- LIVRES OCTOBRE 2016 -
 
 


 


Une petite-fille s’adresse à sa grand-mère déjantée

La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette arrive précédé de prix significatifs dont celui du Prix des libraires 2016 et le prix France-Québec. Et le flair de l’éditeur lui dit que d’autres distinctions devraient suivre. C’est vrai que c’est un livre fort, une charge un peu contre une grand-mère qui a fait sa vie en négligeant celle de ses enfants qu’elle a abandonnée. Cette femme prénommée Suzanne se trouve dans le sillage des signataires du Refus global de 1948, avec le peintre Barbeau elle aura deux enfants qu’elle ne reverra jamais plus. Cette nomade arrachera des pissenlits en Ontario, se fera postière en Gaspésie, poète et amoureuse. Une femme multiple, complexe. Sa petite-fille lui rappelle ses faits d’armes, cette grand-mère jamais connue et un peu mythique jusqu’à un certain point. Comme portrait elle avait un sacré beau sujet entre les mains. Les lecteurs ne s’y sont pas trompés.

La femme qui fuit. Anaïs Barbeau-Lavalette. Marchand de feuilles 378p.    www.marchanddefeuilles.com


 


 


Un récipiendaire de 54 millions à la Loto

C’est un premier et court roman pour Line Deslandes qui est une juriste du monde de la finance. Et puisqu’elle s’y connait en ce qui a trait à l’argent, elle a imaginé un humble type, Louis, sur qui la chance va tomber car il sera l’heureux gagnant de la mirobolante somme de 54 millions à la Loto. On ne dit dans une célèbre pub de Loto-Québec que ça ne change pas le monde mais…Dans Le monde des autres c’est le regard de Louis sur les autres qui va se modifier. Pour une première incursion dans l’univers des lettres, c’est une réussite. Et en même temps, le thème plaira à tous ceux qui fantasment de décrocher la timbale. Ça change le monde, vraiment.

Le monde des autres. Line Deslandes. Québec Amérique 158p.    www.quebec-amerique.com


 


 


Deux romans enflammés chez JCL

L’éditeur JCL qui s’est fait une spécialité des romans historiques ou les passions ardentes, nous arrive avec deux nouveaux opus. D’abord La femme de Djébel-Bargou de Julie Boulianne. Nous sommes en Tunisie. Sophie a perdu la mémoire lors d’un terrible accident. Elle revient graduellement à ses esprits et doit reformater ses rapports aux autres. Mais en même temps que les souvenirs lui reviennent, des événements du passé aussi qui viennent troubler sa sérénité. Exotisme et passion, deux ingrédients qui font la force de ce texte.

Puis de Gaï De Ropraz « Les larmes d’Ormuz ». On a parlé d’exotisme au sujet du roman précédent. Eh bien là on monte d’un cran avec ce livre qui met en vedette une jeune russe, poursuivie par des sbires mal intentionné. Pour semer ses assaillants, elle va changer d’identité et se refaire une nouvelle identité. Mais on aura tôt fait de la repérer. C’est alors que pour protéger, surtout son fils, cible de choix pour un kidnapping, elle va se réfugier dans le Sultanat d’Oman. Au fil des pages, l’écrivain a ce talent de ne vous laisser aucun répit.


 


 


Vivre avec son mal et l’analyser

Voici un grand texte, du genre de littérature à proposer comme classe de maître dans un cours d’écriture, car Nénuphar de Maryse Barbance tutoie l’excellence. La protagoniste qui se nomme Florence est atteinte par la maladie. En soi rien d’exceptionnel. Mais c’est toute l’analyse qu’elle met à décrire le rapport au corps défaillant. Ce livre est présenté comme un roman, mais à la lecture su personnelle on croit lire un récit. Et puis, la romancière a un sens descriptif hors du commun, détaillant chaque chose, comme si elle écrivait avant l’ère de la photographie. C’est à lire sans faute, car cette auteure tutoie l’excellence.

Nénuphar. Maryse Barbance. Fides 151p.    www.groupefides.com


 


 


Détestation entre deux femmes

Ronald White nous vient avec Nathalie ne vit plus ici un roman teinté par la violence entre deux femmes. Nous résumons. C’est une femme, Nathalie, qui pour un certain temps va crécher chez un couple formé par Simon et Charlotte, qui a deux enfants. La cohabitation entre les deux femmes de la maisonnées ne se passera pas sous des auspices heureuses car ces deux là en viendront à se cracher leur fiel, l’une accusant le mari de l’hôtesse des lieux, d’avoir agressé sexuellement sa fille. Il ne manque que de la naphtaline pour que tout explose. La tension est palpable tout au long du texte. Il y a des déballages de vérités qu’on ne voudraient pas voir éclater au grand jour et qui au fond, ne sont-elles pas le terreau de la véritable nature humaine ?

Nathalie ne vit plus ici. Ronald White. Les éditions Sémaphore 184p.    www.editionssemaphore.qc.ca


 


 


De l’amour de l’écriture

Jo Ann Champagne est une des attachées de presse les plus en demande au Québec, car elle allie la gentillesse et un dévouement sans égal à l’endroit des médias. Et en plus son amour du livre est sans limite. En quatrième couverture du livre qu’elle fait paraître Une incorrigible passion on la voit même avec un grand sourire, arborant une robe imprimée sur la quelle on voit comme motif, des rayonnages de bouquins. Ça va même jusque là. Elle a mené une sorte d’enquête auprès de vingt-trois auteurs afin de connaître leur motivation à écrire, à faire partager des messages par le biais de la littérature. Au final ça donne des grands noms comme Antonine Maillet, Hubert Reeves, le père Benoit Lacroix avant qu’il ne décède et d’autres noms moins connu du grand public mais dont toute la vie est orientée vers la passion de communiquer par l’écrit. Et fait à noter, le dénominateur commun de toutes ces professions d’amour est que ce sont tous des textes inédits. Vous avez ainsi vingt-trois réponses distinctes à une même et unique question, pourquoi écrire ? On imagine sans peine le travail de Mme Champagne pour établir tous ces contacts et colliger ces textes. Mais le jeu en valait la chandelle, car le fruit est très beau.

Une incorrigible ppassion. Jo Ann Champagne. Fides 393p.    www.groupefides.com


 


 


La diversité amoureuse à Montréal

L’actuel maire de Montréal, Denis Coderre, se fait le chantre sur toutes les tribunes à sa portée, du concept du « Vivre ensemble ». Les éditions Fides ont attrapé la balle au bond qui, avec la collaboration de Diversité Artistique Montréal ont uni leur énergie pour produire Aime comme Montréal sous la signature de Marie-Christine Ladouceur-Girard qui a interviewé 60 couples interculturels et qui témoignent que la diversité est un atout pour une ville, une communauté. Tous les styles d’unions sont représentés, même LGBT. Et en même temps, ça donne une radiographie fidèle de ce qu’est devenue la métropole où règne tout de même une coexistence harmonieuse entre les ethnies locales, ce qui favorise nombre de relations mixtes.

Aime comme Montréal. Marie-Christine Ladouceur-Girard. Fides 213p.     www.groupefides.com


 




 


L’apprentissage de l’anglais

Un quart des habitants de la planète parlerait anglais. C’est énorme, et confirme que la langue de Shakespeare est en notre temps ce que le latin était à l’époque médiévale, une langue de compréhension entre les peuples. Mais il y en a pour qui ça ne rentre pas facilement dans la caboche. Voici deux outils pour vous permettre d’accéder à un niveau de conversation basique. D’abord Perfectionnement anglais tiré de la collection Assimil. Ce sont 70 leçons élaborées par Anthony Bulger. Comme le titre l’indique, là on est en mode avancé. Mais cette méthode a le mérite d’explorer tous les tons de la conversation.

Mais pour une majorité, c’est l’initiation qui fait défaut, surtout quand son sait à quel point l’anglais est mal enseigné dans nos établissements scolaires avec le résultat qu’un tout petit nombre se dit bilingue au final des études. Alors voici le kit qui va vous sauver la mise La méthode intégrale anglais pour les nuls chez First. Un coffret qui comprend la méthode d’apprentissage avec des leçons et exercices. Mais mieux encore, 5CD audio convertibles en pistes MP3 que vous pouvez traîner partout. C’est cinq heures d’entraînement. On fait tout le tour de la prononciation, de la conjugaison, la grammaire et l’orthographe. Si vous ne parvenez pas à tirer votre épingle du jeu, vous pouvez dès lors vous considérer comme irrécupérable.


 


 


Un roman sur les migrants de la méditerranée

Il était fatal que la littérature reprenne à son compte la dramatique aventure des migrants qui quittent leurs pays en guerre pour venir trouver refuge dans les pays méditerranéens ou plus profondément dans les terres européennes. C’est ainsi que sort L’opticien de Lampedusa cette fameuse île italienne qui historiquement a été la première à accueillir la première vague de migrants. Tellement même, qu’elle n’était plus en mesure d’en absorber davantage au point d’exiger que le reste de l’Europe fasse sa part. On connaît la suite. Emma-Jane Kirby prend prétexte du récit véridique d’un opticien qui vit sur l’île, et qui du jour au lendemain va se conscientiser au sort de ces malheureux. Vous avez sous vos yeux au fil des pages, une belle transformation humaniste. Et c’est tout à l’honneur de l’écrivaine d’être capable de prendre la peau de ces réfugiés qui n’ont plus rien sinon l’espoir d’une vie meilleure, au péril de leur vie. C’est rendu avec une finesse rare de sentiments.

L’opticien de Lampedusa. Emma-Jane Kirby. Équateurs 168p.    www.editionsdesequateurs.fr


 


 


Le coin Miam miam

C’est une ribambelle parmi les moins dangereux au monde, puisque l’on peut même les croquer. Il s’agit des Biscuits en forme d’animaux ou si vous aimez mieux 80 idées de décoration faciles à réaliser pour donner de la couleur à vos créations gustatives. L’auteure Autumn Carpenter est une véritable magicienne. C’est un livre de recettes avec  des techniques de réalisation simples, avec l’accent mis sur les glaçages.

Biscuits en forme d’animaux. Autumn Carpenter. Éditions AdA 143p.      


 


 


La vie heureuse et légèrement complexe d’Alain Farah

Alain Farah est connu pour ses chroniques littéraires à Radio-Canada dans le cadre de « Plus on est de fous plus on lit » Il est professeur agrégé de  littérature contemporaine et de création à l’Université McGill. En compagnie de l’illustratrice Mélanie Baillargé il se met en scène dans une BD désopilante. Ça débute alors qu’il est dans un bled perdu du Maine quand tout à coup il reçoit un coup de fil d’une collaboratrice de Radio-Canada. Il est tout à son étonnement, se demandant bien comment on est parvenu à le rejoindre dans ce coin reculé de la Nouvelle-Angleterre. Un peu plus et il se mettrait à devenir paranoïaque, à la manière d’un Woody Allen. Il nouera une amitié avec cette Clémence qui lui a téléphoné qui va bouleverser son quotidien. On s’amuse beaucoup de ses perpétuelles questions métaphysiques. Un intellectuel, un pur qui doit donner du sens à chaque chose.

La ligne la plus sombre. Alain Farah et Mélanie Baillargé. La Pastèque 93p.   www.lapasteque.com


 


 


Une réédition augmentée du livre phare sur Metallica

C’est l’ouvrage phare pour qui veut comprendre la mystique entourant le groupe de musique heavy metal le plus connu au monde, Metallica avec ses 100 millions d’albums vendus à ce jour. Et le spécialiste tout azimut du groupe, l’autorité incontesté, est Martin Popoff qui de surcroît est canadien, vivant à Toronto. Le livre éponyme était déjà paru, mais le voici en réédition revue et augmentée et en français chez Broquet. Quel beau cadeau pour les fans fini du groupe qui ne cesse de s’élever en décibels. On fait le point sur les activités des dernières années dont une fameuse tournée mondiale de 2013 à 2015. L’auteur n’arrive pas à croire que ces artistes qui mènent une telle vie de fous soient si sympathiques une fois les projecteurs éteints et les caisses de son refroidies. En même temps, ce livre permettra à ceux qui ne les connaissent pas encore tout à fait, d’explorer leur univers déjanté.

Metallica. Martin Popoff. Broquet éditeur 207p.   www.broquet.qc.ca


 


 


Le coin de la poésie

Deux recueils pour nous charmer et nous élever au-dessus du banal univers numérique. Joanne Morency nous sert un opuscule inspiré avec Tes lunettes sans ton regard aux éditions David. Un genre qui mêle la prose classique et le haïku. Extrait « Je refais les gestes à ta place. Je range les serviettes sur les mêmes tablettes. Sans cet alignement parfait que tu savais si bien réaliser. Je remplis le pot de sucre. J’annule tes rendez-vous ».

Au Noroît, Luc G. Courchesne nous invite Parmi l’invisible. C’est une démarche assez singulière que son processus de création s’articule autour de la notion de sommeil, raccourci, insomniaque, etc. Extrait « Mise en veille. Position mitoyenne entre la pulsion muette et les signes plastiques pour la dire. Or, voilà que le signes eux-mêmes simulent en silence, dans un effet de demi-présence incandescente, les flux d’intensité de la pulsion corporelle ».


 


 


L’héritière d’Agatha Christie persiste et signe

Si vous n’étiez pas encore au courant, Sophie Hannah a obtenu cet immense privilège des ayants- droits d’Agatha Christie de pouvoir poursuivre l’œuvre de cette dernière, notamment la permission de prolonger les aventures d’Hercule Poirot. Et c’est avec un plaisir évident que la dauphine en titre emprunte les sentiers du célèbre limier. Ça donne cette fois La mort à ses raisons. C’est une lady qui invite Poirot à son domaine. Et il va se passer cette chose incroyable, prenant à témoin les convives, elle leur annonce qu’elle va déshériter ses deux enfants au profit de son secrétaire. Et l’étrange c’est que ce dernier est à l’article de la mort. Allez y voir. Et ce ne serait pas un roman style Agatha Christie s’il n’y avait pas un crime. Qui effectivement aura lieu au château même. On verra du coup les étranges motivations de l’aristocrate.

La mort à ses raisons. Sophie Hannah à la manière d’Agatha Christie. Du Masque 365p.      www.lemasque.com


 


 


Les planches à dessin de la tour Eiffel

Si vous voulez une idée de la complexité de l’érection de la Tour Eiffel allez jeter un coup d’œil au grand album qui lui est consacré chez Taschen où vous avez la chance de voir les planches architecturales étage par étage, trois cent mètres de hauteur. On peut ainsi mesurer du travail de bénédictin qui a présidé à l’élaboration de ce monument emblématique de la Ville Lumière conçu pour l’Exposition universelle de 1889. Monument qui fut décrié par bien des observateurs de l’époque. Mais la vieille tour qui est un des monuments les plus visités touristiquement parlant dans le monde ne cesse d’émerveiller, surtout avec ces nouveaux éclairages nocturnes. Vous voyez la minutie avec laquelle Gustave Eiffel a planché pour aboutir à cette création originale entre toute.

The Eiffel tower. Taschen 176p. 


 







 


Le coin santé physique et psychique

Charles Taylor professeur émérite de l’Université McGill est souvent sollicité pour prendre position sur quantité de sujets, notamment sur la laïcité. En compagnie de Jonathan Guilbault éditeur délégué aux éditions Novalis et critique de cinéma chez Médiafilm, il se livre très librement sur les nombreux sentiers que prend la foi. D’ailleurs le titre du livre est précisément Les avenues de la foi. Ça pourrait prendre plusieurs directions en effet, et c’est pourquoi ils se sont concentrés sur des commentaires de Merleau-Ponty, Hölderlin, Baudelaire, Dostoïevski et frère Émile. Ce qui fascine au-delà de l’opinion propre de l’interviewé, c’est sa grande érudition. Un bol d’air frais dans ce monde numérique de plus en plus inculte. Aux éditions Novalis comme de raison.

Chez Québec-Amérique, Renée Charron nous prend à témoin du parcours qui fut le sien dans sa traversée de la schizophrénie. Un jour j’ai porté le monde. Quand on vous pose un tel diagnostic c’est comme si le ciel vous tombait sur la tête. Avec détermination, elle a pris son mal à bras le corps, s’en est sorti et mieux encore, a entrepris des universitaires en santé mentale. Elle veut redonner aux autres ce qu’elle a reçu. Et ce livre s’inscrit dans cette démarche pour démystifier ce qu’est la schizophrénie.

Aux éditions du Dauphin Blanc. De John P. Strelecky « Mes nouveaux moments ah-ah » ce sont des inspirations puisées au fameux Why Café, célébrissime best-seller sur la croissance personnelle. C’est un assemblage de courtes pensées bienfaitrices, comme celle qui nous exhorte à être notre admirateur sans réserve. Tandis que de son côté Brigitte Morel publie Diama l’enfant des lois de la vie. C’est une belle histoire qu’elle nous transmet, celle d’une intervenante dans un Centre jeunesse, qui doit escorter une jeune fille, Diama au Sénégal. Car orpheline, on doit la placer sous la supervision de sa famille. Il s’avèrera que cette jeune fille est dotée d’une compréhension singulière des lois de la vie.

Il y a une chose incontestable avec Varda Etienne c’est qu’elle ne pratique pas la langue de bois. Bipolaire et assumée, quand elle a quelque chose dans la tête, ce n’est pas dans les pieds. Et quand elle écrit, elle couche réellement des sentiments qui existent ou les contradictions de l’être humain. Elle nous revient sous les projecteur avec un roman Les hauts et les bas d’une famille reconstituée où elle s’interroge sur la place que peut prendre l’amour dans le tempo de notre époque et aussi les crises adolescentes. Au sortir de l’ouvrage, si vous êtes équilibrés, vous apprécierez davantage votre privilège. Aux éditions La Semaine.

Aux éditions Edito deux opus au catalogue déjà très varié et intéressant. A commencer par Katherine Woodward Thomas avec Se séparer sans se détester. Elle est une psychologue experte en relations homme/femme. Elle-même n’a pas été épargnée par le divorce et a entrepris en cinq étapes un processus de ce qu’elle nomme une séparation en conscience. Car si on dit qu’un divorce est un des grands traumatismes de la vie humaine, il y a moyen de faire intervenir la raison sur la passion.

Puis James R. Doty nous offre Le magasin des miracles qui est un appel à changer notre cœur qui amènera un changement de vie. L’auteur est un neurochirurgien. Sur un mode biographique, il raconte qu’à douze ans, il fit la rencontre d’une femme d’exception, Ruth, qui lui enseigna les vertus cardinales de la méditation. Ce fut en quelque sorte un véritable mentor. De sorte qu’il en arrive à la conclusion qu’altruisme et compassion sont les deux facteurs de la qualité de notre existence.

Chez l’éditeur Broquet un album Le cerveau qui nous dit tout sur cet organe qui est notre ordinateur et qui passionne encore des milliers de chercheurs de par le monde qui ne cesse d’en découvrir les possibilités. Tom Jackson devient notre guide pour vulgariser cet élément essentiel de notre système qui conditionne tout le reste. En même temps que l’on passe en revue tout ce que le cerveau touche comme l’œil, il y a des encadrés qui rappellent les éminents chercheurs qui se sont penchés sur lui et comment la science médicale a évolué en ce domaine.


 


 


Un Québec au futur peu engageant

S’il fallait décerner la palme de l’imagination en littérature québécoise, le lauréat serait sans contredit Georges Desmeules tout un zigoto qui s’est déjà fendu d’un d’une exploration entre mathématiques et baseball.  Il se surpasse dans Prophète du hasard qui nous fait faire un grand saut dans le temps, dans un Québec du futur où la chaleur climatique sera-t-elle qu’y pousseront des fruits tropicaux et la Capitale coupée en deux car submergée par la montée des eaux. Vous voyez le portrait. Une oligarchie dirigera, le Conglomérat qui fera adopter un dialecte métissé de volapuk et de novlangue. Le peuple essaie tant bien que mal de survivre dans cette ambiance où nouveauté…un groupuscule de richards presse les pauvres plus que jamais. Et nous faisons connaissance avec Abel qui a gardé des valeurs humaines. Vont-elles lui servir dans ce contexte bien spécial ? Chapeau à l’auteur avec cette fiction qui ne manque pas de piquant.

Prophète de hasard. Georges Desmeules. Lévesque éditeur 124p.    www.levesqueediteur.com


 


 


Kathy Reichs dernière cuvée

La célébrissime anthropologue judiciaire peut s’estimer vivre sur un nuage littéraire, car chacune de ses sorties en librairie est assurée de tutoyer le succès. Et Délires mortels son dernier en date n’échappe pas à la règle. Surtout quand son enquêteuse fétiche Temperance Brennan s’associe avec une cadette enquêteuse et amatrice qui a un dada bien à elle, ressortir des crimes non résolus et s’amuser à rouvrir le dossier. C’est ainsi qu’elle porte à la connaissance de la première, le cas de Cora Teague, une adolescente jamais retrouvée dont la disparition remonte à trois ans. Subsiste un enregistrement à glacer le sang, avec la voix de la victime captive. Temperance accepte le défi, mais comme on le verra le mot délires dans le titre est au pluriel. C’est qu’il n’y a pas qu’un meurtre au feuilleton. Et dire que pendant ce temps, le prétendant amoureux de notre limier vedette doit passer son tour avec sa demande en mariage, justice oblige. Du Reichs au zénith de son art.

Délires mortels. Kathy Reichs. Robert Laffont 339p.    www.laffont.ca

    


 


 


Biographie de la future première présidente des États-Unis ?

Hillary Clinton est depuis si longtemps dans le paysage politique américain, que tout le monde semble la connaître. Et souvent pour les moins bonnes raisons. Mais qui est-elle vraiment, celle qui aspire à devenir historiquement la première occupante de son sexe à s’emparer du Bureau Ovale. Ivan Couronne la suit presque à la trace depuis deux ans. Il est correspondant de l’AFP à Washington depuis 2010. Il nous offre un ouvrage hybride qui jouxte la biographie et l’analyse de campagne présidentielle. Il nous rappelle que cette juriste de l’Iowa avait d’abord militée pour le Parti républicain et on est avec lui dans les coulisses de l’affaire Lewinski qui a failli conduire son président de mari à la destitution. Qu’on l’aime ou non, elle n’est pas banale, carnassière comme pas un. Portrait d’un crocodile en jupon de la politique, qui deviendra réellement si les électeurs le veulent, la femme la plus puissante du monde.

Hillary Clinton la Présidente. Ivan Couronne. L’Archipel 280p.   www.editionsarchipel.com


 




 

Quatre nouveaux opus chez mémoire d’encrier

Mémoire d’encrier est cette petite maison d’édition comme on les aime, qui ne publie que par amour des auteurs, du fruit de leur travail. On ne sort jamais déçu de la fréquentation de leur catalogue. En voici quatre beaux et derniers exemples. A commencer par Ouanessa Younsi poète et psychiatre qui nous arrive avec un récit, le sien, dans Soigner et aimer qui détaille les cas qui lui tombent sous la main, fille obsédée sexuelle mais qui a un blocage du fait qu’elle ne peut pas avaler le sperme de son compagnon, un de ses patients qui se suicide. Bref, la vie et son cortège. Qu’il est lourd le parcours terrestre. Mais ce qui distingue cette praticienne du soin des âmes c’est sa grande humanité. Pour elle ce ne sont pas des cas, mais des êtres fragiles qu’elle aime et à qui elle veut prodiguer un équilibre. Touchant.

Rita Joe de son côté nous donne à lire Nous sommes les rêveurs dans une traduction de l’anglais par Sophie M. Lavoie. Cette dernière était admiratrice des poèmes de l’écrivaine qui est issue de la Première Nation We’koqma’q en Nouvelle-Écosse. C’est une femme au parcours singulier qui a tenu un atelier d’artisanat, a eu huit enfants et adopter deux autres. La traductrice retrouve dans les textes des odeurs et des bruits qui lui sont familiers. Et si nous ne partageons pas ces climats connus d’elle, on les vit à notre manière. Extrait « Le chant du tambour remplit l’atmosphère. Mon cœur se remplit de joie lorsque je danse. Je donne ma oie aux autres par la pensée ».

Ici l’auteur Domingo Cisneros est un métis tepehuane mexicain qui est arrivé au Québec en 1968. Au Collège Manitou à La Macaza il a encadré et formé nombre d’artistes autochtones. La guerre des fleurs code ferus est un livre pratique en diable car il nous donne des moyens de survivre en forêt avec un simple couteau et une machette. Il nous fait découvrir la forêt et ses richesses. Si on suit les consignes qu’il livre généreusement dans ces pages, on pourra survivre à ce qui pourrait être un milieu hostile à tout urbain en béton. Quel; guide merveilleux. Et il nous plaint, nous les gens de la ville, occidentaux surtout, qui sommes hantés que par la possession matérielle et la sécurité.

Dans un autre registre c’est toute l’interrelation entre le Québec et les haïtiens qui est décrite par le menu dans Une place au soleil de Sean Mills homme bardé de distinctions qui reconnaissent sa contribution à la recherche historique. La Belle Province a connu sa grande vague d’immigration haïtienne dans les années soixante-dix. Et beaucoup des premiers migrants hommes ont opté pour le taxi, souvent la seule ressource mise à leurs disposition avec moult dérapages dont le non moindre, le racisme. L’adaptation par les nôtres n’a pas été de tout repos. L’ouvrage est émaillé de témoignages des hommes et des femmes qui ont fui la dictature duvaliériste pour vivre des lendemains pleins d’espoir. Cet ouvrage a pour résultat ne mieux faire comprendre ce qu’ils sont vécu et nous faire aimer cette communauté vibrante et courageuse comme ce n’est pas permis.


 


 


Suite des aventures de la sirène Annika

Nora Roberts poursuit son récit fantastique avec le tome 2 d’Annika qui donne son nom à la sirène vedette de sa saga magique « Les étoiles de la fortune ».  La romancière au 450 millions de lecteurs prolonge l’enchantement créé au moment où Annika rencontre Sawyer un voyageur qui favorise leur arrivée à l’île de Capri où elle doit retrouver l’Étoile d’Eau. Il n’est pas qu’un guide merveilleux ce Sawyer, il en pince pour la jolie sirène. Une romance qui va vivre être contrariée par les sombres desseins de Nezerra une redoutable ennemie. Vous verrez qui du bien ou du mal l’emportera.

Annika. Tome 2 Les étoiles de la fortune. Nora Roberts. Flammarion Québec 415p.     www.noraroberts.com


 


 


La douleur d’une fille obèse

Dominique Bertrand a sa façon se fait le chante de la lutte contre l’intimidation mais dans une sphère bien particulière, celle qui est faite aux filles qui ne cadrent pas avec le moule espérée de la jeune personne longiligne. Comme c’est le cas de « l’héroïne » de son dernier roman Le cœur gros qui se prénomme Arielle, âgée de 11 ans. Pour son malheur elle fait du surpoids. Et comme le vilain petit canard du conte elle est mise au ban non seulement de sa société immédiate, mais de sa propre famille qui a d’autres visées corporelles pour elle. Il y avait sa grand-mère chez qui elle trouvait de l’empathie et la force, mais elle n’est plus. La romancière qui dans une autre vie, celle de mannequin, a su ce qui faisait fantasmer le monde, sait à quel point et pire à notre époque d’hyper-sexualisation ce qu’il en coûte de ne pas incarner l’idéal. La pauvresse se bourre de tout ce qui se trouve à sa portée pour pouvoir supporter sa douleur. Ce livre est une radiographie de notre folie sociale qui engendre des victimes.

Le cœur gros. Dominique Bertrand. Québec Amérique 208p.     www.quebec-amerique.com


 


 


Ce qui nous unit aux amérindiens

C’est un court album rempli d’iconographies rappelant les rapports qui ont été les nôtres au Québec avec les Premières Nations tout au long de notre histoire commune. Le titre Kapak! Nous sommes tous débarqués à Québec de Mathieu D’Avignon qui est historien et chercheur affilié au Groupe de recherche sur l’histoire de l’Université du Québec à Chicoutimi. Sauriez-vous nommer sur-le-champ lesquelles communautés autochtones trouvons-nous à travers la province de Québec ? La réponse s’y trouve avec la démographie pour chacune d’elle au moment présent. Vous avez des illustrations qui détaillent les relations que nous avons entretenues avec des premiers habitants qui ne furent pas de tout repos comme on le sait. Un beau survol au moment où la question des Premières Nations est plus à l’ordre du jour que jamais.

Kapak! Nous sommes tous débarqués à Québec. Mathieu D’Avingon. Presses de l’Université Laval 78p.     www.pulaval.com


 


 


Un conte économiquement réaliste

Habituellement on reproche aux auteurs de littérature jeunesse, de se cantonner dans des cadres narratifs formatés. C’est tout le contraire avec Émile Rivard qui s’inspire de réalités économiques pour forger comme cette histoire Sans pause publicitaire où le protagoniste Hugo travaille pour sa mère dans l’entreprise Gros pieds inc. Mais les affaires vacillent et mettent en péril la compagnie. Cette dernière va s’associer aux Yogourts Bongourt! Et notre jeune garçon sera amené à faire le clown dans des festivals. On verra que cette alliance d’entreprise a aussi des revers.

Sans pause publicitaire. Émile Rivard. Bayard 100p.    www.bayardlivres.ca


 




 


Le coin Miam miam

Ce sont les vins qui sont à l’honneur avec la sortie de deux ouvrages qui leur sont destinés. Mine de rien, ça fait treize ans que Jean Aubry dispense ses précieux conseils dans l’achat de bons vins à prix économiques.. Nous recevons la mouture 2017 avec Les 100 meilleurs vins à moins de 25$, chez les éditions Transcontinental. Encore une fois il a le brio de dégoter des bouteilles de haute tenue en pensant à notre pauvre portefeuille qui s’amenuise continuellement. Il est la preuve vivante que l’on peut sacrifier à sa passion du vin sans se ruiner. Il a identifié au sein de sa sélection ses tops.

Mais si vous êtes un pur amateur qui souhaite vous initier au monde des vins, nous vous signalons un excellent ouvrage didactique, Le guide ultime pour connaître et déguster le vin de Marnie Old. Tout y est en chapitres simples, petits encadrés avec suppléments explicatifs. On explique le niveau de mûrissement des raisins qui vont servir selon que l’on veuille produire un vin rouge ou un vin blanc, les différents cépages, l’ordonnance des vins lors d’un repas, des moelleux aux liquoreux. C’est vraiment bien fait. Un chapitre est consacré aux accords mets et vins. Bref, si vous au sortir de cette lecture vous parvenez à tout retenir, laissez-nous vous dire que vous allez en impressionner plus d’un. C’est aux éditions Broquet.


 


 


Au sujet de la culture du viol

L’affaire Sklavounos met en lumière ce qu’on nomme comme la culture du viol. Nancy B. Pilon a décidé de réunir différentes voix qui s’expriment sur le thème du consentement lors d’actes sexuels. Ces hommes et ces femmes livrent leurs point de vue sur l’acte forcée où le fameux « qui ne dit mot consent » devient la règle de conduite. On le comprendra que c’est une dénonciation commune et pas seulement dans le cadre des relations hétérosexuelles comme ce que nous dit Samuel Larochelle au sujet des initiations entre hommes qui virent au viol.

 

Sous la ceinture. Unis pour vaincre la culture du viol. Collectif. Québec Amérique 178p.    www.qubec-amerique.com


 


 


Des trésors et faits méconnus de la Vieille Capitale

La Ville de Québec a de multiples raisons de figurer dans le patrimoine mondial de l’UNESCO tellement il y a de merveilles à découvrir. Dans une série d’ouvrages sur la capitale québécoise, Jean-François Caron et Pierre Lahoud s’attachent à nous faire découvrir des trésors cachés ou des faits historiques méconnus. Curiosités de Québec est une mine de renseignements qui nous fait réaliser à quel point nous sommes des nains devant la connaissance. On apprend entre autre que la fameuse côte Dinan n’a rien à voir avec la ville bretonne mais qu’elle est nommée en l’honneur de Francis Dinan qui fut pendant vingt-deux ans le seul anglophone à siéger à l’Hôtel de Ville de Québec.

Curiosités de Québec. Jean-François Caron et Pierre Lahoud. Les éditions GID  226p.


 


 


Célébration poétique de la nature terrestre et humaine

Amateurs de poésie, dirigez vos yeux vers ce recueil de Claudine Tremblay « Nature première » qui est une double célébration de la nature terrestre et celle humaine. Extrait « le feu, source d’énergie, l’énergie de mes passions, feu qui embrase et dévaste les corps, feu qui éclaire la nuit et réchauffe les vins, feu qui rassemble tout autour, feu qui enflamme les désirs, le feu brûlant tout mon être ».

Nature première. Claudine Tremblay. Les éditions GID 88p.   www.leseditionsgid.com


 


 


Les acadiens qui ont migré vers l’Ouest du pays

Voici un ouvrage qui met en relief un volet ignoré de l’histoire des acadiens, à savoir ceux qui sont partis dans l’Ouest du pays pour exercer la traite des fourrures et autres motivations. Car généralement qui dit acadien, fait référence aux provinces de l’Atlantique ou aux descendants cajuns. Claude Ferland raconte leur saga incroyable souvent dans des conditions hostiles. Cadiens et voyageurs rend justice à ces êtres qui ont bravé les éléments pour coloniser l’ouest canadien.

Cadiens et voyageurs. Un parcours singulier au Pays d’En-Haut. Claude Ferland. Les éditions GID 292p.      www.leseditionsgid.com


 


 


Cent ans de la vie d’un manoir de l’île d’Orléans

Beau devoir de mémoire que celui de Guy Turcotte qui raconte la vie de plus de cent ans du Manoir Mauvide-Genest qui se trouve à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans. C’est que ce manoir classé historique en 1971 a appartenu à ses ancêtres. Il a disparu du giron familial au grand dam du grand-père de l’auteur le notaire Joseph Sylvio Narcisse Turcotte qui aurait été bien intéressé à le racheter. C’est que le père de ce dernier, menuisier et entrepreneur y était né et y avait vécu jusqu’à ce qu’il se marie en 1876. Saluons ce travail généalogique et historique de premier plan. Un trésor à découvrir. Les fans de généalogie se retrouveront comme dans une bonbonnière.

Plus de 100 ans au manoir Mauvide-Genest à Saint-Jean-de-l’ïle-d’Orléans. Guy Turcotte. Éditions Gid 371p.   www.leseditionsgid.com


 


 


Deux icones, Marilyn et Prince ont leur album

Cette semaine deux albums renforcent l’aura de deux pointures médiatiques, Marilyn Monroe et le chanteur Prince disparu trop tôt et dont la mort le range au niveau des icones, tandis que l’actrice elle a déjà atteinte le rang de mythe. Martin Howard consacre la vedette de « Certains l’aiment chaud » avec chez Sélection du Reader’s Digest « Marilyn, sa vie en images ». Comme son titre l’indique c’est un album essentiellement de photos qui retrace ce parcours hors norme de Norman Jean Baker à celui qui fera fantasmer des millions d’hommes et dont on continue à entretenir le souvenir. L’auteur a colligé le maximum de photos qui fait voir les débuts de la starlette jusqu’à sa mort tragique. On prend un plaisir inépuisable à voir et revoir ses images qui nous montre la fragilité de cette femme abusée par Hollywood et les hommes et qui ne demandait qu’à être aimée.

Chez Gallimard, Mobeen Azhar rend hommage à Prince mort à 58 ans d’une surdose de médicaments. Il rejoint au panthéon musical les Jim Morrison, Janis Joplin et Jimmy Hendrix. La démarche ressemble ici à la précédente, en mettant par contre un peu plus l’accent sur la production artistique. On prend la mesure de ce musicien génial qui a apporté une contribution significative à la musique pop. On se prend à regretter la disparition si inattendue de l’interprète de « Purple rain ». Sa mort le range au niveau d’une légende. Triste consolation.


 




 


Le lapin à l’honneur aux 400 coups

Le lapin a les honneurs de la maison d’édition les 400 coups, avec deux contes le représentant. Le premier Le voyage de Monsieur Lapin de Pascal Hérault sur des illustrations de Geneviève Després qui raconte l’intervention que doit faire Monsieur Lapin appelé en renfort pour venir au secours de morses qui sont peinturlurés de biens drôles de façons à Banquise City. Un peintre un peu fou en effet s’amuse à les badigeonner de couleurs. Par ailleurs 752 lapins de François Blais et Valérie Boivin nous met en présence d’une princesse qui a son cercle de 752 lapins qui l’entoure. Vint un jour où on s’apercevra de la disparition de l’un d’entre eux. Et de là on se mettra à sa recherche. Mais ça ne se fera pas sans quelques embûches.


 


 


Deux ajouts à la collection patrimoniale «100 ans noir sur blanc »

A Culturehebdo on ne s’en cache pas, nous avons une affection particulière pour la collection « 100 ans noir sur blanc » aux éditions GID qui nous plonge dans une nostalgie sans limite avec ce principe de nous faire découvrir le passé d’une ville ou d’une région à l’aide de vieilles photos rassemblées accompagnées de vignettes chargées d’anecdotes. Deux titres paraissent qui entérinent notre intérêt. Dany Côté lance Le Saguenay-Lac Saint-Jean, les villes de compagnies qui comme son titre l’indique axe les documents sur le monde du travail dans ce coin de la province. A sa grande stupéfaction, un membre de la rédaction a retrouvé une photo d’une piscine publique dans ce qui était la municipalité de Kénogami. Un petit choc émotionnel.

De leur côté, Annette Debien Bertrand et Karine St-Germain ouvre l’album de la Rivière-à-Gagnon un saut dans le temps. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette région, le village a pris par la suite le nom de Bellefeuille qui fait maintenant partie du grand Saint-Jérôme. Vous l’aurez compris, nous sommes dans les Laurentides. La première a constitué des archives précieuses, tandis que la seconde est résidante du secteur. Encore là, cette formule de la découverte d’un monde par les archives, nous rappelle que nos ancêtres étaient vaillants, tout sauf paresseux. Et chapeau aux éditions GID de concrétiser la devise de notre province « Je me souviens » où hélas on oublie souvent d’où nous venons.


 


 


La force de l’amour et de l’amitié

C’est bien indiqué que c’est un roman, en même temps qu’en quatrième de couverture d’Étincelle de Michèle Plomer il est question de son amitié pour une chinoise. Chinoise, nommée Song résidante de Shenzhen qui un jour, basculera dans le drame, quand préparant un repas, allumant la cuisinière au gaz, tout saute soudainement, qui la laisse brûlée vive. On voudrait mourir pour moins que ça. Ce qui va figure de rédemption c’est l’amour et l’amitié autour d’elle qui vont la supporter dans sa douleur charnelle et émotive. Que ce soit un roman ou en fait un récit, qu’importe, ce texte comporte un très grand message à savoir que l’affection est au-dessus de tout et peut accomplir de grandes choses. En même temps, l’auteure nous donne à lire sur le choc des cultures, mais au-delà des régimes politiques, les sentiments humains sont les mêmes pour tous.

Étincelle. Michèle Plomer. Marchand de feuilles 301p.    www.marchanddefeuilles.com


 




 


Aux éditions du remue-ménage

Deux sorties remarquées aux éditions du remue-ménage, Sorcières, sages-femmes et infirmières de Barbara Ehrenreich et Deirdre English est une courte histoire de la participation des femmes à la médecine. On se rend compte qu’on en sait si peu sur l’apport des femmes à la santé. Spontanément, ou naturellement dit-on, la femme a voulu soigner ses semblables, comme ce fut le cas en Occident. Elles étaient des guérisseuses mais hélas souvent associées à la sorcellerie et condamnée socialement et surtout par l’Église. On raconte qu’à Toulouse on en décima 400 en une seule journée. Un bilan peu reluisant du joug subit par les femmes dans l’Histoire. Et on ne parle pas du combat plus récent des sages-femmes.

Dans un autre registre un roman de Jan J. Dominique « L’écho de leurs voix »  l’auteure qui, au passage, écrit remarquablement bien, donne la parole aux enfants montréalais de l’immigration haïtienne. Comment vivent-ils dans le fameux vivre ensemble si cher au maire actuel de la métropole. Leur dit-on tout ou leur cache t’on des choses de leur passé ? C’est presque un documentaire sur l’héritage culturel laissé ou non à la génération suivante. Les blancs de chez nous ont tout intérêt à parcourir ces pages éclairantes sur les sentiments qui habitent les jeunes haïtiens qu’ils côtoient sans vraiment les connaître.


 


 


Paris sera toujours Paris

Nous reprenons le titre d’une chanson de Maurice Chevalier et dans laquelle il clamait haut et fort son amour de la Ville Lumière. C’est vrai qu’il faudrait plusieurs vies pour venir à bout de toutes les découvertes à faire. D’où l’intérêt pour 300 raisons d’aimer Paris de Judith Ritchie chroniqueuse beauté qui a vécu quatre ans dans la capitale comme directrice de la rubrique beauté de l’Officiel Paris. Ce qu’il y a de bien dans cette démarche c’est que nous sommes aux antipodes des circuits convenus pour touristes qui voyagent en suivant des itinéraires de cartes postales. Là vous avez une personne qui détaille ses coups de coup de cœur à elle. Elle nous livre généreusement ses adresses coups de cœur comme ce thé que l’on peut prendre au Café Laurent de l’Hôtel d’Aubusson dans un décor dix-septième siècle avec feu de cheminée en hiver. C’est là entre autres, où elle aime bien nichée pour faire des petits travaux sur son ordi en écoutant parfois des spectacles de jazz. C’est comme si elle nous confiait des lieux réservés aux initiés. On adore. Pour se rendre compte que cette ville n’a pas fini de livrer ses surprises. Oui Paris sera toujours Paris.

300 raisons d’aimer Paris. Judith Ritchie. Les éditions de l’Homme 285p.   


 


 


Un cadre magique à Maldoror

Nancy Vickers nous mène dans un univers bien spécial dans Maldoror qui donne son nom à un village qualifié par l’auteure d’intemporel. On retrouve Vanessa, peintre ésotérique assez déjantée. Qui a une fille prénommée Immaculée. S’amène un jour dans la localité un musicien, Vlad Vamberger, qui irradiera complètement Vanessa qui se jettera dans sa couche. Elle mourra en donnant naissance à des jumeaux que le géniteur confiera à leur grand-mère assez trouble au demeurant. D’ailleurs dans la maison familiale les toiles vont s’animer. On ne vous en dit pas plus. Ce roman riche en climats est chargé de mystère. De quoi faire au passage un très beau film au grand écran.

Maldoror. Nancy Vickers. Éditions David 243p.     www.editionsdavid.com


 


 


Du côté des Presses universitaires de Grenoble

Deux essais sortent aux Presses universitaires de Grenoble. Le premier Étudier la publicité de Simona De Iulio professeure en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lille. Qui veut intéresser les gens en communication à tous les aspects du discours publicitaire. En fait, il intéressera bien davantage, en fait tous ceux qui désirent savoir les tenants et aboutissants d’une stratégie marketing. On s’apercevra que dans le cas des monopoles du commerce de détail, encore plus que de vendre de la marchandise, c’est également un moyen d’affirmer sa puissance dans le marché.

Puis Philippe Warin nous gratifie dans la collection « Libre cours politique » Le non-recours aux politiques sociales. Ça traite d’un phénomène qui touche la France. En clair on estime que 60% de gens ne recourent pas aux services sociaux qui leur sont dû. D’où le terme de non-recours. Ce serait intéressant par extension de voir si au Québec cette situation prévaut. L’essayiste tente d’expliquer le pourquoi de cette situation. Il avance entre autres hypothèses, que ce soit un comportement politique.


 


 


Le naufrage de l’Empress of Ireland en images

A Rimouski plus particulièrement on n’a jamais perdu de mémoire la tragédie du naufrage de L’Empress of Ireland qui sombra dans la nuit du 28 au 29 mai 1914 causant la mort de 1012 personnes et 465 survivants. Un drame qui ne fut dépassé que deux ans plus tôt par le naufrage du Titanic qui fit lui 1520 morts. L’historien maritime David Saint-Pierre s’intéresse depuis toujours à ce paquebot mythique et celui de son jumeau l’Empress of Britain. Le premier allait regagner Liverpool de retour de Québec. Il avait eu le temps de voguer depuis huit ans. C’est une collision par nuit de brouillard avec un cargo norvégien qui allait entraîner ce géant des mers par le fond. L’auteur a rassemblé une foule de précieuses photos nous racontant tout de cette aventure qui se foulait magnifique et qui connut un triste dénouement, de sa construction jusqu’aux cadavres empilés à Rimouski.

L’Empress of Ireland, une histoire par l’image. David Saint-Pierre. Les éditions GID 165p.      www.leseditionsgid.com


 


 


Le coin santé physique et psychique (1)

Aux éditions Archi poche Détruite d’Hélène Montel qui témoigne de son union avec un pervers narcissique. Toute la domination que cet homme lui a fait subir est détaillée par le menu. Et même quand elle se soustraira à son emprise et que lui-même s’acoquinera avec une autre, il n’aura de cesse de vouloir la manipuler encore une fois. Il y a des passages qui sont à glacer le sang, tellement on est outré de voir à quel point cette déviance mentale peut prendre des proportions.

Deux titres maintenant aux éditions AdA. La vie vous aime de Louise Hay célébrissime coach américaine en tandem avec Robert Holden qui est une série de sept exercices afin de transformer sa vie de l’intérieur et non de la vivre comme les autres la voudrait pour soi.  Et de Sonia Choquette un médium qui en connaît un rayon sur les guides angéliques. Cela donne Demandez à vos guides dans lequel elle brosse le portrait des sortes de guides de l’Au-delà.

Aux éditions La Semaine, un livre qui intéressera au plus haut point ceux et celles qui ont une relation compulsive avec les aliments et qui bouffent leurs émotions. Avec le résultat d’une surcharge pondérale. Eh bien Geneviève Arbour et Judith Petitpas cosignent Lundi je me mets au régime. C’est rien de moins qu’un guide pratique pour retrouver un poids acceptable et contrer la boulimie. L’ouvrage est parsemé de témoignages dans lesquels beaucoup se reconnaîtront.


 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

Denis Leblanc est un mec au parcours étonnant. Après vingt-cinq ans à la Sûreté du Québec, retraité, il entreprendra son pèlerinage vers Compostelle, trajet spirituel mythique qui était encore inconnu des québécois. En ce sens il sera chez nous un des pionniers. Cela l’a tellement marqué qu’il a reproduit son propre Chemin de Compostelle québécois entre Montréal et Québec baptisé le Chemin des Sanctuaires. Dans son Journal d’un pèlerin moderne il revient sur son cheminement et ce qui le motive dans cette démarche qui l’enrichit au quotidien. C’est aux Presses de l’Université Laval. Et chez le même éditeur Les arts martiaux, la puissance d’un imaginaire un ouvrage en collectif sous la direction d’Olivier Bernard. Grosso modo on établir de quelle manière ces arts martiaux ont pénétré la culture populaire par le biais de la littérature et le le cinéma, avec sa charge de lieux communs.

Et deux bouquins chez Québec-Livres Psycho et sexo de Bianka Champagne sexologue et Sylvie Rousseau psychologue. C’est une démarche singulière en ce sens qu’elles se sont limitées volontairement à 52 textes pour que les lecteurs puissent lire un chapitre par semaine et se donner le temps de l’assimiler. Et revient souvent le credo de faire éclater nos blocages et nos culpabilités. On demeurera toujours le pire ennemi de soi-même. Enfin, Serge G. Dubé qui est en relation d’aide depuis trente-cinq ans a écrit de son côté Le pouvoir de l’intelligence émotionnelle. Et dieu sait si un nombre alarmant de gens ne parviennent pas à gérer leurs émotions. Il a senti la nécessité de leur venir en aide en permettant que ces personnes puissent développer d’authentiques capacités humaines.


 


 


Qu’est-ce qui motive un écrivain à écrire ?

C’est une collection fort intéressante que celle « d’ »écrire » aux éditions Trois-Pistoles, où on invite un homme ou femme de lettres de nous expliquer la genèse de sa démarche d’auteur(e). Comment leur est venu ce goût pour l’écriture, leur méthode, leurs « secrets » d’écrivains. Cette collection va convenir parfaitement à tous ceux et celles qui sont dévorés par ce moyen d’expression et qui veulent connaître le mode d’emploi. Vient de paraître Écrire passion chronique de Jean-François Crépeau qui est un enseignant de métier et qui s’ouvre totalement sur sa façon à lui. Et il porte un jugement critique sur la méthodologie d’enseignement formatée de la littérature, telle qu’elle s’exerce. En fin d’ouvrage il a sa nomenclature de ses écrivains favoris, son petit panthéon personnel.

Écrire passion chronique. Jean-François Crépeau. Éditions Trois-Pistoles 170p.      www.editionstrois-pistoles.com


 


 


Le pape François n’a pas que des amis

Avez-vous vu le dernier épisode de l’émission Enquête à Radio-Canada. Un reportage choc d’Alain Crevier l’animateur de Second Regard qui a dévoilé les conspirations de la Curie romaine à l’endroit du pape François considéré comme un gêneur de l’ordre établi. Et le tableau qu’il en brosse est loin de correspondre à l’enseignement de l’amour évangélique. On relève des cas de collusions financières, de cardinaux qui vivent vraiment comme des princes de l’Église et non pas collés à l’image de Saint-François d’Assises. L’émission nous frustra tout de même un peu car elle ne dure que cinquante minutes. Mais vive le monde du livre, car nous avons tout le détail de ce qui se passe dans l’enceinte du Vatican avec le journaliste Nello Scavo qui a mené sa propre investigation. Son livre Les ennemis du pape est un brûlot qui en dit long sur les agissements de l’establishment catholique. On voit les agissements de la Curie pour isoler le pape. C’est pas du joli.

Les ennemis du pape. Nello Scavo. Novalis 392p.     www.novalis.ca


 


 


Un autre hymne à l’amour pour la Grosse Pomme

Ce serait intéressant de répertorier combien se publie de guides chaque année touchant à New York. Les actes d’amour se multiplient à l’endroit de la métropole américaine. Dernier hommage bien rendu, celui de la maison Édito qui lance New York. Sa particularité c’est qu’il facilite le repérage des lieux d’intérêts et ne nous entremêlent pas avec moult cartes géographiques. Ainsi vous avez une page par exemple sur laquelle on retrouve un segment de quartier avec des icones accompagnées de numéros, et dans les pages suivantes vous avez de petits textes décrivant ce qui vaut la peine d’être vu, boutiques, restos, hébergements, lieux bizarres. On se rend compte à chaque fois, comment cette ville a des attraits que d’autres non pas. S’il fallait choisir un guide parmi d’autres, notre choix se fixe sur celui-là.

New York. Collectif. Édito 459p.    www.editionsedito.com


 


 


Comme dans un film d’horreur

Les amateurs d’histoires d’horreurs mais qui ne les cherchent pas uniquement au grand écran, vont trouver leur bonheur avec La guillotine de Véronique Drouin qui parait dans la collection Magellan chez Québec-Amérique. Nous parions qu’elle doit être une passionnée de cinéma d’horreur, car du moins elle sait rendre sur papier un climat comme on en retrouve dans le septième art. Jugez-vous-même, quatre étudiants en mal de frissons qui sont en quête d’un sujet brûlant pour leur journal étudiant. Ils vont prendre d’assaut une maison qui a un sombre passé. Et ils en voulaient des peurs, ils seront servis. On parle ici de cauchemars et c’est euphémisme. Pour quelles raisons toutes ces peurs ? Allons-donc, on ne va pas gâcher votre plaisir.

La guillotine. Véronique Drouin. Collection Magellan. Québec-Amérique 253p.      www.quebec-amerique.com


 


 


Revenir sur sa vie sur les lieux mêmes de la mort de son père

Le plus beau et simple compliment que l’on peut faire à Jean-Pierre April est qu’il écrit bien et fait tout pour ne pas être ennuyeux. Et il nous en offre une preuve éclatante dans Quand j’étais qui pourrait servir de classe de maître dans un ours d’initiation à la littérature. Il campe un personnage âgé de 77 ans, qui se retrouve dans la même chambre et dans le même hôpital où son père, au même âge, quitta ce monde. A la différence que dans le cas du fils septuagénaire, se trouve une infirmière remplie d’empathie qui se nourrira des récits du patient. Et dans toutes ces pages ce sont des flash-back de vie. Voici de quoi faire un très beau film en passant.

Quand j’étais. Jean-Pierre April. Éditions Trois-Pistoles 203p.    www.editionstrois-pistoles.com


 


 


La connaissance qui sauve de tout

Nous le savions à la rédaction, la connaissance est la seule chose salvatrice en ce bas monde. Et c’est d’ailleurs cette nourriture intellectuelle qui sauve l’héroïne du roman de Rabih Alameddine « Les vies de papiers ». La protagoniste, Aaliya Saleh à 72 ans est ce qu’on peut qualifier de femme forte. Cette femme de Beyrouth, vit à sa façon en marge des mœurs formatées de son pays le Liban. Ce n’est pas à elle que l’on va dicter quoi faire et qui voir, comme dans sa jeunesse où sa mère voulait lui interdire de fréquenter une amie au motif qu’elle avait les cheveux roux, signe indubitable que les ancêtres de cette dernière avaient couchées avec l’ennemi d’où cette couleur capillaire. C’est un roman certes, mais il y a véritablement un aspect documentaire dans ces pages qui nous montre qu’elle est la mentalité qui prévaut dans cette ville où tu ne sais jamais si dans les minutes qui vont suivre ta maison ne seras plus qu’un amas de débris. Comment trouver de la ressource dans ces conditions ? Dans le plaisir de savoir. C’est un tribut extraordinaire à la connaissance. Car qui sait, on le savait, à moins peur.

Les vies de papier. Rabih Alameddine. Les Escales 326p.    www.lesescales.fr


 


 


De belles histoires de chasse et de pêche

Une fois terminé ce livre divin de Pierre D’Amours surnommé « Le Sauvage blanc »  intitulé L’œil du prédateur on se demande comment se fait-il que les écolos, ardents défenseurs de la biosphère, n’encouragent-ils pas la lecture de tels livres qui sont autant de célébrations de la faune et de leur habitat. On savait que les pêcheurs et chasseurs ont toujours pleins d’histoires à raconter, mais on oublie qu’ils sont aussi des amoureux de la nature et que s’il y en a qui ont à cœur la préservation de l’écosystème. L’auteur est un conteur fascinant qui, à force de mots, nous dit ce qu’il a vécu ou entendu. Car le bonheur du disciple de Nemrod est aussi le partage humain. Il y a une belle convivialité en forêt qu’on ne trouve pas sur le bitume des villes.

L’œil du prédateur. Pierre D’Amours. Éditions Trois-Pistoles 234p.   www.editionstrois-pistoles.com


 


 


Des témoignages qui ravivent Michel Chartrand

A notre époque où domine au Québec la pensée unique, cette peur de faire des vagues qui ne nous quittent jamais, qu’est-ce qu’on regrette un Michel Chartrand qui a passé l’essentiel de sa vie à pourfendre les exploiteurs de la classe ouvrière et les injustices en tout genre. On oublie vite et à l’ère numérique plus que jamais. Saluons la sortie d’A bas les tueurs d’oiseaux de Suzanne G. Chartrand la propre fille du regretté leader syndical. Elle a réuni des témoignages de gens qui l’ont connu et qui apportent différents éclairages sur l’homme, fait d’une seule pièce et droit dans ses bottes. Le mot peur ne faisait pas partie de son vocabulaire. Qu’est-ce qu’on s’ennuie de lui. Ce livre est un devoir de mémoire. A faire lire aux jeunes qui manquent d’idéaux.

A bas les tueurs d’oiseaux. Suzanne G. Chartrand. Éditions Trois-Pistoles 120p.    www.editionstrois-pistoles.com


 




 


Deux romans à tempérament chez Québec Amérique

Qui aime les histoires fortes doivent prendre en note impérativement la sortie de deux romans très forts chez Québec Amérique, Turbide de François Racine et Veiller Pascal de Luc Mercure chacun ayant son univers bien à lui. Prenons le premier dont le patronyme qui donne son titre au livre, est celui du protagoniste qui vit de manière toute croche avec des bibittes plein la tête. Il a au moins pour lui d’avoir dans son périmètre immédiat des potes qui font de leur mieux pour lui redonner de l’équilibre. La tâche est ardue tant Turbide a un gros fardeau psychique. Comme quoi la solution ne peut parvenir que de l’intéressé lui-même à partir du moment où il se reconnaît malade. C’est un ouvrage d’actualité car au Québec en ce moment, le déficit mental de la population demeure un tabou. Ensuite on appréciera la mixité du style écrit qui l’emprunte tantôt au français classique, tantôt au joual bien de chez nous.

Autre tempo avec Veiller Pascal. Luc Mercure aborde les amours d’un professeur retraité pour un jeune homme en désarroi psychologique. S’il y a une parenté entre ce titre et le précédent, c’est qu’on remarquera le thème du déséquilibre mental qui correspond sans doute à l’état de la société québécoise qui fait dans le déni et qui se refuse à prendre de front les vrais problèmes. Bref, le prof est tiraillé entre le béguin qu’il a pour l’infortuné objet de ses désirs. L’auteur pose la question à savoir s’il y a ici manipulation ou altruisme sincère ? Deux beaux fleurons qui vous feront partir dans des univers singuliers.


 




 


Du côté de Gallimard

La production de la rentrée chez Gallimard est éblouissante. Les comités de lecture de l’auguste maison ont bien fait leur travail. Nous avons deux bouquins qui sont incontournables. Crue de Philippe Forest et Les deux pigeons d’Alexandre Postel. Forest montre un homme qui revient sur ses pas dans une ville où il a vécu, surtout un deuil qui cicatrise difficilement. Et il voit les transformations urbaines qui défigurent ses souvenirs d’antan. Il peine à reconnaître certains coins de quartiers qu’il a fréquenté. Les souvenirs s’en vont, comme autant d’autres petits deuils à faire. C’est comme la radiographie d’une localité dont on peut dire que la seule chose qui est stable là bas c’est le changement.

Alexandre Postel pour sa part s’interroge sur ce que représente d’être en couple à l’ère moderne que nous vivons. Tel un entomologiste qui scrute attentivement les insectes, il regarde aller un couple Théodore et Dorothée, sympathiques comme tout. Pour ces deux là, les repères de stabilité sont rares, d’autant que les couples qui les entourent éclatent à peine s’étant formés. Ensuite n’a-t-on pas dit et répété, religion oblige et culture aussi, que l’homme et la femme trouvaient leur félicité dans la procréation. Beaucoup d’interrogations comme on peut le constater.


 


 


Le panthéon Taschen des designers de mode

La collection Bibliotheca chez l’éditeur Taschen, voit arriver un nouvel opus qui plaira à tous les fashionistas de la planète ou bien les ceux et celles qui ambitionnent un jour de faire carrière dans la mode. En effet, on lance 100 contemporary fashion designers sorte de panthéon de la maison d’édition qui regroupe les têtes couronnées de la mode, de Karl Lagerfeld en passant par Vivienne Westwood et Tom Ford. Mais au-delà de ces icônes hyper connues, le plaisir se trouve ailleurs, avec la découverte de créateurs moins connus mais qui figurent au firmament de la couture comme Alberta Ferretti ou Christopher Kane. Pour chacun d’eux, une courte monographie très bien faite qui va à l’essentiel et une photo emblématique d’une de leurs réalisations. Ceux qui disent aimer la mode ne peuvent opposer aucune résistance et se feront un devoir de se procurer ce bouquin fondamental.

100 contemporary fashion designers. Taschen 703p.  


 


 


Le fantôme et la Goranie

Les amateurs du genre fantasy ont du plaisir en vu pour quelques heures avec l’arrivée en librairie du premier tome d’une saga de Gabriel Katz qui a pour titre La part des Ombres. Qui nous transporte en Goranie. Il s’en passe de bien bonnes dans cette contrée singulière, dont la présence d’un être proclame venir du monde des morts et qui se fait surnommer Le Fantôme. Il ne va pas manquer de boulot ce justicier bien spécial. Pour mener à bien sa mission et éradiquer tout danger, il va s’entourer de trois mercenaires dont une femme forte comme on les aime et qui n’a pas froid aux yeux. De l’action au quart de tour. Et comme l’écrivain est scénariste à la ville, ce n’est pas à lui qu’on va apprendre la mise en scène. Kats est ici éblouissant, au zénith de son talent.

La part des Ombres. Tome 1. Gabriel Katz. Scrineo 317p.     www.scrineo.fr


 


 


Un thriller italien bientôt au cinéma

L’Italie, contrairement à ce qu’on pense n’est pas en reste. Sauf que les traductions en langue française ne suivent pas toujours le rythme de sortie en langue originale. Mais là nous sommes gâtés au superlatif avec un thriller qui se passe dans les Alpes. La fille dans le brouillard de Donato Carrisi commence par la disparition d’une jeune fille bien sous tout rapport  Et les questions se font nombreuses, entre l’hypothèse d’une fugue ou bien pire encore, un kidnapping. Entre en scène un limier vedette, Vogel. Le problème qui pèse sur les épaules d’un tel détective c’est l’obligation de résultat. Il va donc se mettre à la tâche les projecteurs braqués sur lui. Autre problématique qui se présente à lui, c’est que s’il piétine, l’opinion publique aura tôt fait de désigner un présumé coupable. Nous vous ferons l’économie du dénouement comme de raison afin de ne pas vous priver de la finale. Nous sommes en face d’une histoire somme toute classique dans son genre mais suffisamment bien ficelé pour que le septième art s’en empare, de sorte qu’on devrait voir cette histoire portée au grand écran. D’ici là faites votre cinéma. En fin d’ouvrage nous avons droit à une interview de l’écrivain qui nous raocnte les motivations qui ont présidé à la rédaction.

La fille dans le brouillard. Donato Carrisi. Calmann-Lévy


 


 


Reprogrammation expérimentale d’un détenu

Alphabet de la canadienne Kathy Page vaut le détour. D’abord il faut préciser pour la petite histoire que l’auteure a passé une année en prison comme écrivaine en résidence.  C’était en Angleterre à Nottingham. Il y avait là un terreau fertile à mille histoires. Elle en a tiré Alphabet qui nous fait voir un meurtrier sur qui on va entreprendre un programme de reconstruction comportementale. Autrement dit on te défait en morceaux au plan psychologique pour tenter de te refaire à neuf. Est-ce que ça fonctionne ? C’est ce que vous allez découvrir dans ce roman qui tient quasiment du documentaire. Intéressant à tout point de vue au plan de l’analyse de ce qu’est fondamentalement un être humain.

Alphabet. Kathy Page. Québec Amérique 407p.     www.quebec-amerique.com


 


 


La phase des découvertes humaines

Santiago H. Amigorena d’origine argentine. C’est un réalisateur et scénariste, aussi producteur. Il baigne donc dans le cinéma. Tellement qu’il a deux liaisons avec des actrices, Julie Gayet avec laquelle il aura des enfants et Juliette Binoche. Est-ce que parce que son père est psychanalyste ? Toujours est-il qu’il est hanté par l’introspection et a entreprise de se raconter à travers plusieurs bouquins dont voici le dernier consacré aux découvertes de l’enfance et de l’adolescence Les premières fois. Dire que c’est un livre ouvert est un euphémisme. Il dit tout ce qui passe par la tête d’un jeune en phase exploratoire quand tout arrive pour la première fois. Il y a là une rare densité et ça nous interpelle, car plusieurs des sentiments qui l’habite ont parfois été les nôtres. Ça nous rappelle qu’avec la naissance ne vient pas le mode d’emploi et que nous sommes constamment en apprentissage de tout jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Les premières fois. Santiago H. Amigorena. P.O.L. 582p.   


 


 


Le phénomène théâtral d’Harry Potter

Tout ce qui touche à Harry Potter baigne dans l’or. On sait le méga succès des ouvrages de J.K. Rowling 450 millions de copies vendues à travers la planète, qui a fait de cette femme qui était au bout du rouleau financièrement, la femme la plus riche du Royaume-Uni suivie de près par sa Majesté la Reine. Au cinéma on n’en parle pas, des hordes de spectateurs. Et maintenant voilà que s’amène la forme théâtrale avec Harry Potter et l’enfant maudit. Encore là une aventure bénie des dieux puisque la première de la pièce adaptée par John Tiffany et écrite par Jack Thorne a fait fureur. C’est à guichets fermés jusqu’en décembre de 2017. Nous retrouvons Harry Potter qui bosse au ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Il ne sait plus où donner de la tête le pauvre. La traduction française nous arrive, qui d’office est assurée d’au moins vingt-huit millions de copies, rien de moins.

Harry Potter et l’enfant maudit. J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne. Gallimard 341p.    www.gallimard-jeunesse.fr


 


 


Architecture de l’ère spatiale

Qu’est-ce qu’il était avant-gardiste l’architecte américain John Lautner (1911-1994) qui dans les années cinquante commença des constructions futuristes dont certaines, comme celle apparaissant sur la monographie qui lui est consacré, ressemble à une soucoupe volante. On pourrait dire de lui à ce chapitre qu’il est l’architecte de l’ère spatiale. Il a surtout créé en Californie du Sud. Son bureau se trouvait sur Hollywood boulevard. Ses créations portent une marque distinctive avec ses grands volumes, l’emploi abondant du verre pour ses immenses fenestrations. Et certaines de ses réalisations sont à flanc de colline procurant un certain vertige avec tout Los Angeles à vos pieds. L’éditeur Taschen ravive sa contribution grâce à Barbara-Ann Campbell-Lange. On ne peut pas demeurer insensible à cette vision remarquable qui même aujourd’hui est d’avant-garde.

Lautner. Barbara-Ann Campbell-Lange. Taschen 96p.   


 




 


Le coin Miam miam

Les éditions marie claire nous arrivent avec six petits ouvrages qui vont compléter la bibliothèque culinaire. L’éditeur a pris soin de faire un beau travail, utilisant du papier glacé qui rendent superbement les photos illustrant les plats en montre…et qui donnent faim. Voici les titres de cette petite collection Tartes et tourtes, Le poulet, Cuisine veggie, Desserts de nos régions , Moins de 30 minutes et La pomme de terre. Pour chacun des volumes comptez 100 recettes et qui pour plusieurs sont marquées au sceau de l’originalité. Les personnes débordées par leurs activités professionnelles vont beaucoup apprécier « Moins de 30 minutes » car on recourt ici à des ingrédients et des préparations simples, surtout si on a l’habitude de se concocter à l’avance des plats pour la semaine. Et aussi un très bon dépanneur s’ils se présentent des visiteurs à l’improviste.


 




 


Le coin santé physique et psychique (1)

Voici qui mettra un peu de réconfort auprès de ceux qui ont la hantise du vieillissement. Vieillir la paix au cœur de Joëlle Chabert qui sort aux éditions Novalis est rédigé par la responsable de l’agence Atouts presse sénior. Dans ce petit bouquin elle a rassemblé des témoignages d’aînés, très lucides sur ce que c’est que de gagner en âge, les joies et les angoisses aussi. Mais il y a cette touche de spiritualité qui vient apporter un réconfort, une solidité.

Les trois titres qui suivent le sont aux éditions Macro. Faites l’expérience des chakras de Johannes Walter s’inscrit dans la collection des nouvelles pistes thérapeutiques. Pour bien des maux, la connaissance de nos flux internes est une alternative viable aux médecins, trop dépendants des lobbying pharmaceutiques. Rappelons pour les néophytes, que les chakras sont des centres à partir desquels jaillit l’énergie. Les orientaux sont en avance sur nous à ce chapitre car ils avaient très bien intégrés les chakras dans leur cure. On en détaille douze dans ces pages qui ont des rôles vitaux.

Zacharia Sitchin nous transporte dans un univers à large spectre dans Code cosmos, qui expose les clés de la Bible à l’ADN et dont le projet est de nous faire comprendre les secrets de la naissance humaine. Et c’est fascinant quand on apprend que des êtres, les Anunnaki sont les créateurs de l’humanité et des hominidés terrestres, c’est-à-dire, nous. Et les Sumériens étaient déjà au courant de ces choses au point de les transcrire sur des tablettes que l’on a découvertes par après. Les sceptiques seront confondus.

Et si vous voulez demeurer dans un monde qui échappe aux yeux des hommes, enchaînez votre lecture avec le Manuel de survie après la mort d’Ensitiv. Ce sont les expériences d’un voyageur astral. L’auteur de cet essai troublant nous demande quelle est la différence entre l’âme d’un suicidé dans l’Au-delà et celle d’un accidenté mortel de la route ?

Marie-Josée Arel est une figure médiatique connue. Cette femme étonnante a une triple formation en communication, administration et…théologie. Très habitée par la spiritualité, elle a même vécue dans une communauté religieuse de l’âge de 22 à 28 ans. Elle est aujourd’hui mariée, maman et femme d’affaires. Quel parcours! Elle n’a pas fait une nonne, mais la vie intérieure la questionne toujours. A l’intention des jeunes elle a conçu un guide spirituel qui n’a rien à voir avec nos bondieuseries. Il est centré sur l’essentiel de ce qu’est la spiritualité vécu à travers des rites de notre temps. Ça donne un bel album didactique et simple de compréhension, La lumière en toi chez Québec Amérique.


 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

Ceux qui suivent l’actualité judiciaire se souviennent sans doute du cas de Véronique Rocheleau. Nous sommes en 1984. Elle est âgée de huit ans. Elle va suivre un inconnu qui va la séquestrer longuement. Écrit par son frère Carl, la jeune femme qu’elle est maintenant s’attarde non pas sur cet acte horrible, mais comment cela marque la psyché d’une personne toute sa vie. Avec la hantise alors, et par après, de la perspective d’y trouver la mort. Les séquelles sont terriblement insidieuses et façonnent ensuite les rapports aux autres. Ce qui fait rappeler à quel point ces traumatismes correspondent à un vol de vie, rien de moins. L’enlèvement est publié aux éditions de Mortagne.

Mireille Frégeau est une femme multiple qui a des centres d’intérêt à l’infini. Elle se fend d’un essai La belle sans la bête aux éditions Trois-Pistoles où elle radiographie notre époque à l’aune où la sexualité de la femme, son animalité, prend une place disproportionné. Son credo est qu’il faut sortir de cette animalité féminine. Elle fait un tour d’horizon de nos pratiques sensuelles et sexuelles, de nos inhibitions, des fantasmes en cours et de leurs dérives. La chair est triste disait Mallarmé au XIXème siècle. Que dirait-il aujourd’hui ? On appréciera la rigueur de la recherche qui préside à toutes les réflexions de l’auteure.

Une meilleure communication interpersonnelle, voilà l’objectif que s’est donné le conférencier et coach de vie Marc Boilard dans Soyez compris. Pour vivre en société il y a des codes à comprendre. Doit-on utiliser des filtres, mentir et faire le jeu de la société avec le risque de se dénaturer, ou bien ne pas en avoir, et s’attirer la vindicte ? Telle est la question. En fait c’est plus subtil que ça, et l’auteur nous livre les clés pour de meilleures relations. C’est aux éditions de l’Homme.

Aux éditions Alpen, Adolescence & dépression : parlons-en du Dr. Gilles-Marie Valet et Christine Berthod-Viat. Le premier est pédopsychiatre et la seconde sophrologue qui a eu à vivre un psychodrame avec un de ses enfants. L’adolescence est une période cruciale du développement. Le jeune veut s’affranchir de l’autorité et c’est une zone de grande turbulence. D’autant que l’ado n’a pas de filtre et règle ses comptes assez durement et hélas souvent au détriment de sa personne. Et il n’est pas à l’abri de la dépression. Comment la détecter et lui faire face, c’est la finalité de ce livre qui guidera bien des parents qui traversent des épreuves dans la relation avec leurs enfants.

Chrystelle Boisroux dirige son propre atelier de remise en forme. Elle sait plus qu’une autre combien un esprit sain doit habiter un corps sain. Et nous sommes, reconnaissons-le, souvent en déficit de bonne forme. Mon année running aux éditions Mango, est un programme d’activités physiques échelonné sur une année entière. Rien d’agressif. Il est destiné aux personnes qui sont rouillées et qui désirent retrouver du tonus, peu importe l’âge. Il y a autant d’exercices stationnaires que de déplacements. Avec photos à l’appui pour bien prendre la pose requise.


 


 


Les souvenirs d’un grand syndicaliste

Il y avait beaucoup de monde au lancement des mémoires d’Yvon Charbonneau « Cartes sur tables ». C’est une figure iconique de la vie syndicale et politique qui s’est éteinte en avril 2016, victime d’un AVC sournois alors qu’il était en pleine forme. Homme épris de belles lectures on le voit tout de suite par la qualité des phrases, de la narration des faits. Parti de rien, il occupera la présidence de la Centrale de l’enseignement du Québec à deux reprises, sera élu comme député libéral tant à l’Assemblée nationale du Québec qu’à la Chambre des Communes à Ottawa. Et il sera ambassadeur du pays à l’UNESCO. Ça c’est un survol, mais alors très rapide. Pour aller dans le détail il faut prendre le temps de parcourir ces pages chargées d’anecdotes. Dès les premières lignes il nous met dans la confidence, avec ce ton de l’intimité qui garde captif le lecteur. Jamais il n’est assommant. Heureusement pour nous qu’il ait eu le temps de coucher sa vie sur papier avant de nous quitter si abruptement. Un autre beau fleuron au catalogue des éditions M, petite maison dynamique, pilotée par Richard Poulin, qui ne cesse de nous étonner par ces choix éditoriaux.

Cartes sur tables. Yvon Charbonneau. Éditions M 453p.    www.editionsm.info


 


 


52 personnalités qui font Montréal

On n’a pas cherché de midi à quatorze heures pour trouver un titre. Afin d’illustrer les monographies des personnalités qu’ils ont sélectionnés qui font partie du paysage montréalais, le journaliste Patrick Delisle-Crevier et le photographe Michel Cloutier ont simplement choisi Oiseaux rares de Montréal. Chaque grand centre urbain a sa faune particulière. Et de belles bibittes, Montréal n’en manque pas. On ne les nommera pas tous, mais il y en a beaucoup que vous prendrez plaisir à découvrir comme Jean-Claude Jasmin, placier au Centre Bell. Vous l’avez sans doute croisé en vous rendant à l’amphithéâtre. Maintenant vous saurez qui se cache derrière ce sourire. Ensuite Spoonman le légendaire tapeur de cuillère qui est là chaque jour devant le magasin Ogilvy, Annie Delisle la patronne du bar de danseurs le 281. Normand Daoust l’archiviste non officiel de TVA qui a récupéré des documents filmés que la station ne possède même plus. De sacrées belles découvertes à faire, figure dans ce petit panthéon sympathique. Il y a même le Père Noël du défilé du centre-ville!

Oiseaux rares de Montréal. La ville en 52 portraits. Patrick Delisle-Crevier. Les éditions de l’Homme 250p.      


 


 


Gilles Ste-Croix un des fondateurs du Cirque du Soleil se livre

Étonnamment, et on l’a bien vu lors de son passage sur le plateau de Denis Lévesque, Gilles Ste-Croix cofondateur et longtemps directeur artistique du Cirque du Soleil est un modeste. Lors de la création de la célèbre troupe, il n’a même pas participé à l’actionnariat de l’entreprise, ce qui n’en a pas fait un milliardaire comme Guy Laliberté, mais à l’abri du besoin du fait de ses royautés comme créateur. C’est un homme d’une simplicité déconcertante, ambitieux certes mais pas dévoré par la gloire. Lui c’est dans la création qu’il est heureux et c’est ce qu’il nous dit à travers ses souvenirs Ma place au soleil, qui est aussi une galerie de ses rencontres célèbres. Il ne fait pas mystère que parfois on s’est chamaillé durement au sein des fondateurs, pour des questions de visions non partagées. Et grâce à lui on décortique comment de petits échassiers qu’ils étaient, ils sont devenus des références artistiques dans le monde entier.

Ma place au soleil. Gilles Ste-Croix. Les éditions La Presse 229p.    www.editionslapresse.ca


 




 


Le coin Miam miam

Trois ouvrages s’ajoutent à votre bibliothèque culinaire. Au Québec le sommelier François Chartier, s’est fait le chante des accords mets et vins. En France, Pierre-Yves Chupin fait de même avec Plat cherche vins, vin cherche plats chez l’éditeur Mango. Au total il associe 500 plats en leur associant des nectars qui confèrent de la valeur ajoutée aux gourmets. Quoi boire avec une bécasse ? Avec un Bâtard-Montrachet Grand cru qu’est-ce qui convient ? Autant de joyeux casse-têtes qui trouvent d’heureuses solutions.

Les deux autres titres qui suivent sont également édités chez Mango. Marie-Laure Tombini est une femme à fréquenter, car elle, comme pas une, sait confectionner des tartes à vous étourdir de bonheur. Et comme elle n’est pas avare de son talent elle livre sa technique en quatre niveaux de progression dans Tartes de fête. Ainsi vous ne serez pas en reste quand viendra le temps des Fêtes ou autres moments de réjouissance. Et nous avons craqué pour la tarte poires-safran. Et pour une autre raison c’est qu’il faut oublier la sempiternelle tarte ronde. Celle-là se présente de façon rectangulaire, d’un chic de présentation incroyable. Et que dire des tartelettes mojito.

Pour plusieurs hôtes et hôtesses qui reçoivent à domicile, ce peut-être stressant de savoir comment contenter tout son monde, et surtout les séduire par le ventre. Coralie Ferreira vient à notre secours avec Tous à table un choix de recettes conçu pour une tablée allant jusqu’à dix convives. Et la beauté de l’exercice auquel elle se livre c’est le plaisir de la découverte, comment elle s’arrange pour briser la routine comme ce vitello tonnato qui requiert à la base quelques kilogrammes de noix de veau avec de la sauce au thon. Il y a aussi cet irrésistible lapin à la ginger beer et polenta crémeuse. On voit aussi dans certaines de ses créations des influences de la fibre portugaise qui coule dans ses veines, notamment dans le recours aux poissons. Vos invités seront confondus de reconnaissance.


 




 


Le coin couture

Chez Mango deux nouveaux opus dans la section des ouvrages à point de croix qui gagnent en popularité sur on en juge les ouvrages qui paraissent sur ce domaine si particulier de la couture. Le premier d’Hélène Le Berre « Monochrome et camaïeux » est le fruit d’abord d’une illustratrice de talent qui aime marier les couleurs et surprendre en finesse et beauté. Ce livre est tout à son image. Elle s’inspire beaucoup de la nature, notamment les oiseaux comme le cygne et le paon. De son côté Véronique Enginger est toute entière plongée dans l’esprit du temps des Fêtes avec La magie de Noël. L’occasion de réaliser de beaux effets qui serviront comme cadeaux très personnalisés. On craque devant les décorations qu’elle suggère, imaginatives.


 




 


Le coin pouce vert

Maintenant que le panier d’épicerie est devenu inabordable, il s’est développé comme heureuse conséquence le goût de faire pousser soi-même ses fruits et légumes pour épargner un peu et laisser un répit à son porte-monnaie. D’où un attrait croissant pour tous les ouvrages sur l’horticulture. Comme cette bible pour ceux et celles qui adorent les petits fruits, cosignés par des pointures du monde horticole Le traité Rustica des arbres fruitiers de MM. Daniel Brochard ancien élève de l’École d’horticulture du Breuil devenu journaliste spécialisé en jardinage et Jean-Yves Prat ancien responsable du jardin fruitier du Jardin du Luxembourg à Paris. C’est tout un pavé qu’ils ont produit, la somme de tout ce qu’il faut savoir sur les conditions de plantations, de soins et de récoltes. De l’abricotier au framboisier, ils y sont tous.

Et chez le même éditeur Rustica, de Thérèse Trédoulat « Le manuel de la taille facile » qui complète le précédent en ce sens qu’il s’attache aux arbres fruitiers, mais non seulement eux, mais aussi les arbres et les arbustes ornementaux. Et attention, on ne fait pas dans la facilité car selon que l’arbuste est de taille régulière ou non, il y a de petites contraintes, prenez l’exemple des plantes grimpantes qui peuvent devenir envahissantes si elles ne pas taillées à bon escient.


 


 


Christine Ockrent analyse la campagne électorale américaine

Sans conteste, la présente campagne électorale américaine est la plus excitante jamais vue, car elle met en opposition deux carnassiers, chacun à leur façon, une femme, Hillary Clinton, première de son sexe à briguer la présidence des États-Unis dans le camp démocrate. Et chez les républicains, un homme d’affaires retors, Donald Trump qui est un outsider du monde politique, qui n’en connait pas les arcanes et qui pourfend tous les usages. Quelle bataille où tous les coups sont permis, dénonciation des feuilles d’impôts, infidélités conjugales. C’est au ras les pâquerettes, ça ne vole pas haut. On en arrive même à s’éloigner des programmes de chacun des partis en lice, pour s’asséner des coups de gourdin. La grande journaliste Christine Ockrent longtemps chef d’antenne du TJ en France, décrypte pour nous les enjeux en cours et brosse le portrait des belligérants. Clinton/Trump l’Amérique en colère vous donnera une mise à jour aussi du climat politico-social qui prévaut chez nos voisins.

Clinton/Trump l’Amérique en colère. Christine Ockrent. Robert Laffont 282p.      www.laffont.ca


 


 


Deux journalistes racontent Hollande

Antonin André et Karim Rissouli font des jaloux dans la classe journalistique et irritent la classe politique. Les collègues sont frustrés des longs moments que leur a consentis le président de la République. Des jaloux ? Vous êtes en deca de la vérité. Puis il y a les ministres et la cour de l’Élysée qui ne comprennent pas que François Hollande passe tant de temps avec des scribes politiques alors qu’eux doivent faire le pied de grue pour le rencontrer. Au final nos deux comparses accouchent des Conversations privées avec le président. Ils arrivent dans la vie du chef de l’État au moment où celui-ci s’isole de plus en plus, lassés des attaques. C’est s’ailleurs une des premières confidences qui leur a faite à savoir que le job de président des français est plus dur qu’il ne le pensait au départ. Et puis vu qu’il est malmené par la presse il se méfie des journalistes. Alors quelle chance pour ces deux là d’avoir eu accès à Hollande et d’avoir pu mériter sa confiance. Ce dernier leur dit beaucoup de choses, mais même là, il demeure une énigme quand à savoir ce qu’il pense vraiment dans son for intérieur. Mais l’ouvrage donne tout de même des pistes de compréhension du personnage dont on se demande si en dépit des scores jamais vu d’impopularité, s’il va se représenter pour un autre quinquennat.

Conversations privées avec le président. Antonin André et Karim Rissouli. Albin Michel 309p.     


 


 


Émotions de jeune fille

Premiers pas dans la littérature pour Karine Perron qui débarque avec A l’aube du destin de Florence résolument écrit pour un lectorat de jeunes filles qui se reconnaîtront à travers les atermoiements de son « héroïne » qui fait ses premiers pas dans la vie sociale en milieu scolaire à travers les amitiés qui se font et se défont, les cliques qui se forment. Et il ne faut pas oublier ce satyre de Cupidon qui n’est jamais trop loin pour décocher une flèche. Ici les palpitions du cœur prennent réalité sous la forme d’un beau petit voisin, qui inquiète aussi. La romancière novice a bien saisi ce qui se passe dans l’âme et l’esprit d’une fille de cet âge. Son talent pour les lettres est bien évident.

À l’aube du destin de Florence. Karine Perron. Les éditions L’Interligne 159p.    www.interligne.ca


 


 


Scènes de la violence conjugale

Quand on termine le récit de Christiane Lahaie qui a pour joli titre Chants pour une lune qui dort, on se demande sérieusement si les hommes et les femmes sont destinés à vivre ensemble. Comme la narratrice qui désillusionnée raconte à la première personne, ses attentes, ce qu’elle a vécu avec son compagnon d’infortune et ce qu’elle vit. Elle a connu l’éventail de la violence, souvent dans ce qu’elle a de plus abjecte moralement. Ce sont de courts chapitres, chacun nous éclairant sur un pan de la vie intérieure de la femme éconduite. Triste constat. Vive le célibat.

Mais dame Lahaie n’a pas dit son dernier mot qui nous arrive, outre son précédent opuscule avec un roman étoffé Parhélie ou Les corps terrestres. Sans doute parce qu’elle enseigne également le cinéma et qu’elle aime forcément le septième art, elle a ici le sens du magique. Elle devient une écrivaine qui met en scène. Là c’est un postier retraité qui reprend du service, ici c’est une fille dont on diffuse des photos intimes sur des réseaux sociaux et qui vit recluse chez une tante, enfin, une femme mystérieuse qui voit le tout et qui va lier ce beau monde. Tout un scénario en passant.

Chants pour une lune qui dort. Christiane Lahaie. Lévesque éditeur 118p.  

Parhélie ou Les corps terrestres. Christiane Lahaie Lévesque 136p.
www.levesqueediteur.com


 


 


Le tome 5 de la saga l’héritière de Salem

Vous avez lu et aimé les quatre précédents tomes de la saga de Caroline Barré « L’héritière de Salem » ? Eh bien vous demeurerez conquis avec le cinquième volet Les Mémoires d’Abigail. Megan la protagoniste, a potassé les vieux grimoires de sa lignée, afin d’y voir clair. Des pages la retiennent, celles écrites par sa grand-mère. En même temps qu’elle plonge dans ces souvenirs, elle doit revenir vite à la réalité car de sourdes menaces pèsent sur sa famille. Là encore, la romancière a tous les atouts dans sa manche pour ravir ses lecteurs.

L’héritière de Salem. Tome 5 Les Mémoires d’Abigail. Québec-Livres 195p.   www.quebec-livres.com


 


 


Un thriller touffu auquel nul ne peut résister

C’est frappant. Suffit qu’un romancier fraie dans les milieux du cinéma, ou enseigne le septième art, un talent de scénariste se profile dans les pages d’un roman qu’il va produire. Gilles Legardinier en est un autre exemple frappant car il a travaillé sur des plateaux de cinéma et est consultant en scénarios. Il sait que la première règle est d’avoir une bonne histoire, â vaut sur la pellicule comme dans un roman. Pour Le premier miracle il invente une agente de renseignements britannique, Karen Holt, qui a pour mission délicate d’élucider des vols en série d’objets archéologiques, et ce autour du globe. Pour l’aider dans sa tâche elle ira chercher dans un premier temps un historien de l’art. Il va mourir de façon ténébreuse. Puis ce sera autour de Benjamin Horwood de prendre le relais. Débute alors une succession d’aventures qui fait dire que la réalité dépasse souvent la fiction. Familier des best-sellers, le romancier tutoie ici l’excellence. Vous aimerez ? Non vous adorerez.

Le premier miracle. Gilles Legardinier. Flammarion Québec 523p.    www.flammarion.qc.ca


 




 


Deux parutions sur Mère Teresa

Le pape François a conféré à Mère Teresa le plus grand honneur terrestre qui soit en lui faisant accéder au statut de sainte. La littérature a vite fait de s’emparer de cette nomination hors du commun avec deux titres aux Presses du Châtelet. D’abord une biographie de Navin Chawla et un écrit de la religieuse Il n’est de plus grand amour chacun permettant de rendre compte du parcours et de la pensée intérieure de cette femme qui au passage n’a pas toujours fait l’unanimité. On apprendra comment elle a été sous l’influence du Mahatma Gandhi et comment elle a dû confronter les autorités ecclésiastiques pour fonder son ordre des Sœurs Missionnaires de la Charité.


 




 


Le coin santé physique et psychique (1)

Les six livres qui suivent sont publiés chez Le Dauphin Blanc. Il est connu que l’intelligence outre qu’elle puise sa source dans la curiosité, est marquée aussi par le fait qu’elle est capable de s’adapter aux situations. Or en management de l’ère numérique tout part dans toutes les directions. La seule chose stable pour ainsi dire est le changement. Mais comment donc s’adapter perpétuellement à ces mouvances ? Une piste de solution se trouve peut-être dans la lecture de Il faut sauver la ruche. Les deux auteurs, Craig Smith et Paul Rigby se servent de la métaphore d’une ruche menacée dans sa stabilité. Que vont faire les abeilles ?

Marie Bolduc dans Le Couloir des Élus est la réédition de ce best-seller de 1993 où l’auteur médium, sera en contact avec sa nièce décédée qui lui dévoile ce qui se passe dans l’Au-delà. S’ensuivra trois autres ouvrages. L’éditeur réédite le premier succès en y greffant les trois autres ouvrages. Donc vous avez l’ensemble des communications extra-terrestres qui se sont déroulées par la suite.

Puisque l’on on parle de l’ailleurs, la spécialiste des anges Joane Flansberry qui a signé ce méga succès « La Bible des Anges » nous arrive avec ces Prédictions Angéliques. Nous avons donc celles de 2017, une année qu’elle qualifie de marquée par la spiritualité. Ce gros pavé est attendu car les prédictions sont rangées selon l’ange ou le groupe d’ange qui nous est assigné.

Catherine Martin enseigne la guérison consciente. C’est qu’elle a déjà vu sa colonne vertébrale sérieusement atteinte lors d’un accident et le corps médical avait déjà posé son diagnostic, une paralysie inévitable. Dans son for intérieur, elle refusa ce verdict d’autant que des voix lui avaient tracé la voie. Et depuis par sa seule volonté, elle s’en est sortie. Et c’est ce qu’elle prône notamment dans Être soi…Source de joie. Peut-être ne s’écoute t’on pas assez ?

L’auteure bien connue de « Mourir pour vivre » Anita Moorjani nous présente Et si c’était le paradis ? Une sorte de charge car elle nous dit en définitive que des mythes culturels sont la cause de notre empêchement de vivre heureux ici-bas. Au moyen d’anecdotes elle détaille ce qui est faux dans ce qui est dit er rapporté et comment il faut être quasiment en réaction à tout pour être authentique.

Et un livre fascinant s’il en est un est Experientia du Dr. Mario Beauregard chercheur en neurosciences et actuellement rattaché au département de psychologie de l’Université de l’Arizona. Il pose un regard inquiétant sur l’état du monde et notamment sur ces nouveaux modèles d’affaires qui sont entrain de rendre l’humanité à nouveau esclave du nouvel ordre mondial. Et ce n’est qu’un aspect intéressant de ce livre de futurologie venant d’une autorité crédible de surcroit.


 






 


Le coin santé physique et psychique (2)

L’ex ministre québécois de la santé Jean Rochon a formulé le vœu que le livre coup de poing de Josée Blanchette « Je ne sais pas pondre l’œuf mais je sais quand il est pourri » fasse en sorte que personne ne demeure indifférent à sa lecture. C’est chose faite en tout cas pour mal de lecteurs ou qui ont entendu parler l’auteure à la télé, qui atteints du cancer ont, dans un assez grand nombre annulés leur rendez-vous de chimiothérapie. Car c’est le thème central de ce brûlot, véritable manifeste contre les chimiothérapies invasives pratiquées par des oncologues à la solde de l’industrie pharmaceutique. On sait qu’à l’heure actuelle, ces bombardements chimiques tuent des cellules saines et affaiblissent la personne qui reçoit ces traitements. Les chercheurs planchent en ce moment sur des interventions pointues qui ne viseraient que les cellules véritablement cancéreuses. Mais on n’en est pas encore là. Josée Blanchette qui parle d’expérience se raconte nous dit tout ce qu’il faut savoir des chimiothérapies et radiothérapies. Un véritable cours 101 du domaine et éclairant en diable lorsque l’on sait que le nombre de cancers ira en s’accroissant. Autant être prévenu. Est-ce vous dire que ce livre provoque déjà des petits séismes dans le corps médical ? C’est aux éditions Flammarion Québec.

Un commandement de Dieu dit « Tu ne tueras point ». Et les prêtres répètent à l’envie cet enseignement divin. Sauf qu’il y en a une minorité qui défie la parole céleste et commettent l’irréparable. Mireille Thibault évoque presque un sujet tabou Ces prêtres qui tuent chez Québec-Livres. Elle remonte jusqu’à 600 ans en arrière et répertorient ces pasteurs qui se sont arrogés droit de vie et de mort sur leurs semblables. Un bilan peu honorable de la Sainte Église catholique romaine.

La chercheuse Jacqueline Lagacé n’a de cesse d’informer ses semblables sur les bons rapports à envisager entre l’alimentation et notre santé. Elle persiste et signe chez Fides Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin. Ce dernier organe considérée par beaucoup comme le deuxième cerveau du corps et hautement considéré par les orientaux. Et pour contrer la douleur elle suggère une diète hypotoxique. Notre muqueuse intestinale il faut la chérir par les bons moyens. Et en même temps elle nous fait part des toutes dernières données scientifiques du domaine.

C’est connu, la personnalité d’un individu se forge à sa base entre 1 à 3 ans. Une période cruciale du développement humain. Le Dr. Françoise Ceccato y consacre tout un gros album 1 à 3 ans la grande aventure de l’autonomie chez Mango. C’est un recueil de témoignages de parents, de spécialistes et aussi le point de vue du premier concerné…l’enfant. Comment faire preuve de bienveillance à son endroit. En le parcourant on ne peut qu’endosser tous ces bons conseils à l’enseigne du gros bons sens. C’est un livre de référence qui est un cadeau formidable à offrir à toute nouvelle mère.  


 




 


Le coin santé physique et psychique (3)

Une vision animiste de la spiritualité. Voilà à quoi nous invite Christophe Dacier avec sa Rencontre avec les esprits de la nature. C’est un contemplatif de la nature qui s’émerveille de ce qu’il voit autour de lui. Un peu comme ces primitifs qui allaient à l’essentiel. Un petit livre chez Lanore qui est une proposition de regarder le monde autrement.

Deux petits livres reliés spirale chez Mango, Hard gym et L’escalade de bloc, le premier écrit par Lucas Loremaux et le second de François Charpentier. Les deux guides ont ceci en commun de vous sculpter une silhouette et une agilité sans pareille. Dans le cas de l’escalade on y en enseigne le transfert du poids, comment donc se balancer d’un point d’ancrage à un autre. En complément des conseils sur la hard gym on vous piste sur un régime de vie approprié bâti sur le sommeil et l’alimentation.

Vous passez par des phases de découragement ? Tout ne roule pas comme vous le voulez ? Vicky Girouard est passée par là, elle qui a créée Motivop, une entreprise de petits cadeaux, souvent en lien avec des pensées positives sous forme d’autocollants et l’affaire est parti sur des chapeaux de roues. Cette belle jeune femme de vingt-huit ans se mue en coach en lançant Qu’est-ce qui se passe entre vos oreilles ? Chaque chapitre nous rappelle que nous devons nous faire confiance et ne jamais céder. Qu’un échec peut-être l’avant-poste du succès.



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