- LIVRES JUIN, JUILLET & AOÛT 2015 -
 
 


 


Des romancières hors normes chez Flammarion en poche

L’amateur de belles lettres est comblé par l’arrivée en format poche chez Flammarion de deux romans qui ont en commun d’être écrits par des nôtres qui tutoient l’excellence et qui sont des habitués des best-sellers. Nous avons nommé Ann-Marie MacDonald et Louise Penny. Un mot sur la première qui illustre à quel point les deux solitudes culturelles vivent chacune murées à Montréal.  Un parfum de cèdre que nous avons entre les mains, a été, tenez-vous bien, vendu à trois million d’exemplaires dans le monde et traduit en dix-neuf langues. Peu d’auteurs québécois peuvent prétendre autant. Mais qui chez les franco la connaît ? C’est le temps de se rattraper et de connaître la sensibilité de cette auteure qui ne fait pas mystère de son amour pour les femmes et qui vit avec sa conjointe et leurs enfants. Un parfum de cèdre a pour toile de fond l’île du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. On remonte à quelques décennies en arrière avec une famille déjantée, une mère morte, un père déboussolé et quatre enfants aux tempéraments bien campés. Ici nous sommes dans la noblesse de l’écriture et on comprend pourquoi cet ouvrage a trouvé un si grand auditoire. Avec des couleurs, des odeurs, le fameux parfum de cèdre qui était celui de la mère défunte. Ces pages sont des classes de maître pour tout aspirant romancier.

Et changement de décor avec Louise Penny et sa Révélation brutale. Il faut rappeler qu’elle aussi a eu sa consécration qui s’est traduite par l’obtention à cinq reprises du prix convoité Agatha, en hommage à vous savez qui. Qui en même temps rendait justice au personnage fétiche de l’écrivaine, l’inspecteur-chef Armand Gamache. On est transporté dans les Cantons-de-L’Est. Il doit élucider le meurtre d’un vieil ermite, crime perpétré au bistro d’Olivier, un lieu phare du village de Three Pines. Et comme tout polar du genre, un enquêteur sera confronté à bien des squelettes dans le placard. On connaît le dicton, méfiez-vous des eaux calmes. Après lecture on pourra paraphraser, méfiez-vous des campagnes enchanteresses.  

 

 


 


Deux essais captivants aux Presses de l’Université Laval

Quand on est un écrivain atteint de lucidité chronique, est-il possible de céder au désespoir ? Ou bien doit-on faire nécessairement dans le genre tragique ? Kateri Lemmens qui enseigne la littérature à l’Université du Québec à Rimouski, a fait une relecture de certaines œuvres de Nietzche, Musil, Kundera et plus près de nous Aquin. Catherine Mavrikakis qui signe un commentaire en quatrième de couverture, écrit ce qui suit «Je n'ai jamais lu un essai qui pose de façon aussi convaincante les rapports entre la forme romanesque et la pensée nietzschéenne».
Et un tout autre registre avec Travailler et cohabiter. C’est une exploration en onze textes sur l’immigration au-delà de l’intégration. Un essai on ne peut plus pertinent à l’heure où le gouvernement du Québec vient d’annoncer son souhait d’une hausse de l’immigration. Sous la direction de Sébastien Arcand et d’Annick Germain on cherche ici à explorer la pluralité ethnoculturelle vécue dans les quartiers, les villes et au travail.

 



 


 


Une nouvelle…nouvelliste

Karine Légeron qui œuvre en communication se fend d’un premier recueil de nouvelles sous le titre de Cassures. Il y en a quatorze au total. Autant de nouvelles que de climats. Elle a un style très épuré qui force l’admiration. Nous avons particulièrement apprécié celle intitulée « Sur les murs des galeries » où tout part d’un contrat tacite entre une femme peintre et sa sœur. La première, étrangement demande que ce soit l’autre qui signe ses œuvres, jusqu’à ce que la dernière finisse par ne plus vouloir poursuivre cet étrange manège, car elle n’endosse plus les croûtes qui viennent d’être terminées. En tout cas, pour une première incursion dans ce genre littéraire c’est plus que réussi et il faudra suivre ce nom à la trace.

Cassures. Karine Légeron. Les éditions Sémaphore 108p.   www.editionssemaphore.qc.ca

 



 


 


Regards brésilien sur Haïti

Nous les nord-américains, sommes habitués à une certaine idée d’Haïti véhiculée par les médias et les observateurs d’ici. Qui véhiculent depuis des lustres l’image d’un pays calamité. Mais voilà que l’on publie en français Haïti par lui-même sous la coordination d’Adriana Santiago. C’est un grand reportage si on veut qui a été rédigé pour le compte d’Adital au Brésil. On voulait que les brésiliens soient mis au fait de la réalité haïtienne. D’autre part, il faut rappeler que lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010 c’est le Brésil qui a été appelé a supervisé le commandement de la Mission des Nations Unies. Ce qu’il y a de remarquable en parcourant ces pages c’est de voir qu’en aucun moment on n’escamote la réalité. Et que ce regard su Sud, est très critique en particulier sur les agissements des américains. On apprend entre autres horreurs, qu’Haïti est un des gros importateur de riz…provenant des États-Unis alors qu’il peut-être autosuffisant dans le domaine. Ce compte-rendu est la meilleure radiographie réalisée jusqu’ici sur ce pays. Bonne nouvelle, on fait état de forces vives qui s’activent pour ne plus revivre le joug colonialiste. Ceux et celles qui veulent vraiment connaître ce qui se passe là bas, ne peuvent passer à côté.

Haïti par lui-même. Collectif. Karthala 267p.    

 

 


 


Les trésors du Vieux-Québec

Déambuler dans les rues du Vieux-Québec nous saisit toujours d’émotion. Ce district n’est quand même pas rien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Et le passant se pose souvent la question, en quelle année tel ou tel bâtiment a-t-il été construit et mille autres questions. Les réponses se trouvent dans cette nouvelle édition de ce guide merveilleux Le Vieux-Québec cosigné par Jean-Marie Lebel et Geneviève Désy. C’est vraiment conçu comme une mine de renseignements pour le promeneur. On soulignera le soin mis par l’éditeur au plan graphique, avec une riche iconographie. Dans le genre c’est le guide référence inégalé.

Le Vieux-Québec. Jean-Marie Lebel et Geneviève Désy. Septentrion 342p.     www.septentrion.qc.ca



 


 


Un mari japonais suspicieux et sadique

Le Japon, société rigide s’il en est, partage avec l’Allemagne ce goût enfoui pour les relations sexuelles tordues. Ce sont les pays phares du sadomasochisme. Et dans le domaine, le roman de Yuka Murayama renforce cette culture. Hanayoi, la chambre des kimonos c’est une femme qui hérite de kimonos ancestraux et qui prospère en vendant des tenues d’autrefois. Mais elle serait toute à son bonheur, si ce n’est son mari envieux. Qui s’ennuie d’une part de cette relation maritale pour laquelle la flamme vacille. Il retrouvera ses ardeurs dans l’adultère d’une part, mais aussi dans l’exploration des jeux de rôles dominant et dominé. Au final vous avez un livre torride qui décrypte ce qui se passe dans la tête des partenaires. Il est toujours question de repousser les limites. Et on prend plaisir à savoir que tout cet imaginaire érotique est le fruit d’une écrivaine qui ne s’embarrasse pas de scrupules.

Hanayoi, la chambre des kimonos. Yuka Murayama. Presses de la Cité 379p.     www.pressesdelacite.com

 



 


 


Une mère haineuse

Nous sommes en France en 1943 en pleine Occupation allemande. La guerre avec ses extrêmes, des moments d’héroïsme ou de pure cruauté. L’humain se révèle tout entier.  Une saison de granit de Florian Ferrier nous fait découvrir une adolescente de 17 ans, prénommée Léonie. Qui après avoir vu la destruction de son pensionnat à Rennes, se voit obligé de regagner le domicile familial. Où c’est sans joie qu’elle retrouve cette mère qui la déteste. Une vraie Folcoche comme dans le célèbre roman d’Hervé Bazn « Vipère au poing » et qu’a interprété si merveilleusement Alice Sapritch au grand écran.  Sauf qu’ici la jeune fille tente à tout prix de savoir d’où cette mère tient cette haine tenace. Et c’est durant son enquête que sortiront des squelettes du placard. Nous nous trouvons devant un livre fort. La romancière portraiture très bien les tempéraments.

Une saison de granit. Florian Ferrier. Plon 311p.     www.plon.fr

 



 


 


Accoucher à Mauthausen

Tout ce qui touche à l’Holocauste est un vivier inépuisable pour qui veut étudier le comportement humain dans les pires conditions qui soit. Wendy Holden fait œuvre de devoir de mémoire en racontant l’histoire de trois femmes qui pour leur malheur, détenues au sinistre camp de la mort de Mauthausen, vont accoucher de trois petits. Pouvons-nous avoir plus horrible décor pour débuter son existence ? Ces courageuses qui n’ont-elles-mêmes que la peau et les os, vont tout mettre en œuvre pour assurer la survie de leurs poupons. Pour rédiger ce récit l’auteure, qui est une habituée de la fiction, a entrepris des recherches considérables. De sorte qu’elle rend très bien ce qu’était l’enfer vécu là-bas au quotidien. Ce livre à valeur de documentaire.

Naître et survivre. Les bébés de Mauthausen. Presses de la Cité 442p.     www.pressesdelacie.com



 


 


Une visiteuse qui dévoile tous les secrets de famille

Annie Barrows passera sans doute à l’histoire de la littérature américaine comme celle qui s’est distinguée par les titres déjantés de ses romans. Après nous avoir donné le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » voici le titre de sa dernière ponte « Le secret de la manufacture de chaussettes inusables ».  Sans blague. Qui narre en 1938 les tribulations d’une petite bourgeoise, Layla, rebelle aux diktats de sa famille Pour assurer son indépendance, elle va donc se mettre à travailler. Et dans le cadre de son emploi, elle se rend à Macedonia en Virginie occidentale pour produire un opuscule sur cette localité. Un peu comme le personnage central du film Théorème de Pasolini, qui se tape toute la famille, ici « l’intruse » va dévoiler tous les secrets de la famille où elle pensionne, bien enfouies évidemment. Toute vérité est-elle bonne à dire ?

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables. Annie Barrows. Nil 622p.      www.laffont.ca

 



 


 


La lettre qui dira tout

La lettre de Queenie annonce le ton, tout est contenu dans cette missive. Celle d’une femme, Queenie, qui dans une première correspondance, fait savoir à Harold qu’elle n’a pas vu depuis vingt ans, qu’elle va mourir. Le destinataire va donc la retrouver. Ce qui n’est pas sans créer une certaine appréhension chez elle. D’autant qu’elle n’a pas tout dit sur ce qui s’est passé durant ces deux décennies et surtout pourquoi elle voulut quitter son patelin du sud de l’Angleterre. Elle rédige donc une deuxième lettre autrement plus réaliste. Rachel Joyce signe un roman sentimental dans les plus parfaites règles de l’art. C’est le livre idéal à emporter à la plage et qui vous éblouira par la hauteur des sentiments exprimés.

La lettre de Queenie. Rachel Joyce. XO éditions 347p.   www.xoeditions.ca



 


 


Le jihadisme cours 101

La radicalisation de certaine factions de l’Islam dont Le jihadisme mobilise une bonne part de l’actualité quotidienne de la nouvelle internationale. Pour peu que vous vous intéressez à la chose, d’autant qu’il y a un danger qui plane de radicalisation dans nos écoles, voici un livre document qui nous dit tout ce qu’il en est sur ce mouvement extrémiste, les méthodes, les cibles, les filières et les enjeux, rédigé par David Benichou, Farhad Khosrokhavar et Philippe Migaux. On analyse le phénomène sous trois aspects, géopolitique, sociologique et judiciaire. Et à la lecture on voit à quel point les forces en présence sont enrégimentées. On veut éviter des dissensions à tout afin que le jihadisme fasse corps en tout temps. A peine sorti des presses, cet ouvrage en est devenu automatiquement un de référence.

Le jihadisme. David Béichou, Farhad Khosrokhavar et Philippe Migaux. Plon 486p.     www.plon.fr

 

 


 


Une confidence qui remet tout en question

Un beau roman à lire cet été est Il suffit d’une seconde de Chantale Côté qui excelle comme on l’a vu dans ses précédents ouvrages pour ce qui est de l’expression des sentiments. C’est l’histoire d’un homme, François à qui tout réussit et qui du jour au lendemain voit sa vie brisée à jamais en raison d’un grave accident d’automobile qui le laissera tétraplégique. Son épouse Arianne devient dès lors une aidante naturelle extraordinaire Mais qui s’épuise à la tâche. Deux choses viendront changer la donne, une confidence du mari et l’arrivée d’un homme William qui fait trouble le jeu. Ça prend même les allures d’un suspense psychologique.

Il suffit d’une seconde. Chantale Côté. Les éditions JCL 241p.   www.jcl.qc.ca

 



 


 


Le condamné aux mille coups de fouet s’exprime!

Raïf Badawi est ce saoudien libre-penseur désormais célèbre pour avoir été condamné à entre autres, mille coups de fouet pour avoir osé s’exprimer dans cette, disons-le, dictature qu’est l’Arabie Saoudite. On sait tout le combat que mène son épouse pour le faire libérer. Elle a réussi à alerter l’opinion mondiale. Et dans le cadre de cette campagne de libération, voici que l’on publie un petit opuscule signé du condamné et qui rassemble des textes inédits. Et où grosse modo il rappelle que la liberté d’expression est l’oxygène du penseur. Et il ne se gêne pas pour rabrouer l’islamisme radical qui s’éloigne qui dénature tellement l’esprit du Coran.

1000 coups de fouet. Raïf Badawi. Edito 62p.    www.editionsegro.com

 



 


 


Le retour inattendu d’un ancien amour

L’entremetteuse est le sixième roman d’Elin Hildebrand. Cette romancière spécialiste en affaire de cœur, vit dans la très branchée île de Nantucket si chère au clan Kennedy. Et c’est là qu’elle situe son histoire. Dabney, le personnage central, est une entremetteuse qui a un réel talent pour former des couples. Elle sait distinguer ce qui fera des associations heureuses. Mais comme dit l’adage, un cordonnier est souvent mal chaussé. Si elle fait un carton avec les amours des autres, elle-même demeure en reste. Mais il arrivera que son cœur se remet à battre avec le retour d’un ancien amour en la personne d’un journaliste, Clen, qu’elle n’a pas revu depuis vingt-sept ans. Sauf que depuis, l’entremetteuse a refait sa vie. Quoi faire ? Elle est déchirée. On ne vous en dit pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir.

L’entremetteuse. Elin Hildebrand. Jean-Claude Lattès 348p.    www.editions-jclattes.fr

 



 


 


Un thriller sur les médias sociaux menaçants

La civilisation numérique dans laquelle a fait basculer les rapports humains. Créant beaucoup d’individualisme et de vies en avatar. Ce qu’il reste d’Alice premier roman de T.R. Richmond tombe à point nommé. Il débute par la découverte de cette Alice, trouvée morte sous un pont. C’est son ancien professeur perturbé par cette affreuse nouvelle qui va tenter d’élucider le crime. Et son enquête va le mener à fouiller les médias sociaux dont se servait la victime. Il ne sera pas au bout de ses surprises. On ne connaît quelqu’un souvent que demain! Pour une première incursion au roman c’est une réussite assurée.

Ce qu’il reste d’Alice. T.R. Richmond. Calmann-Lévy 410p.   
www.calmann-levy.fr

 



 


 


Un libérateur pas comme les autres

Arto Paasilinnna est un auteur finlandais qui jouit d’une excellente réputation dans son pays et dans le monde, en raison des traductions. Il a créé son personnage, Surunen, parmi ses compatriotes. Ce type ne fait rien comme les autres. Membre finlanais d’Amnesty International, il en a soupé largement de faire circuler des pétitions qui ne donnent pas le résultat escompté. Il va donc prendre sur lui de libérer des prisonniers aux mains de sinistres dictatures. Et c’est à quoi désormais qu’il s’emploie, d’abord en Amérique centrale et en dans un pays de l’Est. Ce côté chevaleresque bien qu’il ait porté fruit dans quelques cas, ne va pas sans risque et il sera lui-même incarcéré et connaîtra les affres de la torture. Il y a quand même énormément d’humour à travers ces pages où il prend en dérision ces régimes totalitaires. Tonifiant.

Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés. Arto Paasilinna. Denoël 324p.      www.denoel.fr

 



 


 


Pas de gluten

En ce moment de nouvelles pâtisseries ouvrent leurs portent, qui se spécialisent dans des produits certifiés totalement sans gluten. Et elles connaissent un immense succès. A croire qu’il y avait une demande. Vous avez le choix d’aller les acheter toutes faites, comme de les réaliser vous-même. C’est ce que propose Coralie Ferreira avec Pâtisserie sans gluten. Que ce soit macarons, crumble, cupcakes et quoi encore, toutes les pâtisseries classiques sont représentées sans cet actif honni. Et on trouve là un assortiment si varié que même les blasés ne trouveront rien à redire.

Pâtisserie sans gluten. Coralie Ferreira. Mango 124p.     www.mangoeditions.com

 



 


 


Un bédéiste témoin de notre monde de fou

Luz est reconnaissable entre tous par son dessin nerveux, presque du scribouillage. Mais on voit tout de suite et très bien, les thèmes qu’il exploite. C’est un observateur lucide de notre époque déjantée, qui va jusqu’aux voyeurs sur internet. On sourit énormément. Et ne serait-ce que pour ça, son album Catharsis vaut le détour.

Catharsis. Luz. Futuropolis 126p.    

 



 


 


Trois contes craquants pour les touts petits

Qu’est-ce que la littérature les gâtent nos bouts d’choux! A preuve ces trois titres mignons comme tout qui sortent aux éditions Balivernes. D’abord Titoc le petit panda d’Ingrid Chabbert et Marjorie Béal. Vous savez qu’elle est la gourmandise de ces gentils oursons ? Le bambou. Et notre ami en raffole. Voyez comment il se gave à profusion. De leur côté Carole Saudo et Nicolas Gouny confèrent une âme aux couleurs. Posant même cette question existentielle, Où vont les couleurs ? Et on donne comme situation, par temps de pluie. On apprendra que pour les couleurs, les gouttes d’eau sont très redoutées. Puis dans la collection « Les mini-minets » Stéphanie Dunand-Pallaz et Sophie Turrel présentent L’imagier du jardin. En compagnie de Bébé chat Peau d’paille on part à la collecte d’objets dans le jardin. Et on sera surpris des trouvailles qu’on peut y faire.

 



 


 


Le coin habileté manuelle

Deux titres chez Mango pour ceux qui veulent exploiter au mieux leur dextérité en couture et en tricot. Hello Kim et Charlov lancent 30 bijoux & accessoires au tricot et au crochet. Il n’y a rien de tel, pour soi ou pour les autres, de créer des bijoux personnalisés. En feuilletant ces pages, on est étonné de voir la profusion d’objets que l’on peut faire surgir de ses mains. L’album est destiné autant aux novices qu’à celles qui sont rompus à ces travaux. Tandis que de son côté Hélène Le Berre arrive avec Le langage des fleurs. Il intéressera la même clientèle que le précédent ouvrage.  C’est un ensemble de vingt broderies allant de fleurs aussi populaires que la pivoine et l’iris. Et si ce sont des fleurs qui constituent le thème principal, les applications sont diverses. Ainsi peut-on s’en servir pour illustrer des cartes postales. La création à l’état pur.

 



 




 


Le coin spiritualité

C’est le premier ouvrage autobiographie de Philippe Pozzo di Borgo « Un second souffle » qui a inspiré le film à succès « Les intouchables ». Le paraplégique se fend d’un second ouvrage dans un même esprit où il rappelle que l’homme n’est pas une île et qu’on ne peut vivre seul. Le plus grand défi est de se rencontrer soi-même. Une ascension intérieure pas toujours facile. L’auteur verse cinq pour cent de ses redevances à l’association Cyrène qu’il a fondé pour venir en aide aux handicapés. C’est chez Bayard, comme les trois prochains titres. Le Père Pierre Ceyrac, jésuite,  est mort en 2012. C’est un missionnaire jouissant d’un grand renom en raison des missions qu’il a accompli en Inde et au Cambodge. Il nous livre ses Carnets spirituels qui occupe une petite partie de l’ouvrage, le reste étant surtout la transcription d’une grande entrevue réalisée avec l’écrivain et académicien Jean-Christophe Rufin pour France Culture. On verra surtout un homme d’engagement qui respectait beaucoup la spiritualité des autres, notamment en Inde. Le prochain ouvrage est le fruit d’un grand moment historique.
C’est lorsque le pape François s’est rendu en Terre Sainte. Pour ce voyage, il avait expressément demandé que l’accompagne le rabbin Abraham Skorka et Omar Abboud ex-secrétaire du Centre islamique d’Argentine. Ces trois là, amis argentins, se connaissent depuis longtemps. Le Souverain Pontife voulait que les trois s’embrassent devant le mur des Lamentations, comme une riposte aux 2000 ans de division. Antonio Spadaro donne suite avec des entretiens réalisés avec le rabbin et le musulman et que complète des textes du pape. L’islam en prison est signé par l’imam Mohamed Loueslati aumônier de deux prisons à Rennes. C’est la première fois qu’un imam s’exprime sur ce travail particulier en milieu carcéral. Il a cette lucidité merveilleuse qui lui fait dire que pour accomplir son boulot il faut plus que croire en Dieu, il faut également croire en l’homme. Et il décrit son quotidien, où il ne dispose presque pas de ressources.



 


 


Le coin santé physique et psychique

L’ABC du soignant en possession de ses moyens, tel est l’objectif fixé par Claudine Carillo avec Être un soignant heureux aux éditions Elsevier Masson. C’est en fait le deuxième réédition de cet guide sur les relations entre personnel soignant, patient et leurs proches. Dans le genre c’est fichtrement bien fait avec surtout les erreurs classiques à éviter du style « J’arrive tout juste, donnez-moi le temps » ou « Ce n’est pas mon patient ». Mais comme le souligne fort à propos cette consultante en ressources humaines dans le milieu médical, le soignant est aussi la vitrine de l’établissement et doit honorer la réputation de qui l’emploie.
Si c’est si facile de communiquer, il n’y aurait pas de professionnels de la communication. C’est ce que dit entre autres Robert Zuili dans Mieux communiquer grâce aux émotions chez l’éditeur Mango. Ce maître du domaine a divisé son ouvrage en trois parties, un quiz, des mises en situation et des exercices pratiques. Et quelqu’un qui communique bien, ajoute à la prise de contrôle de soi. Il se fait insistant sur le calme à conserver en toutes choses. De ne jamais se laisser emporter par les émotions.  

 



 


 


Le livre spectacle

Jessica L. Nelson sait de quoi elle parle quand elle décrit le microcosme littéraire de notre époque à l’ère des médias actuels qui sont de véritables vampires. Elle chronique en littérature sur des médias, a cofondé les prix de la Closerie des Lilas et les éditions des Saint-Pères. Elle se fend d’un roman Tandis que je me dénude qui donne la parole à une auteure qui raconte par quoi elle passe et à qui les animateurs et journalistes demandent de se dévoiler jusqu’au plus intime de son être pour alimenter quelques secondes d’antenne et quelques lignes agates. Aussi les dérives d’un système dans lequel la valeur du romancier se mesure à sa position sur l’échelle des ventes. Futurs écrivains, prenez connaissance de ce bouquin avant de fantasmer trop du genre je m’voyais déjà.

Tandis que je dénude. Jessica L. Nelson. Belfond 238p.   



 


 


L’acteur incarnant Thierry la Fronde se raconte

Dans la francophonie et particulièrement en France la télésérie Thierry la Fronde est devenue culte. Et ça été le tremplin pour ce jeune comédien Jean-Claude Drouot qui aujourd’hui comme on le voit sur la jaquette de couverture de son livre de souvenirs Le cerisier du pirate offre maintenant une tête à la Orson Welles. Au départ pour Thierry la Fronde, ce justicier muni d’une seule fronde, on cherchait un angelot blond. Finalement le réalisateur a donné une chance à Drouot en espérant qu’il ne le déçoive pas. Ça été la folie avec des produits dérivés à l’effigie de son personnage. Il raconte comment il s’y est pris pour faire oublier ce rôle et montrer sa palette de comédien, car il est avant tout homme de théâtre.

Le cerisier du pirate. Jean-Claude Drouot. L’Archipel 212p.   www.editionsarchipel.com



 




 


Pour éviter de tomber dans l’islamophobie

Tarik Ramadan est une autorité pour ce qui touche à la connaissance de l’islam en tant que professeur d’études islamiques contemporaines à l’Université d’Oxford et directeur du Centre de recherches sur la législation islamique et l’éthique. Il publie un essai De l’islam et des musulmans qui va faire date en ce qu’il ouvre les horizons à ceux des occidentaux qui dès qu’ils entendent le mot musulman se braquent. Prenant acte du courant de laïcisation en Europe et chez nous au Québec, il a cru bon de montrer ce qu’est la culture de l’islam, les valeurs que le Coran prône etc. Afin que tombent les préjugés. C’est un véritable livre de référence pour ceux qui veulent apprendre.

Par ailleurs, pour ce qui est du jihadisme et de la radicalisation qui fait tant l’actualité, nous vous recommandons fortement Jihad Academy de Nicolas Hénin. C’est un reporter indépendant qui a fait l’essentiel de sa carrière tant en Irak qu’en Syrie. A ceux qui se demandent comment on devient un jihadiste et pour quels motifs, c’est l’ouvrage tout désigné. En somme il dit que si nous assistons à la montée de l’État islamique c’est à nous d’en porter la faute car on aurait nourrir la bête en essayant de nous immiscer dans des conflits locaux. L’Occident ne sort pas grandi de ce constat. On paie très cher nos interventions dans ces deux pays précités.

De l’islam et des musulmans. Tariq Ramadan. Presses du Châtelet 214p.   www.pressesduchatelet.com
Jihad Academy. Nicolas Hénin. Fayard 252p.    



 


 


Le point culminant pour la reconnaissance des droits civiques

Ceux qui ont vu le film Selma nominé aux Oscars veulent sans doute en connaître davantage sur le climat de ségrégation qui prévalait aux États-Unis jusqu’à ce que le président Lyndon B. Johnson accorde en fin aux noirs le libre droit au vote. Il y a eu auparavant ces trois marches de Selma avec entre autre, la participation de Martin Luther King, qui allaient changer la donne. Steve Jackson un afro-américain passionné d’histoire de son pays raconte cette époque affreuse où les blancs américains pires que des nazis, ne se gênaient pas pour abattre du nègre à la moindre occasion. Après lecture on se demande même comment un Barack Obama a pu se faire élire au poste suprême. Les marches de Selma avec Martin Luther King est un devoir de mémoire réussi.

Les marches de Selma avec Martin Luther King. Steve Jackson. Pages ouvertes 175p.    



 


 


Regards sur Johnny Depp

Bien qu’il l’ait eu un peu difficile avec de récents films qui ont été des flops tel Mortdecai, Johnny Depp continue d’intéresser les amateurs de films grand public. John Griffin actualise ce qui arrive maintenant à cet acteur depuis sa séparation d’avec Vanessa Paradis. Il nous donne à lire une biographie succinct qui résume très bien le parcours de cette vedette de l’écran atypique. Pour en juger, il faut lire les pages consacrés à l’investissement dont il a fait preuve pour incarner Ed Wood dans le film du même nom, ce réalisateur de films kitsch. Il allait même jusqu’à entortiller les poils autour de ses mamelons pour vivre le côté déjanté de son personnage.

Johnny Depp le rebelle d’Hollywood. John Griffin. Pages ouvertes 174p.  



 


 


Cancreries

Il faut avoir été enseignant durant quarante ans comme Raymond Milési pour savoir de quoi il en retourne au sujet des cancres en classe. Il a colligé des perles dans le genre. En 2004 chez le même éditeur l’Archipel, il s’était commis avec « Au royaume des cancres » qui avait reçu un très bel accueil. Sur sa lancée il nous arrive avec Les cancres se déchaînent qu’il baptise affectueusement de bêtisier du fond de la classe. Voici ce qu’on peut y lire « Le football est surtout un sport pour les hommes. Mais de jours on pratique aussi les femmes » ou désopilante « Cette année la course a été remportée par le vainqueur ».  Ça vous donne le ton. On sourit énormément par tant de candeur.

Les cancres se déchaînent. Raymond Milési. L’Archipel 238p.   www.editionsarchipel.com



 


 


Une excellente bio d’Anne Sinclair

Lors des premières années de TV5 Canada les téléspectateurs d’ici ne sont pas près d’oublier l’excellente émission d’affaires publiques, 7 sur 7 animée par Anne Sinclair qui recevait chaque semaine un invité qui commentait l’actualité de la semaine. Formule reprise maladroitement chez nous par d’autres. Ils n’avaient pas l’étoffe de cette femme, héritière du riche collectionneur d’art Paul Rosenberg. Elle aura vécu tant à Paris qu’à New York et sera imprégnée de cette double culture. La biographe fait une analyse remarquable du tempérament de cette femme en expliquant comment elle a pu soutenir son conjoint DSK malgré ses adultères à répétition. Elle nous montre que son modèle dans le genre est Jackie Kennedy qui, au motif de l’ambition présidentielle, considérait les écarts de libido comme secondaires.

Anne Sinclair, une femme libre. L’Archipel 372p.    www.editionsarchipel.com



 


 

Seul contre le monde

Il est de ces gens qui soit qu’ils ont l’impression que le monde est ligué contre eux ou bien qu’ils se sentent seuls au monde. C’est un peu ce qui arrive au personnage central du roman de Gavin Extence « Alex Woods face à l’univers ». C’est un collégien qui a pour mère une cartomancienne, ce qui est assez singulier merci. Puis il est habité par un état d’âme comme décrit au début et qui a pour effet de créer en lui une sorte d’isolement mental. Jusqu’à ce que le hasard mette sur sa route un vétéran de la guerre du Vietnam qui va lui inculquer un seul précepte directeur, à savoir que c’est soi-même qui bâtit son chemin. Comment l’élève accueillera t’il et mettra t’il en pratique le conseil de son mentor ? Un très beau roman avec énormément de réflexions philosophiques qui éclairent bien des points de l’existence.

Alex Woods face à l’univers. Gavin Extence. JC Lattès 378p.   
www.editions-jclattes.fr



 


 


Femmes du Far West

S’il y avait un univers bien macho c’était sans contredit celui du Far West américain. C’est pourquoi le roman Frog Music d’Emma Donoghue détonne puisqu’il met en scène deux femmes, Jenny Bonnet et Blanche Beunon. La première est une chasseuse de grenouilles qui porte pantalon et colt à la ceinture. La seconde, grande amie de la première, est danseuse de burlesque à la française.  Nous sommes à l’été de 1876 à San Francisco, le temps est moite dans ce bar où Jenny sera tirée à bout portant. Elle dérangeait visiblement. Blanche va dès lors se consacrer à traduire le meurtrier en justice. Ce ne sera pas un mandat très aisé. Et dans la foulée de ses démarches elle va découvrir qui était vraiment sa copine défunte. L’auteure nous plonge véritablement dans l’atmosphère ambiante de l’époque on sent qu’elle s’est longuement documentée.

Frog Music. Emma Donoghue. Stock 473p.   www.editions-stock.fr



 


 


Les portraits de l’ancien directeur du monde

Éric Fottorino a été au prestigieux quotidien Le Monde qu’il a dirigé durant trois ans de 2007 à 2010. Il se fend d’un florilège de portraits de gens qu’il n’a pas nécessairement interviewés. Ce sont des esquisses faites à distance. Ça donne Mes monstres sacrés. Il y en a énormément en tout cas de répertorié dans ces pages. Peut-on considérer la ministre Najat Vallaud-Belkacem l’actuelle ministre française de l’éducation comme un monstre sacré ? C’est plutôt dans un certain ordre d’impression personnelle sans doute. De petites touches pour chacun des nominés, qui situe le personnage. C’est surtout une belle leçon de journalisme qui consacre ici l’art du portrait.

Mes monstres sacrés. Éric Fottorino. Denoël 270p.  



 


 


C’était Auschwitz, l’anus du monde

Il a été écrit que l’assassinat de J.F. Kennedy a changé le cours de l’Amérique. Sans doute. On pourrait tout autant affirmer que l’Holocauste a modifié radicalement notre connaissance de la nature humaine et qu’après les camps de la mort industrialisée, le monde ne sera jamais plus pareil. Pour prendre la mesure de cette horreur dantesque, lisez Rescapés d’Auschwitz d’Alain Vincenot. Des survivants nous disent ce qu’était le quotidien des prisonniers témoins de scènes parmi les plus abominables dont l’envoi de bébés vivants dans les fours crématoires…Auparavant, l’historien fait un résumé de la mise en application de la Solution finale de la question juive par les nazis.

Rescapés d’Auschwitz. Alain Vincenot. L’Archipel 261p.    www.editionsarchipel.com



 


 


Désirs interdits

Œuvre de chair ne désirera qu’en mariage seulement. C’était le credo et ça l’est encore, de l’Église catholique, du moins le souhaiterait-elle. En tout cas, Claire, une trentenaire pourtant bien mariée mais comme on l’a décrit éternellement insatisfaite, joue avec le feu  tandis qu’elle rencontre un ami pour qui elle se met à avoir des désirs. Qui vont se réaliser. Le droit chemin est un roman érotique de haute volée signé Sacha Gellman. Qui fait la démonstration noir sur blanc que le plaisir charnel draine toujours derrière lui un zeste de culpabilité judéo-chrétienne. Mais il faut lire ce petit bijou qui rehausse le niveau de ce genre littéraire.

Le droit chemin. Sacha Gellman. Denoël 198p.    www.denoel.fr



 


 


Vie du Roi Soleil

Louis XIV monarque absolu, qui parlait de lui à la première personne du pluriel a laissé une trace indélébile de son règne, le château de Versailles, agrandi par ses soins, qui coûta une somme pharaonique, a faire peur à son ministre des finances, mais qui avec les siècles a rapporté des sommes folles, ne serait-ce qu’au plan touristique. Pour nous raconter ce règne à nul autre pareil, Philippe Valode à qui l’on doit une soixantaine de livres portant sur diverses époques de l’Histoire de France. Sur le Roi Soleil, la littérature est abondante. Le mérite de celui-ci est qu’il parvient à dégager l’essentiel de ce que fut cette monarchie et son temps.  Pour quiconque n’a jamais explorer le Grand Siècle, c’est le livre d’initiation par excellence.

Louis XIV et le siècle de la monarchie. Philippe Valode. L’Archipel 365p.   www.editionsarchipel.com



 




 


Le coin spiritualité

Quatre titres vont alimenter nos réflexions spirituelles. Les trois premiers sont chez  Bayard. On réédite ce merveilleux ouvrage de Jean-Marie Ploux qui est prêtre de la Mission de France. C’est qu’il entre dans nos interrogations concernant la réalité de Dieu le Père. Et humblement il apporte son concours à cette grande question fondamentale, existe-t-il ou non ? Et il suggère que si on se gratte un peu trop le bobo c’est qu’on est sans doute passé à côté de l’essentiel. Et c’est de quoi il nous entretient. Cette réédition revue et augmentée comprend deux nouveaux chapitres la Parole de Dieu et l’Église. Et pour appuyer son propos il fait évidemment intervenir les Saintes Écritures.

Ensuite c’est une théologienne, spécialiste de Sainte-Thérèse d’Avila, Claude Plettner qui nous donne L’autre christianisme. Elle est partante pour dire que la crise religieuse qui ébranle l’Église et plus largement le christianisme, est loin d’être inquiétante, mais une occasion unique de réinventer, d’innover et de décentrement. Il y a dans ces pages un passage où elle rappelle fort à propos que l’histoire de la Bible est une succession de médiations. Plus tôt dans le livre, elle fait un bref historique des relectures de la Bible selon les occupants du trône de Pierre.

Le bimillénaire du bouddhisme en Chine, voici de quoi il est question avec ces 50 grands maîtres du bouddhisme chinois, particulièrement la mission des moines du Mahayarana. Et pour raconter cette riche histoire, non pas un bouddhiste mais un jésuite, le père Christian Cochini. Ce sinologue de renom vit en Chine et il est partisan du dialogue interreligieux. On lui doit notamment un « Guide des temples bouddhistes de Chine ».  Le tout commence sous la dynastie des Han jusqu’à notre époque. Et il en a fallu du courage à ces moines pour faire traverser en Chine cette spiritualité venue de l’Inde. Cet érudit nous fascine quand, en parlant d’un moine illustre Hanshan Deging (1546-1623) il rapporte que celui-ci dans un geste expiatoire transcrivit le Soutra de la guirlande de fleurs » avec son sang mêlé…à de la poudre d’or. Peut-on être plus excessif dans l’expression de sa Foi. Et que d’autres belles surprises en cours de lecture. Chapeau à ce travail colossal.

Et aux Presses de l’Université Laval, La mémoire refuge de Maria Mattoniu. C’est une étude sur les liens entre la religion et la politique, vu à travers le prisme d’un chapitre particulier, les rapports entre un monastère orthodoxe en Roumanie et le gouvernement communiste. Un sujet pointu sans doute, mais très éclairant sur les forces qui s’opposaient là comme ailleurs. Et on pourrait aisément transposer ce thème en Russie entre le communisme soviétique et l’église orthodoxe russe. C’est le monastère de moniales de Saint-Nicolas qui est pris à témoin à travers les archives de l’institution. Une recherche rigoureuse qui met en lumière le courage de certaines religieuses face à l’athéisme.



 


 


Il était une fois Laval

La Ville de Laval célèbre cette année son 50ème anniversaire de fondation. Le mérite de cette histoire, c’est que cette ville a réussi là où le maire Jean Drapeau de Montréal a échoué à savoir, le projet « Une île une ville ». Car avant la réunification, Laval était constituée tout comme sur l’île de Montréal, par diverses municipalités. Mais « l’exploit » a été assombri par la proximité de Montréal la géante qui lui a toujours fait de l’ombre. Sous la direction de Claire Varin on a colligé des témoignages de divers citoyens et acteurs qui racontent mieux que quiconque l’évolution de Laval. On trouve ça et là des photos évocatrices qui nous plongent immédiatement dans une nostalgie.

L’île en mémoire. Collectif. La courte échelle 307p.  



 


 


États d’âme dans les tranchées de la Première Grande Guerre

Le secret de Tristan Sadler de John Boyne est la démonstration éclatante qu’une guerre est le lieu de tous les possibles, du meilleur, mais surtout du pire. Tristan Sadler est un jeune militaire qui revient chez lui et qui va remettre à une jeune femme les lettres que celles-ci envoyaient à son frère qui perdra finalement la vie au combat. Le frère défunt, prénommé Will, drainait derrière lui un aura de lâcheté. Tristan va devoir rétablir la vérité, mais ce sera accompagné d’autres révélations moins réjouissantes. D’autant que lui-même est traumatisé par la mort de son compagnon de régiment. C’est un roman fabuleux sur l’élévation des sentiments.

Le secret de Tristan Sadler. John Boyne. L’Archipel 328p.    www.editionsarchipel.com

 



 


 


Golda Meir telle qu’en elle-même

Dominique Frischer s’est depuis longtemps fait appréciée pour ses nombreux essais et autres ouvrages sur la culture juive. Elle nous arrive avec une biographie de Golda Meir l’autre dame de fer. Qu’on a toujours vu dans les dernières années de sa vie, comme une vieille femme un peu courbée. Mais attention, quel personnage. Ce n’est pas pour rien que le fondateur de l’état d’Israël, le président David Ben Gourion, disait d’elle quelle était le seul homme de son gouvernement, ce qui est peu dire. Car elle n’avait pas froid aux yeux, qui à fui la Russie natale et ses pogroms, tout juste âgée de huit ans. La bio met en lumière sa contribution au Congrès juif américain. Car on sait moins qu’après la Russie, elle s’exila au Wisconsin.  L’espace manque pour donner, ne serait-ce que les grandes lignes de cette existence fulgurante. Reste à lire cette biographie qui précisons-le ne tombe pas toutefois dans l’hagiographie. Elle avait bien sûr des défauts que ne manque pas de souligner la biographe.

Golda Meir. La femme derrière la légende. Dominique Frischer. L’Archipel 538p.    www.edirionsarchipel.com



 


 


Le dessin rédempteur

Fanny Bonenfant a eu la bonne idée de faire joindre de grands poèmes et des pages de dessins à colorier. Ce qui donne Fantasmagories. Côté strophes, ça va de Baudelaire à Francis Jammes en passant par Germain Nouveau et Rimbaud. Côté dessins, c’est un peu dans un même esprit que les mandalas chères à l’Orient. Où le fait de dessiner apaise et favorise la méditation. Les illustrations de base sont soignées et invitantes pour les coloristes. Nous sommes en pleine poésie thérapie.

Fantasmagories. Fanny Bonenfant. Mango



 


 


Pour endormir les garçons

Oubliez les frères Grimm, Perrault et Hans Christian Andersen. Les Contes pour garçons que publie les éditions Caractère réunit divers auteurs qui ont tous en commun d’avoir créé des contes totalement nouveaux quoique avec des inspirations. Car dans un de ceux-là on retrouvera l’inévitable méchant loup. Mais on découvrira du coup le sympathique chien Bill, jamais à court d’une espièglerie. Ou encore le gentil Lucas qui a garni son chou à la crème de…ketchup, au grand désarroi de sa maman. Et après lecture, les garçonnets dormiront à poings fermés.

Contes pour garçons. Collectif. Éditions Caractère 169p.    www.editionscaractere.com



 


 


Deux stars de la littérature érotique québécoise

Ils ne font pas la manchette des journaux et pourtant à leur façon ce sont deux vedettes de la littérature au Québec dans la Belle Province. Année après année, ils nous font la surprise d’une autre ponte avec de l’imagination à revendre. Ce sont Martin Laliberté et Julie Bray. Deux visions de la chose. Le premier auteur présente Flagrants délices un assemblage de nouvelles à vous faire dresser vous savez quoi messieurs et des fureurs utérines pour ces dames. Ici le plaisir est dénué de toute culpabilité judéo-chrétienne. Des galipettes merveilleuses et très inspirantes. Julie Bray débarque avec rien de moins que Le top 10 des fantasmes féminins. Si vous croyez que l’imaginaire érotique est du seul ressort des hommes, c’est que celui des femmes a été muselé par des siècles d’éducation puritaine. Attendez de voir de quoi retourne une femme en chaleur. Torride comme ça ne se peut pas. Les deux sont chez Québec-Livres.



 


 


Dommage c’est bien trop court

Il a un talent fou ce William S. Messier qui dans Townships nous émerveille avec des nouvelles complètement dingues. Comme ce restaurant à Sainte-Cécile-de-Milton où opèrent des serveuses siamoises! Et vous ne serez pas au bout de vos surprises, car le nouvelliste a une imagination sans limite. Pour ceux qui ne savent pas ce que sont les Townships, ce sont l’équivalent des rangs, et situés dans l’Estrie et colonisés par des anglophones. Ce qu’il y a de bien avec l’auteur c’est qu’il a un sens aigu de l’observation et les mots pour le traduire. Le seul ennui avec ce petit bouquin, c’est que c’est trop court. Vite cher monsieur, livrez-nous un cinq cent pages de vos belles folies!

Townships. William s. Messier. Marchand de feuilles 118p.    www.marchanddefeuilles.com



 


 


Umberto Eco dénonce l’information poubelle

Umberto Eco tout érudit qu’il est, est un grand observateur des mœurs de son époque et comme d’autres intellectuels voit les dérives du monde de l’information où le sensationnalisme doit être le pain quotidien des médias et où le divertissement l’a emporté sur la culture. Et pour rendre compte de l’information spectacle, il se fend d’un roman qui est presque un brûlot, Numéro zéro. Nous sommes à Milan en 1992 et on lance alors un nouveau quotidien. Le credo de cette nouvelle publication, la recherche de la vérité. Oui mais à tout prix. Même si ce n’est pas vrai. Et on arrivera très vite à voir des complots partout. Il y a surtout cette info voulant que Mussolini ne soit pas mort en 1945 mais plutôt un sosie. L’opinion publique va s’enflammer. Vrai ou faux ? L’information devient ici un thriller qui nous tient en haleine de bout en bout.

Numéro zéro. Umberto Eco. Grasset 220p.     www.grasset.fr



 


 


Marilyn aurait été assassinée

Ils se sont mis à deux pour cette enquête fouillée sur les circonstances réelles entourant la mort de la mythique Marilyn Monroe, Jay Margolis et Richard Buskin. Décidément la star fait toujours parler d’elle. Et pour les auteurs le dossier est classé, les meurtriers et commanditaires sont au nombre de trois, le sénateur Robert Kennedy, l’acteur Peter Lawford et le thérapeute Ralph Greenson. Margolis a planché cinq ans sur cette enquête. Entre autres non sens, il relève que l’autopsie pratiquée sur la défunte et qui est reproduite en fin d’ouvrage ne décèle aucune trace de médicaments, alors que le rapport officiel communiqué au monde, fait état d’une absorption massive de somnifères. Pourquoi a-t-on voulu trucider la blonde ravageuse ? C’est qu’elle s’apprêtait à dévoiler publiquement sa liaison avec les deux frères Kennedy.

L’assassinat de Marilyn Monroe. Jay Margolis et Richard Buskin. L’Archipel 300p.    www.editionsarchipel.com

  



 


 


Un frère de Depardieu parle

C’est Alain Depardieu frère aîné de Gérard qui prend la plume ou le clavier c’est selon pour donner son angle de vue sur le célèbre frérot. Bien qu’ils soient nés dans le même cocon familial, leur mère n’aimait pas l’acteur et par contre s’entendait très bien avec Alain qui fera d’abord des études en architecture. Dans le sillon de Gérard sur le plateau des Valseuses, il deviendra à la suggestion de Roman Polanski, producteur de cinéma. Et dans ce créneau il excellera avec nombre de productions dont « Le père Noël est une ordure » et « Danton ».  Qui aime bien châtie bien dit le dicton bien connu. L’aîné considère son frère comme un génie d’acteur mais ne se gêne pas pour mettre à l’avant-plan son côté destructeur. Il fait vraiment la part des choses. En même temps. Alain nous dit en quoi consiste le métier de producteur de films. Et amateurs d’anecdotes sur le cinéma vous serez servi. Surtout avec un Gérard Depardieu comme cible.

Mon frère. Alain Depardieu. L’Archipel 211p.    www.editionsarchipel.com

  



 


 


Un témoin de premier plan juge notre système de santé

David Levine est peut-être le mieux placé, sinon le seul a bien pouvoir expliquer en quoi les politiques gouvernementales en matière de santé ont conduit à l’échec du système que l’on connaît. Levine qui signe Santé et politique a été longtemps le DG de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal après avoir dirigé plusieurs hôpitaux. Rare indépendantiste de ;a communauté juive anglophone, Bernard Landry alors premier ministre du Québec, en avait fait même fait brièvement un ministre délégué à la santé et aux services sociaux. Pour ces raisons, celui qui enseigne maintenant à la Faculté de médecine de l’Université McGill mérite d’être entendu. Le premier constat qu’il fait, c’est que la Loi sur les services médicaux qui date de 1966 est totalement articulée sur l’hôpital. Et c’est là que le bât blesse, car là où on doit intervenir, c’est sur les soins de première ligne qui doivent être offerts par les médecins généralistes. Un handicap qu’il souligne c’est la difficulté de pouvoir recourir gratuitement à des services de radiologie qui soutiennent tant le médecin. Dans les hôpitaux c’est gratuit oui, mais il faut se soumettre à une liste d’attente interminable. Dans les cliniques privées on paie le fort prix. L’essayiste soutient que de corriger le problème ferait grandement la différence et encouragerait les médecins à se tenir près de la base. On appréciera du coup les commentaires sur les projets de l’actuel titulaire du ministère de la santé Gaétan Barrette. En fin d’ouvrage on trouve sa liste de recommandations pour une réforme en profondeur et proactive.

Santé et politique. David Levine. Boréal 357p.   



 




 


Le coin santé physique et psychique (1)

La biologiste Nancy Cattan vous confronte à un beau défi, d’autant qu’il s’agit de perdre du poids sans se priver. De simplement brûler la graisse en épargnant les muscles. C’est l’essentiel de ce qui est baptisé Le régime paléo. Et attention, ce n’est pas un énième programme minceur pour les bobos. Au contraire, il puise son inspiration sur la façon dont on se nourrissait à la préhistoire. Curieux ? C’est aux éditions Alpen comme les trois autres titres qui suivent. Plus mal au foie c’est ce que vous garantissent le Dr. Gabrielle Cremer et Aurélie Ober. La première est spécialisée en pharmacologie clinique tandis que la seconde est journaliste médical. Ici on s’attache à trouver des solutions contre les hépatites et toutes les maladies du foie par des méthodes de drainage.  Toutes les hépatites sont passées en revue. Et saviez-vous que par le monde, 350 millions de personnes sont atteintes d’hépatite B chronique, ce qui n’est pas rien. Le foie est tellement un organe essentiel puisque c’est le filtreur de l’organisme. D’ailleurs lors d’un cancer, lorsque le foie est atteint, le décès est généralement une question de quelques jours.
S’ouvrir au bonheur à condition de connaître la destination de notre vie, c’est l’équation que formule le naturopathe Anthony Blégent avec Les voies du bonheur en 40 jours. Lui aussi invite les lecteurs à balayer les peurs pour trouver la personne réelle que nous sommes. Il a nommé sa méthode Gennéo. Les postulats sont simples.  Allons cette fois du côté des jeunes. La célèbre et regrettée pédiatre Françoise Dolto nous avait révélé que le stress est présent chez le bébé. Eva Klein est psycho relaxologue. Elle aussi aborde le sujet dans un bouquin ayant pour titre Le stress de l’enfant. Dans notre monde qui n’en a que pour la performance, le jeune élève se trouve stressée. Le jeune comme l’adolescent sont vulnérables. L’auteure suggère de transformer le stress en énergie positive. Comment pouvoir aider notre chérubin à se reconstruire.



 


 


Le coin santé physique et psychique (2)

Hélas, l’argent est le maître mot de nos existences. Pour certains cette quête de l’aisance matérielle peut virer à l’obsessionnelle. Louis-Georges Désaulniers qui est apprécié comme coach de vie, a élaboré des tests d’évaluation pour comprendre et solutionner la dépendance au jeu. Jeux excessifs, grâce à ses questions qui ne négligent aucun repli de l’être, permet de s’auto-évaluer. C’est aux éditions Québec-Livres. Puis deux titres aux éditions de l’Homme. Le premier Se faire obéir des enfants sans crier rendra un immense service aux parents qui se sentent dépassés par leurs rejetons jugés quasi diaboliques. Les bienfaiteurs qui nous gavent de bons conseils sont Jerry Wyckoff et Barbara C. Unell. Le premier est psychologue tandis que la seconde est journaliste. Que n’a-t-on pas été témoin un jour ou l’autre de parents excédés qui se mettent à hurler à l’endroit de touts petits enfants pour cause d’agitation. Point ne sert de crier, disent les auteurs. Ils enseignent des techniques qui imposent une discipline aimante.

Qu’est-ce qu’on en commun, l’épeautre, le sarrasin, le maïs et le riz brun ? C’est qu’ils sont constitués de grains entiers, riches en fibres, vitamines et minéraux. Pour mieux les connaître parcourez Grains entiers dans la collection Coup de pouce. Vous trouverez 100 recettes qui les valorisent. Pour notre plaisir gourmand nous avons essayé la salade de lentilles, de riz sauvage et d’orzo au cari.  Une explosion de saveurs en bouche. Manger bien c’est tout sauf triste.



 




 


Le coin santé physique et psychique (3)

Neil Pasricha est connu pour son précédent best-seller « La vie est cool ». Il y croit vraiment puisqu’il persiste et signe aux éditions Transcontinental La vie est vraiment cool un assemblage de ce qu’il appelle ses micro bonheurs, au nombre de 175.  Le mot micro fait référence ici à de petites choses. Et il en est de même pour ce bonheur qui est parcellaire, fait effectivement de petites choses. Et l’auteur de nous rappeler en quoi la joie peut s’amener à travers des petits faits du quotidien, genre l’appel d’un être aimé auquel ont pensait à l’instant, dévaler une côte à bicyclette à toute volée le vent dans les cheveux, etc. Des trucs qu’on oublie trop souvent.
Voici u livre qui aurait dû être lancé il y a belle lurette car le sujet touche de plus en plus de gens, nous avons nommé, les allergies. Les allergies qui sont classées au quatrième rang mondial des maladies chroniques. Jadis dans un restaurant, tout le monde mangeait la même chose. Maintenant, le scénario a grandement changé avec toutes les intolérances. On ne voyait jamais ça avant. Trois auteurs, les Dr. Pierrick Hordé et Isabelle Bossé ainsi que Guy Hugnet présentent Le livre noir des allergies aux éditions de l’Archipel. Comment expliquer cette recrudescence ? On examine différentes hypothèse, les abus des antibiotiques et aussi administrés trop jeunes, la pollution, l’excès d’hygiène. Bref, une radiographie d’un grave problème du métabolisme humain.



 




 


Le coin santé physique et psychique (4)

La pensée des grands maîtres ne meurt jamais. Prenons Krishnamurti dont on peut passer des années à décortiquer les enseignements. On réédite aux éditions des Presses du Châtelet L’esprit de création. Le gourou indien qui est né en 1895 et qui est mort en 1986 a influencé des millions de gens. Ici nous avons des conférences inédites en français qui ont été prononcées entre 1949 et 1950 à Bénarès et à Paris. Son credo est que l’action juste ne peut intervenir que dans un état de création. Vivre dans l’instant présent et ne pas se faire d’appréhension avec la vie. Tel est son message.
L’homme est capable de tout et l’histoire nous a enseigné qu’il est capable d’être ange et démon. Le psychologue et oblat Jean Monbourquette en fin observateur de la psychologie humaine peut bien témoigner à ce propos. Les projections maléfiques aux éditions Novalis, est une réponse à des gens qui lui demandait comment échapper à la malveillance de certains êtres de leur entourage. Ce petit bouquin est un guide de survie quand on est en présence de gens toxiques. Il décrypte très bien dans ces pages, la part sombre de l’homme. Ses conseils peuvent s’avérer précieux pour quiconque se trouve confronté à ce genre de situation.
Et enfin un titre fondamental qui fait le point sur la détresse au travail qui fait de plus en plus de ravages. Travail : usure mentale est le fruit de quarante années d’études du domaine par le Dr. Christophe Dejours qui porte la double casquette de psychanalyste et de psychiatre.  Il était temps qu’une étude fouillée nous parvienne sur ce thème. Présentement le monde du travail obnubilé par la rentabilité et la performance à tout prix, nous ramène à un retour de l’esclavagisme. Le néolibéralisme qui a transformé le travail en ressource humaine a provoqué chez ce dernier des détresses sans nombre  qui ont mené à beaucoup de suicides. Au Québec pour ne donner que cet exemple dramatique, la consommation d’antidépresseurs a augmenté de 325% au cours des vingt dernières années. Et les tensions dans les couples viennent pour beaucoup du mauvais climat au travail ramené à la maison. Le scientifique décrit par le menu comment on en est arrivé là. Un constat inquiétant.



 


 


Une histoire de l’enseignement de la philo au Québec

Voici un champ de recherche qui avait été négligé et qui est maintenant comblé avec cet essai L’enseignement de la philosophie au cégep. Placé sous la direction de Pierre Després on passe en revue ce dont il en a été de l’enseignement de la connaissance philosophique dans la Belle Province au cours des 50 dernières années. Autant on regarde dans le passé, autant on se projette aussi dans l’avenir en se posant de quel type d’enseignement à cet égard les étudiants ont besoin. Un travail rigoureux qui fourmille d’informations historiques précieuses qui permettent d’apprécier le chemin parcouru.

L’enseignement de la philosophie au cégep. Collectif. Les Presses de l’Université Laval 373p.     www.pulaval.com



 


 


De grands amours qui ont façonné l’Histoire

Gilbert Sinoué a pris conscience que des histoires d’amours surtout si elles se vivent dans les hautes sphères du pouvoir, peuvent changer la face du monde. Si vous en doutez, allez parcourir les pages de ces 12 passions qui ont changé l’Histoire. Il a sélectionné douze couples qui ont fait grand bruit à leur époque, par exemple Elizabeth Taylor et Richard Burton, Nehru et Lady Mountbatten et même homosexuels comme Verlaine et Rimbaud. Le grand mérite de cet ouvrage c’est qu’il arrive au moment où l’enseignement de la culture générale fait si cruellement défaut dans nos écoles. Et ces mini biographies du sentiment amoureux donnent une vision d’une culture, une époque, une civilisation. On sort de cette lecture assurément plus intelligent.

12 passions amoureuses qui ont changé l’Histoire. Gilbert Sinoué. Pygmalion 426p.       www.sinoue.com



 


 


A ne pas lire dans le métro…

Vous ne verrez que rarement quelqu’un lire de la littérature érotique dans les transports publics. Les tabous persistent. Et surtout pas Le Sage et la Soumise de Patrick Le Sage qui traite de son sujet en connaissance de cause puisqu’il le dit sans ambages, il est lui-même un dominateur qui possède son donjon à Paris même. Il raconte à la première personne ce qui lui arrive dans son monde bien singulier. Et on voit bien que l’être humain est beaucoup plus complexe que ce qu’on veut reconnaître. C’est écrit avec une grande intelligence et une connaissance infinie des méandres de la pensée humaine. Et en prime, c’est excitant!

Le Sage et la Soumise. Patrick Le Sage. Tabou 202p.   
www.tabou-editions.com



 


 


Le potager pour les nuls

Parce que le panier d’épicerie est devenu trop onéreux, beaucoup seront tentés de vouloir faire pousser eux-mêmes leurs fruits et légumes. Mais freinés en même temps par leur inaptitude. Qu’ils se rassurent, Robert Elger vient à leur secours avec Potager, 7 minutes pour tout savoir faire. Et c’est vrai. Il y a 100 fiches représentant autant de choses à cultiver. Que ce soit épinards, endives, fèves et quoi encore, de judicieux trucs faciles comme tout. En tout cas ça donne le goût d’essayer et de…réussir. C’est chez Rustica. Du même éditeur, Mon jardin de grand-mère de Flore Patix. C’est un peu dans le même esprit quoique l’auteure et qui va au-delà de ce qui est comestible pour élargir nos connaissances du côté des aménagements décoratifs. Saviez-vous que les joubarbes et les sédums ne réclament que peu d’eau, à peine, et que même en les oubliant elles vont se développer quand même. Puis des herbes laissées pour compte, comme la pimprenelle, qui sert magnifiquement aux sauces.
www.rustica.fr.



 


 


Guerre estivale de la limonade

Excusez le jeu de mots mais c’est une lecture rafraîchissante ce titre La guerre de la limonade de Jacqueline Davies dont paraît le tome 1, qui annonce donc une série. Si on en juge par le premier tome, c’est prometteur. On fait connaissance avec un frère et une sœur, lui un jeune garçon qui a le contact inné, tandis que soeurette une « bolée » des mathématiques a des difficultés à nouer des liens. Mais surviendra la guerre de la limonade. Tout un conflit sympathique, mais chargé quand même de passion. Une lecture idéale pour les jeunes têtes.

La guerre de la limonade. Jacqueline Davies. Tome 1. Les malins 176p.   www.lesmalins.ca



 


 


Le Canada déchiré entre Vichy et De Gaulle

L’historien Olivier Courteaux ouvre un chapitre fort intéressant du positionnement du Canada envers la France en marge de la Seconde guerre mondiale. Il y avait chez nous deux courants d’opinion, les nationalistes qui favorisaient les valeurs et l’attitude du Maréchal Pétain et son régime de Vichy et curieusement les anglo-saxons qui soutenaient De Gaulle. De toute façon le gouvernement de Mackenzie King fera son choix en soutenant la France libre dès 1942 à l’instar des Alliés. Et c’est cette fraction de la grande Histoire que narre l’auteur dans ces pages captivantes. Il a pour se faire, puisé à travers une abondante documentation. Un travail remarquable.

Le Canada entre Vichy et la France libre. Olivier Courteaux. Presses de l’Université Laval 296p.      www.pulaval.com



 


 


Anthropologie mexicaine de l’environnement et de l’économie politique

Il y a des chantiers intéressants à surveiller de par le monde sous l’angle de la préservation de la biosphère. Ainsi cet essai en collectif sous la direction éclairée de mesdames Sabrina Doyon et Catherine Sabinot intitulé Anthropologie des espaces côtiers et de la conservation environnementale. En fait, c’est un compte-rendu du travail de préservation de l’environnement au sein de six villages côtiers regroupés dans deux Réserves de biosphère de l’État du Yucatan. A partir de quoi on a mesuré les effets de ces actions au plan socio-économique. On verra que les enjeux sont nombreux et complexes et que la sauvegarde du monde ne se fait pas sur un claquement de doigt. Que d’efforts et de conscientisations!

Anthropologie des espaces côtiers et de la conservation environnementale. Collectif. Presses de l’Université Laval 288p.   www.pulaval.com



 


 


Une poésie sanctifiante

Si au lieu de se rendre dans un temple religieux on se connectait à de la poésie ? Une démarche originale facilitée par François Baril-Pelletier qui élève la poésie au rang de spiritualité. C’est le cas de son recueil Les trésors tamisés dont voici un extrait « Si la sueur est ici-bas notre seule monnaie d’échange notre esprit est nimbé de parcelles d’espérance la pieuse mélodie amoureuse substance et notre parcours s’étale vers des cimes langoureuses aux terres vallonnées brumeux idéaux ».

Les trésors tamisés. François Baril Pelletier. Les éditions L’Interligne 120p.  
www.interligne.ca



 


 


 Alexandre Jardin pamphlétaire

S’il est le romancier que l’on sait, Alexandre Jardin nous dit qu’à travers la voie du roman il réglait un peu des comptes, avec peu de courage. Mais plus il avance en ce bas monde et plus il en a marre du déni permanent et des optimistes indécrottables. Il signe donc un livre qui tient du pamphlet Laissez-nous faire! Où il répertorie des gens qui font de leur mieux pour améliorer la France qui geigne beaucoup en ce moment. Sa démarche est à contrario de la morosité ambiante. Un chapitre touchant est pour rappeler qu’il y eu en France des politiciens de haut niveau comme Pierre Mendès France dont il rapporte une anecdote touchante alors qu’il n’était âgé que de treize ans. Tonifiant.

Laissez-nous faire\ On a déjà commencé. Alexandre Jardin. Robert Laffont 207p.     www.laffont.fr



 


 


Planche à roulettes

En quatrième de couverture de Skateboard de Ryan Stutt il est répertorié au moins treize mouvements possibles au moyen de cette planche à roulettes. Le skateboard est à l’heure actuelle dans l’air du temps, et des milliers d’ados s’y adonnent. Cet album, abondamment illustré indique toutes les techniques possibles pour bonifier ses performances sans se casser le cou, car c’est parfois périlleux de s’élancer sans prudence. Les jeunes adoreront les enseignements qui s’y trouvent.

Skateboard. Ryan Stutt. Broquet 95p.    www.broquet.qc.ca



 




 


Deux BD instructives, Glenn Gould et un naufrage d’esclaves

Si la fonction première de la BD est de distraire, elle peut instruire. C’est pourquoi nous saluons deux bandes dessinées qui rendront au final le lecteur plus intelligent. D’abord Sandrine Revel chez Dargaud, rend hommage à Glenn Gould une vie à contretemps. C’est une biographie du plus déroutant des pianistes connu du monde entier pour ses interprétations célèbres de J.S. Bach au piano et des libertés qu’il prenait avec d’autres. Dans le mode, il était une fois, on assiste aux premiers balbutiements du garçon devant le clavier au désarroi de sa mère qui voudrait bien qu’il passe moins de temps à l’instrument pour vivre une vie normale. Et progressivement la personnalité singulière qui se forge, ses caprices de diva quand au choix du Steinway pour ses enregistrements et ses prestations en public de plus en plus rares pour disparaître complètement au profit du sillon du vinyle. Quiconque veut s’instruire de ce qu’il fut à le livre parfait entre les mains. Ça donne le goût de l’écouter à coup sûr.
Dans un autre registre et chez Aire libre, signé Sylvain Savoia la triste histoire d’esclaves noirs naufragés en 1761, dont quelques uns vont survivre après quinze ans passés sur une île déserte. Les esclaves oubliés de Tromelin est une histoire véridique qui a été ravivée par les recherches de l’archéologue et ancien officier de marine Max Guérout. Parvenu aux oreilles de Savoia, qui fasciné, va coucher sur papier cette histoire hors du commun. On voit à quoi furent exposés ces malheureux et ce qu’il leur a fallu d’abnégation et de courage pour surmonter des épreuves en apparences insurmontables. La capacité d’adaptation de l’humain est ici un euphémisme. Ces deux albums sont remarquables par la qualité tant du matériau de base et du dessin.



 




 


Le coin habileté manuelle

Chez Mango Fikou Mikou présente Créations en Liberty. Cet album de couture est destiné aux femmes qui aiment s’affairer pour leurs petits et réaliser des créations originales. Les accros de la couture connaissent la valeur de l’imprimé que représente le Liberty. Que ce soit en appliqué ou pour la totalité de l’ouvrage vous avez 25 propositions pour le rangement, des accessoires et des trucs déco. Du même éditeur et toujours dans la couture, elles sont trois Sylvie Blondeau, Chloé et Léa Eve qui débarquent avec Le grand livre de la couture créatrice. Nous sommes en présence de 46 accessoires et rangements pour l’atelier et la maison de qualité supérieure. Les patrons s’y trouvent pour vous faciliter le travail dont on s’initie graduellement en compagnie de ces mains expertes. La part belle est consacrée aux articles de rangement pour la couture. Au éditions Nuinui Sam Ita nous plonge dans l’univers attrayant des Avions en papier. Quand on y songe, nous faisions à l’école sans le savoir de l’origami. Ce beau coffret comprend un livre explicatif de 72 pages, 12 modèles à réaliser avec toutes les démarches à suivre pour ne pas faire gaffe, un vidéo pour chaque modèle et bien évidemment 60 feuilles de papier illustré en grand format. Et ce n’est pas tout, on trouve 12 liens pour télécharger les modèles et les imprimer. Un cadeau formidable à offrir à un tout jeune adolescent.

Nous vous signalons chez Mango la sortie de 100 mandalas étincelants. Ce qu’il y a de bien avec ce bouquin c’est qu’il sort au moment où de plus en plus on apprécie les bienfaits thérapeutiques du coloriage sur ceux et celles qui ont les nerfs tendus. Nous sommes presque dans la médecine alternative. C’est vrai qu’à regarder ces admirables dessins, on n’a pas autrement envie que de se précipiter sur ses crayons à colorier et appliquer de jolis couleurs.



 




 


Le coin Miam miam

Marita Karlson est une femme diabolique. Elle nous tente de toutes les façons avec ses Jus, smoothies & en-cas gourmands pour booster votre santé qui paraît chez Rustica. Avec la belle saison et des taux d’humidité à la hausse, nous sommes tous à la recherche de la boisson désaltérante et goûteuse. Elle nous présente 70 choix délectables. Nous avons découvert entre autres les « kvas ». Qui demandent des framboises, du gingembre, du mil brut et de l’eau filtrée. Mélangez le tout selon ses indications et vous nous en donnerez des nouvelles. Que c’est bon avec sa variante aux pommes. Chez Rustica toujours Mes recettes de saison de Maya Barakat Nuq. C’est présenté comme un calendrier mensuel mettant en vedette 150 produits. L’auteur évidemment se sert de produits de saison provenant du marché de proximité. On ne renâcle pas tellement devant un bœuf qui a mijoté dans de la bonne bière. C’est une cuisine sans prétention, familiale et simple côté préparation.

Les trois prochains titres sont chez Mango. Le super jus book de Sidonie Pain rejoint celui que nous avons évoqué plus haut de Marita Karlson. Ici c’est 50 recettes de jus réalisées au blender. On incorpore des fruits frais, on crée des mélanges originaux et hop le tour est joué. Il y a un smoothie effrayant qui cause des dépendances, celui à la banane, fraise et amandes. Et attendez de voir le reste. Indispensable dans toute bibliothèque de cuisine digne de ce nom. Le lava cakes book de Louis Girod. Un lava pour éclairer votre lanterne, s’apparente au scone anglais. Parfait pour une collation de fin d’après-midi ou comme en-cas. Ils peuvent être indistinctement salés ou sucrés, c’est selon. Tel un sera offert dans une déclinaison à la crème de marrons  et au whisky, tandis que le lendemain on optera un autre au parmesan et poivron. Et une petite bible en conclusion, la Super plancha des Valéry Drouet et Pierre-Louis Viel. Nous sommes en face de tout un éventail de propositions faisant appel aux viandes, poissons, coquillages, crustacés, burgers, hot dogs, légumes avec en complément les apéros et les accompagnements. On est confondus par tant de bonnes choses. Prenez ce rouget farcis aux olives et au fenouil. Une explosion de saveurs en bouche qui rehausse le goût de ce poisson. Et que dire en entrée de ces boulettes de veau et piperade en crépinette. Original, n’est-ce pas ?


 


 


Un premier visuel chez Québec-Amérique

On se souviendra que la fortune de la maison d’édition Québec-Amérique s’est construite en partie avec ces fameux « visuels » sorte d’encyclopédie où les objets comme le règne animal étaient parfaitement illustrés avec toute la lexicographie appropriée pour désigner chaque chose. Apprendre par l’image. Eh bien les petits bouts d’choux ne sont pas en reste avec Mon premier visuel coécrit par Jean-Claude Corbeil et Ariane Archambault. L’album parfait pour commencer à inculquer aux jeunes les premiers rudiments d’une culture générale. On appréciera hautement la qualité graphique. Cet ouvrage devrait obligatoirement se retrouver dans les centres de la petite enfance et les classes de niveau primaire.

Mon premier visuel. Jean-Claude Corbeil et Ariane Archambault. Québec Amérique 78p.        www.quebec-amerique.com


 




 


Le coin santé physique et psychique (1)

Aux éditions Almora, deux titres qui vous feront croître en grâce et en sagesse. Le tantra de la reconnaissance de soi est une introduction et traduction du sanskrit faites par David Dubois de ce manuel de méditation estimé comme étant le plus riche en contenu et original, du continent asiatique. Le tantra dont il est ici question réfère continuellement à ce que nous sommes vraiment et non pas l’image policé que l’on se donne socialement pour être admis et faire bonne figure. On explique des choses aussi simples comme le pourquoi d’avoir les yeux fermés lors d’une séance de méditation. Du même vulgarisateur L’essence du yoga selon Vashishta. Pour ceux qui découvre cet ouvrage pour la première fois, c’est un immense poème de 28 mille versets, publié en Inde au IXème siècle. C’est un titre qui se distingue pour avoir inspiré le fameux conte perse des Mille et une nuits. Il est dit que ce que l’on voit du monde est trompeur mais plutôt du côté du mystère.

Deux parutions chez Lanore. Méditations pour un éveil spirituel de Carole Aliya. Cette thérapeute regroupe trois livres en Un. Ce sont des rencontres avec nous-mêmes. Car dans cette frénésie du monde on s’oublie toujours. On propose ici un rythme tout en douceur avec des promesses d’engagements. Patrick Poulain nous présente un monde vers une ère nouvelle, Ecce Mundi. Il coiffe plusieurs casquettes l’auteur, psychologue, parapsychologie, et phosphénologue.  L’amour est à ses yeux, l’énergie fondamentale qui soutient l’infinité des mondes. Pour élaborer ses chapitres il réfère aux Saintes Écritures. C’est pourquoi il sera question de Genèse et d’Apocalypse. Son credo est de s’affranchir de la condition humaine.



 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

Décédé en 1999 Kisshomaru Ueshiba s’il n’a pas été le créateur de l’Aïkido, en a été cependant son développeur et en a assuré la renaissance. Chez l’éditeur Budo, on réédite un ouvrage fondamental de lui L’esprit de l’Aïkido qui donne le véritable sens de la pratique. Sur la jaquette de couverture on voit le vieux sage pénétré par sa lecture. Au-delà de l’art marital, il ne faut pas perdre de vue que c’est une philosophie. Deux titres chez Alpen, de la méthode Montignac l’IG régime index glycémique. C’est une réédition revue et augmentée de nouvelles recettes et menus de ce classique qui a permis à tant de gens de perdre du poids. Michel Montignac a beaucoup fait réagir il y a trente ans, en bousculant les idées reçues sur le rapport aux aliments et sur la façon de réduire les kilos. Sa ferme volonté a triomphé de l’adversité et maintenant, sa méthode est reconnue universellement. Et parlant de la fonte des graisses, c’est au tour du Dr. Robert Allard de nous indiquer la voie à suivre par une correction de l’alimentation. C’est Maigrir avec la diététique chinoise. Médecin, acupuncteur et homéopathe, il n’arrive pas avec un énième programme d’amaigrissement. Dans ces pages, ce n’est pas tant de privations dont il est question que d’identifier les aliments ingurgités qui conviennent à notre profil.

Ils ont des grandes dents « psychologies » pourrait-on dire. Car les manipulateurs, s’ils ne mordent pas dans le cou, veulent prendre le contrôle de notre personne. Ce sont Les vampires émotionnels tels que le décrit Albert J. Bernstein. Ce psychologue trace un portrait de ce qu’ils sont pour mieux les identifier. Ce sont en général des égocentriques de première qui n’ont aucun sens de l’altérité, c’est-à-dire, le souci des autres. Et qui cause de ce fait de grands dommages dans les relations interpersonnelles.  Et aux éditions Exclusif, Christian Poussard nous invite au royaume des morts. Il a mené une grande enquête auprès de spirites qui sont en contact avec la vie après la vie. L’Au-delà qu’il a écrit va beaucoup plus loin. Il est un praticien de la transcommunication instrumentale (TCI) une approche scientifique décrétée incontestable par laquelle il est permis de recevoir des messages des défunts sur magnétophone, vous avez bien lu, où à travers le téléviseur, l’ordinateur ou le téléphone!



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