- LIVRES SEPTEMBRE 2014 -
 
 

 


Un roman du petit-fils du chef des Jeunesses hitlériennes

Ferdinand von Schirach est un criminaliste allemand qui a eu pour grand-père nul autre que Baldur von Schirach le chef des Jeunesses hitlériennes. Il quitte le prétoire pour la plume avec un roman policier bien mené L’affaire Collini. Un grand industriel allemand et octogénaire, Hans Meyer, bien en vu dans la société est retrouvé mort. Les soupçons se portent sur un ancien ouvrir chez Mercedes, Fabrizio Collini, qui se drape dans son silence. On comprend d’autant plus mal que sa présumé victime se trouvait être le grand-père de son meilleur ami.  Un jeune avocat assure alors sa défense. Et l’enquête qu’il mène, lui révélera un moment douloureux de l’histoire allemande. Le suspense est gardé jusqu’à la fin et c’est dommage que l’ouvrage soit trop court. On en redemanderait.

L’affaire Collini. Ferdinand von Schirach. Gallimard 150p.

 



 


Deux biographies chez Québec-Amérique

Les biographies au Québec touchant des gens de chez nous ne sont pas légions et c’est pourquoi on se fait fort de vous recommander ces deux bios chez Québec-Amérique, qui atterrissent sur les rayons des libraires. Il y a d’abord le journaliste de Radio-Canada, Guy Gendron, qui lance Brian Mulroney, l’homme des beaux risques. Qui a donné lieu à un cocktail de lancement réunissant le gratin de la politique et des affaires et qui montrent à quel point, l’ex-premier ministre jouit d’un réseau de relations incroyables. Ce livre paraît après l’excellente série documentaire diffusée sur les ondes de Radio-Canada et réalisée également par le biographe et où Mulroney se racontait avec une franchise désarmante. C’est une biographie classique qui fait la preuve par deux que l’ancien leader conservateur a sans doute été le mal aimé de la politique canadienne et en même temps le plus grand premier ministre au point de vue de sa contribution à l’essor du pays. Ce livre le réhabilite pleinement.
Dans un tout autre registre, c’est l’entomologiste Georges Brossard qui est portraituré par Barbara Khale. Le nom de la ville de Brossard a été donné en l’honneur de son père et de la dynastie familiale. Georges a d’abord été un notaire prospère ayant eu à un moment donné, pas moins de quinze secrétaires. Devenu indépendant de fortune, il a la prescience que la vie est trop courte. Et il se passionne depuis sa tendre enfance pour les insectes. Mais avant d’en arriver à devenir le spécialiste des bibittes, il se passera un petit moment. Par moments on croirait lire les aventures d’Indiana Jones. Et dire que ce communicateur chevronné a songé à devenir prêtre. C’est un parcours de vie hors du commun pour lequel vous prendrez un plaisir évident. On admirera son sens de l’altruisme poussé à un rare niveau.

 



 


Le coin littérature jeunesse

Ceux qui ont lu « Juliette à New York » de Rose-Line Brasset ne seront pas en reste, car oh bonheur, les aventures de la jeune fille se poursuivent mais cette fois dans la capitale catalane. Juliette à Barcelone c’est une équipée où elle se fera des amis, et des ennuis. Car des voleurs vont faire de l’ombre à leur beau périple. C’est publié chez Hurtubise. Puis chez Flammarion, Cassandra O’Donnell nous présente Malenfer, la forêt des ténèbres. Cette fan de Tolkien nous transporte dans le bled de Wallandar, où une forêt maléfique prend de plus en plus de place, s’agrandit. Et qui fait de l’ombre à la petite maison où vivent loin de leurs parents, Gabriel et sa petite sœur Zoé. Cette dernière à des dons. Mais que peuvent-ils faire pour conjurer le destin ? C’est un charmant roman qu’apprécieront énormément les jeunes têtes en quête d’imaginaire.

 

 


Un singulier personnage…de roman

Catherine Mavrikakis signe avec La ballade d’Ali Baba un roman très fort dans lequel une fille, la narratrice, décrit son père, Vassoli, un être totalement déjanté. Un homme qui carbure à l’ego et à la testostérone. Bref, un type comme le Québec rose n’en produit plus. On l’aime en même temps qu’il nous irrite. Et en fin de roman, il aura pour sa fille une demande assez spéciale. C’est surtout que la romancière nous offre justement un personnage de roman. Et on prend plaisir à le voir vivre à ce train d’enfer. Pas reposant le bonhomme, autant vous prévenir.

La ballade d’Ali Baba. Catherine Mavrikakis. Héliotrope 206p.    www.editionsheliotrope.com

 

 


Des neiges de l’Ontario aux sables du Soudan

Louis L’Allier se fait ici à la fois romancier et historien avec Le jardin des espoirs déçus où il revient sur une expédition authentique, mené à l’automne 1884 par des canadiens et des autochtones qui ont eu pour projet de remonter le Nil afin de porter secours au Général Gordon. Ça c’est la partie véridique. Maintenant où entre en scène le romancier, c’est quand il fait entrer un jeune philologue helléniste, un siècle plus tard, fasciné par cette aventure et qui s’attendait à certaines découvertes, mais pas nécessairement ce qui va se présenter à lui. Vous dire que la grande qualité de cet ouvrage, c’et l’art du narrateur. Chaque mot est à sa place. L’action prime sur l’effet de style. Et c’est un petit bijou dans la catégorie livre d’aventure. Il est destiné à un public adulte, mais les adolescents y trouveront tout leur profit.

Le jardin des enfants déçus. Louis L’Allier. Vermillon 251p.  

 

 


Les hassidim de l’intérieur

La communauté hassidim, faction orthodoxe du judaïsme est un monde impénétrable pour tout étranger. Grâce à Magali Sauves on en sait un peu plus à travers son roman Yiosh! Au point de départ c’est une jeune russe qui suite à un drame se trouvera séparée de ses parents et hébergée dans une famille hassidim d’Outremont. Et là elle sera confrontée à un véritable choc des cultures. On voit que la romancière a bien été possédée de son sujet avant d’écrire sur ces gens qui sont hors temps. Comment Alexandra Ackerman la protagoniste va-t-elle cohabiter dans cet univers clos ? Vous le saurez en le lisant. Mais retenons que c’est une formidable étude psychologique par la bande de ces gens tout de noir vêtu, qui nous intriguent déjà.

Yiosh!Magali Sauves. Hamac 291p.    www.hamac.qc.ca

 

 

Deuxième tome de la trilogie de Micheline Duff

Les abonnés de l’œuvre de Micheline Duff apprécieront de savoir que le tome 2 de la trilogie Coup d’envoi est sur les rayonnages des librairies. Sous le titre « Coup sur coup ». Le couple formé de Marjolaine et du pianiste en renom Ivan Solveye est ébranlé dans ses fondations lorsqu’une mystérieuse missive atterrie dans la boîte aux lettres de leur résidence, destinée au musicien, met au jour des révélations qui autrement eut été préférables qu’elles fussent cachées. Est-ce à dire que les amoureux vont surmonter l’épreuve ou ne plus être capable d’assumer ? Nous vous laissons le suspense bien sûr. La romancière est fidèle à son style inimitable de bonne dialoguiste et pimente son récit à souhait. Elle tutoie ici l’excellence.

Coup d’envoi. Tome 2 Coup sur coup. Micheline Duff. Québec-Amérique 318p.    www.quebec-amerique.com

 

 


L’ABC de l’aménagement d’un bateau

C’est une petite plaquette certes, mais une mine de renseignements pour quiconque souhaite Bien aménager son bateau. Mike Westin est un journaliste spécialisé dans le nautisme. On lui doit déjà trois titres quo vont de l’installation électrique d’un bateau au remplacement du moteur. Évidemment que dans un réduit comme l’intérieur d’un bateau, chaque espace compte et on doit profiter au maximum de chaque surface disponible.

Bien aménager son bateau. Mike Westin. Vagnon 151p.   

 

 


Une étude sur le Québec malaisé au sein du Canada

Au moment où le premier ministre du Québec, Philippe Couillard clame le désir de sa province de réintégrer la Constitution canadienne, le professeur titulaire de science politique à l’Université Laval, Guy Laforest avec la collaboration de Jean-Olivier Roy arrive à point nommé avec un essai sur la vie de couple Québec Canada depuis 1982. Un Québec exilé dans la fédération rappelle que jamais dans l’histoire du pays, le Québec n’a si peu eu de prise à Ottawa. Comme si nous n’existions pas pour le gouvernement Harper. Une fois la problématique exposé, l’essayiste propose ses pistes de solution.

Un Québec exilé dans la fédération. Guy Laforest avec la collaboration de Jean-Olivier Roy. Québec-Amérique 280p.     www.quebec-amerique.com

 

 


Cartographie d’un triangle amoureux

C’est un roman aux allures de nouvelles. Coupe au montage de Laurette Laurin baigne dans le milieu cinématographique. Ici ce qui est intéressant ce ne sont pas des vedettes sous les projecteurs, mais une femme, un homme et sa maîtresse. Des romans sur cette thématique il y en a des légions. Mais comme dans un film, son récit procède par découpage. Chaque chapitre amène une autre rythmique. La romancière doit y connaître en choses du cœur, car elle sait vampiriser chacun des personnages, se mettant habilement dans les pensées du monsieur. Un très bel exercice de style.

Coupée au montage. Laurette Laurin. Québec-Amérique 236p.   www.quebec-amerique.com

 

 


Valérie contre vents et marées

L’héroïne du quatrième tome de la saga Madame Tout-le-monde de Juliette Thibault est cette fois Valérie. Celle-là vous allez l’aimer comme les autres personnages précédents. Sous le titre « Vent de folie », la jeune femme se voit abandonnée par Fabrice dans lequel elle avait mis tous ses espoirs. Comme elle veut changer d’air, celui-ci étant devenu irrespirable au plan affectif, elle décide donc de partir de Cap-aux-Brumes pour s’amener vivre à Québec. C’et certain que le changement de décor la dépayse passablement. Mais va débuter pour elle, une série de rencontres bonnes et mauvaises et de situations qui le seront tout autant. Mais elle a du cœur au ventre. Ne dit-on pas que ce qui ne tue pas rend plus fort ? Ici comme dans ses titres antérieurs, la romancière s’investit à fond dans la création de ses personnages. Le public ne s’y est pas trompé qui a conduit Juliette Thibault parmi les familières des best-sellers.

Madame Tout-le-monde. Juliette Thibault. Hurtubise 535p.  www.editionshurtubise.com

 

 


Pour bien saisir les enjeux de l’économie québécoise

Pour preuve que ce gros pavé Le Québec économique est bien accueilli à chaque fois, il en est déjà à sa cinquième édition. La présente passe en revue les grands enjeux de l’année 2013-2014. Une brochette de spécialistes sous la direction des Luc Godbout et Marcelin Joanis passe en revue tous les aspects de notre économie. Et comme la question des régimes de retraite est dans l’air du temps, on trouvera une mine de renseignements pour bien se faire une idée du dilemme. C’est véritablement l’ouvrage de référence pour qui veut bien comprendre les mécanismes de nos finances.

Le Québec économique. Collectif. Presses de l’Université Laval 592p.   www.pulaval.com

 

 


Apprivoiser la poésie

Jean Royer depuis un demi-siècle est une icône des lettres québécoises. Historien de la poésie, ce journaliste et chroniqueur littéraire a entrepris en 2013 une réflexion globale sur la poésie qui nous a donné « L’arbre du veilleur » et qui se prolonge ici avec La voix antérieure, paysages et poétiques. Quand on feuillette cet essai on est frappé d’abord par l’érudition de l’auteur qui a su comme mettre en fiches tous les thèmes exploités par tel ou tel poète d’ici et d’ailleurs. La rupture avec le père ? Il vous trouvera quelques poètes qui ont abordé le sujet et ainsi de suite. De sorte qu’il nous initie vraiment à savoir comment lire la poésie. Éducatif et jouissif.

La voix antérieure, paysages et poétiques. Jean Royer. Éditions du Noroît 221p.      www.lenoroit.com

 

 


Comprendre Marguerite Duras

Dans le livre de ses affections littéraires, la chroniqueuse littéraire Danielle Laurin tient Marguerite Duras en haute estime. Au point de rédiger Duras l’impossible où elle s’adresse à elle post-mortem, nous permettant de découvrir les clés qui nous ouvrent les portes de sa vie et de son œuvre. Ce pourrait être le petit guide parfait avant de s’attaquer au corpus de l’œuvre durassienne.

Duras, l’impossible. Danielle Laurin. Québec-Amérique 170p.  
www.quebec-amerique.com

 

 


La traque à Djibi

Des amis professeurs de français de la région de Montréal partent sur les traces de leur collègue et ami Djibi porté disparu en Gaspésie où il se terre. Voilà la trame de fond de Truculence le roman de François Racine. C’est le prétexte pour des déballages de vérité que l’on a dans le nez. A noter les dialogues sont ici en joual pour plus d’authenticité. Procédé qui est plutôt rare puisque en général on va « polir » le français d’ici. Mais ça donne plus de piquant au récit, car nous avons des mots forts pour désigner la réalité des faites et des sentiments.

Truculence. François Racine. Québec-Amérique 235p.  
www.quebec-amerique.com

 

 


Deux histoires de couples frappés par la routine

Il était une fois un couple gagné par l’usure formé de Delphine et de Simon. On compte sur les doigts d’une main les périodes de frottis frottas. Question de pimenter leur union, la femme va proposer un voyage romantique en France. Eh bien elle sera servie mieux qu’elle ne pense puisqu’un guide touristique sur place, Philippe, beau mec va sans dire, provoquera chez elle des fureurs utérines. Va-t-elle céder aux sirènes de Cupidon. Nous ne lèverons pas le voile sur l’issue d’Un aller sans retour de Chantale Côté. Les lectrices se mettront facilement dans la peau de Delphine si elles éprouvent un tant soit peu l’ennui conjugal.

Dans le même registre, Jour de folie de Suzie Robichaud joue à sa façon la même partition. Cette fois c’est Simone et Vincent. La morosité frappe cet homme et cette femme. Et ici également, c’est la dame qui veut de l’oxygène et des vibrations. Et elle se met en tête de revoir un amour d’antan, Gabriel. Juste une petite escapade. On ne joue pas impunément avec le feu comme nous le montre cette histoire. Les deux romans sont publiés aux éditions JCL.
www.jcl.qc.ca



 

 


La vengeance et la vie

Chez Ingrid Betancourt ce sont des thèmes récurrents que l’on trouvait déjà dans le livre de sa captivité « Même le silence a une fin ». La ligne bleue son dernier bouquin, reprend certaines de ses idées à travers ce roman qui met au premier plan Julia dans le Buenos-Aires des années 70. Celui du retour au pouvoir de Juan Peron puis de la dictature. C’est une femme forte, qui ne fait pas de concessions à ses idéaux. Peut-on aimer à la fois le Christ et Che Guevara. C’est une tenante de la théologie de la libération.
La ligne bleue. Ingrid Betancourt. Gallimard 355p.  

 

 


De la préservation d’une race d’outardes en Azerbaïdjan

Finalement quand on s’arrête à y penser, tous les sujets peuvent donner lieu à de la littérature, même de la très belle. Comme Le Persan d’Alexander Ilichevsky un azerbaïdjanais qui situe son histoire dans son pays. Après des annéexs d’exil, Ilia Doubnov rentre en Azerbaïdjan. C’est un géophysicien. Qui retrouve son compatriote Hachem, féru d’écologie et protecteur d’une race d’outardes en voie d’extinction. Et le premier épousera la cause du second. Et quand des émissaires arabes, voudront au nom du Prince se saisir des derniers spécimens recherchés, le tout se transformera en confrontation époque. Vous avez là aussi la beauté d’une histoire teintée d’orientalisme. Décidément on a tout intérêt à se tourner vers la littérature d’autres cultures où l’imagination nous attend et nous surprend.

Le Persan. Alexander Ilichevsky. Gallimard 609p.

 

 


Du temps qui passe

Martine Audet débarque avec son dernier recueil de poésie « Tête première, dos contre dos ». Il n’y a pas ici de ligne directrice comme telle, sinon ce sont comme des impressions fugaces. Parmi celles-ci une qui a retenu notre attention « Au loin les montagnes, un effilement de fleurs ou le très délié d’une ombre sur ta joue. Je donne aux choses aux choses les images de leur ha^te. La douleur ne montre aucun chemin ».

Tête première, dos contre dos. Martine Audet. Éditions du Noroît 70p.   www.lenoroit.com

 

 


Excursion archéologique en Gaspésie sous le régime français

Tommy Simon Pelletier est un archéologue qui a une curiosité intellectuelle toute particulière pour la Gaspésie où il  consacre un temps fou armé de patience pour dégoter l’artefact, témoin des premières colonisations en Nouvelle-France. Il nous donne un aperçu du grand sérieux de ses recherches en publiant Vivre et pêcher dans les Notre-Dame. C’est une excursion archéologique menée sur le barachois de Mont-Louis au temps du régime français. Il y a trouvé assez de matière pour augmenter sa curiosité. Il raconte le quotidien des pêcheurs, car c’était le gagne-pain principal.

Vivre et pêcher dans les Notre-Dame. Tommy Simon Pelletier. Presses de l’Université Laval 192p.      www.pulaval.com

 

 


Il confesse 33 meurtres mais n’en a commit aucun

Pour une histoire policière déroutante c’en est toute une. Qui se passe en Scandinavie. Un serial killer, Thomas Quick a été arrêté pour 33 meurtres de garçons. Il les violait et dans certains cas les dévorait. Ça c’est passé entre 1964 et 1993. Il a confessé ses crimes. Aussitôt, ce grand dérangé a été confiné en haute sécurité. Un monstre dans toute l’acception du terme. Sauf qu’il va se passer une chose étonnante. Faisons un grand saut dans le temps en 2008. Un journaliste d’enquête, Hannes Rastam va aller à la rencontre du dangereux criminel dans cet hôpital psychiatrique où il est confiné à vie. Il rassemble les documents liés aux procès, des interviews. Pour en arriver à cette conclusion renversante, le gars qui est enfermé est totalement innocent, bien que grandement perturbé. Le véritable criminel court toujours. C’est cette affaire rocambolesque que le journaliste reprend dans L’affaire Thomas Quick. Quel beau film cela ferait. Avis aux scénaristes.

L’affaire Thomas Quick. Hannes Rastam. Denoël 641p.  

 

 


La Lune pour sa petite amie

J’irais te décrocher la Lune, est une expression consacrée pour mentionner qu’on ferait tout pour l’autre. Eh bien cette métaphore s’est matérialisée pour Thad Roberts. Une histoire invraisemblable mais vrai que Ben Mezrich rapporte dans Sex on the Moon. Thad est un jeune homme stagiaire à la NASA. Le type est entretemps fou dingue d’une jeune fille et va lui offrir la Lune sous forme de fragments de cette dernière qu’on rapporté les équipages des missions Apollo. Il va donc commettre un vol parmi ces stocks précieux conservés pour étude. Un présent original certes mais qui va lui offrir bien des ennuis à commencer avec le FBI.

Sex on the Moon. Ben Mezrich. Denoël 373p.    

 

 


Deux titres dans la collection Charleston avec des gens inoubliables

La collection Charleston chez l’éditeur Guy Saint-Jean rassemble des grands romans qui tournent autour de la romance, plus largement de la passion. Mais certainement remarquable parce qu’elle met de l’avant une galerie de gens inoubliables. Deux nouveaux opus viennent enrichir le catalogue. Moloka’i c’est une île de l’archipel hawaïen où sera mis en quarantaine une toute petite fille, Rachel. Nous sommes en 1892. Pourquoi ce confinement ? C’est qu’elle est atteinte de la lèpre et au XIXème siècle on est démuni devant une telle maladie. Elle restera sur l’île jusqu’à l’âge adulte. Ce pourrait être un sort épouvantable. Mais comme le décrit si bien le romancier Alan Brennert elle est entourée de gens de cœur ce qui allège grandement son fardeau.
Dans un autre registre, Le goût des souvenirs d’Erica Bauermeister c’est la vie de Lillian qui ouvre un restaurant comme vous voudriez en avoir un près de chez vous. Ici le texto ne règne pas. Les gens y sont pour se rencontrer et former une sorte de grande famille. Nous ne pouvons pas être plus dans le sentiment humain qu’à ce lieu de rencontre. Deux romans qui vont aller vous chercher droit au cœur.



 

 


Deux premiers romans étonnants chez Triptyque

Le protagoniste du premier roman de Nicolas Coutlée « Les carnets du demi sous-sol ronge son frein existentiel dans un sous-sol infect. Jusqu’à ce qu’il reçoive l’appel d’un éditeur intéressé à prendre son manuscrit. Mais qui devra subir les modifications voulues par ce dernier. L’éditeur, un Faust tentateur, ne fera pas nécessairement le bonheur de l’écrivain. C’est le roman étonnant de la rentrée. Chapeau à l’éditeur Triptyque, qui n’est évidemment pas de la même pâte que celui du livre. Et pour un baptême en littérature, Coutlée fait son coup de tonnerre.
Et si on se croit au bout de nos surprises ce n’est pas fini. Un autre baptême dans le monde des lettres, Marise Belletête et L’Haleine de la Carabosse. Étudiante au doctorat en lettres de l’Université du Québec à Rimouski, la demoiselle s’intéresse à l’univers des contes et leur lien dans la production romanesque contemporaine. Ce goût du conte se retrouve dans cette histoire qui nous montre Ève, issue d’une longue lignée de femmes pour qui le mot équilibre n’existe pas. Elle est donc curieuse de son passé et dispose pour se faire d’un journal qui lui a été légué. Les contes de son enfance viendront interférer sur la compréhension de ses origines. Puis la Carabosse, qui lui fait de l’ombre depuis si longtemps, l’empêchant de s’épanouir à son gré. 
 
www.triptyque.qc.ca

 

 


Récit d’un père au foyer

Ce qu’il écrit bien Robert Maltais comédien, chanteur et ex directeur artistique de la Butte Saint-Jacques, aujourd’hui directeur de la Fondation des artistes du Québec. Lola et les sauvages sa dernière création littéraire nous présente Olivier Genest, un quinquagénaire qui a conçu un enfant avec une jolie suissesse dont il ne voyait plus clair. Qui est une cadre supérieure toujours en mouvement. Une vraie carriériste. Évidemment l’amour s’effritera de trop de ces absences. Ils communiqueront à la fin par le biais de Skipe. C’est un petit pavé qui en dit long sur la mutation de l’homme moderne qui ne s’est pas encore trouvé et qui doit faire l’apprentissage d’une nouvelle donne, celle de père au foyer. On se demande sérieusement si la conciliation travail famille n’est pas finalement un leurre.

Lola et les sauvages. Robert Maltais. Druide 531p.   www.editionsdruide.com

 

 


Tatoués de diverses façons

Claudine Potvin avec Tatouages signe son troisième recueil de nouvelles. Elle qui est professeure émérite de l’Université de l’Alberta et habituée de conjuguer avec des concepts hermétiques, nous étonne de la clarté avec laquelle coule ses nouvelles. Il est question de tatouages évidemment. Ceux pris au sens premier du mot. Mais il y a les autres marques aussi, car la vie de même nous tatoue. C’est parfois tragi comique, comme cette femme obnubilée de ressembler à la chanteuse Cher et ça se présente au bout du compte comme un ratage de première. On lit chaque nouvelle avec attention, lentement, pour en apprécier le sens des observations, comme on boirait du petit lait.

Tatouages. Claudine Potvin. Lévesque éditeur 125p.   www.levesqueediteur.com

 

 


Les belles rutilantes de 2015

Le guide de l’auto 2015 est arrivé. Le classique du genre avec Jacques Duval, Gabriel Gélinas, Denis Duquet et Marc Lachapelle et leur équipe, n’a pas pris une ride depuis 49 ans. C’est tout un travail quand on s’arrête à penser que l’équipe de rédaction a essayé plus de 325 modèles. Sur guideauto.web afin d’être au goût du jour et graĉe aux codes QR qui accompagnent chaque dossier on a accès à des informations supplémentaires. Et en exclusivité ils ont testé ;a Pagani huayra. Quel bolide. Surtout on a énormément mis de voitures en compétition les unes entre les autres. Ça demeure le must du genre.
Le guide de l’auto 2015. Les éditions de l’Homme 666p.  

 

 


Le système solaire interactif

Même si la National Geographic Society est une des plus vieilles maisons d’édition au monde, elle sait surfer sur les époques et être au goût du jour. Sa division de livres jeunesse, mets entre les mains de celle-ci un joli album qui demande de recourir à son Iphone, Ipad, IPod ou Androïd, pour compléter ses connaissances. Il s’agit d’isystème solaire. Il y a pleins d’applications gratuites qui nous font aller dans le cosmos à partir de la Lune vers Mars. Qui nous rend compte d’où en est la conquête spatiale.

Isystème solaire. National Geographic kids/ Broquet   32p.
www.broquet.qc.ca

 

 


Des maisons contemporaines champêtres

Si vous avez vu le film « Le règne de la beauté » de Denys Arcand, il y a une maison d’architecte située dans la nature qui en a fait rêver beaucoup. Si vous voulez prolonger votre plaisir, courez vous procurer Maisons paysage de l’architecte Pierre Thibault. C’est un florilège de maisons de tous les genres mais qui ont en commun d’être de facture contemporaine. L’album est spréfacé par Denys Arcand.

Maisons paysage. Pierre Thibault. Les éditions La Presse 174p.   www.editionslapresse.ca

 

 


Réédition d’un classique sur l’écriture musicale

Les Presses de l’Université Laval réédite pour une troisième fois Éléments d’analyse et d’écriture musicales de Gilles Beaudoin. Cette réimpression a été revue et augmentée en laissant plus de place à la clarté par d’autres exemples simples, mais aussi faisant davantage d’espace à la musique populaire et au jazz. Un manuel pédagogique rigoureux mais incontournable pour qui veut progresser en composition.

Éléments d’analyse et d’écritures musicales. Gilles Beaudoin. Presses de l’Université Laval 296p.   www.pulaval.com

 

 


Le coin globe-trotter

Les éditions Ulysse nous gâtent comme ce n’est pas permis avec deux jolis albums et un tout petit guide. D’abord Voir le monde et Amérique du Nord deux beaux albums qui chacun proposent 50 itinéraires. Il y a des propositions en tout genre que ce soit des randonnées, des escapades romantiques, des lieux de culture ou de mémoire. Et pour chaque itinéraire pour le voyageur pressé, l’essentiel de ce qu’il faut appendre. Et dans la collection « Escale à » s’ajoute cette fois la ville de Toronto qui n’est plus la capitale orangiste d’autrefois. La vitalité culturelle, avec un des plus grands festivals de cinéma au monde, sa gastronomie, n’ont plus rien à envier à la latine Montréal.

 





 


Le coin santé physique et psychique (1)

Autrefois, les curés et religieux lisaient leur bréviaire au quotidien pour s’abreuver de nourritures spirituelles au quotidien. Aujourd’hui les laïcs ne sont pas en reste puisque Nathalie W. Herrman chez AdA leur donne Lumières spirituelles. Ce sont 365 jours de réflexions spirituelles avec des questionnements qui nous interpellent sur nos priorités en  ce bas monde. Sur un plan plus rigoureux voici un essai d’une brillante fulgurance qui a pour titre L’homme est né libre aux éditions des Presses de l’Université Laval. On a ainsi voulu rendre hommage à Paule-Monique Vernes professeure émérite de l’Université de Provence et qui a fait de Jean-Jacques Rousseau son compagnon de vie. Elle est décédée en janvier 2013. Aussitôt, des proches et admirateurs de sa démarche originale envers Rousseau, on eu l’idée de ce livre. Vous avez ici vingt-deux contributions de chercheurs venant de France, du Canada et de l’Italie. En prime trois textes inédits de la défunte consacrés au cynisme chez Machiavel et la qualité sociale chez Rousseau.
De nos jours, les médecins ne se donnent même plus la peine de se lever de derrière leurs bureaux pour venir ausculter leurs patients. Ils sont devenus hélas des distributeurs de prescriptions à la solde de l’industrie pharmaceutique. Mais il y en a qui ne sont pas de cette pâte, tel le Dr. Serge Daneault qui plaide pour une médecine plus humaine. Un médecin se confie. On a vu ce médecin assez souvent dans le débat public entourant la question de l’euthanasie. Ce sont des lettres qu’il adresse à un jeune médecin, une infirmière et un patient. Pour chacun il confie des préoccupations et ses rêves d’empathie. C’est également aux Presses de l’Université Laval. Chez De Vecchi Laura Tuan et Les rêves. Elle y consacre une interprétation psychologique. Et on apprend d plein de choses. Exemple, si au cours de la nuit vous rêvez que vous recevez une contravention, cela signifie que vous allez faire des gains. Vous ne serez pas au bout de vos surprises.   
Les cinq prochains titres sont publiés chez Québec-Livres. On réédite Les 10 lois cosmiques du regretté Placide Gaboury cet ex-Jésuite devenu philosophe apprécié. Il part du principe que tout est cohérent dans l’Univers et que les principes qui soutiennent le monde sont apparentés aux lois qui définissent l’Homme. Rien ne se crée, tout se transforme. La psychothérapeute Louise Reid veut mettre fin aux longues séances de psychologie. Elle prône une méthode d’auto-guérison Réparer sa route de vie où par le biais d’une imagerie mentale on essaie de se déculpabiliser et de ne pas traîner son fardeau de vie indûment. La neurobiologiste Guillemette Isnard est bien consciente que la mémoire est une faculté qui oublie. C’est pourquoi elle nous donne des outils pour Survolter sa mémoire. Qui sait qui avec ces exercices on ne parvient pas à juguler la terrible maladie d’Alzheimer. Il est connu que dans le système scolaire on redoute comme tout, l’éducation sexuelle. Comme si on craignait d’inculquer aux touts jeunes des notions de plaisir. C’est dire à quel point nous sommes au degré zéro de l’évolution en la matière. Peut-être devrait-on lire Faire l’éducation à la sexualité à l’école primaire coécrits par les sexologues Caroline Bernier-Riopel et Bernard Ouellet. C’est un guide destiné aux enseignants pour échafauder une information essentielle, pour protéger aussi nos jeunes contre les agressions sexuelles. Au catalogue des émotions humaines, l’agressivité est sans contredit une des plus puissantes. Souvent refoulée chez bien des individus. Et quand il n’y a plus de retenue, que de gestes malheureux. Le psychothérapeute Louis-Georges Désaulniers aborde la question pour désamorcer cette bombe en nous et réduire notre niveau d’hostilité. Ça donne L’agressivité une approche thérapeutique que l’on peut faire dans le confort de son foyer pour identifier notre potentiel et éradiquer toute violence en nous.

 



 


Un roman du petit-fils du chef des Jeunesses hitlériennes

Ferdinand von Schirach est un criminaliste allemand qui a eu pour grand-père nul autre que Baldur von Schirach le chef des Jeunesses hitlériennes. Il quitte le prétoire pour la plume avec un roman policier bien mené L’affaire Collini. Un grand industriel allemand et octogénaire, Hans Meyer, bien en vu dans la société est retrouvé mort. Les soupçons se portent sur un ancien ouvrir chez Mercedes, Fabrizio Collini, qui se drape dans son silence. On comprend d’autant plus mal que sa présumé victime se trouvait être le grand-père de son meilleur ami.  Un jeune avocat assure alors sa défense. Et l’enquête qu’il mène, lui révélera un moment douloureux de l’histoire allemande. Le suspense est gardé jusqu’à la fin et c’est dommage que l’ouvrage soit trop court. On en redemanderait.

L’affaire Collini. Ferdinand von Schirach. Gallimard 150p.

 





 


Le coin Miam miam

On attendait vivement la rentrée pour voir ce que nous réservaient les éditeurs côté livres sur la cuisine, l’alimentation et les restaurants. Ça augure bien. A commencer par trois livres chez Broquet. Qui n’a pas goûté un jour ou l’autre dans sa vie à la célèbre mayonnaise Hellmann’s ? Vous allez tomber de votre chaise en parcourant le livre de recettes conçu par la compagnie. Pae exemple, celle aux pitas de thon, pomme et cheddar ou bien le sandwich nourrissant au rôti de bœuf et provolone. On n’est pas évidemment dans la gastronomie va sans dire, mais un sacré « comfort food ». Et un autre label tellement américain, Campbell’s qui nous arrive avec son livre de recettes adapté spécialement pour le Québec. On a privilégié trois éléments, faire délicieux, rapide et en toute simplicité. Ça donne des plats comme le saumon glacé au vinaigre balsamique, l’orzo au poulet et l’effiloché de proc, pour ne citer que ceux-là. Là, on vous garantie c’est du délice à chaque plat. Et l’éditeur a compris à quel point la consultation est aisée quand c’est broché spirale. Et un classique Le grand livre des biscuits. Et pour qui ne veut pas sombrer dans la routine, c’est le bonheur, avec 140 variations sur ce dessert incontournable.

La notoriété de Philippe Mollé n’est plus à faire quand vient le temps d’apprécier un restaurant. L’édition 2015 du Montréal gourmand c’est un répertoire de 140 restos et 180 boutiques gourmandes. En prime il nous fait la générosité de dix recettes, dix vins à déguster et dix huiles pour cuisiner. C’est chez Ulysse. Chez Guy Saint-Jean éditeur Geneviève Taylor y va de ses Légumineuses en folie. Ce sont 100 recettes pour nous aider à bien manger en santé. Comment bouder une salade niçoise aux haricots de Lima ?, ou encore cette casserole de haricots rouges et poulet épicé. De bons plats gourmands. Et vous verrez comment les légumineuses s’immiscent même parmi les desserts. Et chez Modus Vivendi, maison d’édition qui répertorie sans doute le plus d’ouvrages consacrés à la cuisine, qui présente deux ouvrages. Un qui s’adresse à ceux qui déplorent un peu trop de surpoids. C’est Maigrir. Elle sont deux nutritionnistes, Elizabeth Cerqueira et Marise Charron qui ont concocté un programme en 21 jours de menus. Et vous allez voir, vous ne souffrirez pas le martyre. C’est tout à fait jouissif. Qui a dit qu’il fallait vivre de privations ?  Et enfin un bijou dans son genre, Tarte d’Isabelle Lambert. Sur la couverture épurée, vous avez une pointe de tarte, annonciatrice de bonheurs. L’auteure nous offre plus de 100 recettes de tartes salées et sucrées. Le classiques s’y trouvent comme l’incontournable tarte aux pommes. Des recettes d’Europe et d’ici. Et les illustrations qui nous donnent fin. Seul reproche à faire à lui faire à cette dame Lambert, c’est qu’elle une diablesse tentatrice. Trop de bonnes choses.  

 






 


Cinq romans d’exception chez Actes Sud


La rentrée s’annonce fulgurante pour Actes Sud si on en juge par ces quatre titres qui nous parviennent. Marc Biancarelli nous parle des Orphelins de Dieu. On parle ici de western Corse en quelque sorte. L’auteur fait remonter son histoire  au XIXème siècle dans les montagnes de l’Île de Beauté. Une sœur veut venger son frère à qui quatre salauds ont tranché la langue. Et pour appliquer la loi du Talion, elle va faire appel à une brute effrayante qui a pour surnom L’Infernu. Cette appellation est déjà en soi un programme. Et le type va se raconter à son commanditaire. Et on découvrira la pâte véritable de ce tueur à gages. Dur et fort, avec accents d’humanité. Ensuite changement total de registre avec Boris Le Roy et son Du sexe. La jaquette du roman est invitante. On rencontre un obsédé de la chose, Eliel, qui va tomber sur Hana la fille secrète du président de la République. Et dans le décor s’amène Simon, frère du premier. Mettez ces trois-là dans un malaxeur et vous avez des chassés-croisés sur le thème du désir vécu ou souhaitée. Choderlos de Laclos s’il avait vécu jusqu’à nos jours, aurait aimé sa lecture c’est le moins que l’on puisse dire…pénétrante.
Un peu beaucoup d’exotisme pour Kaoutar Harchi et A l’origine notre père obscur. C’est une jeune fille qui pourrait être de n’importe quel pays du Maghreb, et qui vit dans un lieu clos, avec une mère insaisissable qui la tient à distance. La narratrice enfermée dans « la maison des femmes » comme une sorte de paria, cherche le père dont elle rêve. L’auteure nous interpelle sur la condition de la femme en milieu patriarcal mais où la mère prend une place dominante, voire omniprésente. Le règne du vivant d’Alice Ferney pourrait être le titre d’un essai. Mais non. Nous sommes bien en face d’un superbe roman qui cède la place à Magnus Wallace un défenseur du patrimoine marin. Il combat tel David contre Goliath contre les déprédations que l’homme fait subir à la mer au cours de pêches illégales en territoire protégé. Cet homme serait en quelque sorte un héros de l’environnement. En même temps le bouquin fait passer de beaux messages sur la préservation des richesses marines et aussi de la faune. Et enfin le plus original parmi ces arrivages, Bye Bye Elvis de Caroline De Mulder. A sa mort en 1977, Elvis Presley va faire des millions d’orphelins dans le monde. On fait un bond dix-sept années plus tard alors qu’une dame, Yvonne, ira se mettre au service d’un homme âgé, fragile et reclus, John White. Quel rapport avec Elvis ? C’est que le Monsieur White et Elvis ont des éléments qui s’entrelacent comme mentionné en quatrième de couverture. On se sert d’Elvis comme d’une métaphore sur la réclusion. Ce qu’elle est douée la romancière pour aller si loin dans cette réflexion.

 

 




 


Un homme métamorphosé

Le philosophe a dit qu’on ne connaît bien quelqu’un que demain, encore mieux le surlendemain. C’est à ça qu’on pensait en lisant l’argumentaire du roman de François Mercier « Un Jos Louis au Parc Viger ». Un type nous est présenté qui serait un peu comme l’Alexandre le Bienheureux avec Philippe Noiret dans le rôle principal, qui se laisse porter par la vie qui est bonne avec lui. Jusqu’à ce qu’il rencontre une femme avec qui il va tout de suite avoir une relation fusionnelle. Mais il ne sait pas vraiment qui il va faire entrer dans sa vie. Attention, il aurait mieux fait de consulter l’astrologie ou une voyante. Car cette rencontre sentimentale va prendre une tournure au point que le romancier nous sert une mise en garde comme dans les films à l’effet que « ce roman n’est pas une histoire pour toute la famille. L’avis des parents est recommandé ». De quoi susciter certainement la curiosité. D’autant que ce pacifiste jusqu’à la moelle rentrera un jour chez lui les mains tachées de sang…Brrrr!!   

Un Jos Louis au Parc Viger. François Mercier. La Semaine 317p.  

 

 




 


Un choix déchirant pour Freud

Nous sommes à Vienne en mars 1938, le père de la psychanalyse Sigmund Freud demeure en Autriche malgré les exactions commises par les nazis conquérants contre les juifs. Il est encore dans le pays alors que tout commande de fuir. Mais pourquoi donc s’entête t-il à demeurer. Un secret du docteur Freud d’Éliette Abécassis est un roman historique bien sûr qui s’échafaude à partir d’une étrange lettre retrouvée par le fils de Freud et son secret. C’est un ouvrage passionnant qui arrive à montrer tout le poids qui pesait alors sur le célèbre médecin des âmes.

Un secret du docteur Freud. Éliette Abécassis. Flammarion 193p.  

 

 




 


Vingt-deux vies contenus dans un seul roman

Bel exploit d’Olivier Adam qui dans Peine perdue parvient à contenir vingt-deux destins dans un seul roman. Qui a pour toile de fond un coin de la Côte d’Azur. Vous avez, excusez le jeu de mots, dans cette salade niçoise, une agression physique, des caprices de la météo, des noyades, des disparitions et beaucoup de personnalités diverses. Ça pourrait aller dans toutes les directions. Mais non. Il parvient à maintenir un fil conducteur qui est une réflexion sur la finalité de l’existence.

Peine perdue. Olivier Adam. Flammarion 414p.  

 

 




 

Ève, l’oiseau migrateur

C’est un petit roman mais d’une belle densité. Les oiseaux de nuit finissent aussi par s’endormir de Martine L. Jacquot c’et l’histoire d’Ève, qui venant de Moscou est en transit à Paris. Et dans la capitale française en attendant de rentrer à Ottawa elle aura des nouvelles d’une vieille connaissance. Un mot sur le tempérament sur la protagoniste. Elle se déplace souvent tel un oiseau migrateur comme la décrit la romancière. Mais pourquoi ne parvient-elle jamais à se fixer ? Vous verrez pourquoi en parcourant ces quelques pages qui racontent une jeune femme bien de son époque qui cherche ses repères.

Les oiseaux de nuit finissent aussi par s’endormir. Martine L. Jacquot. David 157p.   www.editionsdavid.com

 

 




 


Le mémorialiste de notre temps

Quand on veut connaître une époque donnée, on peut aller archives, visuelles ou écrites. Et aussi lire de même les mémorialistes des périodes concernées. Nous croyons que celui qui portraiture le mieux le Québec contemporain et les valeurs mondiales est Stéphane Laporte qui lance le quatrième tome de ses chroniques du quotidien La Presse. 80 au total sélectionnées entre 2006 à 2014. Confiné à sa chaise roulante il est certainement diminué dans sa motricité, mais son cerveau fonctionne comme une Ferrari. Il a la distance nécessaire qui lui permet de ne pas avoir le nez collé sur l’arbre, mais de toujours voir la forêt. Et quand quelque chose le touche de près, il n’y pas d’égal pour trouver le mot juste qui va venir chercher le lecteur. Saluons la performance d’être toujours intéressant de semaine en semaine.

Chroniques. Tome 4. Stéphane Laporte. Les éditions La Presse 335p.   www.editionslapresse.ca

 

 




 


Une peintre avec la passion tatouée sur le cœur

Nathalie D’Amours est une passionnée d’écriture comme son héroïne d’ A cœur battant, Emily qui est peintre. L’artiste visuel a de graves difficultés pulmonaires. Mais ça ne l’hypothèque pas plus que ça, puisqu’elle est portée par l’engagement mais aussi elle a le soutien de l’être aimé. Mais parfois des sentiments exacerbés peuvent nuire aussi. Vous l’aurez deviné, ce roman en est un d’amour, de la personne et des arts. Vous ne pourrez pas faire autrement que d’aimer à votre tour cette peintre qui est totale.

A cœur battant. Nathalie D’Amours. Éditions La Semaine 462p.   

 

 




 

Les enfants des décharges publiques de Lima

C’est un livre documentaire choc sur les conditions des enfants qui doivent bosser quotidiennement dans les décharges publiques à Lima au Pérou. Marie-Pier Girard a passé une année entière avec eux. Non pas à les observer, mais à les faire parler. Cette anthropologue a trouvé là un terrain de connaissances a peu près pas exploité. Il est question de leur immense pauvreté. Mais on verra qu’il ne faut pas se nourrir à leur endroit de clichés classiques. On verra de quelles valeurs ces enfants sont pétris. Et elle propose une autre signification du droit supérieur des enfants.

De petits vautours sans plumes ? Marie-Pier Girard. Presses de l’Université Laval 310p.    www.pulaval.com

 

 




 


L’identité franco-ontarienne

Si vous vous êtes déjà posé la question, à savoir que pouvait bien ressentir un Franco-Ontarien dans son for intérieur et que vous n’avez pas obtenu les réponses satisfaisantes, alors allez lire Un Franco-Ontarien d’Elmer Smith. Ce juge à la retraite qui a siégé sur le banc de la Cour suprême de l’Ontario et qui est devenu ensuite professeur de droit, parle de lui à la première personne. Il nous fait cadeau de sa sensibilité. Il ouvre l’album de sa famille et où on voit que l’Église a joué un rôle prépondérant. Ces quelques pages de cette plaquette en disent plus que n’importe quel traité de sociologie. Vous êtes ici au cœur de l’identité franco-ontarienne.

Un Franco-Ontarien parmi tant d’autres. Elmer Smith. Les éditions L’Interligne 123p.    www.interligne.ca

 

 




 


Le tour du monde à Montréal et New York

Le problème avec la maison d’édition Ulysse, c’est qu’elle aussi faite de tentation que le diable avec ses propositions de voyage. Deux guides paraissent. Le premier est un voyage planétaire à…Montréal. En effet, Montréal étant une ville cosmopolite où règne une belle et rare coexistence, il fallait un guide pour rendre compte de cette mosaïque culturelle. Le tour du monde à Montréal qui en est à sa deuxième édition, rend compte de ce que peut voir un être curieux des autres cultures. Vous avez en complément une entrevue avec le critique culinaire Philippe Mollé qui vante les attraits de la ville à ce chapitre. Le second ouvrage est une célébration des merveilles de New York, la Grosse Pomme. Un guide mis à jour. Avec un luxe de détails pour mieux organiser son séjour dans la métropole américaine. Avec des choix d’activités pour tous les portefeuilles.

 

 




 


Une agression et ce qui s’ensuit

Port de mer pour les montréalais et les résidents de Longueuil c’est cet immeuble qui surplombe le fleuve et qui a un accès direct au métro de la seule station de la Rive-sud montréalaise. C’est là qu’un jeune étudiant en littérature sera agressé par un homme qu’il avait suivi. Il en gardera des séquelles. Luc Mercure sous-titre son petit bouquin de novella. Ce ne sont pas des nouvelles à proprement parler, mais des petits chapitres en continu du vécu de cette victime. Une réflexion, fort intéressante sur les non-dits.

Port de mer. Luc Mercure. Québec Amérique 101p.    www.quebecamerique.com

 

 




 


Un maître du surréalisme français passé aux États-Unis

Yves Tanguy peintre surréaliste français d’origine bretonne, aura échappé à la triste destiné de l’artiste maudit puisque son art a été reconnu de son vivant. La seule chose qui fut blessante dans sa vie c’est que des compatriotes français lui ait fait grief de s’être expatrié aux États-Unis où il mourra d’ailleurs. Yves Tanguy druide surréaliste est sa biographie réalisée par sa nièce Geneviève Morgane-Tanguy. Vous découvrirez ce maître qui a été un peu dans l’ombre d’un Dali et qui mérite d’être encore mieux connu. Rappelons qu’en 1982 le Centre Georges-Pompidou lui consacra une rétrospective.

 Yves Tangy druide surréaliste. Geneviève Morgane-Tanguy. Lanore 276p.   

 

 




 


Une autre épopée de Gillhem d’Ussel

Jean d’Aillon c’est le maître absolu des suspenses qui se déroulent au Moyen-Âge. Et il arrive à mettre en place diverses histoires qui se recoupent un peu comme le font les auteurs spécialisés en « fantasy » anglaise. Le public dans les deux cas adore. Il sera bien servi avec ce Rouen 1203 ville de convergence, alors que tous veulent vénérer le linceul du Christ, surtout Aliénor d’Aquitaine qui en fait une fixation. Nous sommes donc en 1203 alors qu’une nef génoise s’amène dans le port de Marseille avec à son bord des passagers de tous les horizons, dont des Brabançons ceux-là même en mission pour la noble éprise de la sainte relique. C’est une course pour sa possession. Il faut rappeler à quel point en ce temps-là les reliques faisaient l’objet de dévotions et de convoitises. Rappelons comment le roi Saint-Louis a grevé le budget de la France pour s’octroyer la couronne d’épines aujourd’hui exposée à la Basilique Notre-Dame de Paris. Un roman de grande envergure avec tout ce qu’il faut pour ne plus quitter son fauteuil.

Rouen 1203. Jean d’Aillon. Flammarion 483p.    

 

 




 


Une soumise raconte ses séances de disciplines

La collection d’albums BD érotiques des éditions Tabou n’est décidément pas à mettre ne toutes les mains. D’autant que les dessins de Xavier Duvet qui signe les dialogues sont très, mais alors très crus. Et c’est ça qu’on veut ? Alors c’est un véritable buffet de sexualité débridée où Anna L. qui se fait appeler, ça ne s’invente pas, Annal, se donne totalement aux caprices de sa maîtresse Dominique. C’est pas piqué des vers. Elle demande à souffrir et elle sera servie à souhait.

Discipline. Soumise Anna L. Xavier Duvet. Tabou

 

 




 


Des désirs inavoués se manifestent

Un des titres qui risque de faire une bonne récolte de prix en cette rentrée littéraire c’est La Femme d’En Haut de Claire Messud qui a fait de Nora, le personnage central, une institutrice trentenaire, célibataire qui vit à Boston. En passant la romancière est née aux États-Unis et y a fait ses études. Cette Nora ressemble à toutes les voisines de palier qui vous décroche un sourire si vous la croiser dans un escalier. Mais c’est tout. Elle ne se dévoile à quiconque. Mais ce genre de femme peut nourrir des envies secrètes. C’est ce qui va se produire quand va débarquer dans sa vie une italienne, Selena, sensuelle, troublante, artiste, avec sa petite famille. Ce sera pour Nora comme un petit tsunami. Une belle étude de caractère sur le thème de l’accomplissement personnel.

La femme d’En Haut. Claire Messud. Gallimard 372p.   www.gallimard.fr

 

 




 


Cours d’expression orale

En France plus que chez nous, on oblige les étudiants de niveau universitaire à passer un grand oral. Et pour beaucoup c’est une épreuve. Car on juge qu’un être est accompli, non pas par une seule tête bien remplie, mais qu’elle soit bien faite. C’est pourquoi Élise Sultan a élaboré Je sais philosopher! Ce sont des dissertations avec plus de 200 références littéraires et culturelles pour étoffer ses présentations. C’est du plus bel effet, avec des tournures de style pour en jeter plein la vue. Les québécois devraient y mettre le nez pour y puiser des puits de stylistique.

Je sais philosopher! Élise Sultan. Ellipses 130p.   www.editions-ellipses.fr

 

 




 


Trois petits nouveaux à la Bibliothèque Québécoise


Le catalogue des éditions Bibliothèque québécoise s’enrichit de trois petits nouveaux. Originaux et détraqués ce classique de Louis Fréchette. Il fut député fédéral de Lévis et homme polyvalent, poète, dramaturge, épistolier. Il brosse ici des portraits de gens de Québec. Il a un style très imagé qui sert bien ses desseins. Ensuite Jovette Marchessault et Des cailloux blancs pour les forêts obscures. Vous avez deux personnages Noria et Jeanne qui aspirent à un monde meilleur et sensibles à la misère des hommes. Et Yann Martel et Béatrice et Virgile. Le lauréat du Man Booker Prize qui raconte la démarche d’un écrivain qui devait abandonner la publication d’un roman inspiré par l’Holocauste et qui sera en raison d’un beau hasard, motivé à nouveau, par le biais d’une fable animalière sur le même thème.

 

 




 


Un thriller et une fantasy chez Bragelonne

Bragelonne lance deux titres qui chacun à leur façon, captiveront les les lecteurs. D’abord un sacré bon thriller House of cards de Michael Dobbs. Il faut mentionner que le romancier a tout un parocurs. Cet anglais aujourd’hui anobli, a d’abord été journaliste politique puis s’est engagé à plein aux côtés de Margaret Tatcher, John Major et David Cameron comme conseiller. Le roman que nous avons entre les mains est à l’origine de la série télévisée américaine du même nom, mettant en vedette Kevin Spacey. Ça raconte une sorte de Rastignac à la sauce anglaise qui connaît tous les secrets les moins avouables de la politique et qui va se servir de ses matériaux sulfureux pour ambitionner devenir premier ministre. Tandis que de l’autre vous avez une journaliste amorale et toute aussi ambitieuse. Et qui a pour son dire que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.
Ailleurs, côté fantasy, dans la saga « Les légendes Krondor » Raymond E. Feist et William R. Forstchen présente Un valeureux ennemi. Nous sommes à Midkemia où une guerre fait des ravages depuis neuf ans. Deux clans s’opposent, mais une menace bien plus effrayante se présente sous la forme des elfes noirs, des guerriers sans foi ni loi. Et qui provoquera du coup une alliance forcée pour arriver à repousser l’envahisseur. Ici la valeur de l’honneur est au premier plan.

 

 




 


La grande histoire du fascisme italien

Michel Ostenc est une autorité en ce qui a trait à l’histoire du fascisme italien qui étrangement n’a pas retenu plus d’attention que ça des études universitaires si on le compare au nazisme qui fait toujours parler de lui. On doit entre autres à l’historien une biographie du gendre du Duce, le Comte Ciano. Voici maintenant Mussolini, une histoire du fascisme. Qui commence avec la naissance du dictateur dans une famille pauvre de la Romagne, un père forgeron et une mère institutrice dont le salaire fait vivre les siens. Les débuts comme journaliste de celui qui régnera en maître par après sur l’Italie. C’est une histoire en survol qui se contente de l’essentiel. Qui n’a jamais lu sur ce domaine, peut s’y fier. Tout s’y trouve et l’idéologie qui a amené Mussolini à créer son mouvement.

Mussolini, une histoire du fascisme italien. Michel Ostenc. Ellipses 329p.     www.editions-ellipses.fr

 

 






 


Une cuvée rare chez Leméac

Les rapports pères filles donnent toujours lieu à de belles histoires, parfois tendres, souvent aigries. Ici avec Go West, Gloria de Sarah Rocheville on est dans l’entre-deux. Une fille, Gloria, thanatologue qui vit à Winnipeg, esprit cartésien et contrôlant. Et de l’autre un père qui s’exprime de façon posthume sur ce qu’il aurait pu être. Des êtres que tout opposent car peut-être trop semblable. Avec Flou de Marie Lefebvre qui est un roman librement inspiré par la vie trop brève de Francesca Woodman. C’est le portrait d’une écrivaine qui aura une vie météorite. Et la romancière même si c’est une transposition, nous invite à découvrir la vie réelle de ce qui a inspiré ce petit bouquin en forme d’hommage.
François Gilbert nous soumet La maison d’une autre. C’est un auteur fasciné par la culture japonaise. Pas étonnant qu’il met à l’avant-plan un couple de jeunes japonais. Qui doivent se marier. Lui c’est un architecte, Hirosuke. Elle, c’est Nanami. Il va se produire que quelques jours avant la célébration nuptiale, la jeune femme va s’accorder une privauté avec un tiers. De quoi se bouleverser intérieurement sur le sérieux de sa démarche maritale. Comme quoi, et il le prouve une fois de plus ce magnifique romancier, c’et que l’être humain est d’une infinie complexité qui le rend insaisissable. Quel titre étrange, Même ceux qui s’appellent Marcel de Thomas O. St-Pierre. Cet écrivain originaire de Québec s’est expatrié à Montréal et entre avec ce livre dans le monde des lettres. Exercice réussi. Il y a toujours quelque chose d’émouvant à lire la première prose d’un baptême en littérature. Rencontre de deux êtres, Marecl et Laurence. Pas simple deux sexes opposés. Avec les petits jeux qui s’ensuivent. Avec parfois des débats intellectuels stériles quand les réelles motivations sont ailleurs. Avis au jury du prix Robert-Cliche du premier roman, vous avez ici un candidat de premier plan.
Neurotica de Mélanie Gélinas. Ici nous sommes dans un milieu bourgeois. Une jeune femme va sombrer dans la névrose, se mutilant pour attirer l’attention oui, mais pour empêcher le divorce de ses parents qui la hante. Peut-on vous dire à quel point ce roman nous a secoué. L’auteure va au cœur du désordre de l’esprit. Comme si elle avait très bien appréhendé ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui va mal. C’est un chef-d’œuvre du genre et quel beau film ce pourrait faire, porté au grand écran. Avis aux scénaristes en panne d’inspiration. Et enfin, Déni d’Anna Raymonde Gazaille. Qui nous avait donné Traces l’an dernier chez le même éditeur. Là aussi c’est une sombre histoire car c’est la découverte d’une fille pendue en maillot de bain, au tremplin de la piscine municipale, et les poignets incisés. Nous sommes dans le quartier multiethnique de Parc-Extension. Une enquêteuse aguerrie, très au fait des cultures de son quartier, se perd en conjectures, homicide au titre de crime d’honneur ou suicide. Un bon thriller avec tous les éléments nécessaires qui font patienter le lecteur avant que n’arrive la conclusion.

 

 






 


Le coin Santé physique et psychique (1)

Les quatre prochains bouquins sont édités chez Macro. Richard Bartlett y va de La physique des miracles. N’ayez pas peur. Il ne s’agit pas d’un traité de physique quantique. Ici on pénètre dans le champ du potentiel de la conscience. C’est une application, le mot à la mode, de la physique moderne pour nous aider à connaître les étapes de la conscience à divers degrés. On y traite sujets captivants tels les univers alternatifs, l’invisibilité et la lévitation. Ils sont deux Petra Neumayer et tom Peter Rietdorf qui sont allés à la rencontre des enseignements de cinq guérisseurs russes. Pour nous présenter la médecine informative des Guérisseurs russes. Ce sont de nouvelles pistes thérapeutiques. Comme de guérir par les chiffres. Zecharia Sitchin lui, a écrit Le livre perdu du dieu Enki. Ce sont rien de moins que les mémoires et prophéties d’un dieu extraterrestre. L’essayiste a fouillé dans les mémoires d’enki pour trouver l’éclaireur des premiers astronautes. Vous aurez ainsi l’opportunité de découvrir les Anunnakis qui sont venus peupler la Terre. Et de Ramiro A. Calle, 50 récits pour méditer et à offrir. On y trouvera toutes sortes de belles réflexions dont le fait que si l’esprit ne s’entraîne pas on risque de se perdre dans des activités futiles qui nuisent à la concentration.

Les trois prochains titres sont chez Québec-Livres. Un auteur que les habitués de cette section connaissent bien, Éric Pier Sperandio l’autorité du monde occulte et des magies, qui nous parle de L’encens et des rituels pour bien l’utiliser. Il y a toute une mystique fort intéressante entourant l’encens et dont l’église catholique fait bon usage. C’est un cours sur sa fabrication d’une part et sur les propriétés magiques. Line Bolduc qui est conférencière recherchée, s’est beaucoup penchée sur les frustrations qui habitent les humains. Elle a développé en cours d’une route pour transformer de la mauvaise énergie afin de se propulser au positif. L’entomologiste bien connu Georges Brossard, déplorait que tant de gens meurent en n’ayant exploité de leur vivant que 10% de leur capacité. Ce n’était pas le cas du célèbre médium Edgard Cayce qui était tellement en avant de son temps par rapport à ses contemporains et qui ne cessait de dire aux gens à quel point ils avaient une âme. Peter Rice nous introduit en toute simplicité à travers la vie et l’œuvre de ce maître spirituel. Et aux éditions Trajectoire Rose et Gilles Gandy nous instruisent des liens entre médecine du corps et esprit. Il y a toutes sortes d’énergies qui se bousculent dans l’univers, bonnes ou nuisibles. Comment démêler tout cet écheveau ? Il a une jolie métaphore pour dire des mauvaises qu’elles « squattent » l’homme et le dérangent comme le ferait une tique.  

 

 








 


Le coin santé physique et psychique (2)

C’est assez inusité, Un guide de rencontre 100% geek de Eric Martin. A l’ère des réseaux sociaux et du virtuel, ça engendre de nouvelles façons de faire des rencontres sentimentales. Mais c’est aussi un univers de nouveaux codes sociaux pour ne pas être en reste. C’est très amusant, car le guide ici semble en connaître un rayon pour harponner une douce ou son contraire. C’est aux éditions Bragelonne. Karine Malenfant est médium. Chez AdA elle nous présente son Carnet d’un médium : suivre la lumière. Ce sont en quelques sortes les mémoires de ses contacts avec les anges et les esprits. Les enfants pensent, eh oui, et ils ont des réflexions assez étonnantes merci. C’est ce que Pierre Laurendeau démontre avec Des enfants pensent l’avenir aux Presses de l’Université Laval. Il nous montre comment animer des ateliers et comment on peut tirer des touts petits des réflexions ahurissantes. La vérité ne vient-elle pas après tout de la bouche des enfants ? Deux médecin cette fois aux éditions Édito s’attaque à une icône du monde pathologique, le cholestérol. Les Dr. Stphen T. Sinatra et Johnny Bowden ont écrit conjointement Le grand mythe du cholestérol et comment les statines que l’on prescrit pour soi-disant le réduire est un racket très payant pour les pharmaceutiques. Réparer les cellules cancéreuses et leur redonner leur normalité vous apparaît quelque chose d’incroyable ? Et pourtant ça se fait. C’est ce que nous dit le Dr. Luc Bodin, cancérologue, avec quand le cancer disparaît aux éditions Guy Trédaniel. Actuellement la méthode pour vaincre le cancer est d’irradier les cellules cancéreuses. Mais une alternative existe aussi qu’il détaille.

Quatre titres cette fois publiés aux éditions du Dauphin Blanc. Les deux premiers sont signés Claire Savard qui nous introduit aux univers de La chirologie qui est la lecture des lignes de la main et La numérologie pour lequel on s’étonnera du pouvoir de la signification des nombres. L’éditeur de cette maison d’édition, Alain Williamson est celui à qui l’on doit le best-seller « Le tableau de vie ». Cette fois il nous propose un peu d’exotisme avec La Villa des Miracles. Qui se déroule à Hawaï alors qu’un dénommé Thomas se rend dans ce coin paradisiaque où il fera connaissance avec un être très particulier qui sera son initiateur à la philosophie hawaïenne, le Ho‘oponopono. Au final l’initié sera doté du pouvoir de réaliser des miracles, ce qi ne sera pas du goût des autorités. Par le roman l’auteur se fait lui aussi révélateur de la philosophie qui leur est particulière. Enfin l’Art de lâcher prise de Laurent Lacherez où comment passer de l’anxiété à la sérénité. On le dit, on le dit qu’il faut mettre au rancart le négatif pour se brancher en mode positif. Plus facile à dire qu’à faire. Pas nécessairement si on suit la méthode de ce coach formé à plusieurs disciplines dont la PNL. Mettre le cap sur l’espoir plutôt que de recourir à un psy. C’est la proposition de Janine Ross qui a été co-animatrice jadis d’une émission radiophonique à CKAC en compagnie du Doc Mailloux. Choisir de ne plus être victime. Elle en connaît un rayon car son conjoint s’est donné la mort sans compter d’autres drames familiaux. Elle tire les conclusions qui s’imposent dans ce livre aux éditions La Semaine. Et pour ceux que la vie après la vie intrigue, vous avez ce titre éclairant de Jean Prieur  aux éditions Fernald Lanore Cet au-delà qui nous attend. Dans son introduction il répond d’avance aux sceptiques, comme dans l’Antiquité qui disent « Oui, mais personne n’est revenu de là bas pour nous dire comment ça se passe ».  Des revenants, certes pas au plan physique, mais des témoins en esprit oui et c’est à â que s’attache l’essayiste qui est doté d’une bonne dose de Foi chrétienne.   

 

 




 


Une revisite des Évangiles

Emmanuel Carrère nous surprend toujours par son érudition. Dont il se sert parfois pour déboulonner des statues. Ici, il revisite à sa manière les Évangiles dans Le Royaume. C’est un petit pavé qui va déranger bien des certitudes dans le monde chrétien. Voyez entre autres comment l’apôtre Paul est assez à l’opposé de Jésus pour ce qui est de faire des compromis avec son temps. C’est un ouvrage qui aide à se faire une réflexion éclairée sur le christianisme et dépoussiérée de mal d’idées reçues.

Le Royaume. Emmanuel Carrère. P.O.L. 630p.  

 

 




 


Qui dit vrai ?

La fiction au service de la vérité ou la vérité au service de la fiction ? Fabrications de Louis Hamelin est un essai sur la notion de vérité et du faux-semblant. Il saisit des moments de l’Histoire dont notamment un long passage consacré à la Crise d’Octobre. Il y a la présentation de faits que nous connaissons mais avec des éclairages qui mettent en relief la vérité. Et attention, c’est loin d’être un ouvrage de nature hermétique, l’auteur se doublant d’un excellent conteur.

Fabrications. Louis Hamelin. Les Presses de l’Université de Montréal 226p.  www.pum.umontreal.ca

 

 




 


Comment la télévision influence les adolescents

Chaque génération d’adolescents subit les influences des émissions de télé de leur temps. Et c’est à travers elle que l’on peut apprivoiser une époque donnée. Un essai s’est donné pour but de penser l’adolescence avec les séries télévisées. Ça donne Séries cultes et culte de la série chez les jeunes. C’est un travail de référence sous la direction des Martin Julier-Costes, Denis Jeffrey et Jocelyn Lachance. Les Presses de l’Université Laval 235p.   www.pulaval.com

 

 




 


Un journal très dur sur l’intimidation en milieu scolaire

Pour donner la mesure de ce que c’est que de vivre l’intimidation en milieu scolaire au quotidien, nous vous recommandons un ouvrage qui déchire le cœur. Ma belle blessure a reçu le Prix Robert-Cliche 2014 du premier roman. Martin Clavet qui signe ce bijou, se met dans la peau d’un petit bonhomme qui change de quartier et qui débarque dans une nouvelle école. Il a hâte de connaître son tout nouveau milieu. Et ce qui va l’attendre c’est l’horreur incarné à travers un élève bourreau qui n’aura de cesse de le torturer de toutes les manières. Et la victime se livre à son journal son seul ami. Poignant et qui nous fait dire qu’il faut que l’intimidation cesse immédiatement.

Ma belle blessure. Martin Clavet. VLB éditeur 122p.   www.editionsvlb.com

 

 




 


Exotisme sur fond d’épave à photographier

Bunyip déjà par ce titre on plonge dans l’exotisme tout net. C’est celui qu’a choisi Louis Germain pour son roman qui met à l’avant-plan un photographe qui désire photographier l’épave d’une frégate japonaise qui s’est échoué à l’île de Bougainville. Mais il arrivera une succession d’événements qui n’était pas prévue dans les plans initiaux. De sorte que le protagoniste va se retrouver en geôle. Ce qu’il y a de remarquable dans ce roman, c’est que tout comme le ferait un photographe, c’est de tout saisir le décor d’un moment. Comme s’obligeaient à le faire les écrivains du XIXème siècle avant l’avènement du daguerréotype. Il fallait être les yeux du lecteur. Bel exercice de style. L’exotisme est au menu et le gars sait parler des femmes.

Bunyip. Louis Germain. L’Hexagone 250p.   www.edhexagone.com

 

 




 


Un détective grognon et une médium

Les deux personnages qui sont au cœur de Tout simplement compliqué d’Annie L’Italien pourraient faire l’objet d’une captivante télésérie à la télévision. Avis aux directeurs de programmation qui sont en quête de quoi garder captifs les téléspectateurs. Oui car il s’agit de Jean-Simon un détective bougon et d’Emma une médium. Ils sont à leurs façons différentes, extravertis. Et ils ont souvent le loisir de collaborer ensemble. Mais voilà que survient une enquête à réaliser au pire moment dans la vie de ces deux là. Mais un peu comme pour le monde du spectacle « the show must go on ».  C’est très divertissant.

Tout simplement compliqué. Annie L’Italien. Druide 201p.   www.editionsdruide.com

 

 




 


Un premier roman policier pour l’auteure de la série Miss Popcorn

La rentrée littéraire 2014 nous offre son lot de surprises. Ainsi Chantal Beauregard l’auteure de la série « Mis Popcorn » se fend d’un premier roman policier. Qui a pour titre Laissée pour morte. Il était une fois une comédienne adulée du public qui est désignée comme porte-étendard d’un festival de films. Et il arrivera qu’un sombre épisode de son passé va refaire surface. En effet, des années auparavant, elle avait été agressée collectivement. Ça remontait au temps de ses études en art dramatique. C’et que les autorités policières disposent d’une vidéo de l’agression sordide, ce qui permet de rouvrir l’enquête. Mais pour la principale concernée c’est de devoir revivre ce qu’elle aurait aimée enfouir bien loin dans sa mémoire. Comme première incursion dans le genre on peut dire que la romancière tutoie l’excellence.

Laissée pour morte. Chantal Beauregard. Éditions La Semaine 213p.

 

 




 


Découvrir une autre tête à Papineau, son fils cadet

Il est mort trop tôt, à vingt-un ans, ce Gustave Papineau fils cadet de Louis-Joseph Papineau qui ambitionnait de devenir avocat. En dépit de son passage éclair sur cette Terre, il a eu le loisir de montrer qu’il avait de la graine de son illustre paternel comme étant un anticlérical déclaré. Il fonda aussi un journal indépendant. Georges Aubin et Yvan Lamonde qui ont édité la correspondance de Papineau père, nous font découvrir le rejeton à travers ses écrits. On imagine sans peine à la lumière de ces documents, qu’il aurait laissé un grand héritage à la postérité.

Gustave Papineau. Une tête méconnue. Georges Aubin et Yvan Lamonde. Les Presses de l’Université Laval 297p.   www.pulaval.com

 

 




 


Début d’une trilogie prometteuse

Quel lancement pour Annie Lemieux-Gaudrault qui est à la ville avocate en droit du divertissement. Au cocktail il y avait plusieurs pointures du monde artistique dont toute l’équipe de Tout le monde en parle. La peur du loup démarre avec le tome 1 « Sara » qui est une jeune avocate qui bosse au sein d’un grand cabinet et où elle éprouve énormément d’insatisfaction professionnelle. Et puis elle décide de ne plus avoir peur du loup qui est ici la métaphore de la vie, et d’affronter un destin qu’elle veut désormais sur mesure. Si on en juge par ce premier volume, ça s’annonce bien. La jeune auteure a énormément d’humour et c’est écrit remarquablement ce qui ne nuit pas bien sûr en littérature.

La peur du loup. Tome 1 Sara. Annie-Lemieux-Gaudrault. Libre Expression 230p.   www.edlibreexpression.com

 

 




 


Un couple gagné par la routine

Elle, c’est une B.E.C. comme le titre du roman, initiale pour blonde d’entrepreneur en construction. Suzanne Myre a choisi de camper dans son deuxième roman ce type de femme dont le mari réussit certes, mais dont elle a pris un peu ses distances. Le gars à sa routine, est obnubilé par sa forme. Mais elle, « l’intello » s’ennuie. Et le confort matériel qui n’y peut rien. Que faire quand ces choses là survienne ? On ne vous dira pas comment elle va composer avec cette vie, ce serait vous enlever votre plaisir. Mais disons qu’outre le fait que c’est très bien narré, il y a là une interpellation profonde sur la vie de couple.

B.E.C. Suzanne Myre. Marchand de feuilles 332p.   
www.marchanddefeuilles.com

 

 




 


Regards sur les bidonvilles

Ils se sont mis à deux Jean-Nicolas Orhon et Nicolas Reeves pour raconter ce qu’est un bidonville et ça donné lieu à un documentaire « Bidonville : architecture de la ville future » et un livre La maison, la ville et les gens. C’est très bien documenté et ça parle de l’évolution des démographies à travers le temps. Ils se sont promenés et racontent comment s’interprètent les bidonvilles selon les pays. Si en regardant superficiellement ces structures on a lieu de désespérer, mais il y a là une richesse humaine impressionnante.

La maison, la ville et les gens. Jean-Nicols Orhon et Nicolas Reeves. Éditions du passage 292p.   

 

 




 


Andrea H. Japp a de qui tenir

Elle s’appelle à la ville Lionelle Nugon Baudon, mais elle est connue en littérature policière comme Andrea H. Japp. Elle a de qui tenir. C’est elle qui assure la traduction française des romans de Patricia Cornwell. Une telle fréquentation devient comme une sorte de classe de maître. De là à dire que la première est la dauphine de la seconde, il n’y a qu’un pas que nous franchissons aisément car Barbarie 2.0 est exactement le modèle du thriller bien ficelé. Vous avez un enquêteur qui se penche sur le cas d’une ancienne neurologue dont le fils a été tué voici des années de façon sordide par trois hommes qui lorsqu’ils sont sortis de prison ont été tués. Les soupçons se portent donc naturellement sur la mère. On verra de quoi il en retourne sur la réalité des choses.

Barbarie 2.0 Andrea H. Japp. Flammarion 433p.   

 

 




 


Un meurtre étrange à élucider en Beauce

Nous sommes en 1944. On retrouve à Saint-Benjamin en Beauce, le corps nu et la tête dans un puits, de Rachel Brennan une femme sans histoires. Et étrangement cette affaire sera vite classée sans suite. C’est sans compter son amoureux le soldat Ryan O’Farrell qui, revenu du front, pétri de douleurs, veut avoir le fin mot. Et il mènera l’enquête avec une détermination sans pareille. Voilà l’histoire du roman Le puits du commentateur politique de Radio-Canada, Daniel Lessard qui nous avait déjà éblouit avec sa trilogie sur Maggie dans ce même coin de sa Beauce natale. Ici encore un bel art de structurer un récit policier avec un petit peu de labyrinthes psychologiques pour épicer le tout.

Le puits. Daniel Lessard. Éditions Pierre Tisseyre 400p.  

 

 




 


Péguy réhabilité

Charles Péguy a été injustement catalogué et voici qu’un professeur de littérature Géraldi Leroy se fait biographe pour redonner à cet écrivain et polémiste le lustre qui lui revient. Et ce qui surprend quand on voit les sorties de l’époque, c’est comment Péguy ne pratique pas la langue de bois. Quand il déteste c’est sans détours. Sa grande qualité on se rend compte, c’est son intégrité morale et intellectuelle et qu’il n’est pas assujetti aux pouvoirs de l’argent. A lire sans faute pour découvrir un grand homme, même avec ses faiblesses.

Charles Péguy. Géraldi Leroy. Armand Colin 364p.   www.armand-colin.fr

 

 




 


La carrière en chant ou reine du foyer ?

Sarah Lark qui a cartonné avec « Au pays du nuage blanc » poursuit sur sa lancée avec un autre best-seller Le chant des esprits qui comptabilise tenez-vous bien, déjà deux millions de lecteurs. Au départ ce sont deux cousines Elaine et Kura qui sont des descendantes d’expatriées anglaises venues s’installer en Nouvelle-Zélande. Kura n’a qu’une idée en tête, faire sa marque mondiale dans le domaine du chant. On lui propose de s’occuper du domaine familial, nenni. Seul l’art compte pour elle. Autre petit tourment, elle est séduite par un beau prétendant qui est le fiancé de sa cousine Elaine qu’elle ne peut surtout pas piffer. Beau dilemme. En plus que si elle l’épouserait, lui la voit comme une reine au foyer. Que va-t-elle faire en la circonstance ? Nous vous laissons le découvrir. Un grand roman épique.

Le chant des esprits. Sarah Lark. L’Archipel 569p.     www.editionsarchipel.com

 

 




 


L’homme aux 300 millions livres…

James Patterson doit faire baver d’envie tous ceux qui ambitionnent un jour de vendre des best-seller comme d’autre produisent de la saucisse. Mais que voulez-vous, le romancier n’a pas encore tari la source de son imagination. C’est pourquoi on prend un immense plaisir à lire Week-end en enfer alors que quatre copines partis de Berne, en laissant maris et enfants, se rendent dans la principauté monégasque pour se payer du bon temps. Elles feront la rencontre d’un homme charmant comme tout qui les invitent à venir faire un tour à bord de son yacht. Ça ne se refuse pas. Sauf que l’équipée va virer au cauchemar quand le lendemain la gendarmerie va débarquer chez elles et conduites dans un lieu tenu secret. Elles seront sans ménagement accusées du meurtre de deux compagnons rencontrés la veille. Ce qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi leur arrive. Du grand Patterson encore une fois.

Week-end en enfer. James Patterson. l’Archipel 469p.   www.editionsarchipel.com

 

 




 


Été 68, l’abandon de l’innocence

Nous sommes à Wildwood où nous ferons connaissance avec Michelle qui a seize ans et qui veut devenir une femme s’abandonnant aux joies de l’amour dans les bras d’un lifeguard de la célèbre plage balnéaire de la côte Est américaine. C’est la première chose que l’on apprend en lisant Wildwood de Johanne Seymour férue de romans policiers. D’ailleurs il y a le cadavre d’une femme qu’on découvrira sous la promenade qui longe le bord de mer. C’est comme un polaroïd de l’époque que nous offre la romancière qui développe sur le thème de la fin de l’adolescence et la fin de l’innocence.

Wildwood. Johanne Seymour. Libre Expression 245p.  www.edlibreexpression.com

 

 




 


Des nouvelles sur le thème de la course

Quelle bonne idée! Passez commande à huit écrivains d’écrire chacun une nouvelle sur le thème de la course. Ces huit participants sont Patrice Dion, Julie-Gravel Richard, Michel Jean, Marie-Josée Turgeon, Nathalie Roy, Jacinthe Parenteau, Florence Meney et Patrice Godin. Autant de variations sur le même thème. Et chacun de donner des motivations différentes pour leur protagoniste. Vous allez faire de jolies trouvailles. Et on s’aperçoit que l’acte de courir peut-être bêta comme il peut avoir des noblesses.

Pourquoi cours-tu comme ça ? Collectif. Stanké 183p.   www.edstanke.com

 

 




 


Retour de Mélanie et Jimmy

Michel Vézina est débordé par ses activités d’écriture qui le mène sur des sentiers où le texte peut être entendu sur des plateformes diverses. Mais entretemps il fait paraître Disparues qui nous ramène un duo de choc, Mélanie et Jimmy que certains d’entre vous ont peut-être connus dans « Sur les rives » paru en 2009. Des femmes disparaissent comme ça sur un claquement de doigt. Et très nombreuses. A telle enseigne que l’on inquiète. Même la voisine de Jimmy connaîtra le même sort. C’est là que Mélanie décide de faire enquête. Et des vérités vont éclater qui vont provoquer un petit tsunami. Un bon policier à qui on accorde la plus haute note.

Disparues. Michel Vézina. Coups de tête 211p.   

 

 




 


Un plaidoyer éloquent sur l’aliénation des religions

C’est indiqué roman, mais on croit plutôt à un récit, tant le fait que la narratrice qui parle ici à la première personne dans Une éducation catholique. C’est que Catherine Cusset est vraiment imprégnée du personnage de la jeune fille coincée entre un père catholique pratiquant et une mère athée. Elle se rend donc aux desideratas paternel et fait le parcours comme l’ont connu à une certaine époque tous les petits catholiques passés par le catéchisme. Ça nous rappelle une époque d’endoctrinement. C’est l’amour humain qui apportera l’oxygène à cette femme qui étouffe dans les préceptes cathos. Excellent, encore excellent et qui plus est, excellent.

Une éducation catholique. Catherine Cusset. Gallimard 132p.  

 

 




 


Rapport épineux entre un écrivain et une femme

Elle s’appelle Bénédicte Ombredanne. Elle est bouleversée par la lecture du livre d’un écrivain qu’elle va finir par rencontrer. Et à qui elle va témoigner à quel point la lecture de son ouvrage a changé son existence. Flatté, l’écrivain va se prendre d’intérêt pour son admiratrice qui a un conjoint dominateur, vraiment malade. On est ici dans une variation sur le trio amoureux. Mais le mari lui veut continuellement du mal et l’écrivain sa rédemption. Elle est vraiment écartelée. L’amour et les forêts possède une tension dramatique éprouvante qui glacera le sang des lectrices aux prises avec un conjoint écrasant. C’est jusqu’à présent la belle surprise de la rentrée.

L’amour et les forêts. Éric Reinhardt. Gallimard 366p. 

 

 




 


L’épopée de la Conquête à travers un brave québécois

Les amateurs de romans historiques ont du dessert au menu avec C’était en 1760 et la lune voyait rouge de Moïsette Dufour. C’est un brave homme, Jean-Gabriel qui est cultivateur à l’île-aux-Coudre. On lui fait savoir que les anglais s’amènent pour envahir le territoire. Il est démobilisé en raison d’une vieille blessure, mais on s’assure de ses ressources pour construire des camps-refuges. Quand il voit l’envahisseur poindre, il va rejoindre Lévis monte une armée pour reprendre Québec, il va être de la partie pour ce qui sera connue désormais dans l’Histoire comme la Bataille de Sainte-Foy. Vous dire que c’est captivant est un euphémisme. On voit que la romancière qui se double d’une historienne, s’est très bien documentée au préalable. Tout est sentiment à chaque page.

C’était en 1760 et la lune voyait rouge. Moïsette Dufour. Hurtubise 547p.  www.editionshurtubise.com

 

 




 


Un coffret éblouissant pour les fans du Chat de Geluck

Nous n’en faisons pas mystère, l’équipe de Culturehebdo est constitué de fans achevés du Chat de. Geluck C’est notre idole. Et que dire du créateur qui est passé maître dans l’absurde. Et il n’a pas perdu une once de drôlerie avec la parution de ce dix-neuvième album qui est un coffret qui contient deux albums de 96 pages « Il n’y a pas un chat » et « Le chat est parti » complété par la Gazette du chat. Nous sommes passés à deux doigts de mourir…de rire. Mais qu’est-ce que ça fait du bien de rire comme ça. Vite qu’on attribue le Nobel de littérature à Geluck à titre de bienfaiteur de l’humanité.

Le chat passe à table. Philippe Geluck. Casterman

 

 




 


Poésie du corps

La poétesse Ariane Bessette s’intéresse nous dit un communiqué de presse aux représentations du corps souffrant. Ici dans son recueil Lieux provisoires c’est une femme esseulée qui se trouve dans un motel. Et qu’est-ce qui peux nous passer par la tête dans ce lieu clos et sinistre ? Voici un extrait éclairant « Les premiers jours immobile sans geste pour m’évader de ce corps j’attendais je guettais un réflexe un frémissement des muscles ».

Lieux provisoires. Ariane Bessette. Éditions David 83p.   www.editionsdavid.com

 

 




 


Discussions écologiques mère fils

Nous connaissons bien Lucie Pagé pour ses reportages en Afrique du Sud où elle se partage avec le Québec. Elle a épousé un ministre de Mandela Jay Naidoo. Un de leurs enfants est Kami Naidoo-Pagé. Les trois ont collaboré à la réalisation d’un livre choc Demain il sera trop tard mon fils dans lequel, la journaliste engage un dialogue sur la protection de l’environnement avec son fils. C’est bourré de statistiques sidérantes sur le mal que nous infligeons à l’écosystème. Ainsi apprend-on que l’on abat chaque jour…165 millions de bêtes dans le monde pour nourrir la planète dont la population ne cesse de croître. Et que le fermier de maintenant à l’air d’un astronaute qui manipule des viandes traitées…à l’ammoniac. Une lecture qui glace le sang. Si vous ne prenez pas conscience de la préservation de notre planète après cette lecture, c’est que vous pouvez vous considérer comme irrécupérable.

Demain il sera trop tard, mon fils. Lucie Pagé, Kami Naidoo-Pagé et Jay Naidoo. Stanké 333p.    www.edstanke.com

 

 




 


A la recherche d’Aurora

Voici le nouvel arrivé de Charlaine Harris avec le tome 6 « Les parents indignes » de la saga Aurora Teagarden. Cette Aurora à qui arrive tellement de choses qu’on à peine à croire que c’est une vie humaine normale. Comme lorsque débarque chez elle Regina la nièce de son conjoint Martin. Elle se présente à la porte familiale avec un bébé dont personne n’avait soupçonné la venue. Le géniteur sera lui retrouvé assassiné. Et cette Regina qui sera portée disparue. Quiconque démissionnerait devant un destin si chargé. Pas Aurora qui avec son mari va vouloir en découdre. Mais qui fouille trouve. Et ce qu’elle découvrira, seront autant de squelettes dans le placard. Vous aurez deviné qu’on se trouve encore une fois avec du Charlaine Harris pur jus, fatalement passionnant jusqu’au dernier mot.

Aurora Teagarden. Tome 6 Les parents indignes. Charlaine Harris. Flammarion Québec 251p.    www.flammarion.qc.ca

 

 




 


Sauvage et saisissant Nunavut

Aux éditions Sylvain Harvey on s’est fait un immense cadeau en publiant Nunavut un bel album photo du plus grand territoire du Canada, qui a la superficie du Mexique avec tout juste, 36 mille habitants. Contrée sauvage s’il en est, c’est somptueux à regarder du haut des airs comme l’a fait le photographe et aviateur Mario Faubert qui durant cinq ans a fait partie de l’équipe du célèbre photographe Yann Arthus Bertrand. L’ouvrage st préfacé par le commandant Robert Piché. On ne se lasse pas de contempler ces photos de l’immensité désertique où le froid est maître.

Nunavut. Mario Faubert. «Éditions Sylvain Harvey 159p.

 

 




 


En format poche

Chez Archi poche Roger Caratini déboulonne la belle statue érigée à Napoléon en le traitant d’imposteur. En effet Napoléon une imposture est un sérieux réquisitoire contre l’Empereur des français. Il évoque son mépris des droits de l’homme, l’esclavagisme, les actes génocidaires, les décrets antijuifs et à la clé des millions de morts. Caratini n’est pas n’importe qui. C’es lui qui fut le maître d’œuvre de l’encyclopédie Bordas en 23 tomes. Votre vision de Napoléon ne sera certainement plus la même après lecture. Du même éditeur de James Hayman, L’écorcheur de Portland. Lui, ce tueur en série signe ses meurtres en assassinant des filles jeunes et blondes. Et pire encore, lorsqu’on découvre les corps, leur cœur a disparu. Et la découpe du corps est tel qu’on croit qu’il s’agit de l’œuvre d’un chirurgien cardiaque. Brrr, l’un d’eux aurait-il mal inteprété le serment d’Hippocrate ? Et chez Pôle fiction, Qui es-tu Alaska de John Green. C’est un adolescent qui au cours de ses études universitaires va rencontrer une fille Alaska Young, qui est troublante comme ce n’est pas permis. Le romancier s’est distingué en jouant des émotions des lecteurs comme ce n’est pas permis, les faisant passer du rire aux émotions.

 

 




 


Deux romans qui ont du caractère

Et ici le qualificatif est à prendre au propre comme au figuré puisque ce sont deux ouvrages qui font leur entrée dans la collection Focus des livres en gros caractères des éditions Guy Saint-Jean. Vous avez Sans pardon de Chrystine Brouillet C’est Thomas Lapointe qui ne se remet pas de la mort de sa sœur assassinée quelques années plus tôt. D’autant que le meurtrier était en libération conditionnelle. Ici vous avez une interprétation du dicton qui veut que la vengeance est un plat qui se mange froid. Il veut appliquer la loi du Talion, la seule qui trouve grâce à ses yeux. Et s’il faut désigner un écrivain de grand de la profession au nombre de titres vendus, sans doute Denis Monette remporte t’il haut la main la palme, lui l’éternel boudé de l’intelligentsia littéraire mais qui cumule les best-sellers, son meilleur suffrage étant ses lecteurs fidèles. On réédite ici La paroissienne. L’histoire d’un homme aux prises avec sa femme dans un piteux état de santé et qui pour évacuer son trop plein se rend dans un parc. Il rencontre là une jeune femme des plus séduisantes. Et son cœur bat graduellement la chamade. Malheureusement son fils cadet rentrant de voyage, éprouve les mêmes sentiments pour cette même femme. Ça ne peut plus aller. Mais au fait qui est cette Lucille Voyer si troublante ?

 

 








 


Le coin santé physique et psychique

Trois ouvrages en premier publiés chez Québec-Livres. De René-Louis comtois et Louise Laurent, Bien servir ses clients. Le livre tombe bien car on se plaint et de façon généralisée, à quel point le service à la clientèle laisse à désirer. Comme si le client ne devait que débourser sans droit de regard. Ici on rappelle le grand principe qui permet de fidéliser sa clientèle. Et ça tient en un seul mot, la reconnaissance du client qui est roi. Puis Yvan Dubuc et Marc Éthier se fendent de stratégies innovatrices pour attirer et conserver les meilleurs employés. Ça donne ce guide Donnez les rênes aux Y. Car l’employé d’aujourd’hui veut concilier avant tout qualité travail-famille. Et il ne naît plus et ne meurt plus dans la même entreprise comme le faisaient jadis nos parents. Alors c’est tout un défi que de garder avec soi des employés motivés.

Originaire de l’Inde, la pratique du mandala qui remonte à un millénaire, permet d’exprimer sa nature et sa créativité en accord avec les lois universelles de la vie. Les mandals de Paul Vanderbruck est une étude intéressante et rééditée pour la troisième fois, qui nous fait découvrir les sens des couleurs qui ne sont pas appliquées par hasard. Ensuite deux livres chez Vigot. Catherine Hoss-Mesli nous donne à lire Maman solo où comment une mère célibataire peut arriver à tout entreprendre sans être une super woman et réussir la conciliation travail famille. Ici on met l’accent sur l’établissement de priorités pour ne pas perdre la carte et s’épuiser à tout faire et tout réussir. Tandis que Deborah Ferey nous apprend à Se soigner par soi-même : solutions aux problèmes de santé courants. L’auteure a identifié 100 problèmes de santé courants que l’on peut traiter à la maison à l’aide de produits en vente libre. Et pour avoir repéré certains symptômes nous sommes en mesure de vous dire que les conseils prodigués sont vraiment utiles. Aux éditions du Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine, le catalogue s’enrichit d’un titre qui va aider les premières mamans. En effet Francine Ferland qui est ergothérapeute, a élaboré un bouquin pratique qui a pour titre Le développement de l’enfant au quotidien. Et destiné à la tranche d’âge allant de 0 à 6 ans. C’est un résumé des connaissances les plus à jour dans le domaine.  
Voici chez Béliveau un ouvrage qui est un véritable support pour tous ceux qui sont confrontés à une dépendance. Il a été édité pour la première fois il y a un demi-siècle. Son auteur ? Hazelden. Et il a pour titre Vingt-quatre heures à la fois. Ce sont des méditations quotidiennes. Avec de courtes et belles pensées à ressasser dans sa tête. Qui suggère de s’élever mentalement. Et pour conclure, La philosophie comme un roman de Laurence Hansen-Löve. Nous avons littéralement craqué pour ce qui pourrait s’appeler « Il était une fois la philosophie ». Tous les grands philosophes font ici l’objet d’une entrevue. Comme si un reporter de notre temps était allé à leur rencontre. Et chacun de ‘expliquer. Le procédé est génial et permet de vulgariser ainsi des théories qui autrement pourraient être complexes.

 

 




 


L’affaire Munsinger


Les éditions JCL réédite L’affaire Gerda Munsinger publié une première fois en 1993 sous le titres « Les déshonorables ».  On revient sur ce célèbre scandale sexuel qui ébranla le pays tout entier. C’est la rencontre d’une belle allemande vivant de ses charmes mais avec un fond de romantisme en attente du prince charmant. Elle aurait fréquenté bien des gens parmi le cabinet des ministres à Ottawa. Elle aura même une liaison avec le ministre associée à la Défense, le colonel Pierre Sévigny. Il n’en fallu pas plus aux libéraux pour monter le tout en épingle faisant de al belle de jour une espionne à la solde des allemands. Gilles-Philippe Delorme et Danielle Roy ont pu mettre la main sur des documents inédits qui éclairent d’un jour nouveau ce tsunami politique.

L’affaire Gerda Munsinger. Gilles-Philippe Delorme et Danielle Roy. Les éditions JCL 484p.   www.jcl.qc.ca

 




 


Secrets de famille au Lac-Saint-Jean

Il y a un nombre appréciable de lecteurs qui aiment bien les suspenses à base de secrets familiaux. Vous serez servis avec Le scandale des eaux folles de Marie-Bernadette Dupuy une maîtresse femme pour pondre des sagas historiques consistantes. Sa dernière ponte nous mène à Alma où la construction d’un barrage alimentant une centrale électrique, va causer des inondations graves qui nuiront aux fermiers. En marge, il y a la noyade d’une jeune femme. Sa sœur va mener l’enquête parce que les circonstances ne lui semblent pas très claires. Elle va en apprendre de bonnes sur qui était réellement la sœur en question. Et qui nous rappelle que l’on connaît quelqu’un demain, encore mieux le surlendemain. La romancière tutoie ici l’excellence.

Le scandale des eaux folles. Marie-Bernadette Dupuy. Les éditions JCL  637p.      www.jcl.qc.ca

 




 


Martyrisées d’attention

Être maltraités en vrai ce n’est pas la joie, mais être couvés à outrance ou sous observation peut-être un martyr d’attention. C’est que vivent deux sœurs entre autres, Louise et Alice. Si la première est de forte constitution mentale capable d’en prendre, la seconde est repliée sur elle-même et accro à l’alcool. Ah! Les belles familles. Louise c’est le baptême en littérature de Julie Gouazé une lyonnaise, parisienne d’adoption. Ce premier roman annonce un grand talent d’observatrice de la faune humaine. Elle passe au scanner le noyau familial et analyse les composantes de cette structure, tel un entomologiste le ferait avec les fourmis.
Louise. Julia Gouaze. Léo Scheer 159p.    www.leoscheer.com

 




 


Plaidoyer contre la violence et la guerre

On ne peut pas dire qu’Olivier Demers a la tête dans les nuages. Il est atteint de lucidité chronique et montre bien sa connaissance des hommes et de leur folie dans Contes violents une succession de tableaux qui décrypte la violence dans autant de déclinaisons. C’est une fine analyse de la part absurde de l’humanité. « C’est ainsi que les hommes vivent » disait le poète. Des phrases martelées à l’enclume et qui frappent fort. C’est le bel étonnement littéraire de la rentrée.

Contes violents. Olivier Demers. Triptyque 177p.    www.triptyque.qc.ca

 




 


Tome 3 de L’enfant qui ne pleurait jamais

Le tome 3 de L’Enfant qui ne pleurait jamais de Gilles Dubois sort enfin. Vous avez aimé les deux premiers ? Vous raffolerez du troisième. C’est ce cher Antoine que sa famille française prend de haut. Il vit au Canada et tente de vivre son rêve américain en sorte. Ilse débat avec ses dépendances à l’alcool et aux cigarettes. On ferait exactement de même avec des parents semblables. Mais il est volontaire Antoine et ne se laisse pas écraser par l’adversité. On ne vous dira pas s’il va réussir ou non, ce serait enlever à votre bonheur. Nous on a adoré la beauté du personnage central.

L’enfant qui ne pleurait jamais. Tome 3. Gilles Dubois. L’Interligne  264p.  www.interligne.ca

 




 


Les mots de la rue

Il y a trois ans, Gaétan St-Pierre publiait chez Septentrion Histoires de mots solites et insolites. Sur cette lancée il persiste et signe Quand la rue parle. Encore une fois, ce professeur émérite d’histoire de la langue au collège d’Ahuntsic, s’attache à faire l’étymologie du vocabulaire attaché au monde de la rue. Vous dire que c’est instructif est un euphémisme. A sa façon, il contribue à nous montrer à quel point la langue française est de toute beauté, si riche. C’est un petit cours d’érudition aussi.

Quand la rue parle. Gaétan St-Pierre. Septentrion 171p.
www.septentrion.qc.ca

 




 


Deux plaquettes qui rendent hommage chacun à leur façon

Stéphane Coulombe sait de quoi il parle dans Nos héros en sol afghan. C’est un militaire de formation qui a participé à plusieurs rapatriements de soldats. C’est une petite plaquette mais dense, dans la quelle il rend hommage dans ses mots au travail accompli par nos troupes dans ce milieu hostile. Il fait le bilan des opérations. Une façon d’apprécier le travail fait là bas, même si tout reste encore à faire.
Par ailleurs, changement de climat et d’époque avec Eileen Reid Marcil qui dans Un cadeau singulier à Ringfield salue la grande épopée de la construction de voiliers au Québec au XIXème siècle qui sera au passage sa thèse de doctorat en histoire. C’est un roman basé sur des faits authentiques et qui prend son point de départ à la villa Ringfield, un des derniers témoins de l’âge d’or de la construction navale dans la Vieille Capitale. C’est rempli de nostalgie et l’historienne devient ici une conteuse de grand talent.

Nos héros en sol afghan. Stéphane Coulombe. Les éditions GID 100p.  
Un cadeau Singulier à Ringfield. Eileen Reid Marcil. Les éditions GID 80p.
www.leseditionsgid.com

 




 


Monstrueux et fascinants serial killer

Deux titres en même temps paraissent qui nous plongent dans l’univers glauque des serial killer. Les deux sont aux éditions Premium. Le premier Keep calm je suis juste un serial killer qui rassemble des récits de tueurs sinistres, sans aucune once d’humanité, comme Albert Fish qui découpait des enfants après les avoir torturés et dont les cris de souffrance l’excitaient. Puis un répertoire plus complet, 50 histoires vraies de serial killers. Et du nombre Luka Rocco Magnota s’y trouve.

 




 


Des écueils à opérer une clinique médicale

Francine Allard qui a épousé un médecin, en connaît un rayon sur le monde médical. Donc rien de plus facile pour elle de bâtir des histoires sur cet univers qu’on croit connaître mais dont on ne voit que la façade. Voici le tome 2 de Clinique Valrose qui a pour décor une clinique médicale à Sainte-Marie. Avec la présence plus massive de femmes médecins qui change la dynamique. Et de nouvelles pathologies comme le VIH et l’après séisme en Haïti. Ce qui est bien avec cette romancière, c’est qu’elle nous ouvre la porte d’un univers intriguant, celui qui ont pour mission de veiller à notre santé, mais aussi qui sont terriblement humains.

Clinique Valrose. Tome 2 L’enfant tel un jouet brisé. Éditions La Semaine 283p.    

 




 


Un exploit, vulgariser la physique quantique en une demi minute

Nous sommes sciés. On connaît cette série de vulgarisation aux éditions Hurtubise, où en trente secondes on essaie de nous familiariser avec un thème donné. Mais là, Brian Clegg nous jette par terre. Il a réussi l’exploit de détailler la Physique quantique en 30 secondes top chrono. Même des profs de physique au secondaire n’y parviendraient même pas. On apprendra entre autres choses futuristes à quoi pourra servir un ordinateur quantique.

Physique quantique en 30 secondes. Brian Clegg. Hurtubise 160p.   www.editionshurtubise.com

 




 


Rencontre improbable, un provençal et un innu

Ça ne prend que l’ethnologue Michel Noël pour nous concocter une histoire aussi improbable que la rencontre d’un peintre français, provençal, même, qui va s’amener d’abord à Montréal pour une exposition en 1970. Puis fasciné par les paysages nordiques il va s’installer dix-huit ans à Sept-Îles où il peindra toutes les merveilles qui s’offriront à sa vue. Et il fera la rencontre d’un chasseur et pêcheur innu, Jean-Marie, qui l’initiera à la Côte Nord. Le romancier concentre ici sa connaissance des peuples des premières nations. Il est titulaire de nombreuses distinctions dont l’Ordre National du Québec, de Chevalier des Arts et des Lettres de France et u prix du Gouverneur Général du Canada et du prix Saint-Exupéry. Belle carte de visite. Mais ses livres sont ses plus belles réalisations, dont Le peintre et l’amérindien où il est au zénith de son talent.

Le peintre et l’amérindien. Michel Noël. Gid 427p.   www.leseditionsgid.com

 




 


Deux bijoux sur L’histoire acadienne et sur Louis XV et le Canada

Septentrion renforce sa position de maison d’édition à vocation de livres sur l’histoire avec d’abord la réédition de l’Histoire de l’Acadie cosignée par Nicolas Landry et Nicole Lang. Qui n’est pas que l’Acadie du Nouveau-Brunswick, mais celle des Maritimes toutes entières. On remonte aux premières tentatives de colonisation jusqu’à nos jours. Et l’étude englobe toutes les couches sociales, des élites aux premières nations. Les deux historiens sont chevronnés sur l’histoire acadienne et nous livre l’ouvrage de référence qui ne s’est démenti jusqu’à présent.
De son côté Louis Gagnon s’intéresse depuis toujours aux rapports liant la monarchie française à sa colonie de Nouvelle-France. C’est ainsi qu’en 2011 il publiait « Louis XIV et le Canada ». Il persiste et signe avec le monarque successeur Louis XV et le Canada. C’est à lui que revient le triste chapitre d’avoir cédé notre pays à l’Angleterre avec le Traité de Paris de 1763. Comment en est-il arrivé à cette décision. De son initiative ou sous la pression de conseillers ?

 




 


Qui dit vrai ?

Il est dit volontiers que le mensonge est le ciment de la société. Car si d’office du jour au lendemain on se mettait à être totalement sincère, la société éclaterait. C’est à cette vérité que l’on pense en parcourant Usage de faux de Philippe Cohen-Grillet. Qui met en scène un faussaire qui fait un fric fou en imitant de fausses autographes littéraires de célébrités. Puis un jour débarque dans sa vie, Camille pour qui il en pince. Or cette femme aime aussi la dissimulation. Arrivera un moment de vérité ou un autre mensonge ? C’est ce que vous découvrirez de manière jouissive.

Usage de faux. Philippe Cohen-Grillet. Écriture 189p.   www.editionsecriture.com

 




 


Deux romans qui valent le détour chez Druide

La toute jeune maison d’édition québécoise Druide, mine de rien, est entrain de se monter un catalogue littéraire du plus haut niveau. A preuve ces deux premiers titres de la rentrée qu’il faut lire sous peine d’être passé à côté de quelque chose. Yves Vaillancourt et ce titre intriguant Les avatars du Poona party. C’est un roman d’une grande densité qui raconte les tribulations d’une québécoise Andrée Ricard qui a été conçue et c’est déjà pas banal, dans un camp de travail nazi. Cette Andrée deviendra une grande nomade. Elle sera atteinte par le goût de l’Inde. Notre avide d’absolu se retrouvera à l’ashram de Poona. Un lieu de toutes les rencontres dont des originaux dont non le moindre l’héritier des Habsbourg. Ensuite elle donnera naissance à Jacinthe qui imitera son nomadisme mais sur les routes américaines. Puis il y a ce père biologique honni qui viendra faire son tour en filigrane à l’occasion de son décès. Du bonbon et une véritable classe de maître en langue française.
Et changement de registre avec Fais pas cette tête de Jean-Paul Beaumier. Un recueil de nouvelles. Vivre c’est un apprentissage constant pour lequel il n’y a pas de mode d’emploi. Les personnages qui peuplent les dix-sept nouvelles du nouvelliste sont marqués par une certaine fragilité qui nous les rend sympathiques. On a affaire ici à un fabuleux portraitiste de l’âme humaine.

 




 


Chocolat, du film au livre ou vice versa

Peut-être avez-vous eu la chance de voir le film Chocolat mettant en vedette Juliette Binoche et Johnny Depp. L’histoire d’une chocolatière passionnée et déjantée, qui vient s’installer dans un petit village d’un ennui mortel. Sacriligèe, elle sert même du chocolat durant le Carême. Il n’en faut pas plus pour qu’on lui attribue l’étiquette de sorcière. Ça été au départ un roman de Joanne Harris que vous avez maintenant dans la collection Focus en gros caractères.

Chocolat. Joanne Harris. Guy Saint-Jean 534p.   www.saint-jeanediteur.com

 




 


Une œuvre religieuse d’Ozias Leduc à Farnham

Dans sa collection des beaux albums d’art, les éditions GID nous arrive avec Ozia Leduc et la décoration de l’église Saint-Romuald de Farnham. Dans toute sa vie d’artiste peintre, Ozias Leduc décorera trente-trois églises, tant au Québec, que dans les Maritimes et même aux États-Unis. Parmi ses joyaux, il y a son travail réalisé en l’église Saint-Romuald de Franham où il peindra trente-quatre tableaux. Sur une période allant de 1905 à 1912. L’historienne de l’art Marie-Hélène s’est livrée à un véritable travail d’érudition pour nous donner le contexte de la commande, les conditions matérielles et les devis. Et quel temple au final!
Ozias Leduc et la décoration intérieure de l’église Saint-Romuald de Farnham. Marie-Hélène Naud. Les éditions GID 239p.   www.leseditionsgid.com

 




 


Un classique des polars

Si le nom de James M. Cain (1892-1977) ne vous dit rien, nous pouvons vous dire que l’adaptation de ses romans, a donné au cinéma des chefs-d’œuvre tels « Le facteur sonne toujours deux fois », « Mildred Pierce » et « Assurance sur la mort ». Un de ses opus moins connu est Bloody cocktail. C’est une veuve duquel on laisse entendre que c’est elle qui aurait provoquée l’accident de voiture de son mari. Pour gagner sa vie et celle de son fils, elle va bosser dans un bar à cocktail de luxe. Et c’est là qu’elle va croiser un richissime monsieur qui laissait des pourboires de 50 mille dollars…Elle l,épouse bien sûr même si son cœur est loin d’être en chamade. Et oh surprise ce second mari va mourir à son tour…empoisonné. Peut-on avoir de meilleurs ingrédients pour composer tout un cocktail polar ? A ces niveaux-là on parle de géni du genre.

Bloody cocktail. Jame M. Cain. L’Archipel 298p.    www.editionsarchipel.com

 




 


Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans…

Les gens de cinquante ans et plus sont conviés à un grand bond en arrière, dans le Québec de 1953. Richard Vézina avec L’année où Marilyn fit scandale brosse un tableau très détaillé de ce qu’était la Belle Province sous le règne de Maurice Duplessis. Les gens n’étaient pas riches, mais on avait du cœur à ce moment là. L’auteur ne manque aucun détail pour faire époque, les rôles campés du père et de la mère, le Kik dont les amateurs s’amusaient à le comparer au Coke, la bière Dow, la lutte au Forum avec Johnny Rougeau et Édouard Carpentier et les méchants de l’arène. Il y a des moments où devant tant de tendresse sociale on se demande réellement si le Québec a progressé avec tous ces gens affairés massivement sur leurs textos qui n’ont plus de regards pour quiconque. A lire sans faute.

L’année où Marilyn fit scandale. Richard Vézina. Les éditions Sémaphore 143p.    www.editionssemaphore.qc.ca

 




 


Traité l’insomnie par le traitement de canal

Ce n’est qu’un des talents que possède Hubert Morille, un dentiste légiste, héros du dernier roman de Bertrand Busson, La mandibule argentée. Comment parvenir à décrire ce roman loufoque où l’expertise du dentiste est sollicité pour résoudre des crimes. Ici c’est la morsure qui est maître du jeu. Grâce à elle on peut faire parler une scène de crime. Mais ce qu’il est drôle ce romancier digne héritier d’un San Antonio. Ce sont des enquêtes complètement dingues. Nous avons adoré et ici considérez le mot comme un euphémisme.

La mandibule argentée. Bertrand Busson. Éditions marchand de feuilles 380p.      www.marchanddefeuilles.com

 




 


Une jolie partition littéraire

Violoncelle pour une nuit d’automne. Quel beau titre pour un roman. Et la beauté n’est pas que dans le titre, mais dans le texte entier. Michel Dallaire qui à la ville compose des textes pour des chanteurs, aime la musique va sans dire et connaît bien les atermoiements d’une âme d’artiste. Il nous en présente un, le narrateur, qui parle à la première personne, être qu’on dit teinté par le désespoir, qui dès l’école se fondait dans la masse, taciturne. Il aura une vie d’adulte marquée par une rupture amoureuse. Ici, le romancier établit son texte un peu comme une partition avec des crescendo et des diminuendo. Un virtuose des mots bien choisis. Rendu à la fin de la dernière ligne, rien n’empêche de reprendre la partition dès le début pour en réapprécier des passages.

Violoncelle pour une lune d’automne. Michel Dallaire. L’Interligne 352p.   www.interligne.ca

 




 


Les héritiers de la Maison de Bourbon

Les lecteurs assidus de la revue Point de Vue, seront ici en terrain de connaissance. En effet, Les princes cachés de Jacques Bernot raconte l’histoire successive de sept princes qui ont prétendu à tour de rôle au trône de France. Leur Maison était à ce chapitre en lutte constante avec la Maison d’Orléans. L’auteur qui a la double casquette de juriste et d’historien, nous raconte ses sept vies qui ont toutes en commun d’avoir été assez malheureuse, car aucun des sujets décrits n’ont pu voir leur rêve se concrétiser. Leur malheur vient du fait qu’à la mort du Comte de Chambord on n’a pas respecté scrupuleusement la transmission de la couronne à l’aîné des mâles légitimes.

Les princes cachés. Jacques Bernot. Lanore 318p.    www.fernand-lanore.com

 




 


Les rivalités carnassières au tennis chez les hommes

L’engouement phénoménal pour notre compatriote Eugénie Bouchard a démontré que le tennis passionne les québécois. Qui prendront un grand plaisir à lire les luttes féroces qu’ont mené des légendes mâles sur le court, les Borg, McEnroe, Gerulatis, Nastase et Lendl. Le rédacteur en chef du mensuel américain Tennis magazine, Stephen Tignor, raconte les duels de choc qui ont marqué les dernières années du tennis. Les histoires inédites les plus féroces de la rivalité du tennis.

Borg, McEnroe. Stphen Tignor. Premium 243p.   www.editionspremium.fr

 




 


On ne peut échapper aux flammes passionnelles

La raison aurait-elle triomphée de la passion incandescente. Pas du tout si on en juge par le recueil de nouvelles de Daniel Castillo Durante « Fuir avec le feu ». Pour chacune de ses nouvelles on voit bien que l’homme n’est pas une île et que lui en déplaise, la passion peut surprendre au détour. C’est même le lot de nous tous. Ce qu’il faut surtout retenir, outre la valeur du thème en filigrane, c’est la qualité narrative. Nous nous trouvons en face d’un écrivain puissant qui fait ici ses premières armes à la nouvelle. Exercice réussi de main de maître.

Fuir avec le feu. Daniel Castillo Durante. Lévesque éditeur 161p.   www.levesqueediteur.com

 




 


Quel phénomène que Louise Penny

Notre romancière qui habite les Cantons-de-l’Est, est une sommité dont nos médias ne parlent jamais. A croire qu’il n’y a que Michel Tremblay. On voit bien que le divertissement l’a emporté sur la culture dans nos médias électroniques. C’est que La faille en toute chose son dernier bouquin, à peine sur les rayons, est devenu l’un des dix meilleurs livres de l’année selon le palmarès du Washington Post. Et le plus merveilleux c’est que l’Hercule Poirot de Madame est l’inspecteur Gamache, un bon limier de chez nous qu’elle a contribué à faire connaître dans vingt-cinq traductions, autant de pays. Ici, notre enquêteur délaissé par sa garde rapprochée doit se pencher sur une disparue. Il apprendra que c’est la dernière des quintuplés Ouellet. Excellent comme toujours à l’égal de ses titres précédents.

La faille en toute chose. Louise Penny. Flammarion Québec 508p.    www.flammarion.qc.ca

 




 


L’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972

Un album inattendu et qui captive d’emblée, c’est ce tribut rendu par Marquise Lepage et les siens à nos cinéastes québécoises injustement reléguées dans l’ombre et qui ont apporté une contribution significative au septième art dans la Belle Province. Question pour un quiz. Quel a été le premier long métrage québécois réalisé par une québécoise ? Nous sommes assurés que personne ne connaît la réponse et honnêtement aucun de nous à la rédaction. Il s’agit de « La vie rêvée » de Mireille Dansereau. Raison de plus pour réparer l’injure. Au fil des pages on fait connaissance avec ces cinéastes et leur apport. Un livre incontournable pour qui se dit cinéphile.

40 ans de vues rêvées. Sous la direction de Marquise Lepage. Éditions somme toute.

 




 


Institutrice campagne

Jean-Pierre Chartrand fait partie des rares romanciers de chez nous à enligner des best-sellers comme ce n’est pas permis. La raison ? Il sait bâtir des histoires. On l’a vu avec ses sagas précédentes « Les portes de Québec », « Les folles années » et « Les années de plomb ». Il s’en va de même avec sa dernière saga « Félicité » qui narre les aventures d’une jeune couventine (nous sommes en 1883) qui débarque dans une école de rang à Saint-Eugène. Le curé l’accueille avec bienveillance. Mais ses sollicitudes envers la nouvelle maîtresse d’école sont un peu suspectes d’écarts à la morale. Du dessert pour tout lecteur au long cours. Ce titre est en format de poche.
Nous évoquions plus haut « Les années de plomb ». En grand format nous avons le tome 3 « Le choix de Thalie ». Là c’est un saut en 1942 au moment de toute l’agitation qui entoure la conscription. Il y en a qui ont la frousse de devoir servir de chair à canon, alors que d’autres se portent volontaires dans l’enthousiasme. Sur fond de guerre entre francophones et anglophones.

Félicité. T. 1 Le pasteur et la brebis.  Jean-Pierre Charland, Hurtubise 556p.  
Les années de plomb. Tome 3 Le choix de Thalie. Jean-Pierre Charland Hurtubise 455p.
www.editionshurtubise.com

 




 


Les Rolling Stones ou la naissance des rock star

Quand on prononce les mots rock star on figure aisément que la vedette en est une à plein avec son aura, de sexe et de drogues. Ce que n’étaient pas les Beatles, de gentils garçons au fond. Il faut attendre les Rolling Stones pour que se crée ce genre d’attitude. C’est très bien détaillé dans L’Invention de la rock star dans l’imaginaire social, les Rolling Stones. Écrit en collectif sous la direction de François-Emmanuel Boucher, Sylvain David et Maxime Prévost. Qui aurait pu penser que Mick Jagger et sa bande feraient l’objet d’une étude universitaire ?

L’invention de la rock star dans l’imaginaire social, les Rolling Stones. Collectif. Presses de l’Université Laval 300p.    www.pulaval.com

 




 


Un projet fou, la création d’une nouvelle communauté religieuse

Un petit pré-requis. Il n’est absolument pas nécessaire d’être attiré par la vie religieuse, ni même par la spiritualité pour lire L’épopée des Petits frères de la Croix une communauté créée dans les années soixante-dix, alors que le Québec poursuit sa chute vertigineuse de la pratique religieuse. C’est que le sociologue Michel O’Neill professeur émérite de l’Université Laval, nous raconte cette naissance d’une communauté partie de l’idée d’un prêtre de la région de Québec, Michel Verret qui vivait en ermite. Il voulait donner vie à une communauté d’inspiration byzantine et dans la tradition spirituelle de Charles de Foucauld. Et ainsi naquit les Petits frères de la Croix dans Charlevoix. On y décrit le quotidien des moines et entre autres leur rapport à Internet, car il faut bien être dans le monde un peu.

L’épopée des petits frères de la Croix. Michel O’Neill. Presses de l’Université Laval 228p.        www.pulaval.com

 




 


Répertoire des champignons

Ils sont deux, Bart Buyck et Jean-Marie Polese passionnés de champignons et qui se sont fendus d’un Petit traité rustica des champignons dans lequel il nous invite à connaître 120 espèces. Nous apprendre d’abord à les reconnaître,, leurs milieux respectifs, comment les conserver et les cuisiner. Chaque champignon a sa fiche signalétique détaillée. Après quoi la mycologie n’aura plus de secrets pour vous.

Le petit traité rustica des champignons. Bart Buyck et Jean-Marie Polese. Rustica éditions 191p.     www.rustica.fr

 




 


Réaliser des accessoires de mode personnalisés

Maintenant vous ne pourrez plus invoquer ce prétexte que vous ne saviez pas quoi offrir en cadeau pour justifier la mocheté sur laquelle vous avez jeté votre dévolue. Un tant soit peu que vous avez des habiletés manuelles, il est possible de réaliser de jolis accessoires de mode, personnalisés. Bijoux tissés propose une base de 25 bijoux à concevoir à partir de laquelle vous pouvez faire aller votre imagination : tissage brésilien, coréen ou chinois, nœuds marins, crochet, macramé, agrémentés de petites choses qui font la différence.
Bijoux tissés. Éditions marie claire 127 p.

 




 


Deux beaux albums célébrant deux coins du Québec

Saluons ici les éditions GID qui par le papier et par l’image contribuent à faire aimer le Québec. A preuve ces deux beaux albums. D’abord la version anglaise de l’ouvrage de Jocelyn Caron consacré aux Fjords du Saguenay. En anglais ça s’intitule Saguenay a City, a Fjord, a river. Une belle promenade dans la région voisine du Lac-Saint-Jean mais à ne surtout pas confondre sous peine de raviver une guerre de clochers. Puis Daniel B. Guillot et Robert Martel nous révèlent les trésors d’un beau coin A la proue de l’île d’Orléans, Le village de Sainte Pétronille. C’est tout ce que vous devez savoir sur cette contrée magnifique. On fait de grands retours sur l’histoire et la vie quotidienne. Ça donne immanquablement le goût de s’y rendre.

 








 


Le coin santé physique et psychique (1)

On réédite la première version dactylographiée d’En absolue fidélité un recueil d’idées spirites publiées une première fois par Roland de Jouvenel, mais qui à l’époque souhaitait avoir l’imprimatur des Rédemptoristes. Avec le résultat qu’on s’est retrouvé devant un texte épuré de sa substance. Marcelle de Jouvenel nous livre cette première version où l’auteur jette ça et là de petites pensées d’une très grande profondeur, tel un bréviaire pour le quotidien. C’est aux éditions Lanore. Les trois prochains ouvrages sont aux éditions Dangles. Les vaccinations massives, surtout depuis l’affaire des l’épidémie du H1N1 et le scandale du sang contaminé ont remis en question, la nécessité des vaccinations, surtout si le danger n’est pas clairement identifié ou réel. Michel Georget biologiste de son état nous donne un essai éclairant L’apport des vaccinations à la santé publique. Son parti pris, est que l’élévation du niveau d’hygiène dans le monde a considérablement amélioré le sort des humains et que les vaccins ont amené un cortège de souffrances. La réalité derrière le mythe, tel est son postulat. Si vous souhaitez une lecture tonifiante, sautez vite sur Petit traité de la liberté de vivre de Marc Halévy qui nous exhorte à nous déchaîner. Pour lui, l’avoir et le paraître ruinent notre liberté. Et que vivre moins mais mieux est infiniment souhaitable. C’est un merveilleux programme de réorganisation de notre existence que voici. Le Dr. Jean-Louis Dervaux aborde un thème qu’on a souvent tendance à oublier, le phénomène des maladies psychosomatiques qui représente 40% de la proportion de troubles de la santé. En plus qu’on assiste à une montée de l’hypocondrie. Et si c’était psychosomatique ? arrive à point nommé. C’est une présentation sous une forme apparenté au mode questions et réponses.

La révolution Internet qui a mis au rebut toute la civilisation gréco-romaine et ses humanités, nous amène d’autres modes d’existence. Ainsi voit-on apparaître les Duggies. Qu’est-ce ? D’abord des fans achevés des fils « Dans une galaxie près de chez vous » Qui a donné naissance à des forums de discussion. Et ces formes de geeks ont donc des communications virtuelles suivies. Christine Hébert nous fait pénétrer dans cet univers bien particulier avec son essai Les Duggies et Internet. C’est comme le mentionne le sous-titre, l’étude d’une communauté virtuelle d’admirateurs. C’est aux Presses de l’Université Laval. Maintenant aux éditions Trajectoire, Léonard Ribordy avec la collaboration de Violette Ribordy traite de Vers l’équation de Dieu. Ils sont les transmetteurs d’Oranda, qui chez les amérindiens symbolise l’âme de la vie. On souligne que pour atteindre au niveau, le savoir et la culture sont insuffisants. Car Dieu échappe à la raison. Et la question, jusqu’où sommes nous autorisés à aller dans cette connaissance ?
Les quatre titres suivants sont édités chez Québec-Livres. Le troublant Jean Casault théoricien que notre esprit est avant nous dans le corps physique, et succédera à celui-ci dans l’Éternité. Son dernier essai intrigue, La mort n’est qu’un masque temporaire. Qu’il situe d’ailleurs dans une métaphore, en disant qu’elle se situe entre deux visages. Vous avez un collègue de bureau ou un employé au caractère irascible ? Du genre qu’on a beau vouloir flatter il veut toujours nous mordre ? Alors lisez Gérer les personnalités difficiles de Nelson Bouchard. De bons tuyaux pour parvenir à rendre le climat de travail un peu mieux respirable. La dépendance affective est un lourd handicap chez les êtres humains, notamment chez les femmes encore trop dépendantes des hommes et qui ne se voient exister que dans le regard de l’autre. Line Bolduc a conçu un livre basé sur des expériences, des problématiques exposée oui, mais des solutions. Se libérer de la dépendance affective est un guide pour mieux respirer et s’aimer soi-même avant toute chose. Retrouver la confiance en soi.  De son côté, cette infirmière durant vingt-cinq ans, Dolores Lamarre s’attarde à examiner un triangle psychologique. Non pas le triangle amoureux, mais celui formé dans un bourreau, un sauveur et la victime. Un champ d’étude rarement examiné. Il y a là une dynamique qui méritait d’être scruté. L’objectif recherché par l’essayiste, est de se débarrasser des influences néfastes.

 








 


Le coin santé physique et physiologique (2)

Voici un ouvrage que les professionnels de la santé vont détester car Patricia Papps nous montre comment Se guérir soi-même avec les anges. Par des méditations, des prières et des conseils. Pas très bon pour l’industrie pharmaceutique. Son credo est que les anges peuvent mal de trucs pour nous aider à sortir de la dépression, retrouver la confiance et même de guérir des maladies physiques. Troublant, rien de moins. C’est aux éditions AdA. Chez le même éditeur, un véritable best-seller mondial imprimé à plus de seize millions de copies et traduit en seize langues, Prendre soin de son bébé. Autrefois nos mamans s’en référaient au Dr. Spock. Les nouveaux gourous du poupon sont Gary Ezzo et le Dr. Robert Buckman. C’est rempli de bons tuyaux surtout pour la nouvelle maman qui panique un jeu devant les agissements de son enfant. Avez-vous de la difficulté avec votre réincarnation ? Pour y voir clair, le médium Christophe Dacier nous parle du Chemin de l’âme et de son enracicement aux éditions Lanore. C’est qu’il s’est fit une spécialité, grâce à sa clairvoyance, de pouvoir « lire » notre destinée. Pour en arriver à trouver ici-bas de nouvelles abondances. Vous apprendrez entre autres comment une âme s’incarne à travers les chakras. Du même éditeur Maître Johanne Razanamahay-Schaller et le tome 2 « Maestros » des Missions qui donnent un sens à notre vie sur Terre. Dans le tome 1, elle nous présentait le domaine des sous-personnalités psycho-actives qui façonnent notre réalité et qui sont à l’origine de nos succès comme de nos maladies. Dans ce tome 2, c’est le prolongement explicatif, pour nous montrer ce que ces êtres ont choisi d’accomplir en venant sur la planète-école Terre. Et si les humains les soutiennent, dit-elle, on en arriverait à un monde d’harmonie.

Les deux prochains bouquins sont édités chez Québec-Livres. Chantale Potvin va rendre un service énorme aux mères qui sont aux prises avec des enfants embrigadés par la drogue. Ta gueule maman!, est un livre coup de poing forgé de témoignages. C’est un ouvrage salutaire, car la drogue concerne tellement de gens, jeunes et moins jeunes. Mais si on peut les rescaper jeunes c’et tant mieux. C’est grâce à Jasmin Roy et sa fondation qu’on a pu prendre au Québec la mesure de l’intimidation, un véritable cataclysme qui touche un élève sur trois. On intimide pour le moindre motif, soupçonné d’une autre orientation sexuelle, trop grosse, trop laide. Et pire, même les handicapés ne sont pas laissés en reste. Chantale Potvin dont on vient de recenser son ouvrage sur la drogue, se penche sur Les dessous de l’intimidation. Elle propose d’éradiquer cet acte criminel maintenant en allant sensibiliser ceux qui font souffrir. Aux éditions Exclusif, Stéphane Roy s’est fendu d’une série d’exercices à faire chez soi sans matériel et qui au final devraient nous donner des Muscles express en 30 exercices pratiques. Et si votre programme vous satisfait, on peut passer à son autre livre d’exercices Abdos express élaboré de la même manière. Dans la vie on marche trop souvent sur des œufs. Il y a des codes de conduite qui peuvent par contre nous aider à ne pas commettre d’indélicatesses ou de gaffes. C’est à quoi s’emploie Julie Blais Comeau dans Quoi dire, comment faire et quand ? L’auteure est une spécialiste en protocole des affaires et international. C’est aux éditions Béliveau.   

 








 


Le coin santé physique et psychique (3)

A ceux qui aiment se consacrer au développement de leur physique, on ne peut que vous recommander ce magnifique ouvrage de Hollis Lance Liebman « Anatomie et mouvements, l’encyclopédie » chez Broquet. C’est un livre qu’aurais adoré Léonard de Vinci qui a consacré tant de temps à réaliser des planches anatomiques. Ici tous les mouvements que nous consacrons sont montrés de l’intérieur au plan du squelette musculaire. De sorte que si on bouge le poignet de droite à gauche, on peut visualiser ce qui se produit à l’intérieur du corps. Fascinant, rien de moins. Les trois titres qui suivent sont édités chez Béliveau. S’aimer soi-même, saviez-vous que c’est le plus grand défi qui soit. Mieux encore que la réussite professionnelle qui n’est rien si on n’a pas ce capital d’amour. C’est ce que nous dit Nathalie Lauzon qui agit ici comme une véritable coach dans Je suis belle, et vous ? C’est un programme d’amour de soi à la petite semaine. Une série d’exercices pratiques et en même temps ludiques. Ici, la psychothérapeute Joane Duquette tient entre les mains un best-seller en devenir. Pourquoi ? Parce qu’il aborde un sujet qui est la préoccupation du quotidien de bien des gens, le surpoids. Elle-même est passée par une négation de son image corporelle et s’est ensuite délivrée de son fardeau. La face cachée du surpoids vous dira comment. L’amour c’est comme un jour, ça s’en va, ça s’en vient l’amour, chantait Aznavour. Autrefois on se jurait fidélité pour la vie et on s’endurait. Maintenant les couples vivent le temps de la passion, deux mois, deux ans ou vingt ans. Alain Samson a cette métaphore, tout comme au travail on ne passe plus vingt ans dans la même entreprise, il en va des amours qui vont au gré des changements. L’amour ne dure qu’un instant est une manière de s’épanouir en fonction des nouvelles règles du jeu.
Le Dr. Michel Lallement aux éditions Mosaïque-santé a échafaudé un concept Les 3 clés de la santé. C’est un chirurgien en cancérologie. Qui constate la fulgurance des cancers. Et pour contrer ce mal sournois, il suggère de travailler sur trois aspects, le mental et les émotions, l’alimentation et l’environnement. Le triangle à gérer au plus serré pour s’autoriser de belles années devant soi. Les deux bouquins qui suivent sont chez Almora. Jeff Foster est un militant de la libération personnelle. D’où son dernier opus Une absence extraordinaire ou la libération au milieu d’une vie ordinaire. Cet astrophysicien de formation s’est tourné vers la spiritualité. Il nous dit de faire table rase de toutes les théories des gourous et d’arriver à se départir de tous les conditionnements dont on a été l’objet pour en arriver à ce que de l’oxygène nous parvienne au cerveau. TaÇikan Jyoji est un maître spirituel qui est à la tête du Centre de la Falaise en Ardèche. Il reçoit une abondante correspondance. Les interlocuteurs lui posent toutes sortes de questions métaphysiques. Et il a de l’aplomb dans ses réponses. Ça donne Correspondance d’un maître zen. Et vous constaterez que la marque distinctive d’un penseur réussi c’est la joie. Et il ne manque pas d’humour. Puis chez l’éditeur Fyp, Clément Lhommeau débarque avec MOOC où le nouvel apprentissage des connaissances à l’épreuve du numérique. Le titre ici, désigne les cours en ligne ouverts à tous. Qui eux ont opéré une profonde transformation pour ce qui est de l’enseignement traditionnel. Même l’éducation n’est pas épargné par la révolution numérique.
 

 




 


Le coin santé physique et psychique (4)

Rupert Spira signe avec Présence un ouvrage de grande érudition sur l’Essence de la Non-Dualité. Comme c’est une lecture exigeante, permettez que l’on déroge à notre politique en vous livrant un extrait de la quatrième de couverture. « Au fil des chapitres, il nous invite à explorer la nature véritable de notre être, des autres, des objets et du monde et à questionner la présomption fondamentale qui sous-tend notre culture toute entière et selon laquelle notre expérience se divise en deux : d'une part un sujet et d'autre part un objet. Il nous amène à voir que sujet et objet sont les deux aspects d'une même croyance : la croyance dans la séparation ou la dualité.
Tout en nous exhortant à nous référer uniquement à notre expérience intime et directe, il nous accompagne pas à pas, étape par étape, dans l'examen minutieux du mental, du corps et du monde, soulevant doucement mais irrémédiablement le voile de l'ignorance. Nous redécouvrons ou reconnaissons ainsi notre vrai visage : pure Conscience dont le bonheur, la paix et l'amour sont les conditions naturelles. »  C’est aux éditions Accaria l’originel.

Alors que le Canada débat sur la question de criminaliser l’achat de services sexuels en même temps que paradoxalement on décriminalise la prostitution, vous avez un excellent titre qui fait voir Les différents visages de la prostitution  de Catherine Marx et qui contribue au débat citoyen en la matière. C’est aux éditions de l’Éveil. Deux titres aux éditions Exclusif sur la divination et la destinée. Sylvie Lacombe nous donne le cours 101 avec une Initiation pratique au Tarot de Marseille. Avec ses instructions vous parviendrez à prédire le futur avec précision au moyen de 22 combinaisons de lames majeures et les méthodes de tirage. Jean-Marc Leblanc nous promène à travers des mots connus ou mystérieux. Par là, il nous introduit à La puissance des mots de pouvoir. Selon ce qu’il entend, les mots de pouvoir ont la réputation d’aider ceux qui en connaissent le sens.

Deux titres aux éditions Lanore. La Bioanalyse au service de votre santé par le professeur Désiré Mérien. Qui est une méthode pour réduire la toxicité corporelle et émotionnelle. Cet ouvrage est issu du mouvement de psychologie humaniste. Il est question du jeûne er de ses bienfaits à tous les niveaux, corps et esprit. Sous le nom de Natal’lie cette femme carbure à l’Amour, la seule énergie qui vaille à ses yeux. Ça donne Le cœur alchimique ou comment nous dit-elle on peut transformer le plomb de nos vies en or. Là où elle marque des points c’est la réconciliation du masculin et du féminin en nous. Sagesse et pouvoirs du cycle féminin tel est le titre du livre coécrit par Marie Pénélope Pérès et Sarah-Marie LeBlanc. Après vingt années de recherchent, elles nous font partager leurs théories concernant la santé, la fertilité, les plantes amies et symbolique. Il est même question d’augmenter la libido féminine.


 






 


Le coin Miam miam

Manger rapidement et sainement et dans une tasse. Pourquoi pas ? La chef américaine Camilla V. Saulsbury le montre très bien avec 125 repas dans une tasse aux éditions Guy Saint-Jean. Et c’est l’originalité, comme la lasagne aux courgettes au taco au quinoa en passant par le ragoût de poulet. Rien de triste comme on peut voir. S’il y a bien une entreprise emblématique de l’American way of life c’est Coca-Cola. Un livre inattendu c’est Coca-Cola histoire et recettes. Dans un premier temps vous avez tout l’historique avec une abondante iconographie de ce breuvage désaltérant. Mais allez-vous nous dire, que vient faire le Coca-Cola en cuisine ? Étonnamment il s’incorpore à la goulash, à des trempettes marinés eu au minestrone à l’italienne. Le coke s’infiltre vraiment partout. Chez Broquet. L’intelligence alimentaire, tel est le thème choisi par la nutritionniste Dominique Béliveau. C’est une façon de reprogrammer la nourriture. Avec la connaissance on échappe aux sensations de manque de satiété. Son programme comporte six étapes pour une meilleure écoute des programmes corporels. Aux éditions La Semaine. Colombe Plante n’arrive pas les mains vides. A trois reprises elle a été lauréate au World Coockbook Award. Elle vante ici les mérites de la salade que trop souvent on se contente de manger l’été. Et pourtant. Les meilleures salades qu’elle suggère offre une variété infinie. Toutes les salades classiques de base s’y trouvent. Vous avez aussi d’excellentes vinaigrettes qui sont proposées pour la récréation du palais. C’est aux éditions AdA. Une autre nutritionniste Geneviève Nadeau vient prêter main-forte lorsque vient le temps de se pointer au supermarché et qu’on se trouve perplexe devant les achats à faire. On en voit, stressés qui appelle à l’aide au cellulaire pour se faire une opinion. A l’épicerie sans stress c’est un guide qui éclaire les achats alimentaires. C’est surtout qu’elle passe en revue ce qui se trouve à être de bons aliments. En écartant ce qui est néfaste on en arrive à une liste restreinte et bénéfique pour notre santé et souvent moins coûteuse.


 




 


Le coin des poètes

La poésie est tellement nécessaire dans ce monde du numérique où toutes les images vous sont offertes sans efforts. Ici le poète crée l’image et à nous de la recevoir, de la matérialiser dans notre esprit. Voici quatre recueils. Les deux premiers nous viennent de chez Triptyque. Le dernier tableau sera rouge de Michel Côté. L’homme est aussi artiste visuel. C’est pourquoi ces vers font place aux couleurs des choses. Extrait « Elle me touche. Je m’en tiens à ce qu’elle me donne. Elle ferme les yeux.  Un souvenir se tait. » De son côté Mathieu Blais nous surprend avec un titre singulier Notre présomption d’innocence. Qu’il intitule en sous-titre poème/fable. En trois temps, le signataire essaie de faire la démonstration que le monde préfère les misères et les échardes de la société au confort gras de la servitude. Extrait « Le mot hygiène dans le pool-room de la rue Sanguinet n’a aucune résonnance, pas de clitoris marketing ni client-roi ». Et deux autres recueils, ceux-là aux éditions GID. Roger Gingras nous rejoint avec L’odeur de mes pensées. Il aurait pu prendre comme titre en lieu et place « Je te dis » car tous les poèmes commencent par ces trois mots. Extrait « Je te dis que une complaisance avec toi une amitié en tout temps savoir apprécier à la fois le beau et le moment ici ou au noroît j’y suis fidèlement. ».  Et dans une présentation plus somptueuse, fleuve compagnon d’André Gaulin,  Une célébration de notre fleuve avec des photos sublimes. Extrait « La vie flottait comme une bulle d’air comme une goutte d’eau d’un embrun de vague. »

 

 




 


Le coin des globe-trotters

Excellente initiative des guides Ulysse avec cette mignonne petite collection « Escale à… » destinée aux voyageurs qui n’ont qu’un temps limité pour séjourner dans une ville donnée. Donc c’est l’essentiel de ce qu’il faut connaître d’une destination. Pour l’essentiel ce sont des villes américaines qui figurent au palmarès. Nous avons feuilleter les opus touchant Boston et Washington. C’est très bien conçu. Et aux éditions Béliveau, une grande voyageuse Rose-Line Brasset se fait généreuse de bons conseils pour bien gérer un voyage. Voyagez cool!, est un ensemble de trucs allant du choix d’une destination jusqu’aux précautions à prendre pour sa santé.

 




 


Douze nouvelles d’une tendre et caustique impertinence

Ce qu’il y a de défi avec les nouvelles c’est de réussir à synthétiser des climats en peu de pages. Relevé de belle façon par la belge Geneviève Damas qui ouvre la saison chez Hamac avec Les bonnes manières. Ce sont des personnages qui osent accomplir des choses différentes, de se confronter à l’appel d’une vie pleinement réalisée. Elle écrit la nouvelliste et vous vous attacherez à ces êtres à qui elle a donné vie. Et il est assuré que parmi ceux-là vous vous sentirez interpeler.

Les bonnes manières. Geneviève Damas. Hamac 115p.   www.hamac.qc.ca

 




 


Un essai phare sur la critique culturelle

Catherine Voyer-Léger vient de pondre ce qui deviendra une des réflexions les plus intéressantes parue au Québec sur le métier de critique culturel. Et contrairement à la France où on a l’habitude d’avoir la dent dure sur papier, dans le petite village gaulois du Québec où tout le monde se connaît, comment un individu peut-il se faire assassin ? Métier critique part du constat que le divertissement a complètement évacué la couverture des arts nobles. On compte sur les doigts d’une main à la télé, les émissions sur le livre. La musique classique dans les grands médias électroniques est totalement absente, seulement livrée à des critiques pointus dont le réputé et sinistre Claude Gingras qui traque à La Presse la fausse note, partition en main. L’essayiste traite aussi de la complaisance. Décidément cette lecture est un baume.

Métier critique. Catherine Voyer-Léger. Septentrion 208p. 
www.septentrion.qc.ca

 




 

Un maître québécois de la fantasy

Peu d’auteurs de chez nous se sont essayés ou ont vraiment cartonnés dans la genre de la fantasy. Parmi les élus se trouve Réjean Auger qui connaît un beau succès avec sa saga Terre des ténèbres alors que nous arrive le troisième tome qui a pour titre « Le camp ». On se souviendra que ce sont au point de départ une horde de gens qui quitte le vieux continent où il n’y a que famine et sévices. Ils sont en quête de l’Eden. Parviendront-ils à atteindre cette terre promise, tandis que se dressent devant eux d’innombrables obstacles ? Féru de civilisations anciennes, le romancier semble beaucoup s’amuser à multiplier les actions. Le plaisir est tout autant du côté du lecteur qui ne sait jamais ce qui l’attend.

Terre des ténèbres. Réjean Auger. Tome 3 Le camp. Québec-Livres 260p.   www.quebec-livres.com

 




 


Trois opus petits formats chez Parkstone

On est gâtés chez Parkstone qui dans sa collection petits formats nous présente trois titres dans trois univers diamétralement opposés. A commencer par une monographie du peintre suisse Félix Vallotton (1865-1925) qui abandonnera très tôt sa carrière en peinture pour devenir un des plus grands graveurs européen. Il a sa touche aisément reconnaissable dans le choix de ses coloris et cette mélancolie dans l’illustration de la peinture qui en fait un incontournable de l’art pictural. Demeurons dans la peinture mais avec un grand bond en arrière et en Inde du temps de l’empire moghol. C’est L’Art de l’Inde qui couvre la période allant de 1526 jusqu’en 1858. On attache ici une importance à la calligraphie qui est parfaitement intégrée au dessin. Puis, qui dit Inde dit philosophie, de sorte que ces toiles sont porteuses de messages spirituels référant aux dieux et déesses. Puis Opium, les fleurs du mal. C’est en sorte tout ce que vous voulez savoir sur cet opiacé et que vous n’avez jamais osé demander. Avec une iconographie abondante. Des textes concis et riches en informations historiques. On comprendra pourquoi l’opium de qui Cocteau disait qu’il permettait d’échapper un instant au train de la vie qui file droit vers la mort.

 




 


Une analyse artistique de Leonard Cohen

Il est maintenant octogénaire ce Leonard Cohen qui a toujours tracé sa trajectoire artistique tel qu’en lui-même en marge des diktats de la commercialisation. L’essentiel de ses succès tient dans ses trois premiers albums auxquels se grefferont d’autres qui n’auront pas la même audience mais qui seront goûtés par les afficionados. Pour bien saisir la portée de son œuvre il faut lire l’essai que lui consacre Jacques Julien avec Leonard Cohen, Seul l’amour. Qui n’est pas une biographie mais une synthèse de son parcours musical. On saluera la rigueur de la recherche. Pour quiconque veut se familiariser avec le poète et chanteur c’est le livre tout désigné.

Leonard Cohen, Seul l’amour. Jacques Julien. Triptyque 228p.   www.triptyque.qc.ca

 




 


Du Liban à la tauromachie

En lisant Mot de Julie Hétu nous vient en tête le poème de Federico Garcia Lorcan « A cinq heures du soir » où il y a justement une scène de mort dans l’arène causée par la charge d’un taureau. C’est que la romancière narre la mouvance d’une Cybèle et ses enfants Elmihra et Mot. Ils quittent un Liban en guerre pour se réfugier en Espagne. Elmihra désire être matador et son rêve sera aussi sa perte puisqu’elle mourra, encornée dans…l’œil.  On comprendra que c’est un roman très dur. Mais c’est aussi une réalité que ne veut pas escamoter l’auteure qui signe un texte sublime. Et quelle allure en quatrième de couverture où elle pose elle-même en habit de matador. C’est ça la passion jusqu’au bout.

Mot. Julie Hétu. Triptyque 204p.    www.triptyque.qc.ca

 




 


Dans la peau d’une schizophrène

Marie-Christine Arbour est surtout connue comme une nouvelliste accomplie, mais si elle est une sprinteuse pour les courts récits, elle est aussi une marathonienne des grands textes quand vient le temps d’explorer plus à fond les méandres de la psychologie d’un personnage. Comme la protagoniste de son roman de la rentrée Schizo qui est schizophrène. Elle aurait pu d’ailleurs intituler son ouvrage « biographie d’une schizo » car elle nous fait découvrir l’évolution de la maladie dont l’existence est un véritable karma parmi laquelle il y aura même une phase d’anorexie difficile, vu ce corps qu’elle n’accepte. Que c’est pénible. Qui a dit que la vie était un cadeau ?

Schizo. Marie-Christine Arbour. Triptyque 287p.   www.triptyque.qc.ca

 




 


Dans la peau d’une schizophrène

Marie-Christine Arbour est surtout connue comme une nouvelliste accomplie, mais si elle est une sprinteuse pour les courts récits, elle est aussi une marathonienne des grands textes quand vient le temps d’explorer plus à fond les méandres de la psychologie d’un personnage. Comme la protagoniste de son roman de la rentrée Schizo qui est schizophrène. Elle aurait pu d’ailleurs intituler son ouvrage « biographie d’une schizo » car elle nous fait découvrir l’évolution de la maladie dont l’existence est un véritable karma parmi laquelle il y aura même une phase d’anorexie difficile, vu ce corps qu’elle n’accepte. Que c’est pénible. Qui a dit que la vie était un cadeau ?

Schizo. Marie-Christine Arbour. Triptyque 287p.   www.triptyque.qc.ca

 




 


L’ABC du hockey mineur

Vous rêvez pour votre enfant qu’il devienne un P.K. Subban, ou c’est votre marmot qui ambitionne de chausser les patins et de se mesurer au sein d’une équipe de hockey, alors un livre est à lire au préalable, c’est celui du chroniqueur de notre sport national à La Presse, Mathias Brunet qui a une longue fiche de participation au monde du hockey mineur, en plus d’être père, et d’avoir été papa entraîneur. Il est le mieux habilité pour rendre compte de ce qui attend le joueur de hockey novice. On détaille tout, de l’équipement, du comportement, des commotions cérébrales. Bref, c’est le cours 101 qu’il faut posséder avant de penser à aller plus loin. Par instants il a un sens de l’humour qui rend sa lecture agréable au possible.

Hockey mineur pour parents avertis. Mathias Brunet. Les éditions La Presse 179p.     www.editionslapresse.ca

 




 


Des petites et la guerre

Sur la jaquette du livre de nouvelles Histoires de famille, histoires de guerre de Marc-Alain Wolf on voit la photo d’une famille. On ne sait rien a priori de qui y figure, mais comme le ton est donné dans cet ouvrage de rendre compte comment la guerre atteint les hommes dans leur chair et leur esprit, on peut présumer qu’elle a aussi atteint cette famille nombreuse. L’auteur a été interpelé par la guerre puisque dans sa famille on a été frappé par la Shoah. Donc la souffrance du domaine, il connaît. Tous ses personnages sont attachants dans ce que le destin n’a pas été tendre. Au sortir on ne peut qu’être habité par un sentiment renforcé de détestation de la guerre, la plus grande bêtise de l’homme.

Histoires de famille, histoires de guerre. Marc-Alain Wolf. Triptyque 146p. 
www.triptyque.qc.ca

 




 


Ce que disent les astres

Si ce que disent les astres vous intéresse et que vous voulez vous initier à l’astrologie, nous ne pouvons mieux que vous de vous recommander Interprétez votre thème astral de Martine Lanctôt. Comme elle le dit elle-même, c’est un domaine complexe et passionnant. De constater à quel point l’univers est lié à des lois cosmiques, et du coup notre destin. Chez Québec-Livres. Demeurons dans le même créneau et chez le même éditeur avec Alexandra Beaumont qui nous dévoile l’Horoscope chinois 2015 qui est l’année de la chèvre de bois. Du 19 février 2015 au 7 février 2016 nous serons sous la gouverne de cette bête paisible, économe et aimant la paix.

 




 


Cours de bridge pour joueurs confirmés

Francine Viens est propriétaire d’une école et d’un club de bridge. Ce qu’elle en a entendu des phrases clichés venant de joueurs perdant. C’est ce qui l’a amené à rédiger Développement des enchères au bridge pour rappeler que celui-ci est un art comportant des règles absolues à maîtriser. Voici que l’on réédite son ouvrage qui traite des conventions, de la surenchère, le contre d’appel, le plan de jeu, l’entame et les inversés.

Développement des enchères au bridge. Francine Viens. Les éditions Québec-Livres 229p.     www.quebec-livres.com

 




 


Des conseils pour faire son coin couture

Lalouandco a un blog lalouandco.fr pour lequel est consacre toute sa passion à la couture qu’elle a découvert il y a quatre ans déjà. De son vrai nom Laëtitia Leduc elle aborde un aspect intéressant assez négligé par ailleurs, qui est la préparation de son coin couture. Car comme la couture requiert tellement d’accessoires, ça suppose une ordonnance des objets. Et cela donne au final Aménager son coin couture. Une mine de conseils pour qui veut maximiser l’espace de rangement.

Aménager son coin couture avec Lalouandco. Laëtitia Leduc. CreaPassions.com 118p.

 




 


Golf, les conseils des 100 meilleurs professeurs

Le Québec est une pépinière d’amateurs de golf qui voudront sans doute jeter un coup d’œil sur Golf le drive de David DeNunzio. Qui est la somme des conseils de 100 des meilleurs professeurs de ce sport. L’auteur rappelle que le drive, acte fondamental du jeu, n’est pas qu’une question de force ou de vitesse. Avec les récentes découvertes technologiques, on apprend que c’est d’abord affaire de posture. A ce jour c’est le meilleur livre écrit du genre et qui fait référence dans le monde. Avis aux Tiger Woods en herbe de ce monde.

Golf, le drive. David DeNunzio. Vigot191p.   www.vigot.fr

 




 


Les trésors de Carthagène

Les guides Ulysse publient Carthagène, une toute petite plaquette remplie de trésors à découvrir. Car cette ville de Colombie est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en raison des riches témoignages de l’époque coloniale espagnole. Comme pour tous les titres de cette maison d’édition, on propose des coups de cœur. Si la tête est comblée, le corps peut l’être tout autant en raison de ses nombreuses plages.

Carthagène. Ulysse 120p.   www.guidesulysse.com

 




 


Variations sur le thème de la trace laissée par les hommes

On ne passe pas sur cette planète sans laisser son ou ses empreintes. Voilà la réflexion en toile de fond du recueil de nouvelles de Véronique Bossé, Vestiges. Ce sont onze nouvelles, chacune ayant une couleur particulière. Autant d’individus, autant de traces. Comme dans Torrents où un fils fait maison nette des traces de son père. D’abord ce qui retient l’attention c’est la maîtrise d’écriture. On a rarement vu à la fois aussi limpide et riche de mots. Comme quoi la simplicité du style n’exclut pas la noblesse du phrasé. C’est une classe de maître pour tous ceux qui aspirent à entrer dans le monde des lettres.

Vestiges. Véronique Bossé. Lévesque éditeur 175p.
www.levesqueediteur.com

 




 


Dans nos murs, l’Annuel de l’automobile 2015

Il y a quelques années on aurait dit de L’Annuel de l’automobile 2015 que c’est le livre tant attendu par papa. Mais les temps ont bien changé et les femmes comptent pour près de la moitié des acheteurs de voitures. C’est pourquoi le quatuor à la tête de l’entreprise, les Éric Lefrançois, Benoit Charrette, Pierre Michaud et Antoine Joubert ont mis le paquet pour nous arriver avec une cuvée comprenant 260 essais routiers, 25 nouveaux modèles décrits et leur palmarès suivi « Clefs d’or » dans vingt-cinq catégories. Et comme toujours une fiche signalétique détaillée pour chaque automobile représentée.

L’Annuel de l’automobile 2015. Collectif. Les éditions La Presse 704p.
www.editionslapresse.ca

 




 


Le coin de la poésie

Deux recueils de poésie nous élèvent au-dessus de nos contingences quotidiennes et nous rappellent à quel point la poésie est plus que jamais nécessaire. Deux titres donc chez Triptyque. D’abord Bertrand Laverdure qui a donné un titre plutôt étrange à son opuscule Rapport de stage en milieu humain. On croirait de par ce titre avoir affaire à un traité hermétique en ressources humaines. C’est en prose, totalement décousu mais qui fascine. Où il passe d’une boutique kitsch Ardène au parc Lafontaine. C’est vraiment notre humanité qui est peinte avec ses mille centres d’intérêt. Et ça prend encore plus de relief lorsque lu à haute voix. En quatrième de couverture de l’autre ouvrage Morgues d’Éric-Guy Paquin on fait image en décrivant la démarche comme une litanie sexuelle primitive. Voici tout un programme qui célèbre les corps d’hommes. Il y a entre autres une description de ce qui attend le visiteur dans un sauna gai. Et le poète trouve les mots pour magnifier ce corps masculin qui le taraude.

 






 


Le coin santé physique et psychique

Tous les titres ici sont publiés chez Québec-Livres. La santé globale, même si on croit la posséder ne perdure pas dans le temps. Il faut voir à son entretien. C’est ce qu’enseignent Gary Lalancette et Johanick Petit avec Le Défi. C’est un ensemble de règles de vie, qui fait en sorte que la pleine possession de ses moyens, entraîne une escalade de bonnes choses. En somme le vieil adage qui dit qu’il nous arrive ce qui nous ressemble. De son côté le coach en psychoéducation Louis-Georges Désaulniers nous propose une série de tests et d’exercices pratiques pour vérifier si on a la vocation de parents. Son petit quiz Être parent…Ouf!, sera d’une grande utilité de vérifications d’aptitudes. Michel Quaranta a derrière lui trente années d’expérience en vente et en animation de groupes. Et c’est ce dont il nous entretient avec son traité Comment animer un groupe. Pour en arriver à la découverte de son leadership.
« Excusez-moi j’ai été débordé ». Combien de fois entendons-nous cet argument pour tenter de justifier un manquement dans l’entreprise. C’est que c’est tout simplement un raté de gestion du temps, véritable fléau en entreprise. D’où l’importance de prendre en compte les conseils de René-Louis Comtois dans son manuel Gérer efficacement son temps. Le psychologue Yvon Dallaire s’est fait une spécialité dans le domaine de la vie conjugale. Il est partisan du bonheur durable. Chroniques conjugales s’adresse aux couples qui s’aiment et qui veulent continuer de s’aimer. Enfin dans le domaine de la parapsychologie qui constitue un bon fonds de commerce au catalogue de la maison d’édition, vous avez deux titres La numérologie pour la vie de Susan McCant et du spécialiste des objets divinatoires et des magies Éric Pier Sperandio « Grimoire des objets magiques ». Le premier nous étonnera par les messages sous-jacents et insoupçonnés des nombres, tandis que le second donne une interprétation époustouflante des objets d’utilité quotidienne.

 

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