un français entre deux mondes ». On ne pouvait pas mieux choisir comme indicatif de la tonalité de son propos. On voit dans quel Far-West psychologique le monde est engagé et où les trentaines vivent dans un univers encore hanté en sous-main par le sida et le chômage. Mais malgré tout, l’auteur nous donne un message d’espérance. La lucidité n’exclut pas le rêve.

Passeport pour l’espoir. Grine. Éditions Rabelais 122p.   


 


 


Le monde va mal, portrait de famille

Le saviez-vous ? Le monde est au bord de l’implosion ou l’inverse, l’exploison, c’est selon. Et ce n’est pas au sein de la famille que l’on va trouver un havre de sérénité. Pas en tout cas celle que nous expose Mathieu Belezi dans Le pas suspendu de la révolte. Chacun des six membres de cette smala est au bord de la crise de nerfs, révolté à plus d’un titre. Ce n’est pas le roman de l’optimisme côté nature humaine. Mais il ne faut pas faire l’autruche. Il faut plonger dans ces pages comme on crève un abcès pour guérir de quelque chose. Et c’est écrit avec une maestria de tous les instants. Il nous connaît bien, nous les homos sapiens, si vulnérables.

Le pas suspendu de la révolte. Mathieu Belezi. Flammarion 586p.


 


 


Un grand roman sur le dénuement matériel

Il y a cette phrase cruelle qui a été prononcé un jour qui disait parlant des professeurs « ceux qui peuvent font, ceux qui ne peuvent pas enseignent ». En paraphrasant on pourrait ajouter de certains éditeur « ceux qui peuvent écrivent, ceux qui ne peuvent pas éditent ». Eh bien Lise Demers oppose un sérieux démenti car non seulement elle est l’éditrice fondatrice des éditions Sémaphore qui a un des plus beaux catalogue littéraire qui soit au Québec, mais elle peut faire la leçon aux écrivains, du moins bien les guider car elle-même est une femme de lettres au talent assuré et qui trouve les bons mots pour décrire toutes les palettes sentimentales. Et on en a une preuve magistrale avec la réédition de Gueusaille qui a été publié chez Lanctôt en 1999. Si le mot qui sert de titre ne vous est pas familier, il désigne une communauté de pauvres, de gueux. Dans ce roman qui tient presque du documentaire tellement il correspond à la paupérisation choquante dans notre dite « Belle province » vous avez deux femmes, Olga et Denise qui sont dans la gêne matérielle. Et leurs proches aussi. Et en prime la fameuse crise du verglas qui leur tombe dessus comme la misère sur le pauvre monde. Comment vit-on ces dures réalités ? Est-ce qu’il se développe des solidarités en pareille circonstance où c’est le débrouille-toi avec tes problèmes ? Pendant ce temps une élite qui s’en met plein les poches. C’est une excellente initiative que de relancer ce livre qui est hélas d’une douloureuse réalité.

Gueusaille. Lise Demers. Sémaphore 203p.   www.editionssemaphore.qc.ca


 


 


Comment donner aimer dans la langue de Molière

C’est le genre de récit que nous adorons à la rédaction. Où l’auteur€ y met beaucoup du sien et nous gavant d’anecdotes drolatiques. C’est le cas de Lost in french de l’américaine Lauren Collins qui va rencontrer à Londres, un français, Olivier. Cupidon n’est pas très loin qui va décocher une flèche. Conséquence, ils vont se marier pour le meilleur et pour le pire. Maintenant il y a un hic, la dame peine à dire un mot en français. Et dès lors va s’y mettre pour pouvoir exprimer à son homme l’entièreté de ses sentiments. A sa façon elle corrobore que plus on attend pour apprendre une langue, plus c’est ardu. Mais sa volonté est là inébranlable de pouvoir converser d’égale à égal avec sa douce moitié. On rit énormément en même temps qu’on apprend beaucoup sur les écueils de l’apprentissage d’une langue.

Lost in french. Lauren Collins. Flammarion 309p.  


 


 


Entre langue québécoise standard nationale et français international

Le duel existe toujours entre les tenants d’un parler québécois typique de chez nous avec l’accent en prime et les autres qui appellent de tous leurs vœux les nôtres à s’exprimer dans un français dit international, on entend comme les français le parlent. Le débat perdure et fait l’objet d’un essai magistral du lexicographe et linguiste Lionel Meney qui a été professeur de langue, linguistique et traduction à l’Université Laval. Cet érudit du domaine est aussi un spécialiste des différenciations entre notre façon de nous exprimer et le reste de la francophonie. Cet ouvrage est déjà une référence et le fuit de recherches laborieuses.

Le français québécois entre réalité et idéologie : un autre regard sur la langue. Lionel Meney. Presses de l’Université Laval 625p.    www.pulaval.com


 


 


Le dit fils de l’actrice

Lorraine Fouchet en connaît un rayon sur la vulnérabilité humaine à titre de médecin urgentiste. Pour son roman Les couleurs de la vie elle nous gâte d’une belle intrigue. Au point de départ c’est une bretonne qui va être embauchée à Antibes chez une actrice âgée au tempérament bien campé. Elle a un fils. Mais le hic dans tout ça, c’est que la nouvelle dame de compagnie va vite apprendre que le fils réel est disparu des radars depuis bien longtemps. Alors qui est réellement celui qu’elle présente comme son rejeton ? Ce dernier est-il animé des meilleures intentions où profite t-il de la faiblesse de cette femme esseulée ? Il y a autre chose. Et c’est cet autre chose que vous prendrez plaisir à découvrir dans cette sorte de thriller psychologique. C’est comme du bonbon. On verrait bien Jeanne Moreau dans le rôle de l’actrice.

Les couleurs de la vie. Lorraine Fouchet. Éditions Héloïse d’Ormesson 396p.   www.editions-heloisedormesson.com


 




 


Le coin habileté manuelle

La maison d’édition Mango présente deux titres pour ceux et celles qui se sortent des préoccupations intellectuelles pour s’abandonner aux joies de la création manuelle. Perrette Samouïloff nous offre Les métiers dans la collection « Point de croix et cie ». Ce sont des centaines de motifs à broder au point de croix. Et elle a privilégié un angle de création bien spécial et qui donne son nom au titre, à savoir que ces travaux au point de croix, ont comme dénominateur de représenter un métier, une profession. De sorte qu’on peut offrir un cadeau personnalisé à celui ou celle qui fait un métier en particulier. Belle façon de rendre hommage à son choix professionnel.

De son côté Marie-Anne Réthoret-Mélin nous emmène dans un monde créatif assez singulier, celui de la carte postale. Est-ce qu’il s’en envoie encore beaucoup à l’ère numérique ? Si c’est en baisse, c’est d’autant plus original de concevoir sa propre carte postale. Et attention, pas n’importe quelle carte, en broderie traditionnelle s.v.p. Et si vous éprouvé le drame de la feuille blanche, ce ne sont pas les suggestions de thèmes qui manquent dans ce grand album. Intrigué ? Allez feuilleter Cartes postale du bout du monde.


 


 


Des fruits désormais en toute saison

Bientôt l’expression « des fruits de saison » sera obsolète. Car on peut grâce à des techniques agronomiques bien maîtrisées bouffer Des fruits toute l’année comme nous l’enseignent Roland et Maryline Motte. A chaque page on détaille les caractéristiques complètes du fruit en question et la manière de faire sa production. Et l’éditeur a eu la généreuse idée d’offrir en complément d’ouvrage un poster calendrier gorgé de belles illustrations des plus beaux fruits qui soit.

Des fruits toute l’année. Roland et Maryline Motte. Rustica 143p.    www.rustica.fr


 


 


Plaisir de la cueillette des mûres

Ils se sont mis à deux l’auteur Olivier de Solminihac et l’illustrateur en renom Stéphane Poulin la rencontre en somme de deux talents, l’un québécois et l’autre français, qui débarquent avec un beau conte qui nous fait voir des personnages animaliers qui rentrent en ville après un séjour champêtre d’où ils ont ramené des mûres. Une histoire toute simple qui ravira les jeunes têtes à l’heure du dodo. On ne dira jamais assez les bienfaits des récits du genre pour les jeunes esprits en développement. Ces créateurs sont sans le savoir des bienfaiteurs de l’humanité. Et il faut voir les illustrations sublimes d’un grand du domaine qui est dans ces pages au zénith de son art.

Les mûres. Olivier de Solminihac et Stéphane Poulin. Sarbacane


 








 


Le coin santé physique et psychique

Il est prêtre dans le diocèse de Montréal. Son nom ? André Beauchamp qui voit le passage terrestre comme une voie initiatique. Devenir voyage le titre de sa réflexion se range dans les ouvrages de spiritualité pure, au-delà des confessions religieuses. Sa mission ? Nous amener à faire des temps d’arrêt, surtout dans ce monde agité, afin de donner un sens à l’ici bas. Il va aussi chercher dans les Écritures des réponses à certains questionnements. Aucun prosélytisme dans ces chapitres qui se veulent éclairants. C’est chez Fides.

Deux excellents essais paraissent chez Liber, la petite maison d’édition qui nous fait réfléchir grandement sur les enjeux de société. Et s’il y en a un des enjeux c’est bien celui de l’hyper sexualisation à commencer par la diffusion de la pornographie. Ils sont deux à se pencher sur la question dans Pornoculture, Claudia Attimonelli et Vincenzo Susca. La première, experte en langage et symbolique des signes enseigne à l’Université de Bari en Italie, alors que le second est professeur de sociologie imaginaire à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Ils nous proposent un voyage au bout de la chair. Tout y passe, la poupée de silicone, la définition de l’obscénité, la genèse de cette addiction chez beaucoup de représentations de la chair en action. Aucun moralisme dans ces pages sinon l’état des lieux et une tentative de compréhension. N’en demeure pas moins un constat pathogène. Tellement de substituts à une relation saine, et faite d’équilibre. Inquiétant.

Dans un autre registre Conversations psychanalytiques du psychiatre et psychanalyste alsacien Patrick Gauthier-Lafaye est d’une grande utilité publique. C’est qu’il a pris l’habitude d’engager avec ses petites-filles qui viennent passer du temps de vacances chez lui, des conversations sur le thème de sa pratique. On le sait, les jeunes posent énormément de questions simples et veulent obtenir des réponses qui le soient tout autant. Et le papi s’est prêté au jeu et de simples conversations anodines, s’est développé de grands échanges avec plus d’intensité dans la réflexion au fil des pages. Ceux qui veulent comprendre à quoi servent les consultations psychanalytiques ont l’initiateur tout trouvé. Car le signataire aborde les thèmes récurrents qui sont à l’ordre du jour dans ses consultations et nous les renvoient dans leur plus simple expression.

Aux éditions du Dauphin Blanc, deux titres. Sara Julia traite de la spiritualité dans la Cordillère des Andes dans Pérou les chemins sacrés. Ce sont des histoires de transformation des êtres dans la région. L’auteure qui est guide dans ce coin de pays qui est riche en champs magnétiques, décrit le pèlerinage de sept personnes en quête d’intériorité et ce qui leur est arrivé à chacun. Ailleurs c’est Marie-France Lalancette nutritionniste avec la collaboration d’une collègue, Rita Vissani aussi nutritionniste, qui aborde la corrélation qui doit se faire entre Alimentation et autisme. On apprend que nourrir un autiste n’est pas une chose évidente et qu’il faut saisir les opportunités quand le métabolisme et la psyché de l’enfant s’y prête. C’est une question d’attention et de patience.

Trois titres chez l’éditeur Béliveau. Lynne Pion s’est faite une spécialité du deuil chez une personne qui a la douleur de perdre son animal favori. Parlez-en à quelqu’un proche de la rédaction chez nous qui au moment de l’euthanasie de son chat, a eu plus de peine que pour le décès de sa mère. Apprivoiser le deuil animalier est un guide, et il y en peu de la sorte, pour trouver un réconfort à la suite de la disparition de votre toutou ou minou chéri.

Pascale Piquet est coach spécialiste en dépendance affective et réputée depuis la sortie de son best-seller « Le syndrome de Tarzan ». Elle persiste et signe avec Gagnez au jeu des échecs amoureux. Elle nous dit qu’être heureux en amour est une question d’apprentissage et il faut en connaître les règles. La couverture qui est rigolote annonce une vision assez optimiste de la vie de couple quoiqu’on en dise.

Nous n’avons pas boule de cristal, mais nous sommes assurés d’une chose L’ABC des réseaux sociaux d’Annabelle Boyer est condamné au succès, tout simplement parce que c’est ce type de guide qui correspond en tout point à ce qui plait à l’ensemble de la population à l’ère numérique. Si vous avez envie de « youtuber » mais vous ne savez pas comment vous y prendre, c’est le livre par excellence. L’auteure fait le tour de toutes les plateformes d’importance en donnant pour chacun les clés d’accès avec pleins de recommandations pour ne pas commettre d’erreurs fatales. Dans le genre on ne peut trouver mieux. Et chaque étape de création de site est expliquée avec l’appui de graphismes appropriés. Bienvenue dans l’univers web. 


 








 


Le coin santé physique et psychique (2)

S’il y a un ouvrage iconoclaste c’est celui d’Adam Grant avec Osez sortir du rang!, un discours qui vient en opposition de celui où le conformisme est présenté comme le compromis par excellence. Le théoricien provocateur se fait fort de montrer par mille exemples en quoi une rébellion est salutaire et qu’il ne faut pas avoir peur de proclamer ses convictions, même et surtout quand on pense que son patron a erré. Il démontre clairement à quel point la dissidence est salutaire dans une organisation. Jeter des grenades oui mais en même temps savoir protéger ses arrières. C’est aux éditions deboeck.

La sérénité personnelle, on la souhaite tous, mais combien de faux pas avant d’y parvenir. Fabrice Midal. Philosophe et éditeur de collection chez Belfond, il nous exhorte à vivre pleinement dans Foutez-vous la paix et commencez à vivre chez Édito Grosso modo son credo est que l’on se fasse du bien à soi-même. Il y a un chapitre intéressant sur le perfectionnisme qui figure telle une nuisance et qui ne génère que des sources d’insatisfaction car il y a toujours bien meilleur que soi. Le but recherché, devenir surtout son grand ami.

Luttons contre l’hétéro norme. Voilà en somme le message adressé par le psychologue Philippe Arlin aux éditions de La Martinière. C’est une radiographie actuelle de la manière dont les hommes et les femmes abordent la sexualité à notre époque. Comment les stéréotypes ont la vie dure. Une femme a-t-elle le droit de juger de la masculinité de son mari si ce dernier aimer la pénétrer par l’anus ? Il y a plein de ce genre de questionnement. Est-ce que la domination vaginale a quelque chose d’essentiellement culturelle ? Puis est-on tout à fait hétéro ou homo ? L’homme a beau dénicher d’autres planètes dans le cosmos, il demeure un nain dans la connaissance de sa propre vie sexuelle. C’est pourquoi la lecture de ce titre fait figure d’obligation.

Les deux titres suivants sont chez l’éditeur Rustica. Pamela Weber en premier avec Renouer avec le rythme des saisons. C’est un cours sur la méditation bien illustré par le dessin figurant sur la couverture où on aperçoit une femme dans la position du lotus. C’est à un nouvel art de vivre quelle nous convie, nous qui vivons à un rythme d’enfer au seul but de devenir encore plus performant. L’ouvrage se complète d’un CD audio pour se mettre en ambiance.

On s’en est rendu que depuis assez peu de temps que l’intestin fait figure de deuxième « cerveau » et qu’il est le vecteur du meilleur comme dur pire. La naturopathe Aurélie Fleschen-Portuese  nous le dit très clairement dans Psychobiotiques qui est un répertoire des aliments à ingurgiter pour nourrir au mieux sa flore intestinale. Si nos bactéries, les bonnes on s’entend, on se donne des garanties de bonheur.

Deux titres aux éditions La Semaine. Le premier aborde une problématique qui est beaucoup liée à l’abus des médias sociaux et du recours effréné au téléphone intelligent. Nous avons nommé le déficit d’attention. Qui peut avoir de graves conséquences, car le cerveau hyper sollicité par l’écran bleu, petit ou grand, ne parvient que difficilement à se concentrer. On l’a vu notamment lors du cafouillage lors de la soirée des Oscars, alors que le préposé à la remise de l’enveloppe proclamant le meilleur film de l’année, trop préoccupé par tweeter, a fait la mauvaise transmission d’enveloppe avec le résultat que l’on sait. Véronique St-Martin dans Le déficit de l’attention se penche sur le TDAH dont elle a été atteinte. Et c’est par le moyen de l’écriture qu’elle a permis de régulariser sa situation, technique qu’elle enseigne dans ces pages.

Enfin, Marylène Coulombe veut nous reconnecter avec l’âme de nos disparus. Ça donne Messages de nos défunts et de nos anges gardiens. Cet outil de communication directe avec l’Au-delà, cette médium vous en livre les rituels. Qui nous indique aussi et fait prendre conscience que la vie ne s’arrête pas avec la mort physique.
Aux éditions Mango Roxane Marie Galliez lance J’écris pour me connaître. C’est connu que le recours à l’écriture pour jeter sur papier ses états d’âme, se révèle un outil thérapeutique réel. Ce bouquin rassemble des exercices simples d’écriture-thérapie. Et si l’acte d’écrire en soi n’est pas sorcier, la communication elle, n’est pas un exercice facile. Le livre est une série d’étapes de gradation dans la façon de peaufiner et d’extérioriser son soi profond.


 


 


L’œuvre graphique de Michelangelo

Dans la collection « Bibliotheca Universalis de l’éditeur Taschen que nous aimons si bien s’ajoute un autre ouvrage qui est un joyau du patrimoine mondial, nous avons nommé l’œuvre graphique de Michel-Ange. Ce petit pavé nous émerveille à plus d’un titre. Et ce n’est pas pour rien qu’il a hérité du surnom de divin. Un peu comme Léonard de Vinci, il s’est intéressé à tout ce qui l’entoure, allant jusqu’à faire des planches anatomiques. Le professeur Thomas Pöpper qui a colligé ces 550 dessins a fait un travail remarquable. Pour la petite histoire il faut savoir qu’un seul de ces graphismes est signé, beaucoup attribués au maître.

Michel-Ange, l’œuvre graphique. Taschen 725p.   


 




 


Trois albums  aux 400 coups

Oyé! Oyé! Voici trois albums essentiellement faits de photos qui chacun nous plonge dans une ambiance différente. André Leblanc nous arrive avec L’envers de la chanson qui évoque avec des extraits de chansons bien connues, des époques où les enfants trimaient dur. Les photos couvrent une période allant de 1850 à 1950. Donc un siècle où on ne pouvait même pas imaginer une civilisation du loisir, qui n’est jamais venu d’ailleurs. Ah ce qu’on bossait pour une maigre pitance.

On s’est mis à deux Jeanne Painchaud et Bruno Ricca pour pondre ABC MTL qui serait comme un collage de photos pour tenter de montrer Montréal sous toutes ces facettes. Ce qui fait l’âme de cette métropole. C’est le cadeau parfait ç remettre à un ami touriste juste avant qu’il ne reparte. Pour que cette personne conserve près de son cœur toutes ces images un peu iconiques de la ville du vivre ensemble.
Et grand saut en arrière avec Première visite à Montréal 1912 le début d’un siècle avec à nouveau André Leblanc. A travers le regard d’une jeune fille de 12 ans, Angélique on voit ce qu’était Montréal à cette époque. Beaucoup de photos d’archives va sans dire qui nous montre une ville très active. Et ces rues couvertes par ces rails entrecroisés pour le tramway. Nostalgie quand tu nous tiens!


 


 


Pour devenir météorologue en herbe

Vous écoutez la météo et vous vous perdez dans les stratocumulus, cyclone, tornade, ouragan, masse d’air et tutti quanti ? Nous avons le guide par excellence pour départager tout ça. Comprendre, anticiper et gérer la météo de Marcel Oliver vous dit et en termes accessibles. Et ce livre écrit par un marin de métier a une bonne raison d’être et nous de le lire, car la météo est avant la maladie et le hockey, le sujet de conversation numéro un. Surtout qu’au Québec, les habitants longeant la vallée du Saint-Laurent sont soumis à des écarts de températures journaliers assez rares dans le monde.

Comprendre, anticiper et gérer la météo. Marcel Oliver. Vagnon 176p.    www.vagnon.fr


 


 


Le mystère des orchidées

Elles figurent parmi les plus célèbres fleurs de la création et elles comptent non seulement des admirateurs mais de véritables orchidophiles avec des sociétés florales qui leurs sont totalement consacrées. Identifiées par les philosophes de la Grèce Antique, elles exercent un charme qui perdure depuis des siècles. David Lafarge nous présente toutes les représentantes de cette famille. Et imaginez que pour la petite histoire on leur a prêté aussi des vertus…aphrodisiaques.

Les orchidées c’est facile! David Lafarge. Rustica éditions 80p.    www.rustica.fr


 




 


Le coin habileté manuelle

Elles sont facilement identifiables ces sortes de petites perles plastifiées que l’on a baptisé par trois lettres DIY. Ces accessoires sont à la base d’une foule de colifichets de toutes sortes et ici l’imagination est au pouvoir. Les éditions Mango leur font une fine fleur avec un guide présentant 100 bijoux DIY à réaliser. Et vous allez voir que la création dans ces pages n’a aucune limite. Et même qu’on y trouve parfois une certaine sophistication!

Sur la couverture Des fleurs pour mon mariage édité chez Rustica, on peut apercevoir une jolie marie dont le front est ceinturé d’une couronne de roses tout ce qu’il y a de plus virginale symbolique. Et les fleurs s’agencent pour la circonstance en plusieurs déclinaisons. Il n’y en a pas seulement pour les bouquetières. Ce peut-être des ornements sur les murs, centres de tables, etc. Bref, un mariage fleuri comme jamais. 


 


 


Roman sur le thème du terrorisme

La littérature est aussi une vitrine de son époque. Et il fallait bien s’attendre à ce qu’elle trouve son inspiration sur le sujet le plus récurrent dans l’actualité, nous avons nommé le terrorisme. Sans Véronique d’Arthur Drezfus nous fait voir un jeune couple qui s’aime, Bernard, apprenti plombier et Véronique, caissière dans un supermarché. Ils ont choisi de s’accorder une belle semaine de vacances sur une plage en Tunisie.  Cette destination va se transformer en tragédie. L’auteur s’est inspiré du carnage qui s’est produit en juin 2015 sur la plage tunisienne de Sousse et qui détruisit après coup l’économie locale. Ce roman vibrant nous interroge sur les motivations des assassins qui osent se servir de la religion qui doit en être au contraire, une d’amour. A lire absolument pour accepter d’être interpelé sur le mal de notre époque.

Sans Véronique. Arthur Dreyfus. Gallimard 252p.  


 


 


Le mystérieux Cristal du Temps

Il est avéré qu’avant de trépasser et si on en réchappe surtout, on voit défiler en un temps record toute sa vie. C’est un peu ce qui arrive au protagoniste de Reconnaissance le roman captivant de Pierre Péju. Sauf qu’au lieu d’être à l’article de la mort, notre homme alors qu’il se trouvait en haute montagne, va croiser un mystérieux randonneur qui va lui remettre un bloc translucide qu’il a baptisé le Cristal du temps. Par après, le récipiendaire de l’étrange cadeau se met à regarder fixement le bloc, quand tout à coup il va voir surgir des segments de vie dont certains qu’il avait remisé loin dans sa mémoire. A partir de ce phénomène il va noter et mettre de l’ordre dans ce fatras. Ça donn ce livre un peu surréaliste sur les bords.

Reconnaissance. Pierre Péju. Gallimard 355p.  


 


 


L’aliénation au capitalisme

Ceux qui honnissent le capitalisme vont connaître des jubilations à la lecture de cet essai en collectif, Un système sans qualité publié chez l’excellent éditeur M. Au point de départ on part de la prémisse qui veut que le capitalisme soit détestable, surtout dans les formes extrêmes qu’on lui connaît. Personne ne trouvera à redire. Mais c’est qu’à force de détestation, le néo-libéralisme a fait son lit au point que de le critiquer finit par faire du messager un ringard. Serions-nous maintenant assujettis à ce point à l’économie de marché pour ne plus être en mesure de critiquer ou encore souffririons-nous du syndrome de Stockholm face à notre bourreau qui ne cesse de nous plumer davantage ?

Un système sans qualité. Matériaux pour une critique du capitalisme. Collectif. M éditeur 179p.       www.editionsm.info


 


 


Une canadienne captive en Somalie raconte

Si on regarde un peu trop rapidement la couverture d’Une maison dans le ciel d’Amanda Lindhout on pourrait croire à une biographie d’actrice. Car la dame à un joli minois. Mais si ce n’est pas le cas, elle a par contre vécu un film d’horreur que fut sa captivité pendant plus de 460 jours par une faction islamiste de somaliens qui pratiquaient des enlèvements contre rançon. C’est le paiement d’une rançon d’ailleurs qui permettra qu’elle recouvre la liberté. Mais ce qu’elle aura enduré auparavant. Bien entendu elle sera agressée sexuellement un nombre incalculables de fois. Ensuite on vous passe un papier sur les conditions de détention, abominables. Elle raconte son calvaire, elle qui à l’origine voulait sortir de Calgary et aller de par le monde, voir de quoi ça retourne. Elle paierait très cher sa curiosité dans des pays à risque. Ce récit est vite rapidement devenu un best-seller à l’échelle mondiale. Vous comprendrez à sa lecture comment vivent et pensent ces extrémistes qui ont si peu de considérations pour la femme, à plus forte raison si c’est une mécréante.

Une maison dans le ciel. Amanda Lindhout. Seramis 396p.  
www.editions-seramis.fr


 


 


Les recettes de bonne forme de Sheila

Dans l’Hexagone, Sheila c’est une véritable icône, qui a traversé toutes les époques musicales, yéyé, disco et tutti quanti. Et adepte de la bonne forme mentale et physique, elle semble surfer sur ce que d’autres appelle la vieillesse tel un naufrage. Au contraire, elle affiche une forme splendide dont elle nous partage ses recettes dans Les bonheurs de la vie. Ce n’est pas comme on pourrait le croire, une biographie artistique, mais un livre de confidences sur ce qui traverse ses pensées et comment elle aborde la vie. Au cœur de l’ouvrage des photos d’exercices physiques simples à mettre en pratique et qui assure l’élasticité du corps. Si essentiel à cette artiste qui aime la danse plus que tout.

Les bonheurs de la vie. Sheila. L’Archipel 234p.     www.editionsarchipel.com


 


 


Un amour cubain déchirant

Le risque augmente de se colleter à un pays où les tempéraments, surtout masculins, sont si chaud. Il était une fois un couple de québécois Marc et Louise, qui en 1967 vont décider de vivre à Cuba. Des précurseurs chez les nôtres en tout cas à cette époque. Il arrivera que la dame va s’étourdir dans les bras d’un beau cubain avec pour conséquence la fin de son couple. Dans sa vie, elle retournera trois fois dans l’île de Fidel. C’est Claudine Potvin qui va décrire avec adresse tous les tourments intérieurs qui vont assaillir la québécoise en zone torride. Professeure émérite de l’Université de l’Alberta et membre de la Société royale du Canada, la femme de lettres a des curiosités qui l’ont poussé à s’intéresser à Hubert Aquin tout comme la poésie médiévale castillane. On retiendra surtout une écrivaine au zénith de son talent qu’on lit avec bonheur.

Le sexe de Fidel. Claudine Potvin. Lévesque éditeur 177p.     www.levesqueediteur.com


 


 


L’histoire des 100 ans de la LNH

Simon Grondin est un véritable érudit du hockey, notre sport national. Membre de la Société internationale de recherche sur le hockey    il peut vous débiter des statistiques impressionnantes apprises par cœur. A l’occasion du centième anniversaire de la Ligue Nationale de Hockey il nous raconte la petite histoire qui deviendra la grande de ce sport qui prend continuellement de l’expansion du côté de l’ajout des équipes, comme ça va se produire à Las Vegas. En fin d’ouvrage il teste vos connaissances historiques de ce sport avec bien entendu les réponses à la suite. On est ému des débuts modestes du hockey qui a pris naissance à Montréal. De quoi s’enorgueillir.

Les faits saillants du match. Les 100 ans de la LNH. Simon Grondin 256p.    www.pulaval.com


 





 


Le coin Miam

Trois livres de recettes venant de contrées exotiques qui enrichiront votre connaissance des cultures culinaires et tous publiés chez l’éditeur Mango. Il y a Annick Marie et Christiane Roy-Camille qui présentent Le meilleur de la cuisine antillaise. Avec 200 recettes à la clé, les deux femmes nous offrent des trésors gustatifs. Avec de la nouveauté au menu comme la soupe de giraumon, le tartare de marlin et des cristophines à la crème. Alors ceux qui voyaient avec un peu de préjugé la cuisine créole comme réductrice, attention!  Camille Bourbier nous convie à des explorations avec La Thaïlande en 4 ingrédients. Ce qui caractérise cette cuisine particulièrement ce sont ses parfums. Une utilisation subtile des épices. Et comme elle le dit, un seul ingrédient typique ajouté à une de ces salades et vous avez un premier pas d’accompli en cuisine thaï.

Et sur le même principe de plats faciles à réaliser autour de Nadia Paprikas de nous emmener faire la connaissance avec Le Maroc en 4 ingrédients de mets goûteux au possible et le recours à des ingrédients simples, faciles à trouver et économiques à l’achat. Avec au final des petits bijoux en bouche comme le tajine d’agneau au cumin ou les simples pommes de terre au safran. Juste de voir les photos fait saliver.


 


 


Beaux pitous

Contrairement à ce que laisse penser la photo de famille en couverture, Les chiens d’Émilie Beaumont n’est pas un glossaire des races de chiens à identifier. C’est plutôt un manuel sur le comportement de l’animal et comment doit être sa relation à l’homme. Ce qui n’empêche pas l’auteure qui n’en est pas à son premier livre sur le domaine de nous gratifier de belles illustrations des plus beaux canins qui soit. Bien que destiné à la jeunesse, même l’adulte y apprendra énormément.

Les chiens. Émilie Beaumont. Fleurus 27p.     www.fleuruseditions.com


 




 


Deux livres jeunesse aux 400 coups

Deux livres aux belles histoires paraissent aux 400 coups. Le premier L’écharpe rouge d’Anne Villeneuve qui a remporté avec ce titre les prix du Gouverneur général en 2000 et Québec/Wallonie-Bruxelles la même année. Faut dire qu’elle est craquante cette charmante historiette où un chauffeur de taxi honnête comme tout, tente de rattraper un client qui a oublié son écharpe dans la voiture. Prétexte pour l’auteure de lui faire vivre de petites aventures urbaines inoubliables.

Et ailleurs c’est une belle histoire de pirate qui nous attend, celle de Sven le terrible fruit du duo Rhéa Dufresne & Orbie. Le Sven en question est un pirate redouté sur les mers du monde. Mais le voilà gagné par un bof immense. Et pour se refaire il lui faudra prendre des vacances. Du jamais vu. Mais comment parviendra t’il à ne rien faire, lui le maître de l’abordage ennemi ?


 


 


Un autre mythe entourant Romain Gary tombe

A la ville Laurent Seksik est médecin et comme tel habitué à sonder les corps. Mais il aurait pu tout aussi bien être psychologue ou analyste car il aime voir ce qui se cache derrière les belles façades des êtres. Il nous a donné précédemment une lecture différente d’Albert Einstein avec le cas de son fils Eduard interné dans un hôpital psychiatrique à peine âgé de 19 ans. Cette fois il nous fait découvrir un volet nouveau de la vie de Romain Gary lui qui s’était dédoublé en Émile Ajar. Il s’était aussi trouvé un père de substitution en la personne d’un acteur russe célèbre, Ivan Mosjoukine. La réalité était bien différente et infiniment moins réjouissante. Un peu comme au théâtre, il use d’une unité de temps et de lieu pour nous faire voir vivre Romain Gary durant vingt-quatre heures. C’est un roman appuyé sur des faits avérés. Quel personnage!

Romain s’en va-t-en guerre. Laurent Seksik. Flammarion 228p.   


 


 


Le karaté au Québec a une histoire

Partant du fait que les arts martiaux dans la Belle Province comptent 70 mille adeptes, imaginez si une grande majorité se procurent L’histoire du karaté au Québec de Gilles Dufour assisté de Marcelin et Martin Cantin l’éditeur est assuré de tenir un best-seller qui ferait l’envie de bien des écrivains. L’histoire de ce sport débute en 1955, donc c’est relativement jeune. Avant de procéder à la rédaction, M. Dufour qui a près de 60 ans de vécu en karaté et pour une bonne part comme formateur de champions, s’est attelé à faire une recherche intense. Vous avez dans ce livre l’essentiel de ce qu’il faut savoir de l’évolution du karaté chez nous. Un livre de référence.

L’histoire du karaté au Québec. Gilles Dufour, Marcelin et Martin Cantin. Québec-Livres 198p.     www.quebec-livres.com


 


 


L’utilisation de Dieu dans la publicité

Les publicitaires qui se creusent souvent le coco pour trouver le moyen d’happer notre curiosité, se sont souvent rabattus sur la figure de Dieu ou de son Fils pour vendre à peu près n’importe quoi, du détersif à l’automobile. L’abbé Gautier Mornas en a même fait une exposition itinérante Dieu dans la pub que vous trouverez maintenant dans sa version édité. On rigole assez souvent de voir comment ces fils de pub n’ont aucun scrupule à mettre le Christ à toutes les sauces en autant que le tiroir-caisse sonne. Peut-être ont-ils en tête cette phrase du divin qui prétendait que ceux qui me suivent ne manqueront de rien. Jésus comme porte-bonheur publicitaire ?

Dieu dans la pub. Gautier Mornas. Cerf  207p.   www.editionsducerf.fr


 


 


Pokémon 101

Dès la belle saison l’an dernier, on a pu voir des hordes en folie entrain de vouloir s’emparer des Pokémon. Un phénomène jamais vu. Avec les froidures les ardeurs se sont refroidies. Mais il y a fort à parier que le beau temps ramènera ces fanatiques de la chasse aux petites figurines. Ceux qui voudront s’y mettre et qui veulent savoir de quoi ça retourne peuvent se rabattre sur Le guide ultime Pokémon Go cosignés par Clive Gifford et Anna Brett. On explique en quoi ça consiste. Savoir aussi identifier les différents Pokémon. Et vous avez des fiches signalétiques qui les classent et auxquels vous pouvez décrire le sort que vous leur avez réservé.

Le guide ultime Pokémon Go. Clive Gifford et Anna Brett. Broquet 80p.   www.broquet.qc.ca


 






 


Le coin santé physique et psychique (1)

S’il y a un livre à mettre au-dessus de la pile, à lire en priorité c’est Malades des nouveaux médias de Jean-Claude Larchet qui est philosophe et théologien orthodoxe. Si vous vous inquiétez de l’état des relations sociales à l’ère numérique et qu’il vous manque des arguments pour exprimer le malaise, parcourez ces pages où ce penser a finement analysé pourquoi et comment l’être humain a remis sa vie entre les mains des holdings numériques. Avec des conséquences au plan de la santé mentale et physique dont on commence à peine à mesurer les effets désastreux. Car oui l’homme est fondamentalement grégaire et ne saurait se contenter d’une vie virtuelle. Mais on ne cesse de lui rabattre les oreilles que la modernité c’est d’être scotché son écran d’ordinateur ou son téléphone intelligent. Il nous prévient de grands dommages. C’est aux éditions du Cerf

Aux éditions ru remue-ménage Patricia Hill Collins nous ouvre les portes de La pensée féministe noire. Car en marge des revendications concernant les droits civiques, les afro-américaines ont elles aussi militées pour leurs propres droits, de véritables féministes dont on méconnait les actions. Qu’en est-il de lesbianisme chez les noires, la question du viol, d’une conception dominante de l’homme noir. Autant de sujets dont on savait peu de choses que la traduction française permet de répandre chez nous. L’essayiste est professeure émérite au département de sociologie de l’Université du Maryland.

Chez Mango Alexandre Lebkowski lance Gainage et musculation profonde qui répertorie 50 exercices complets en trois programmes d’entraînement. Des dessins explicatifs viennent donner une signification à chaque geste. On s’attache à trois volets en particulier, le placement du corps, la respiration et l’échauffement.

Sur la couverture de Magical Timing de Diane Ballonad Rolland chez Rustica, on peut voir une femme bien enfoncé douillettement dans son lit, un livre à la main. Cette illustration traduit la sérénité du moment. Comme le drame de notre temps est que les gens en manquent précisément, il faut trouver une alternative pour chercher la détente nécessaire au bon fonctionnement de la psyché. L’auteure qui est coach de vie, a développé sa méthode qu’elle fait partager généreusement.

Deux titres chez Alpen. Philippe Chavanne écrit Vivre sans gluten & lactose. Qui répond à des préoccupations qui concernent ceux et celles atteints par ces intolérances. On trouve pleins de bonnes recettes et loin d’être tristounettes. Qui refusera la soupe gourmande aux légumes, la ratatouille de la baie des anges ou bien ou de bons filets de truite à la tapenade. Puis le Dr. Jean Loup Dervaux nous arrive avec Docteur, j’ai mal aux cervicales. Il y a tout un répertoire de maux bénins ou malins qui assaillent notre structure cervicale. Comme moyens de réaction, le spécialiste en santé articule son message sur trois domaines, la responsabilité de l’individu sur son état de santé, une collaboration active entre le médecin et son patient et une combinaison harmonieuse entre l’allopathie classique et les médecines alternatives. Son credo est de surtout bien gérer les efforts.

Aux mamans en devenir, nous ne pouvons passer sous silence l’édition 2017 de J’élève mon enfant de Laurence Pernoud aux éditions Horay. C’est maintenant Agnès Grison qui supervise l’équipe de rédaction multidisciplinaire de cet ouvrage qui est à la francophonie ce que fut en son temps le célèbre ouvrage du docteur Spock. Vous avez là l’essentiel de ce que toute maman doit savoir pour voir grandir son bébé. L’ouvrage tient à la fois de l’encyclopédie et du dictionnaire avec en complément un guide des démarches pratiques.

Les pratiquants du tennis répètent un peu mécaniquement des actions dont ils ignorent la plupart du temps comment ils d’interprètent dans le mécanisme musculaire et squelettique. Anatomie & 100 étirements essentiels pour le tennis chez Parramon passe en revue toute la gestuelle avec des planches illustrées qui nous montre l’intérieur du corps. Après lecture vous ne verrez plus vos mouvements de la même façon.


 








 


Le coin santé physique et psychique (2)

Il y a de   ces petits livres qui nous font du bien car ils recèlent des petites perles, en pensées ou aphorismes qui nous interpellent ou qui nous amènent à méditer. C’est le cas des Petits mots pour grandes personnes présenté par Nicole LeBlanc une enseignante de carrière qui a apporté une contribution notable à la pédagogie au Québec. Elle a colligé des pensées extraites de la littérature jeunesse. Autant de pépites qui portent à réfléchir. Que l’on relira de temps à autre comme jadis les curées leur bréviaire. C’est aux éditions Sylvain Harvey.

Aux éditions Alias un récit de Mona Gauthier qui est psychanalyste de profession. Elle est à même de parler des états d’âme qui ont été ceux des femmes qui, encore il n’y a pas si longtemps dans notre histoire n’étaient pas considérées juridiquement, sans aucune possibilité d’autonomie. Elles devaient se marier et redevables à leur époux. Paroles de mères est un ensemble de réflexions qui parlent autant du passé que du présent. Ce qui est en fait une lecture enrichissante, c’est que la signataire est une fine observatrice, femme de culture aussi. Nous nous trouvons devant une mosaïque de personnages féminins avec des traits de caractère bien rendus. Nous invitons les hommes à en faire lecture pour comprendre l’autre moitié de l’humanité. Ce ne peut être que salvateur.

Un autre récit cette fois dans une tonalité bien différente, un peu fataliste. Chantal Lanthier a choisi un beau titre pour se raconter Parce que la pluie doit tomber. Cette femme en a vu pleuvoir dans son existence, née avec un bec de lièvre, chirurgie réparatrice, un milieu ambiant loin d’être facile. L’incarnation même qu’un malheur ne vient jamais seul. Elle se trouvera un bon boulot comme agente correctionnel. Tout augurerait bien pour le futur, si ce n’est qu’à 46 ans un neurologue décrète la sentence, elle est atteinte de la sclérose latérale amyotrophique. Une maladie dégénérative qui fait que votre corps se resserre comme un étau avec pour seule issue la mort. Vous pensez que notre femme s’est laissé abattre. Une fois le choc de l’annonce passée, elle va s’atteler à vouloir vivre à tout prix, dans un esprit positif. Dire que le fin mot de l’affaire est un message positif est un euphémisme. Elle donnera du courage à tous ceux qui peinent à vivre avec de petits bobos. C’est chez Québec-Amérique.

Chez le Dauphin Blanc, Johanne Therrien détentrice en soins infirmiers a fondé l’École de Tianshi qui transmet un enseignement sur l’harmonisation énergétique. Dans Canalisation elle communique les mécanismes par lesquels nous pouvons entrer en contact avec l’âme des personnes défuntes. C’est ni plus ni moins un guide par étape.

Vous voulez tâter un peu de votre futur et vous croyez que les cartes du Tarot peuvent se montrer révélatrices à ce chapitre ? Voici de quoi vous y mettre avec ce charmant coffret de C. Davidson chez Mango Le Tarot divinatoire qui comprend le jeu de cartes comme de raison et le guide pour trouver les clés d’interprétation.

Erik Giasson avait tout du trader pour réussir et trouvant que Montréal n’était pas assez grand comme terrain de jeu pour ses transactions financières, décida de se mesurer dans la Grosse Pomme. Le voici donc à New York. Et il récoltera à force de travail forcené les attributs de la réussite. Mais un jour les marchés s’effondreront et bien des jobs de traders. Il sera licencié. Mais en même temps ce n’était pas un mal pour lui, car même avant la débandade de la Bourse, il trouvait qu’il n’était jamais rendu suffisamment haut dans l’échelon de la réussite. Et un peu comme Saint-Paul sur le chemin de Damas, il aura la révélation qu’être est bien plus important que d’avoir. Et il se mettra à la pratique du yoga, augurant ainsi d’une vie infiniment plus zen. Il sait lui que l’argent ne fait pas le bonheur. Il trace son parcours dans Le courage de réussir, les 5 leçons du yogi de Wall Street. Conjointement édité par Del Busso éditeur et Infopresse.

Et puisqu’il est question d’argent, elles se sont mises à deux Hélène Belleau et Delphine Lebel qui cosignent L’amour et l’argent aux éditions du remue-ménage. Paraîtrait qu’en amour on ne compte pas. Nos deux sociologues font bien voir que davantage que le sexe, l’argent est un grand tabou. En 60 questions, elles répondent à tout ce que vous n’avez jamais osé demander en ce qui a trait aux rapports entre vie conjugale et aspect financier. Ce livre est si lucide qu’il devrait être remis à toute personne qui envisage de vivre sous le même toit en couple. En vérifiant et comparant vos valeurs à ce propos vous pourrez déterminer un très grand indice de compatibilité ou pas.

En terminant, un livre dédié à ceux qui travaillent auprès de victimes de traumatisme. Comment aider les victimes de stress post-traumatique de Pascale Brillon psychologue clinicienne et directrice de l’Institut Alpha. Elle consacre un espace important aux victimes qui exagèrent leur degré de responsabilité dans l’analyse d’un incident et comment le thérapeute peut replacer les événements dans leur juste perspective et aider le patient à prendre plus de perspective.


 


 


Initiation à la littérature autochtone

Simon Harel est professeur de littérature comparée à l’Université de Montréal et connaisseur de la littérature des Premières Nations. Il nous arrive avec une petite plaquette à la typographie serrée, mais dense en informations pour quiconque veut s’initier à la littérature autochtone de chez nous. Quels sont les thèmes exploités par ces auteurs à découvrir impérativement tellement il y a de sensibilité dans leur démarche. Car leur souffrance trouve à s’incarner dans de belles envolées. Vous avez là une belle incursion dans un monde pour beaucoup inconnu de la majorité.

Place aux littératures autochtones. Simon Harel. Mémoire d’encrier 138p.   www.memoiredencrier.com


 


 


Les tribulations d’un péruvien

Nous vous le disons d’office, vous allez vous prendre de sympathie pour Marco, le personnage central du roman de Daniel Castillo Durante « Les foires du Pacifique ou Les péripéties d’un guide expulsé du marché ». Le titre est un peu rebutant mais le contenu ne l’est pas, loin de là. Au contraire. Comme tous les écrivains de l’Amérique du Sud, lui il est argentin, il a cette qualité de ne pas chercher à faire du style mais à raconter une histoire avec une foule de détails descriptifs, comme les premières lignes qui décrivent la grand place de Lima. Un peu comme les écrivains d’avant la photographie qui se faisait un devoir de détailler pour que les phrases fassent image. Ce Marco vit un peu au crochet de ses parents alors qu’il devrait battre de ses propres ailes. Il va crécher chez son père. Et un soir que ce dernier se trouve à l’extérieur, il fera la rumba des matelas avec sa belle. Mais c’était sans compter le fait que va surgir la belle-mère outrée qui s’arrangera pour mettre le fiston à la porte. Commencera une sorte d’errance. Ce livre nous répète à sa façon que la vie est comme un jeu de société comme celui de l’échelle et du serpent.

Les foires du Pacifique ou Les péripéties d’un guide expulsé du marché. Daniel Castillo Durante. Lévesque éditeur 248p.     www.levesqueediteur.com


 


 


Quatorze siècles d’islamisme raconté par le meilleur prof qui soit

Imaginez un peu l’extraordinaire romancier historique qu’est Gilbert Sinoué, lui qui nous a habitué aussi à des thrillers basés sur des civilisations anciennes, qui se met tout à coup à se muer en professeur d’histoire de l’islam mais sur un mode de vulgarisation. Quel conteur merveilleux et il nous le prouve brillamment avec Le sabre d’Allah. C’est quatorze siècles qu’il fait défiler sous nos yeux depuis le prophète Mahomet. Et surtout et c’est l’essentiel de sa démarche, comment on en est arrivé à une telle dérive où la politique s’est emparée de la religion musulmane pour conduire à Daech. A lire sans faute pour comprendre l’actuelle marche du monde qui nous ramène une variation sur les Croisades d’antan.

Le sabre d’Allah. Gilbert Sinoué. Robert Laffont 304p.     www.laffont.fr


 


 


Fille battante et d’un héros de l’air

L’amour au premier vol vous offre un deux pour un en somme. Ce récit vécu combine la lutte mené par Roxane Laurin son auteure contre le cancer du sein. De l’autre et en alternance, la grande épopée de Claude Laurin son père, un héros de l’air qui figure d’ailleurs au panthéon de sa profession pour avoir sauvé de la catastrophe les passagers du Boeing de Québécair qu’il pilotait en 1979 au-dessus de Sainte-Lucie dans les Antilles. D’ailleurs l’ouvrage est préfacé par le commandant Robert Piché qui le connaît depuis des années. Donc deux grandes histoires humaines qui se recoupent pour donner au final une lecture emballante au possible, qui à sa façon est un hymne à la vie. A ceux qui se découragent ici-bas, offrez-vous cette attitude face à la vie, rien de moins que tonifiante. Et à propos, le lancement marqua aussi les débuts dans la profession d’attachée de presse du domaine du livre, Cynthia Sardou qui a fondé l’agence Liloupresse. Qui par le climat de la réception, organisée minutieusement par ses soins, donna le ton de ce qu’on trouve dans l’ouvrage, de la chaleur humaine. Un cinq à sept, où chose maintenant rare, peu de  convives avaient le nez rivé à leur portable. Tous échangèrent avec le désir de se rapprocher. On se serait cru dans les années soixante-dix. Surveillez cette relationniste.

L’amour au premier vol. Roxane Laurin. Marcel Broquet 224p.    www.marcelbroquet.com


 


 


Les défis des PME dans un monde pluriel

C’est un petit pavé qui s’intitule Les PME d’hier à demain un essai collectif sous la direction éclairée de Josée St-Pierre et François Labelle. Qui nous fait se souvenir qu’on ne donnait pas cher jadis des petites et moyennes entreprises, considérées comme fragiles financièrement et peu pérennes. Le temps a opposé un sérieux démenti à ces préjugés puisque cette structure d’entreprise fait figure d’employeur majeur au Québec et est une clé de la réussite du Québec Inc. Mais maintenant de nouveaux défis se présentent à l’ère numérique, de la robotisation et de la mondialisation. Quels sont les écueils à surmonter ? Cette recherche exhaustive apportera des éléments de réponse à ceux qui planchent sur l’avenir des PME au Québec.

Les PME, d’hier à demain. Collectif. Les Presses de l’Université du Québec 685p.       www.puq.ca


 




 


Le coin Miam miam

Ah ces légumes verts que nous devrions consommer davantage, ne serait-ce que parce qu’ils représentent une sorte de pharmacie préventive. Claire Rogers qui les connaît bien, nous les présentent dans Les bienfaits des légumes verts chez Broquet avec des recettes nourrissantes comme ce n’est pas permis. Si les enfants rechignent à les consommer à l’état nature, vous pouvez les présenter autrement. Comme le cresson en jus. Il contient de la broméline que l’on retrouve également dans l’ananas et qui a pour propriété de faciliter la digestion. Une mine de renseignements.

Chez l’éditeur Ada Katie Webster chez Ada s’attache à décrire tout ce que l’on peut faire ou presque avec l’Érable. La photo de couverture nous présente un magnifique dessert affriolant qui met l’eau à la bouche. Et il n’y a pas que des recettes sucrées, des salées aussi. Vous pensez que c’est limite quand même. Attendez! Que diriez-vous de vous essayer à des brochettes de canard saisi avec sauce aux prunes et au Tabasco et qui incorpore un quart de tasse de sirop d’érable foncé. Divin.


 


 


IQuand l’alphabet tourbillonne dans la tête

Un petit conte cette fois de Louise Leblanc sur des illustrations de Marie-Claude Favreau. Il a pour titre Le chevalier de l’alphabet. Qui raconte les mésaventures d’un petit bonhomme, Ludovic à ses premiers jours en classe. Et la confrontation avec l’alphabet est une véritable souffrance, les lettres s’entremêlent dans sa tête. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit l’objet de moqueries par les autres. La fameuse intimidation. Il se tournera donc vers son grand-père pour se faire aider. Mais pour son malheur celui-ci, il l’apprendra, est analphabète. Et c’est à deux qu’ils vont se mettre en quête d’apprendre les mots. Mignon comme tout.

Le chevalier de l’alphabet. Louise Leblanc et Marie-Claude Favreau. La courte échelle.    www.courteechelle.com


 


 


Manger ses émotions au propre comme au figuré

C’est une belle orientation qu’a prise les éditions Marchand de feuilles de nous faire connaître des écrivains du reste du Canada. Qui ont une belle tradition de néo-réalisme. C’est le cas de Megan Gail Coles de Terre-Neuve qui publie un recueil de nouvelles Les habitudes alimentaires des mal-aimés qui a retenu l’attention de jurys littéraires dans son coin de pays. Et ça marque aussi son entrée en littérature. Et ne vous laissez pas tromper par le titre. Oui il est parfois question de rapports aux aliments, mais on y fait souvent référence par métaphore au sens de bouffer ses émotions. Mais ce qui semble est sa marque distinctive, c’est une crudité de langage qu’il fait bon de lire chez une femme. Elle livre le vécu des gens sans retenu. Comme dans la vraie vie, d’où ce néo-réalisme que nous avons évoqué. Puis il y a ce ton d’intimité qui met le lecteur à proximité. Chapeau madame c’est bien parti.

Les habitudes alimentaires des mal-aimés. Megan Gail Coles. Marchand de feuilles 260p.     www.marchanddefeuilles.com


 




 


Deux opus qui valent le détour au Quartanier

La petite maison d’édition québécoise qui fait de grandes choses, nous avons nommé Le Quartanier nous sert deux nouveaux opus qui valent le détours dans deux horizons bien différents. D’abord Drama Queens de Vickie Gendreau. Nous mettons au défi de coller une étiquette de genre littéraire. Ça tient de la nouvelle, de la poésie en prose, de l’écriture automatiste. Mais on s’en fout un peu. L’important étant qu’on prends du plaisir à prendre connaissance des impressions fugaces de l’auteure qui parle à la première personne, souvent de ses interrogations touchant à l’écriture. Puis c’est une personnalité de l’ère numérique qui est attiré par mille choses à la fois. Le lecteur y verra le miroir d’une époque agitée.

Ailleurs c’est Daniel Grenier qui livre L’année la plus longue. Une première incursion en littérature qui lui a valu la reconnaissance de la classe estudiantine puisqu’il a remporté avec ce titre le prix littéraire 2016 des collégiens. Ici il se fait généalogiste, historien et romancier pour sûr. Chaque chapitre nous ramène à un personnage, un lieu, une époque. La grande qualité de ce novice des lettres c’est son don de la narration. Il sait où mettre son sujet, le verbe et son complément. Sans nul doute qu’il doit se passionner pour l’histoire car il décrit très bien le contexte des périodes choisies. Ici nous sommes les spectateurs privilégiés d’une grande épopée. 


 


 


Roman métisse

C’est une excellente chose de réhabiliter la culture autochtone si longtemps ignorée, particulièrement sa littérature. Voici un recueil de poésie qui débarque avec de belles fulgurances, venant d’une métisse Katherena Vermette qui tout comme les gens des communautés des Premières Nations, s’amènent à vous en décrivant d’où elles viennent. Et les vers de ces Ballades d’amour du North End prennent encore plus de force quand lues à voix haute. Extrait « des ormes autour de nous comme des tantes des oncles des cousins tous différents mais de même peau ».

Ballades d’amour du North End. Katherena Vermette. Mémoire d’encrier 143p.      www.memoiredencrier.com


 


 


Infirmier dans le Grand Nord

Il y aune lecture sur fond d’humanité que nous vous recommandons plus que tout, Mémoires de glace de Daniel Beauvais un infirmier qui a passé l’essentiel de sa vie professionnelle dans le Grand Nord. Avec un grand sens du réalisme il nous raconte son premier contact avec ces représentants des peuples premiers. Nous sommes au début des années 70. Il vit dans des conditions extrêmes. Même pas de télévision pour se divertir. Et une de ses patronnes lui fait la recommandation de n’entreprendre aucun contact sexuel avec quelques autochtones que ce soit. Il se demandait même s’il avait droit au plaisir solitaire. Un prédécesseur avait été ramené dans la civilisation, souffrant de dépression. Mais notre auteur va s’acclimater à cette vie rude, trouvant une humanité très riche parmi ceux qu’il doit soigner. Une lecture palpitante de bout en bout.

Mémoires de glace. Caniel Beauvais. Presses de l’Université Laval 352p.    www.pulaval.com


 


 


Le non recours un comportement politique ?

C’est la question que pose Philippe Warin qui analyse avec profondeur le phénomène de ceux qui en France, et ils représentent le pourcentage effarant de 60%, qui n’ont pas recours aux politiques sociales, on entend les filets de protections sociales. C’est quand même étonnant et à la fois alarmant. Et partant de ce constat, d’interroger les pouvoirs publics à se demander si elles ne font pas montre d’échec dans leur lutte à la paupérisation. Un essai déterminant au moment où les gouvernements, et pas rien qu’en France, font montre d’ablation du cœur en sabrant dans les programmes sociaux pour cause d’équilibre budgétaire.

Le non-recours aux politiques sociales. Philippe Warin. Presses Universitaires de Grenoble 243p.       www.pug.fr


 


 


Comment s’y retrouver dans les factions mondiales du terrorisme

De plus en plus les québécois s’intéressent à l’actualité internationale et par la force des choses car le terrorisme qui domine le quotidien nous affecte aussi et on l’a vu récemment à Québec dans l’attentat contre la mosquée. Mais ce qui déroute ceux qui veulent s’y retrouver c’est lorsqu’une correspondante comme Marie-Ève Bédard à Radio-Canada nous parle de diverses factions en cause. C’est une véritable mosaïque. Voici enfin un guide pour s’y retrouver l’Atlas du terrorisme islamiste de Mathieu Guidère directeur du département d’études arabes à l’Université Paris-VIII. Ce féru de la culture arabe dresse la cartographie des pays et des belligérants. C’est fait avec une grande clarté. Enfin l’ouvrage de vulgarisation que nous attendions, nous néophytes de tous ces enjeux qui embrasent le globe. En fin d’ouvrage vous avez un glossaire des mots les plus usités du domaine.

Atlas du terrorisme islamiste. Mathieu Guidère. Autrement 94p.    www.autrement.com


 


 


Il était une fois un homme et son Bouvier bernois

L’histoire de la littérature est riche d’ouvrages rapportant les rapports de l’homme avec celui que l’on considère son meilleur ami, le chien. Nous arrive une histoire du genre mettant en scène, Denise, qui est en réalité un Bouvier bernois et Paul son maître. Cet homme qui est si bien chez soi, se voit à partager son quotidien avec cet animal. Et un peu comme de vivre avec un de ses semblables, il faut vivre le quotidien. Et question de changer d’air, il décide d’une escapade au Mont Ventoux en Provence, si cher aux peintres surréalistes. Et là va se développer entre la chienne et lui une sorte de communion différente. Denise au Ventoux de Michel Jullien est un beau livre écrit dans une langue maîtrisée qui pourrait servir de modèle en classe de maître de cours d’écriture. Et puis il y a le sujet si d’actualité alors que tant de gens ont reporté leur dévolu sur un animal de compagnie plutôt qu’un humain.

Denise au Ventoux. Michel Jullien. Verdier 138p.    www.editions-verdier.fr


 




 


Le coin santé physique et psychique (1)

Chantale Giguère est une beauceronne qui a réussi avec cinq entreprises à succès. Par quels moyens est-elle parvenue à devenir à l’abri du besoin ? Elle livre sa méthode dans Les douze clés de votre indépendance financière chez Le Dauphin Blanc. Il n’y a pas de recette miracle sinon la confiance en soi, la détermination à toute épreuve malgré les échecs et surtout, et elle se fait insistante sur ce point, de mettre les heures. Qu’on ne devient pas riche en comptant que sur quelques heures par jour, impossible.

Sur un autre mode, Céline Larouche et Rachida M’Faddel ont supervisé un travail collectif de rédaction chez Fides qui a pour titre Lettres aux femmes d’ici et d’ailleurs. Des missives écrites autant par des femmes en majorité que par des hommes. Et l’intention de la démarche est de montrer qu’il y a plus de choses qui rassemblent qu’elles ne divisent les hommes et les femmes. Beaucoup des femmes qui participent à cet exercice sont d’origine maghrébine. Et on peut lire le témoignage de l’une d’elles qui s’est affranchie du voile et qui a trouvé une certaine liberté dont elle jouit. L’intelligence émerge à chaque page.

Les deux prochains titres sont chez Ada. Il y a Elisa Romeo avec Rencontrez votre âme. Un guide dont le but avoué est de se connecter avec notre partie sacrée. Médium et thérapeute du couple, elle élève l’âme au-delà de la conception intellectuelle pour la rapprocher au plus près de l’être. Dans une autre optique, elle veut par là, amener les lecteurs à entretenir une pratique spirituelle courante. Plus près de nous la lévisienne Marie-Ève Lamontagne nous présente un cas vécu, le sien, Amour aller-retour celui d’abord d’une fille meurtrie par l’abandon du père lors du divorce des parents. Qui héritera d’un manque de confiance énorme qui lui faudra des années à rapiécer pour pouvoir respirer à l’aise. Un certain contentieux avec les hommes. Bref c’était mal partie pour le bonheur. Qui devait d’abord passer par l’estime de soi. Cette communicatrice formation, et formée aussi à la musique, se livre sans ambages. Le ton est au final positif. Ce livre est son premier et un accomplissement mûri depuis longtemps.


 





 


Le coin santé physique et psychique (2)

On connait Hugo Horiot pour son best-seller « L’empereur c’est moi ». Dans lequel il racontait son enfance autiste qu’il a détesté car il voulait être entendu, ce que procure l’état adulte. Maintenant le temps a passé, il est devenu papa et acteur ce qui l’a beaucoup aidé à se refaire. Il raconte en somme la suite de sa vie dans Carnet d’un imposteur. Un titre injuste un peu, voire même sévère, car s’il y a une qualité dans cette plaquette qui sort aux éditions de l’Homme, c’est sa grande transparence. Il dit tout ce qu’il ressent sans filtre.

Aux éditions Modus Vivendi, Marc Alain nous offre Le bonheur à la fois où il a concocté de petites citations qui alimenteront notre quotidien. Un peu comme autrefois nos curés qui puisaient chaque jour dans leur bréviaire des réflexions spirituelles qui leur faisait du bien. Tout y passe, la famille, la vie de couple, la bienveillance ou si vous aimez mieux la miséricorde qui est le thème chouchou à l’heure actuelle.

Et ces trois derniers titres aux éditions Québec-Livres. Louise Reid est la psychothérapeute bien connu qui dans les sentiers d’une François Dolto, traite de l’anxiété chez les enfants. Oui, en effet ils ne sont pas à l’abri des crises de panique. C’est pourquoi, afin de prémunir les parents elle livre Guérir l’anxiété de nos enfants. Et la beauté de son propos c’est qu’elle ne prône ni médicaments, encore moins de thérapie. Un petit paragraphe amusera, celui de la bouderie chez le jeune enfant de 4 ou 5 ans qui est une manifestation de sa colère renfrognée. L’auteure n’en est pas à ses premiers écrits sur le sujet qu’on  vous invite par conséquent à découvrir si vous voulez pousser plus loin la connaissance de la problématique et qui sont publiés chez le même éditeur.

Le coach Benoît Tanguay nous dit à sa façon que le royaume des cieux est en nous et que nous sécrétons une sorte d’hormone du bonheur qui vient de la récompense que l’on s’accorde. Son credo Vous êtes né pour réussir est une exhortation à ne pas nous laisser abattre. Et il consacre des passages à l’importance de la spiritualité à faire entrer dans nos vies. Qui devient une sorte de carburant sur a voie de la réussite.

Enfin, le psychologue Jean-Louis Drolet qui enseigne la relation d’aide à l’Université Laval se fend d’un ouvrage ayant pour titre La route du sens. C’est que beaucoup d’entre nous se morfondent en d’incessantes interrogations à savoir le pourquoi et le comment de notre présence ici-bas. Questionnement existentiel qui peut prendre des proportions paralysantes. En fait nous dit-il y a trois grandes conditions à respecter pour faire l’expérience du sens, qu’il détaille dans ces pages. 



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