- LIVRES JANVIER 2015 -
 
 


 


Le chaînon manquant de James Joyce

Merveilleux secrets infinis de la littérature. Figurez-vous qu’on a retrouvé des brouillons de textes de James Joyce qui sont en quelque sorte le pont entre Ulysse et Finnegans Wake. Comment décrire ces feuillets sinon qu’ils sont comme des esquisses pour se faire la main, l’équivalent de dessins préparatoires pour un peintre. Nous avons donc pour la première fois en traduction française ces précieuses lignes révélatrices sous le nom de Brouillons d’un baiser qui tourne autour du premier baiser de Tristan et d’Iseult sous le regard de voyeurs mal intentionnés.

Brouillons d’un baiser. James Joyce. Gallimard 132p.  



 


 


Portrait de gens

Où l'on retrouve dans La nouvelle Esclarmonde l'univers si particulier et original de Danielle Mémoire, et ce «corpus» qui en est la planète secrète, génératrice, et que la succession des livres dévoile peu à peu sans jamais l'élucider : des histoires entremêlées de famille et de littérature, des fictions qui se prennent pour objet même de leur épanouissement. Où l'on retrouve cet esprit qu'anime une folle logique qui multiplie les abîmes et les mises en abîme, qui ne s'épargne aucun détour vers les zones les plus obscures de la pensée et de la vie. Où l'on retrouve ces personnages qui s'échangent, se contredisent, prétendent tous et successivement être l'auteur du fameux «corpus». Où l'on retrouve cette écriture inimitable qui use avec une inégalée maîtrise de toutes les ressources de la rhétorique classique et qui les manipule avec tant d'humour et de talent qu'elles en deviennent de la plus belle avant-garde qui soit.

La nouvelle Esclarmonde. Danielle Mémoire. P.O.L. 236p.  
www.pol-editeur.com



 


 


Derrière la belle chanteuse caraïbe

Peut-être parce qu’elle st elle-même chanteuse Viktor Lazlo sait-elle mieux que quiconque rendre compte des états d’âme qui peuvent traverser la tête d’une artiste. On se souviendra qu’elle nous avait donné ce beau titre « My name is Billie Holiday »  Cette fois Les tremblements essentiels tourne autour d’une d’Alma Sol une belle chanteuse caraïbe portée disparue. Et la romancière donne la parole à trois témoins, deux hommes et une femme qui ont en commun de l’avoir aimée. Et on voit qu’il y a autant de gens qu’il y a de perceptions. Ce sont autant de variations sur le même thème, elle. Bel exercice de style pour la romancière qui confirme son talent d’écrivaine.

Les tremblements essentiels. Viktor Lazlo. Albin Michel 250p.   



 


 


Nouvel éclairage sur Louis II de Bavière

Il a beau être un monarque d’il y a deux siècles, Louis II de Bavière fascine toujours. On n’oubliera pas de sitôt le beau film que Luchino Visconti a tiré de cette vie fantasque. Chose certaine, c’était un homosexuel dérangeant, bâtisseur de châteaux extravagants et amoureux de Wagner. Ces trois éléments ont un peu figé sa figure aux yeux de l’imagerie populaire. Isaure de Saint Pierre a voulu transcender ces clichés et nous montrer quel était la pâte réelle de cet être d’une sensibilité sans nom qui avait le malheur de déranger car évoluant à rebours d’une société sclérosée. On appréciera la recherche qui appuie sa démarche. Après lecture vous ne le verrez plus tout à fait de la même façon.

Le roi des rêves. Isaure de Saint Pierre. Albin Michel 232p.  



 


 


Concilier laïcité et ouverture

Penser la laïcité québécoise ne pouvait pas mieux tomber au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo et où les intégrismes islamistes s’agitent. C’est qu’en contrepartie, il y a le risque de fermeture vis-à-vis des peuples d’autres confessionnalités, dont la nôtre catholique en grande majorité. Essai doublement pertinent alors que le député péquiste Bernard Drainville revient avec sa proposition de charte de la laïcité. Sous la direction de Sébastien Lévesque on identifie les enjeux en prônant un Québec tourné vers l’ouverture plutôt que le repli sur soi.

Penser la laïcité. Collectif. Presses de l’Université Laval 198p.   www.pulaval.com



 


 


Les bonheurs d’une écornifleuse

Estelle la veuve d’un médecin habitant le rang 7 du village de Saint-Pierre tue le temps en observant ses voisins. Dans sa tête, pour varier la donne, elle leur attribue des rôles, celle-là est une telle et ainsi de suite. Et si on lui fait le reproche d’être trop attentive à ce que font les autres, elle revendique haut et fort son statut d’écornifleuse disant même en badinant qu’elle devrait recevoir une allocation de la police en raison de ses activités de surveillance du coin. Une autochtone va s’amener pour lui balancer une vérité dure à gober. On n’en dit pas plus. La maison d’en face  de Francine Allard, la même qui a singé l’excellente saga « Clinique Valrose » pourrait faire un très bon sujet de film. Avis aux scénaristes en panne d’inspiration.

La maison d’en face. Francine Allard. Éditions La Semaine 229p.  



 


 


Amour et classe sociale

C’est un riche homme d’affaires américain de Chicago, veut, qui vit avec sa fille. Quand il veut décrocher de ses obligations, rien ne lui fait plus plaisir que de se rendre dans son havre du Montana. C’est là qu’il accueillera par la force des choses, une jeune française prénommée Lola. Cette dernière venant d’un milieu modeste est subjuguée par l’opulence qui l’entoure et le maître des lieux. Cupidon va se saisir de l’homme qui va entamer une relation passionnée avec la belle européenne. A son retour de Chicago c’est comme l’indique le roman de Pascal Daval, « Une chevauchée en enfer ». D’une part une succession de malheur, et avec la complicité de mèche de la mafia sicilienne, Sam Ward filera vers la Sicile pour retracer sa trouble compagne. De la romance à la puissance dix.

Une chevauchée en enfer. Pascal Daval. Éditions La Semaine 341p.   



 


 


Émilie Heymans, la plongeuse se raconte

Quatre fois médaillée olympique après vingt ans de labeur incessants la plongeuse Émilie Heymans a réussi sa reconversion à la vie civile à la fois comme entrepreneure et mère de famille. Et puis elle qui a plongé des milliers de fois, a été obligée de plonger dans sa vie intérieure ce qui parfois est autrement plus difficile. Avec générosité elle nous fait partager son évolution d’athlète et de femme dans un livre dense au point même de peser un peu en main, dans Plonger dans la vie. Le Québec qui se cherche des modèles en a tout une à portée de main.

Plonger dans la vie. Émilie Heymans. Éditions La Semaine 317p.  



 


 


L’âme de la contre-culture

La correspondance entre Jack Kerouac et Allen Ginsberg nous arrive dans une belle traduction de Nicolas Richard. Elle s’étire de 1944 à 1969 l’année de la mort de Kerouac. C’est plus qu’un simple échange épistolier, ce sont des écrits qui ont valeur de document pour comprendre l’âme et l’état d’esprit qui animait la beat generation. Et on voit que leurs préoccupations sont celles de bien des écrivains d’aujourd’hui. Par exemple Kerouack se plaint à Ginsberg que son livre culte « Sur la route » ne soit pas repris en format de poche qui vient de faire son apparition. On lui aurait répondu que d’autres titres se vendaient mieux. Beaucoup de frustrations donc. On se rend compte que leur notoriété est venue amplement après la disparition des protagonistes. Et ici on ne cherche pas à faire de la littérature, mais bien de vibrer ensemble aux mêmes choses.

Correspondance Jack Kerouac et Allen Ginsberg. Gallimard 406p.



 


 


Le Houellebecq sulfureux

Il est dans nos murs ce brûlot de Michel Houellebecq dont on s’étonne qu’il pourrait choquer les musulmans et à plus forte les intégristes, car en réalité dans Soumission il les montre au pouvoir en France dans ce roman d’anticipation. Qui aurait pu s’intituler « Si la tendance se maintient ».  En quatrième de couverture on parle de fable politique et morale. Sans doute. Ce qui peut irriter certains lecteurs chatouilleux chez les musulmans ce sont des pages à l’ironie mordante. Comme si le romancier balançait un advienne que pourra. Peut-être veut-il fouetter ainsi le nationalisme vieille France ? En tout cas l’exercice de style est très amusant. Et s’il avait raison ?

Soumission. Michel Houellebecq. Flammarion 300p.



 


 


Les militaires détruisent la planète

Voici un angle qui n’a jamais été abordé, c’est comment le complexe industriel militaire dans le monde contribue largement à la détérioration de l’environnement. Et on ne parle pas des guerres elles-mêmes. Pour vous donner un avant-goût en quoi ces armées « de paix » nuisent à la biosphère, allez lire ce petit pavé Guerre et paix et écologie de Ben Cramer professeur de géopolitique du développement durable à l’Université de Paris. Vous verrez comment nous sommes surtout menacés par les risques de militarisation durable.

Guerre et paix et écologie. Ben Cramer. Éditions Yves Michel 172p.   www.yvesmichel.org



 


 


Le cannibalisme rentable

Anouk Langaney ne manque pas d’imagination. Figurez-vous que le cannibalisme est le fond de commerce de Cannibal Tour est absolument déjanté. Voyez-vous-même. Il fut une île où on répertoria jadis la pratique du cannibalisme. Or voici qu’on va faire la macabre découverte de deux corps dont de bonnes parties ont été savamment cuisinées. Du moins c’est ce qu’on croit et que l’on clame. Au point que des esprits retors animés de préoccupations bassement mercantiles, vont récupérer l’affaire pour attirer l’attention sur l’île et ramener de bonnes affaires. C’est d’un cynisme absolu et ça en dit long sur la nature humaine pour ceux et celles qui ne la connaîtrait pas encore.

Cannibal Tour. Anouk Langaney. Albiana 290p.   



 


 


Sur le fils de Ramsès II

Il y a longtemps que Christian Jacq ne nous avait pas servi une de ces merveilleuses histoires tirée de l’Égypte ancienne, lui l’égyptologue si merveilleux.  C’est chose faite avec Les enquêtes de Setna un thriller policier sous forme de saga se déroulant il y a des millénaires. Setna est le fils de Ramsès II et magicien de son état. Ses talents seront requis car le vase d’Osiris contenant le secret de la vie et de la mort a été dérobé. Commence donc une enquête menée par fiston. Il ne la fera pas seul, secondé par une très jolie femme Sékhet, dotée de dons particuliers. Encore là du Jacq pur jus à l’abri de toute critique négative.

La tombe maudite .Christian Jacq. X0 279p.   www.xoeditions.com



 


 


Vingt-six nouvelles, vingt-six femmes

Voici un bel exploit littéraire, concevoir vingt-six nouvelles, chacune baptisée d’un prénom féminin, correspondant au vécu de la prénommée. Ça donne Pures et dures d’Andrée Ferretti que l’on connaît aussi comme une militante indépendantiste de la première heure. La beauté de ces variations sur le thème de l’identité féminine, c’est que la nouvelliste réussit à peindre un portrait unique pour chacune. Que ce soit une fillette ou une dame âgée, elle a su brosser leurs préoccupations selon le niveau d’âge. Et le style n’en parlons pas, l’écrivaine tutoie ici l’excellence.

Pures et dures. Andrée Ferretti. XYZ 130p.    www.editionsxyz.com



 


 


La vraie George Sand

George Sand a laissé d’elle une image déformée. Il n’y avait pas que l’activité chez elle. C’était une femme engagée, autonome, avant-gardiste, républicaine, féministe avant l’heure. Mais comme le fait remarquer Catherine Hermary-Vieille si ce volet de don existence a été passée sous silence, elle en est en partie responsable. La romancière poursuit dans sa veine des biographies romancées en présentant des confidences fictives portées à la connaissance de sa fille Solange. La seule chose qui tient le corps de l’ouvrage c’est la véracité des faits. Quand on termine ces pages on se dit que la dame de Nohant est par rapport à bien des femmes d’aujourd’hui, en avance sur son temps.

George Sand. Les carnets secrets d’une insoumise. X0 283p.    www.catherinehermaryvieille.com



 


 


Un millier de dessins de nos organes génitaux

Pour une idée fofolle c’en est une. Patrice Bauduinet sur une durée de trois ans, a sollicité des inconnus ou des gens en renom en leur demandant une chose, de dessiner selon leur inspiration, un pénis et un vagin. Faut voir le résultat, totalement désopilant. Ça donne 1001 visions du sexe. Et on verra que les perceptions diffèrent de beaucoup d’un à l’autre. Et que d’imagination parfois. Comme quoi la « chose » n’a pas fini de déranger les ciboulots.

1001 visions du sexe. Patrice Beauduinet. Graph Zeppelin



 


 


Les étoiles d’Hollywood des années trente

Dans les années trente, les acteurs et actrices d’Hollywood avaient le statut de demi-dieux, rien de moins. Et pour leur rendre hommage, les éditions Taschen lance Hollywood dans les années 1930 de Robert Nippoldt et Daniel Kothenschulte. On a sélectionné les figures majeures du grand écran. Avec pour chacun une synthèse biographique. Mais ce qu’il y a de particulièrement intéressant c’est qu’on révèle le cachet de chacun avec des disparités effrayante. Ainsi Judy Garland dans le Magicien d’Oz touchait 400$ par semaine alors que pour Fred Astaire c’était 250 mille dollars par film. Des heures de découverte dans un univers qui demeure toujours magique.

Hollywood dans les années 1930. Robert Nippoldt et Danie, Kothenschulte. Taschen 150p.   



 


 


Le coin habiletés manuelles

Pour travailler la porcelaine froide cela un savoir-faire particulier. Autant s’en remettre à un pro du domaine si on ne veut pas faire gaffe. C’est pourquoi Nathalie Quiquempois alias Natasel nous arrive chez Crea Passions.com avec un coffret destiné au grand public, jeunes comme moins jeunes, pour apprivoiser la porcelaine froide Wepam. On la reconnaît à nulle autre pour son odeur d’amende. Elle propose douze sujets de figurines. Et pour s’initier un livret de 72 pages en plus de cinq couleurs de porcelaine que complètent des structures en forme de pain à pétrir. Et chez le même éditeur, deux sœurs, Émilie et Aurélie Ceschia sont les créatrices de Bulle de Sucre une e-boutique gourmande qui propose des produits pour la décoration de pâtisseries. Généreuses de leur savoir, elles nous gratifient d’un album festif, Le monde magique des gâteaux en pâte à sucre. C’est fou, fou, fou. Que de créativité. Elles nous suggèrent des thèmes. Mais rien n’empêche de pousser plus loin votre propre imaginaire. La présentation de vos sucreries n’en sera que plus invitante.



 


 


Trois figures d’exilés et trouble

Il y a des livres dont on s’arrache difficilement tant leur lecture nous scotche à chaque page. C’est rare. Mais il y en a un qui entre dans cette catégorie et c’est le dernier opus d’Edmundo Paz Soldan, « Norte ». Pour l’écrire il n’a pas eu le drame de la page blanche car ses trois personnages qui composent le roman sont inspirés de faits réels. Bien que la vie de chacun soit différente, ils ont en commun d’être latino et d’avoir franchi la frontière américaine pour tenter de vivre leur rêve américain. Mais comme il est dit avec justesse en fin de quatrième de couverte le « Norte » ne veut pas dire Eldorado. Vous avez pour débuter un type qui est subjugué, transi pourrait-on dire, par la beauté fulgurante de sa sœur. Déjà l’inceste par omission. Il deviendra un serial killer en renom. Ensuite vient un paysan qui a des fixations, dont celle de peindre des hommes à cheval et des scènes de guerre. Les médecins se pencheront avec intérêt sur son cas de même que la critique. Enfin un prof universitaire qui entretient une relation défendue avec une de ses élèves et qui connaîtra une triste fin avec des malheurs qui s’enchaînent. C’est cette dernière qui nous raconte l’ascension et la chute de son amant passionnée. Nous sommes ici face à de la grande littérature.

Norte. Edmundo Paz Soldan. Gallimard 337p.   



 


 


Pour une retraire sans mauvaises surprises

Pour preuve que le guide la gestionnaire de portefeuille Hélène Gagné fait autorité, voici que l’on réédite Votre retraite crie au secours. En professionnelle avisée, elle met en garde ceux qui croient en la pérennité des fonds de pension gouvernementaux actuels, et recommande de s’assurer soi-même son filet de protection en vue des vieux jours. C’est un regroupement de judicieux conseils. C’est ici l’ABC de la fructification des avoirs.

Votre retraite crie au secours. Hélène Gagné. Les éditions Transcontinental 237p.    



 


 


Ne vous souciez plus du gluten

A ceux et celles qui ont des intolérances au gluten, voici un superbe album qui est devenu la référence en la matière. Le grand livre des recettes SANS GLUTEN fait le tour de tout ce qui est possible d’ingurgiter sans tomber dans un malaise. Et ce ne veut pas dire privations si on en juge par les nombreuses recettes que l’on trouve qui couvrent tous les repas de la journée incluant les desserts. On soulignera ici le soin mis aux illustrations.

Le grand livre des recettes SANS GLUTEN. Broquet256p.   www.broquet.qc.ca



 


 


Le coin littérature jeunesse

Aux éditions Les Malins un petit album hyper coloré consacré aux fans de ce boy’s band « One direction » qui se veut un guide non officiel. Ce titre qui paraît dans la collection l’ABC des filles est vraiment conçu pour les accros achevées de ces cinq garçons. Chez le même éditeur, Philippe Alexandre propose un scénario catastrophe sur fond de terrorisme biologique touchant le Québec, c’est Nécro paulo avec un premier tome « La laide province » qui annonce sans doute une saga. Les gens se comportent soudainement comme des zombies avec des accès de rage incompréhensibles. On suppose toutes sortes d’hypothèses, dont une contamination par le web. Disons que c’est un pur bonheur de lire ces pages.  Il était une fois une fille qui trouva dans sa boîte aux lettres un message où on pouvait lire « Mon amour, pardonne-moi! ». Et elle de se mettre en quête de savoir qui peut bien être l’auteur de cette missive anonyme. Voilà la trame de Pour filles seulement  d’Hélène Roberge aux éditions Québec-Livres. Vous comprendrez bien que pour ne pas gâcher votre plaisir on s’abstiendra de vous livrer l’issue de cette mystérieuse histoire.



 







 


Le coin santé physique et psychique (1)

Les cinq prochains titres sont publiés chez AdA. Si l’effort est encouragé du côté de l’exercice physique ou de certains accomplissements côté professionnel, dans le domaine de la méditation cela peut-être contreproductif. Car comme le fait remarquer judicieusement Ajayan Borys la méditation doit venir naturellement. D’où la nécessité de faire comprendre comment on y parvient aisément. L’esprit naturel est le titre qu’il donne à son essai qui étape par étape montre comment on peut entrer dans son intériorité. Demeurons dans le même créneau avec Cindy Griffith-Bennett qui aborde le même thème dans Méditations pour gens occupés où l’obstacle pour certains ne vient pas tant de l’aspect effort mais du manque de temps. Surtout à notre époque folle de rendements à tout prix. Puis un traité sur l’harmonie sexuelle Partenaires dans la passion de Mark A. Michaels et Patricia Johnson qui est un guide pour vivre l’intimité affective, une vie sexuelle exceptionnelle et un amour durable. On dit d’entrée de jeu que si les rencontres de premier type sont animés par un coup de foudre, c’est surtout une question de chimie qui ne résiste pas à l’épreuve du temps. Pour que la relation dure, il faut d’autres ingrédients qu’on ne plaît à recommander. De son côté Lorraine Flaherty se sert de son expertise de l’hypnose pour amener des gens soit dans un état de régression ou de projection dans le futur. Son savoir sert surtout à guérir des blessures intérieures très enfouies. Ce qui donne au final Guérir par la thérapie des vies antérieures qui sont autant de voyages de transformation dans le temps et l’espace. Tandis que Sara Wiseman parle également de voyage mental mais cette fois vers la grâce, la joie et la guérison dans Vivre une vie de gratitude. C’est une lecture qui fait du bien quand le quotidien nous pèse un peu trop. Le bonheur lira t’on est dans les petites choses et la simplicité.

Pour ceux et celles qui vivent des émotions difficiles, le rapport à la nourriture peut l’être tout autant. Nous vous invitons à lire J’aime pas ça! J’en veux encore coécrit par la psychologue Nadia Gagnier et la nutritionniste Myriam Gehami que l’on a vu toutes deux à la télé, la première à Canal Vie et la seconde à Radio-Canada. Leur ouvrage est en sorte une philosophie de la nourriture. En somme comment ne pas faire tout un plat de la question alimentaire. Mangez en paix quoi. C’est aux éditions La Presse.  Voici un ouvrage à l’approche bizarroïde sur l’éducation à donner aux enfants, d’autant plus que l’auteur Dominic Lafleur est dans la vie professionnelle un spécialiste de l’environnement, plus particulièrement du traitement des déchets. Mais la question de l’éducation des enfants le préoccupe au point qu’il se fend aux éditions les Malins de ses 75 règles de base pour l’élevage des enfants. Vous n’aurez jamais lu quelque chose de pareil concernant les petits. Il va de sa perception de la mère parfaite à comment apprendre au petit bonhomme à pisser droit devant en appuyant son scrotum sur le bord de la toilette. Vous voyez le genre…
Sergio Kokis dont on n’a plus à vanter les qualités de son écriture a lui aussi été happé par le désir de faire le chemin de Compostelle. C’est ce qu’il va entreprendre avec sa compagne et dont il nous fait le récit chez Lévesque éditeur. Le sortilège des chemins trouve son importance comme il le dit, non au bout du parcours, mais tout ce qui va survenir en cours de route. Son but avoué, est que suite à cette lecture, qu’on soit aussi épris de cette liberté que procure la marche au loin.  Un tout autre univers cette fois, celui des arts martiaux avec une pointure du domaine, Roland Habersetzer qui s’y consacre depuis 1957. Il a été une des plus jeunes ceintures noires françaises de karaté. C’était en 1961. Si nous plaçons son ouvrage Tengue-Ryu karate-do publié chez Budo c’est pour rappeler qu’au-delà des mécanismes de défense, c’est d’abord une pratique fondamentale du contrôle de soi. On ne veut pas construire un être agressif mais en mesure. Il donne ici toutes les techniques de cette approche du karaté caractérisée par l’art de ce qu’on appelle la main vide.


 



 


Le coin santé physique et psychique (2)

Ceux qui cherchent des modèles de vie puiseront de quoi se satisfaire à la lecture de la vie de Dipa Ma une indienne bouddhiste de Calcutta qui a été au contact de la méditation en Birmanie et qui revenue dans son pays natal s’est mise à répandre son enseignement à partir de son petit appartement. Elle n’avait d’autre ambition que d’être bien dans sa peau. Une de ses marottes était qu’il fallait toujours vouloir du à sa mère et l’inclure dans ses prières. C’est aux éditions Sully. Aux éditions des Presses de l’Université Laval, voici un ouvrage qui sort de l’ordinaire écrit par Mary Gordon qui a fondé un courant baptisé « Racine de l’empathie » qui donne son titre au livre présent. En résumé c’est de se servir des enfants pour montrer aux autres tout ce qui peut l’attendre de meilleur ou de pire. Car cette éducatrice canadienne vivant à Toronto ne porte pas de lunettes roses et admet que le monde est très dur. Elle puise à même le regard que nous pouvons porter aux poupons pour que l’on change de comportement et mettre fin entre autres à l’intimidation qui fait de l’homme un loup pour l’homme.  Le stress, c’est lui plus que tout autre chose qui rend malade et qui tue. Sylvie St-Laurent nous exhorte Détendez-vous! Qui est un ensemble de solutions naturelles pour gérer ce stress de A à Z. Sous la forme d’un abécédaire, elle passe effectivement en revue tous les moyens simples mis à notre disposition pour se calmer le ciboulot. Aux éditions Almora Jean Papin connaisseur du sanskrit, partage avec nous Les leurres de Maya qui est un aperçu de la science et de la tradition de la sagesse au Cachemire. En même temps il interpelle des auteurs contemporains. La chose est présentée sous la forme dynamique de questions et réponses. Les trois prochains ouvrages sont chez Édito.  Est-ce qu’on ne s’en mettrait pas trop sur le dos ? C’est la question posée par Mesdames Audrey Akoun et Isabelle Pailleau qui cosigne  Je dis enfin stop à la pression. Ce sont cinq étapes pour se libérer des carcans que l’on s’impose. Fini de s’épuiser, libérons nous est leur credo entonné en chœur. Les jeunes sont souvent en détresse, à la merci de l’intimidation et de pressions sociales. Stéphane Paradis les connaît bien, lui qui visite les classes à longueur d’année donnant bon an mal an, 300 ateliers auprès des jeunes auditoires. Il lance, préfacé par la comédienne Marina Orsini, Devenons des AS pour nos enfants qui s’adresse à toux ceux qui ont charge des petits. Comment développer une meilleure interrelation avec les plus jeunes, comment les encadrer. Le ton est souvent rempli d’humour. Faut-il des dispositions spéciales ou doté d’une intelligence particulière pour se démarquer ? Pas du tout si on se réfère à ce que nous dit Robert Greene qui de journaliste et scénariste, est devenu le mentor d’un tas de sommités. Il consigne ses observations dans Atteindre l’excellence à partir du fruit des lectures qu’il a faite des dernières recherches en neurosciences. Que des gens célèbres ont eu des efforts à faire pour parvenir à où ils se sont rendus. Atteindre l’excellence nous dit que tout est affaire de visualisation et de détermination qui sont à la porté de tous.

On parle beaucoup des zombies en ce moment. A voir tous ces gens scotchés leur téléphone intelligent on peut croire facilement que nous sommes entourés de gens robotisés. Le psychologue Denis Doucet nous invite à Sortir de la danse des automates. Citant Françoise Dolto, le spécialiste nous signale que c’est dans la confrontation avec les autres êtres que nous devenons des humains. Qu’il y a trop de conditionnements sociaux qui empoisonnent l’existence et qui dénature la démarche individuelle.

Et puis deux albums chez Mango qui bien que de thématiques différentes sont chacun des programmes étalés sur 52 semaines, l’un pour la remise en forme physique et l’autre qui vise au bien-être mental. Trois auteurs, Lynne Robinson, Lisa Bradshaw et Nathan Gardner qui publient Mon année Pilates. Un programme de remise en forme. Vous avez des programmes progressant du niveau débutant à avancé. Les exercices intègrent les dernières données de la recherche médicale.  Que diriez-vous d’un ouvrage qui renferme La synthèse de toutes les thérapies et interventions possibles de sorte de faire de nous des gens meilleurs et en pleine santé mentale ? C’est l’objectif réalisé avec succès avec Mon année anti-stress écrit en collectif et qui aborde la musicothérapie, la méditation, le tai-chi, les mandalas, les arts plastiques, l’imagerie mentale et quoi encore. C’est de la sorte un programme construit sur une année entière avec plein de références judicieuses.



 


 


L’après suicide

François de Malherbe a écrit que la mort est une douleur à nulle autre pareille. Que dire alors quand c’est son enfant qui meurt, à plus forte raison quand il s’enlève la vie. C’est à ce drame qu’a été confronté Jean Forest qui a choisi de planter le décor de sa tragédie personnelle dans La passion de Karlo un des titres fort de la rentrée 2015 chez Tryptique. On dit volontiers qu’on ne connaît mieux quelqu’un que demain. Ainsi donc découvrira t-il ce qui était masqué dans la vie de son fils.

La passion de Karlo. Jean Forest. Triptyque 189p.    www.triptyque.qc.ca



 


 


Emmy chez les Yiéras

Voici que paraît le tome 2 « Le serment d’allégeance » de la saga fantasy de Manon Samson « Yienna ». Nous sommes chez les Yiéras qui ont la réputation d’être un peuple fort. Néanmoins l’histoire que voici nous apprend que la petite Emmy, n’est pas si petite que ça, puisqu’elle joue un rôle prépondérant dans leur destinée. Il va lui arriver plein de choses, exposée comme elle est et mise en face de ses responsabilités, son influence. La romancière a bien poli son personnage central pour la rendre captivante au possible.

Yienna. Tome 2 Le serment d’allégeance. Éditions des Immortels 495p.   www.editionsdesimmortels.com



 


 


Des richardes se font faire le portrait

Avis aux scénaristes en panne d’inspiration, Au plaisir d’aimer est une histoire complètement folle qui pourrait faire une sacrée comédie au grand écran. Et comment donc. C’est un châtelain septuagénaire qui meurt, laissant à ses filles un joli casse-tête successoral. A commencer par un château en piteux état et des droits de succession élevés. Mais les bénéficiaires ont de l’imagination à revendre. Leur paternel avait émis un vœu, que l’on puisse continuer à soutenir des peintres en les hébergeant. Et à partir de ce souhait, les filles vont faire savoir à la ronde, surtout parmi la clientèle fortunée, qu’il est possible de faire son portrait. Et l’invitation ne va pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Les commandes ne désempliront pas, et ce dans une  ambiance hautement sensuelle. Au point que les autorités devront sévir. Vous allez rire comme ce n’est pas permis.

Au plaisir d’aimer. Janine Boissard. Flammarion 315p.  



 


 


Une histoire de nos zouaves pontificaux

Cette milice catholique ne dit plus rien à la plus jeune génération. Mais les plus vieux des québécois se rappellent encore de corps paramilitaire dévoué à la défense des états pontificaux et à la personne du pape. On les nommaient d’ailleurs Les soldats du pape qui donne aussi son titre à l’essai que leur consacre une équipe de chercheurs sous la direction de Jean-Philippe Warren professeur titulaire à l’université Concordia et spécialiste en études québécoises. On verra dans le détail le monde de fonctionnement et les buts visés par cette formation originale. On fondra même à leur instigation un village au Québec, Piopolis qui n’a pas eu d’équivalent.

Les soldats du pape. Collectif. Les Presses de l’Université Laval 143p.   www.pulaval.com


 


 


Méchant malade

Le tandem formé par Alexander et alexandra Ahndoril sous le pseudonyme de Lars Kepler fait mouche encore une fois dans thriller psychologique sur fond de criminalité. Ici dans Le marchand de sable il s’agit de faire parler un tueur en série isolé dans une unité psychiatrique. Joona Linna, l’enquêteuse sur cette affaire et qui amené cet effrayant personnage en tôle n’en a pas fini avec lui. D’autant qu’il a jusqu’à un certain point compromis son rapport avec sa propre famille. On va donc lui mettre en cellule une patiente, qui est en réalité une collègue de la détective, question qu’elle réussisse à lui soutirer les vers du nez. Ce n’est pas sans une certaine ironie que le romancier souhaite bonne nuit aux lecteurs en quatrième de couverture. Brrr!!!

Le marchand de sable. Lars Kepler. Actes Sud 515p.   www.actes-sud.fr



 


 


Patrick Sébastien sans filtre

Le célèbre animateur entre autres des « Années bonheur » que l’on peut voir sur TV5 est une sacrée pointure, non pas seulement du paysage médiatique, mais c’est aussi une personnalité remarquable car contrairement aux gens qui ont fait du mensonge le ciment de leurs relations, lui n’a aucun filtre. Celui qui s’est fait connaître à ses débuts a eu son lot de drames petits et grands dont un père inconnu et la mort de son fils. Et il nous dit tout de ses états d’âme dans Même que ça s’peut pas que nous vous recommandons à tout prix, pour juger de ce que c’est que d’avoir de l’humanité. Et il nous dit noir sur blanc que la gloire ne rend pas heureux.

Même que ça s’peut pas. Patrick Sébatien. X0 369p.   www.xoeditions.com



 


 


Les couleurs western du Québec

C’est un livre qu’on ne pouvait imaginer être publié tant on imaginait que le western, art mineur pour beaucoup n’avait peut-être pas d’histoire. C’est plutôt d’histoires au pluriel qu’il faudrait dire. Surtout lorsqu’on feuillette Québec western écrit en trio par Jacques Blondin, Melissa Maya Falkenberg et Marie-Hélène Lebeau-Taschereau. Bien qu’ils soient tous jeunes, ils ont fait bien fait leur travail de documentalistes car ils ont recensés pleins d’événements qui remontent à leurs grands-parents. Tout y est, de la famille Daraîche incontournable, où on apprend que Paul, le plus connu du clan n’aimait pas particulièrement le country. C’est une foule d’anecdotes allant des mariages à la western, de Willie Lamothe meilleur ami de Gilles Carle, des rodéos d’ici. Bref, c’est touchant au possible. Et chapeau à l’édition pour la belle mise en page, riche en iconographies.

 

Québec western. Collectif. Les éditions Les Malins 303p.  



 


 


Bataille des anges et des démons

Nancy Paquin a fondé les éditions des Immortels et concrétise sa passion sans faille pour la littérature. Elle se fait plaisir et nous-mêmes du coup avec le troisième tome de sa saga Les eaux troubles. Un roman d’anticipation que l’on pourrait qualifier de fantasy angélique. On nous transporte dans le sixième millénaire à quel que temps de l’année du Démon. Depuis leur dissidence, les démons sont toujours en butte aux anges. Et ce n’est pas près de se terminer, surtout qu’on apprend que Satan va faire sa réapparition pour cette commémoration. Il va y avoir une lutte à finir. Encore une fois, tout comme pour ses deux premiers tomes, l’écrivaine maintient un rythme haletant qui est le propre des gens de lettres qui ont une âme.

Les eaux troubles. Nancy Paquin. Éditions des Immortels 482p.   www.editionsdesimmortels.com



 


 


Médecin militaire à Kandahar

Pour saisir la pleine me sure de l’horreur de la guerre nous vous invitons fortement à vous procurer Médecin de guerre du Dr. Marc Dauphin. Il a été de ceux qui se sont rendus à la base canadienne de Kandahar en Afghanistan. Et dans ce théâtre des opérations de tous les possibles, vous êtes constamment un urgentologue. Et il aura l’occasion d’assister à des sommets d’horreur. Il nous raconte ça avec beaucoup d’émotions dans Médecin de guerre. Et il ne se donne pas le beau rôle. Parfois il a craqué. Et c’est cette belle humanité qui va droit au cœur. Et pour preuve que ses propos n’engagent que lui, il y a une notice en début d’ouvrage qui le dissocie de l’armée canadienne.

Médecin de guerre. Marc Dauphin. Les éditions de l’Homme 299p.     



 


 


Le Canada et les Amériques

Patrick Imbert est professeur titulaire à l’Université d’Ottawa. On lui doit la sortie d’un essai remarquable Comparer le Canada et les Amériques. Comme c’est un essai exigeant, nous reproduisons ici un passage de la quatrième de couverture, afin de ne pas trahir les intentions « Dans les Amériques, du XIXe siècle au XXIème siècle, comme on le constate dans les textes littéraires, médiatiques et publicitaires, des dynamiques se recoupent. On passe de l'invention des États-nations à la mondialisation et de la valorisation de l'enracinement à la légitimité des déplacements géosymboliques. Comparer le Canada, le Québec, les États-Unis et les Amériques latines révèle des exclusions et des intégrations rejoignant les perspectives de René Girard. Elles sont fondées sur l'opposition intérieur/extérieur à laquelle se greffent civilisation/barbarie, soi/les autres, durée longue/Nouveau Monde/instant, etc., orientant des récits de légitimation fondateurs. De nos jours, ces catégories sont déplacées par la reconnaissance des autres ouverte au tiers-inclus, au transculturel, au multiculturel et à l'interculturel. Le monde contemporain des réseaux complexes joue du " caméléonage " et du hasard face à un avenir technoculturel démocratique à inventer ensemble dans la gestion efficace des changements et le désir de s'appartenir. »

Comparer le Canada et les Amérique. Des racines aux réseaux transculturels. Patrick Imbert. Les Presses de l’Université Laval 275p.    www.pulaval.com



 


 


En terre innue

A ceux qui s’intéresse à la civilisation innue, nous vous signalons l’arrivée en librairie de deux essais aux Presses de l’Université Laval. Le premier c’est la réédition de La terre qui pousse  de Daniel Clément qui a un thème pointue, soit l’ethnobotanique innue d’Ekuanitshit. C’est un fleuron de la collection mondes autochtones. On y montre tout le rapport des Innus avec la flore boréale de la Côte Nord. Pour permettre que notre regard sur la botanique locale rejoigne celui de cette première nation. Puis un titre qui deviendra incontournable qui fait la démonstration à quel point les autorités gouvernementales traitent les Innus comme des moins que rien, des indésirables, alors que les traités antérieurs des colonisateurs prévoyaient de faire de cette communauté des partenaires. C’est dire à quel point Nistassinan notre terre des Camil Girard et Carl Brisson vaut le détour. C’est un survol des alliances et de la souveraineté partagée avec le peuple innu au Québec depuis les premiers contacts jusqu’à nos jours.



 


 


Tout ce qu’il faut savoir sur les tortues terrestres

Même si le sujet vous indiffère il faut que vous alliez jeter un coup d’œil au livre que consacre la vétérinaire italienne M. Avanzi aux tortues terrestres. On l’oublie facilement, mais ce sont avant tout des reptiles. Dont certaines espèces comme on en trouve aux Galapagos, peuvent vivre deux cent ans. Cet ouvrage abondamment illustré nous dit tout ce qu’on doit savoir. Par exemple qu’en cas d »évacuation, s’il faut se protéger, une tortue même en dépit de sa carapace, peut grimper sur une clôture. Ce sont des animaux fascinants. Dès que vous amorcez la première ligne du bouquin, vous n’en démordrez pas.

Les tortues terrestres. M. Avanzi. De Vecchi 127p.   



 


 


Le coin habiletés manuelles

Aux éditions marie claire, deux titres pour ceux qui veulent mettre à contribution leurs habiletés manuelles. Aneela Hoey présente 100 adorables dessins de broderie dans Petites broderies ou comment apprendre de nouveaux points décoratifs et à effets de matière pendant que vous réalisez des projets pratiques et originaux. Et puis la broderie a ceci de merveilleux que c’est un travail manuel facile à emporter partout avec soi. Et ailleurs c’est Di Kim et ses Précieux bracelets un album qui donne des conseils pratiques pour la réalisation de 25 modèles à faire soi-même étape par étape avec des matériaux tels que le verre, les métaux, des pierres fines ou des cristaux. Et qui offre la possibilité de pouvoir faire des cadeaux uniques à ses proches par exemple lors d’anniversaires.



 


 


Rencontre de deux historiens

Ce sont deux historiens de renom, Jacques Le Goff et Jean-Pierre Vernant qui se sont rencontrés à la demande d’Emmanuel Laurentin. Et avec une bonne raison, c’était leur anniversaire à tous deux. Et que font deux historiens qui se croisent, ils parlent d’Histoire. Et c’est surtout ici de leurs parcours respectifs. Et de l’évolution de la connaissance historique où se mêle aussi des avancées en anthropologie, avec l’ombre de Lévi-Strauss.

Dialogue sur l’Histoire. Jacques Le Goff et Jean-Pierre Vernant. Bayard 89p.   www.bayard-editions.com



 


 


Deux amies chez le même psy

Alexandra Lemasson semble avoir une attirance pour tout ce qui touche à la perturbation mentale. Elle nous a déjà gratifié d’une biographie de Virginia Wolff et voilà qu’elle entre par la grande porte de la littérature avec un premier roman La petite folie. Qui met en vedettes deux amies, Anna et Sara, la première, est comédienne, la seconde, elle, écrivaine. Ça ne va très bien pour Sara qui va consulter. On débattra sur la désignation de sa perte d’équilibre. Et voilà qu’Anna s’en mêle. Jusqu’à exaspérer le traitant. Retenons la belle maîtrise d’écriture qui révèle un talent prometteur qui devrait être encouragé au titre d’un prix du premier roman. Car la Lemasson est à surveiller.

La petite folie. Alexandra Lemasson. Léo Scheer 196p.   



 


 


Des travers du monde de la mode

Diane Vincent est pourrait-on dire une écrivaine épidermique car il y a toujours une référence à l’épiderme dans le choix de ses titres, dont « Épidermes » et « Peaux de chagrin ». Cette fois-ci c’est Peaux de soie qui va réunir un tandem d’enquêteur formé par une massothérapeute, Josette Marchand et de l’inspecteur Vincent Bastianello. La première de par son travail a investi le monde de la mode. Et vous allez voir que derrière les froufrous textiles et les flashs, se cache parfois un autre monde moins reluisant. Nous avons un joli cocktail mêlant double meurtre, pédophilie et tourisme sexuel, Et comme l’auteure est une sociolinguiste spécialiste du langage extrême, elle n’a pas peur d’appeler un chat, un chat. C’est un super thriller policier. Est-ce assez pour vous dire qu’on a aimé au superlatif.

Peaux de soie. Diane Vincent. Triptyque 264p.   www.triptyque.com



 


 


Guerre de religions sur touche de fantasy

Gabriel Katz est d’abord une plume qu’il met à son service et qui a servi d’écrivain fantôme pour d’autres qui n’ont pas ce talent. Mais quand il produit pour lui-même, nous voyons toute la maestria dont il est capable. Il lance une saga Aeternia dont voici le premier tome « La marche du prophète ». Qui nous amène dans la plus grande cité du monde, Kyrenia. Nous y retrouvons un retraité champion des arènes. Il croit pouvoir enfin jouir d’une vie paisible en compagnie de ses enfants à qui il accorde tout le temps que sa carrière d’athlète n’a pu permettre. Et il arrivera que tout ce bel échafaudage, va s’effondrer du fait que notre homme sera au cœur de cultes religieux qui s’empoignent. Au moment où les intégrismes religieux s’agitent dans le monde, voici un livre qui dit à sa façon ce qu’il advient de la folie des hommes en ce domaine. C’est un roman d’anticipation très fort et très imagé. Pas étonnant que l’écrivain est aussi scénariste de BD.

Aeternia. Tome 1 La marche du prophète. Gabriel Katz. Scrineo 375p.   www.scrineo.fr



 


 


Le démon des banques

Il est connu qu’Hitler, cet homme terrifiant s’il en est, avait une unique peur, celle des banques. C’est vous dire à quel point elles peuvent effrayantes, particulièrement les institutions financières américaines que stigmatise le journaliste Pierre Jovanovic qui décortique leurs procédés diaboliques dans un essai rien de moins que troublant ayant pour titre 666 le nombre symbolique associé au diable. Et il s’aventure à prédire une faillite mondiale, catastrophe annoncée pour celui qui a remonté dans l’Antiquité pour comprendre les défis qui nous attendent. Ensuite il consacre un long passage à la manipulation de la valeur or par les amerloques. Ce n’est pas du joli. Voici un angle de vue novateur de notre économie qui va vous stupéfier.

666. Pierre Jovanovic. Le jardin des Livres 376p.    www.lejardindeslivres.com



 


 


Lectures d’une seule main…

La littérature du créneau érotique s’enrichit de deux nouvelles parutions. A commencer avec le maître du genre au Québec, Martin Laliberté qui signe Un peu, beaucoup, passionnément chez Québec Livres. Cette fois, les scènes coquines sont enrobées exceptionnellement d’un aura de romantisme. Et c’est pourquoi le lectorat féminin se sentira ici très à l’aise. De sorte que madame pourra parcourir ces pages sans rougir. Et au registre féminin, c’est ne femme cette fois, Élisabeth Vanasse qui chez le même éditeur nous livre de jolies nouvelles avec ces Petits récits coquins et plaisirs défendus. A en juger par la jolie fille qui se pourlèche les lèvres, c’est tout un programme qui vous attend. Et on viendra dire ensuite que la gent féminine est indifférente à la chose. Ce titre est un sérieux démenti.



 


 


Deux opus pour la collection Charleston

Comment étiqueter la collection Charleston chez l’éditeur Guy Saint-Jean, sinon pour dire qu’elle rassemble des traductions de grands best-sellers américains pour la plupart. C’est la raison pour laquelle on voit souvent dans les lieux publics des lecteurs captés par ces bouquins substantiels qui nourrissent leur imaginaire. Voici donc deux titres qui s’ajoutent. La colline des esclaves de Kathleen Grissom. C’est une ressortissante irlandaise adoptée par des maîtres esclavagistes. Elle servira de fille à tout faire. Témoin aussi du sort des noirs auxquels elle est mêlée. Il y a quelque chose de l’atmosphère d’Autant en emporte le vent dans cette épopée d’une petite héroïne que l’on voit grandir dans ce milieu à la dure.

Adriana Trigiani est celle qui nous a donné ce roman très populaire L’italienne. Elle nous revient avec Bienvenue à Big Stone Gap. Ça promet au point qu’une adaptation doit voir le jour au petit écran, mettant en vedette Ashley Judd et Whoopi Goldberg. On nous transporte à Big Stone Gap, une petite localité de Virginie, qui donne son titre au bouquin. On fera connaissance avec une trentenaire célibataire et pharmacienne, qui s’octroie tous les privilèges de la liberté. Mais il arrivera à cette Ave Maria Mulligan toutes sortes de situations, certaines heureuses, d’autres un peu plus pénibles. Mais elle n’en demeure pas moins très attachante.



 


 


Réflexions autour de Gaudium et Spes

1965, dernier jour du Concile Vatican II, le pape Paul VI promulgue l’encyclique Gaudium et Spes « sur l’Église dans le monde de notre temps ». Qui sera adopté par les 2307 évêques présents contre 75 refus, un vote écrasant qui allait être un document marquant dans l’Histoire de l’Église catholique. L’abbé Philippe Bordeyne recteur de l’Institut catholique de Paris et prêtre du diocèse de Nanterre, s’offre le bonheur et pour nous aussi, d’une réflexion autour de cette encyclique. Répondre à l’inquiétude de la famille humaine nous rappelle que Paul VI avait senti le besoin de montrer que le message évangélique et ecclésial est loin d’être dépassé et répond plus que jamais aux interrogations du monde moderne, dont la valeur accordée au corps qui préoccupe tant de gens.

Répondre à l’inquiétude de la famille humaine. Philippe Bordeyne. Bayard 284p.    www.bayard-editions.com



 


 


Comment la France se débarrasse de ses handicapés mentaux

Si le Québec est toujours aux prises avec la politique de désinstitutionnalisation des malades mentaux dans les années soixante-dix, la Belgique de son côté se trouve confrontée à la problématique de 6500 enfants dont la France ne veut plus et qu’elle exile. Le Dr. Jeanne Auber travaille dans un hôpital de Paris et lève le voile sur une situation qu’elle considère inadmissible, compte tenu que ce système mis en place pèse lourd sur les finances publiques de la République française, au lieu de s’occuper de ces pupilles de la Nation.

Les exilés mentaux. Jeanne Auber. Bayard 248p.   www.bayard-editions.com


 


 


Un quart de siècle de musique à la Chapelle historique du Bon-Pasteur

Qui d’autre que Georges Nicholson pouvait raconter en texte et en image les vingt-cinq années de vie musicale à la Chapelle Historique du Bon-Pasteur. Les éditions Druide ont tout mis dans la balance pour donner les moyens de donner la mesure de l’importance de ce temple de la musique classique à Montréal. L’auteur qui nous a donné successivement des biographies fantastiques du compositeur André Mathieu et du pianiste Alain Lefèvre, poursuit son travail d’excellence en rendant hommage à toute l’activité musicale florissante qui s’y est déroulée. On peut imaginer sans peine le travail de recherche préliminaire qui a été accompli. C’est au final un bel album souvenir complété à la toute fin par la nomenclature de toutes les créations musicales qui ont vu le jour entre ses murs.

La Chapelle historique du Bon-Pasteur. Georges Nicholson. Druide 174p.  www.editionsdruide.com



 


 


Une scène de crime parle

Les experts en identité judiciaire vous le diront, une scène de crime parle. C’est qu’il y a tellement d’indices à relever pour la police scientifique, que le criminel devra se montrer futé pour en arriver à commettre un meurtre sans laisser de traces. Et les avancées technologies sont maintenant rendues à un grand niveau de raffinement comme vous allez en juger avec Enquêtes CSI de John Townsend. A l’aide de multiples illustrations, vous pouvez refaire le parcours d’un lieu de crime et voir de quelle façon les enquêteurs qs’y prennent. Captivant est ici un euphémisme.

Enquêtes CSI. John Townsend. Broquet 32p.    www.broquet.ca



 


 


Tardi évoque son père au stalag

Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB, mon retour en France s’avère comme un des « musts » de la BD. C’est que Tardi son créateur, qui a consacré beaucoup de temps à évoquer la Grande Guerre de 14-18, a cette fois un matériau de choix puisqu’il est parti des carnets de guerre de son propre père, René Tardi, qui avait consigné sur des cahiers d’écoliers tout ce qu’il avait vécu comme prisonnier des allemands au cours de la Seconde guerre mondiale. Un devoir de mémoire familial pour lequel il a assigné ses deux enfants à la réalisation des couleurs et la recherche documentaire. C’est un merveilleux cours d’histoire qui détaille sur les conditions pénibles des prisonniers aux mains des boches qui ne faisaient pas dans la dentelle. On parle beaucoup des camps d’extermination, mais ce n’était pas pour autant la baraka dans ces camps où ont souffrait du froid et de la faim.

Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB, mon retour en France.. Tardi. Caterman 129p.   www.caterman.com



 


 


Pour payer moins d’impôts

On peut avancer que l’ouvrage Réduisez vos impôts d’André Boulais est toujours attendu à ce moment ci de l’année de l’année qui voit arriver sous peu les formulaires T-4 et autres qui annoncent que c’est le temps de rendre à César ce qui lui est dû. En plus, chaque année, l’ouvrage devient indispensable pour la raison que d’une année fiscale à l’autre, les gouvernements modifient les règles du jeu. Ce qui était permis l’an dernier, se trouve à ne plus l’être l’année suivante. C’est pourquoi ce guide est indispensable.

Réduisez vos impôts 2014. André Boulais. Québec-Livres 450p.   www.quebec-livres.com



 


 


Le coin divination et paranormal

Deux coffrets sortent chez De Vecchi, Les Tarots de Marseille de Louise Beni. Qui comprend un livre de 192 pages et un jeu de 78 cartes de qualité supérieure. Que dire, si ce jeu a de l’ancienneté. Il fascine car il éclaire le futur des gens. Vous avez ici toutes les clés pour la signification des lames et en fin de volume on propose des tableaux qui servent à interpréter les Arcanes. Ailleurs, c’est Helmuth Müller qui nous initie aux Fabuleux pouvoirs du pendule. Un peu sur le même principe de présentation que l’autre coffret, vous avez un livret de 160 pages avec un pendule fait de cristal. On reconnaît au pendule ses propriétés paranormales. Vous avez des exercices qui permettent de pouvoir repérer des objets, des lieux. C’est rien de moins qu’intrigant. Tout est ici une question des radiations émises par le corps.



 



 


Le coin santé physique et psychique (1)

Nous avons choisi d’insérer Lettres de Rina Lasnier à un ami de René Pageau chez MédiasPaul qui aurait pu tout aussi bien être classé dans les ouvrages de spiritualité. Mais comme cette sélection de correspondance à un ecclésiastique a des accointances avec le développement personnel, nous avons cru bon l’installer ici. La poétesse vous le verrez, était d’une délicatesse rare comme on en voit plus aujourd’hui. Et elle aimait beaucoup procéder à des évaluations du niveau de spiritualité de ses contemporains. A lire pour la fluidité des phrases et de la pensée. Ce qu’on est à des années lumières de tweeter. Chez Bayard de Véronique Margron en collaboration avec Claude Plettner, Solitudes nuit et jour. C’est un superbe dialogue sur le thème de la solitude pour nous exhorter à ne plus avoir peur d’elle. Qu’elle est, qu’on le veuille ou non, une composante de la vie quotidienne. On peut même éprouver un sentiment de solitude même en vivant à deux. Et de belles citations de Montaigne qui en son temps a planché sur ce thème.
Les deux prochains titres sont aux publiés chez le Dauphin blanc. Coécrit par Michael C. Rann et Elizabeth Arrott, « Le plus court chemon vers les miracles » propose de modifier notre état de conscience et de transformer sa vie. C’est un peu une variation sur le principe que nous sommes les pires ennemis de nous-mêmes. Et qu’au lieu de focaliser sur un obstacle, à partir de principes quantiques de voir dans une perspective plus large. En sommes de se projeter continuellement dans ce que l’on veut être. Dans un tout autre registre Quand l’amour tourne mal de Danielle Desormeaux est centré sur la violence conjugale. Qui est épidémique si on en juge par le fait qu’à Montréal, 65% des appels logés au service de police de la Ville de Montréal le sont pour des cas de violence dans le couple. L’auteure qui travaille au sein d’une maison d’hébergement pour femmes de la région de Sherbrooke, décortique très bien les mécanismes de la violence dans le couple. Il y a plein de conseils judicieux, comme d’être vigilants même quand ça va bien.  
Retourner au travail après un long congé de maladie suppose une adaptation. Et la réintégration n’est pas toujours réussie. C’est la raison pour laquelle Louise St-Arnaud titulaire de la chaire de recherche du Canada sur l’intégration professionnelle et l’environnement psychosocial de travail est aussi professeure titulaire à l’Université Laval et chercheure au Centre de recherche et d’intervention sur l’éducation et la vie au travail, a cru qu’il fallait informer le grand public des conditions psychologiques préalables à la reprise du boulot. Les entreprises ont un rôle capital à jouer au niveau de l’encadrement comme on le verra. C’est aux éditions Caractère. Puis enfin, un livre à l’aspect ludique, ce qui a sans doute contribué à sa popularité qui contribue à démystifier le monde de la pharmacopée signé par le pharmacien Olivier Bernard sous le titre Le Pharmachien. C’est le même titre que son blog si renommé avec plus de 80% de contenu inédit. Comment décrire cet album tellement spirituel, qui départage les légendes urbaines concernant la santé et surtout le monde des médicaments. Par exemple à ceux qui honnissent ces derniers les considérant comme dangereux, le pharmacien ne dit pas non, reconnaissant même qu’ils peuvent l’être, d’où le bon usage que l’on doit en faire.



 


 


Le coin santé physique et psychique (2)

Ces quatre tomes sont édités chez Québec-Livres. Geneviève Young écrit Porteuses d’humanité un tribut bien senti à des femmes, 42 québécoises, qui témoignent de leur admiration pour leurs congénères. Chacune livre à cœur ouvert son ressenti, sur sa condition de femme et ce qui lui a permis d’évoluer. S’il est question d’errances dans bien des cas, elles en arrivent à trouver des lumières à leur existence. Ensuite, Louise Reid livre Quand on étire trop l’élastique. C’est un fait qu’on subit pas mal de choses en ce bas monde, et vient un temps où à forcer d’étirer l’élastique il se rompt. Pour ne pas en arriver là, l’essayiste fait un court tour d’horizon des diverses problématiques qui nous attendent, et comment y faire face. C’est à peu de choses près ce que nous dit Sylvie Petitpas dans De la survie à la vie avec des témoignages de gens qui mettaient dans leur vie des freins à leur épanouissement. C’est une invitation plus élaborée à voir plus grand que sa seule petite personne. Se donner enfin la chance de se réaliser en sortant des conditionnements. Conscience lumière de Madeleen DuBois c’est une réflexion sur la réconciliation intérieure et d’en arriver et départager le négatif du positif. A une vie trop en lumière qui serait éblouissante, elle propose une vie tamisée et apaisante.



 



 


Le coin santé physique et psychique (1)

Les animaux ont un instinct qui leur permet de pressentir des perturbations dans l’air ou un danger imminent. Tandis que l’homme pourtant infiniment supérieur dit-on, est incapable de voir venir les signes annonciateurs que son couple va à la déroute. Le psychologue Yves-Alexandre Thalman a écrit justement Écoute ce que tu n’entends pas. Un répertoire dressé par ses soins sur les non-dits et les mal-dits dans le couple. C’est aux éditions Jouvence. Masser bébé de la sophrologue Catherine Delannoy aux éditions Eyrolles, est une approche tactile du bébé. Que l’on recommande de plus en plus, car on s’est aperçu que bébé adore. En même temps ça sécurise l’enfant. Aux États-Unis, John P. Strelecky fait partie des 100 personnes reconnues pour être les plus influentes dans le domaine du développement personnel. C’est lui qui est l’auteur du méga best-seller le « Why Café » un recueil de réflexions extraordinaires. Voici qu’il en a puisé quelques unes pour Mes moments ah-ah aux éditions du Dauphin Blanc. Il y en a une délicieuse, une citation d’Albert Einstein qui dit que si on juge un poisson par son habileté à grimper à aux arbres il en gardera une frustration toute sa vie…Les deux prochains titres sont chez le même éditeur. Comme cette réédition revue et augmentée de Puissance cristalline de l’Aigle Bleu des techniques amérindiennes ancestrales pour pouvoir travailler avec le cristal et profiter de ses pouvoirs de guérison. Ce livre à succès paru il y a vingt ans ne s’est jamais démenti. Médium et Maître Reiki, Lucinda M. Gabriel est une disciple de la spécialiste des anges Doreen Virtue. Elle ne jure que par les anges et mieux, nous dit en quoi ils peuvent manifester l’amour divin dans nos vies. C’est L’Amour Divin et les anges.  



 


 


Le coin santé physique et psychique (2)

Dans le domaine cosmétique, vous remarquerez que le maître mot qui revient constamment dans les communiqués et réclames est celui d’hydratation. Les tops modèles le savent bien qui boivent leur deux litres d’eau chaque jour. Et notre anatomie est constituée à 72% d’eau. Mais pour mieux comprendre la portée de l’hydratation, référez-vous à Quand le corps a soif de Christopher Vasey chez l’éditeur Jouvence. Ce naturopathe suisse propose d’ailleurs dix cures d’eau pour apprendre à mieux réhydrater notre corps. L’actualité nous rappelle de troublantes statistiques qui nous montrent que la cadence de performance au travail entraîne son lot de détresse au travail. C’est pourquoi le Dr. Philippe-Georges Dabon s’intéresse au contrôle de la pensée sur le corps et publie Le tabou du stress au travail qui fait le tour de la question. Qui s’adresse autant au grand public qu’à d’autres praticiens qui gravitent dans l’univers du travail. Le but avoué est de trouver la méthode qui appelle d’ailleurs le Réflexe d’Aristote, pour sortir d’une sordide condition et trouver enfin de quoi demeurer en bonne santé. C’est aux éditions Dervy. De son côté chez l’éditrice Josette Lyon, le Dr. Christian Cheveau se penche sur les traumatisme et livre un essai qui entre autres démontre qu’un traumatisme psychique n’est pas une névrose. Guérir d’un traumatisme psychique par hypnose est une technique efficace et rapide pour retrouver une vie normale. Vous avez là un éventail de 38 cas vécus de guérison de cette manière. Les victimes et les soignants y trouveront leur compte.

 


 


Un cabinet géostratégique et son commando de choc

Si vous aimez le monde du renseignement, les combines de niveau international et des forces occultes qui s’agitent dans l’ombre, vous allez être servi par L’Envol des Faucons de Mark Zellweger. D’abord le romancier a été très au faite des tractations en sous-main des gouvernements puisque de stratège en marketing il a eu à conseiller des états. Il connaît les modes de procédure non officielles. Il prétend ne pas s’en servir pour créer des romans à clés, mais on est privilégié grâce à lui de mieux connaître les mentalités des nations. Ici c’est un peu son double qui a un cabinet de géostratégie. Et pour le rendre plus efficient, il a mis sur pied un commando d’élite « Les Faucons ».  Et ils auront du pain sur la planche à traquer des terroristes qui ont commis des attentats dans diverses ambassades européennes. Voyez comment de groupe d’intervention s’y prend pour dénouer notamment les prises d’otages.

L’Envol des Faucons. Mark Zellweger. Eaux troubles 337p.    www.thrillers-editionseauxtroubles.com

 


 


En quête du trésor nazi et le Vatican menacé

Ce qui est intéressant, c’est que Jean-Louis Baroux est un entrepreneur de services commerciaux aériens. Il est à la tête de APG Global Associates qui transige avec 240 compagnies aériennes clientes. Il a écrit des essais remarqués sur les mutations dans l’industrie aérienne. Cette fois il sort de son champ d’expertise pour prendre les habits du romancier. Et comme baptême littéraire, sa Peur sur le Vatican annonce des lendemains prometteurs. Car notre novice se révèle un habile concepteur de thriller. Ici tout commence avec un trésor nazi immerger. Le code qui situe le lieu d’enfouissement est caché dans une toile de Raphaël. Un rare témoin était au courant. La rumeur se répand et voilà que bien des intéressés veulent mettre le grappin sur le magot. Un ex catholique intégriste se montrera plus radical, menaçant de réduire en cendres le Saint-Siège en lançant sur celui-ci un avion bourré d’explosif. On voit que les ingrédients ne manquent pas. Une belle érussite qui sera sans doute suivi d’autres.

Peur sur le Vatican. L’Archipel 308p.    www.editionsarchipel.com

 


 


Comment s’y comprendre Avec Game of Thrones

Game of Thrones est la télésérie qui a été la plus téléchargée de l’histoire du petit écran. Au Québec elle est diffusé sur la chaîne Addik.  Nicolas Lamour est un incollable sur ce thème et il nous livre les clés de la série. Surtout pour ceux qui ne sont pas familiers et qui sont au contact des personnages pour la première fois. On verra qu’il établit un parallèle entre cette série et les Rois maudits de Maurice Druon, autre série culte avec ses chevaliers, bons et méchants.

Le livre des 7 couronnes. Un guide du monde de Game of Thrones. L’Archipel 307p.    www.editionsarchipel.com

 


 


Sur Hitler et l’holocauste

Si vous avez vu le film La liste de Schindler, vous n’avez pas oublié de sitôt la sinistre figure du commandant du camp de concentration de Plaszow, Amon Göth remarquablement interprété par l’acteur Ralph Fiennes. Un jour, une jeune femme de 38 ans, Jennifer Teege  tombe par hasard sur un livre racontant la vie de sa mère, la fille du sinistre nazi. Elle ne savait pas qu’elle était la petite-fille de ce monstre. On lui avait tout caché. Et comme c’est une femme de couleur ce n’est pas pour rien qu’elle a donné pour titre à son aventure Amon mon grand-père m’aurait tuée. C’est un ouvrage choc qui raconte les répercussions qu’ont eu les agissements des sbires hitlériens sur leur entourage. A lire absolument. C’est chez Plon.
Sebastian Haffner est un historien berlinois qui est né en 1907 et qui horrifié par le nazisme a fui en direction de Londres. Il a écrit ces Considérations sur Hitler paru pour la première fois en 2001 et dont nous avons pour la première fois la traduction en langue française chez Perrin. Ce n’est pas une biographie à proprement parler mais des considérations comme il le dit, pour tenter d’expliquer comment un Hitler a-t-il pu prendre cette place en Allemagne. Qu’est-ce qui a séduit ses compatriotes et pourquoi cette complicité du peuple et des élites. C’est peut-être la meilleure introduction qui soit avant d’aborder une biographie proprement dite.
Et chez Flammarion, un autre récit qui ravive l’horreur des déportations vers les camps de la mort. Ce sont Les inoubliables de Jean-Marc Parisis. Ce dernier s’est rendu dans le petit hameau de La Bachellerie en Dordogne où durant la guerre on a déporté toute une famille juive, les Schupack. Un seul survivra, Benjamin. Que l’auteur va rencontrer. Et il refera l’histoire de ce drame épouvantable. C’est un récit qui a le mérite de nous dire qu’il ne faut jamais oublier. Car comme il a été dit, quiconque ignore l’Histoire risque de la revivre. 

 


 


Réédition d’un best-seller aux 30 millions de lecteurs

La vallée des poupées de Jacqueline Susann a d’abord été un fulgurant best-seller porté au cinéma et dans laquelle jouait la regrettée Sharon Tate. Qui raconte les tribulations de trois jeunes et jolies jeunes filles qui aspirent à la carrière de comédienne et d’actrice. Un peu comme dans la chanson d’Aznavour « J’me voyais déjà ». Et les désillusions qu’elles vont rencontrer en cours de route. Un milieu où le sexe et l’alcool dominent. A sa sortie, ce livre presque à clé fit un joli tumulte dans le milieu hollywoodien chacun cherchant è identifier de qui on faisait référence. Il reparait et c’est une belle découverte à faire pour qui ne l’a pas encore lu.

La vallée des poupées. Jacqueline Susann. Presses de la Cité 446p.   www.pressesdelacite.com

 


 


Ce que c’est d’être enfant d’un tyran

Sous la direction de Jean-Christophe Brisard et Claude Quétel des historiens racontent ce qu’il est advenu des Enfants de dictateurs. Quel destin leur aura été réservé ? Car ce n’est pas évident d’être la fille de Mussolini ou de Ceausescu. On passe donc en revue la descendance outre ceux-ci de ceux de Staline, Franco, Catro, Duvalier, le shah d’Iran, Kim Il-Sung, Bokassa, Mobutu, Pinochet, Hussein, Kadhafi, Moubarak, Loukachenko et El-Assad. Portez de terribles patronymes ne va pas sans conséquences. En général ce ne sont pas des vies heureuses, chargées de misères, de cachotteries ou de honte.

Enfants de dictateurs. Collectif. First 371p.    www.editionfirst.fr

 


 


Le coin Miam miam

Elles sont confondantes ces petites mignardises plus vraies que nature. Pourtant elles sont faites de pâte à modeler, de plâtres et quoi encore. Comme ces modèles de desserts ou de plats en reproduction dans les vitrines de certaines boutiques gourmandes. Il fallait bien le doigté d’un japonais Tomo Tanaka pour reproduire ces Délices à l’échelle. Ils sont à l’échelle d’un douzième de leur taille réelle. Et vous allez beaucoup vous amuser surtout à méduser vos proches. C’est chez Fleurus. Chez Alpen, une nouvelle édition de la Méthode Montignac avec ses recettes faciles et son programme minceur. On se rappellera qu’au début, son créateur Michel Montignac s’était attiré les foudres des diététistes. Mais des études plus fouillées en nutrition on prouvé l’excellence de son programme qui a traversé l’épreuve du temps. Ce sont 200 recettes à indes glycémique bas et un programme de quatre semaines de menus.

Les deux titres qui suivent sont chez Mango. Chae Rin Vincent nous présente Le mug cakes book. Quand on est pressé, il y aune foule de préparations que l’on peut verser dans un mug que l’on place dans le four micro-ondes et le tour est joué. Ici ce sont 80 suggestions sucrées et salées pour toutes les circonstances. Ici on appréciera surtout les choses sucrées qui atteignent des niveaux d’originalité jamais vus. Et dans sa série des plats de tradition Éric Trochon nous permet de redécouvrir les mérites du pot-au-feu si apprécié par temps froid, alors que nous devons faire le plein de calories. Pour sa part, il ne voit pas ce plat comme uniquement à servir en mode hivernal. Le chef le voit donc sur les tables à toutes les saisons et mieux encore dans des déclinaisons géographies. Voyez ce qu’en font les espagnols et les vietnamiens par exemple.

 

 


Un Innu se raconte en lien avec la mondialisation

Jacques Kurtness est un Innu issu de la réserve de Pointe-Bleue au Lac-Saint-Jean. Il a entrepris des études doctorales en psychologie puis a mené une longue carrière, entre autres comme négociateur pour sa communauté auprès des autorités blanches au Québec et au Canada. C’est un homme qui a beaucoup voyagé, allant même en Afrique. Ici il répond aux questions de l’anthropologue Caroline Hervé pour cette collection « Entretiens » aux Presses de l’Université Laval. Il est beaucoup question de la mondialisation et ses dérives.

Tshinanu, nous autres, et moi qui appartiens aux trois Amériques. Jacques Kurtness et Caroline Hervé. Presses de l’Université Laval 242p.  www.pulaval.com

 

 


Témoins de la mort de Kenned

Le communiqué de presse accompagnant la sortie de J’ai vu mourir Kennedy de Claude Coulombe dit vrai que nous sommes ici en présence d’un vrai scénario de cinéma. C’est un roman bien ficelé. Au départ vous avez le jour de l’assassinat de Kenney à Dallas même, un petit bonhomme Anthony qui est avec sa mère. Et dans la cohue des déflagrations, la mère va relâcher le petit qui va se retrouver entre les mains d’une femme qui va l’éloigner des lieux. C’est d’ailleurs une photo prise qui rendra compte de la chose. A partir de ce matériau, notre auteur échafaude la suite. Le petit gamin est

quarante-cinq ans plus tard journaliste à Montréal. Il va tenter de retracer cette femme qui l’a pris en charge. Et effectivement il va la retracer en Nouvelle-Angleterre. Et en même temps qu’il recueillera le témoignage de cette dame sur ce qu’elle a vu de la mort de Kennedy, elle lui demandera de tenter de retracer sa fille Gabrielle qu’elle n’a plus revue depuis des lustres. Vous voyez qu’il y a là une matière féconde à un beau film. En attendant on se retrouve avec tout un roman.

J’ai vu mourir Kennedy de Claude Coulombe. Claude Coulombe. Les éditions JCL 386p.      www.jcl.qc.ca

 

 


On ne guérit jamais de la guerre

C’est un bel exercice de devoir de mémoire qu’on réalisé ici les sœurs jumelles Marilou et Martine Doyon d’avoir recueilli et questionné leur grand-oncle Germain Nault pour que celui-ci nous dise ce qu’a été la guerre mais aussi sa guerre. Les traumatismes qui demeurent toujours présent des décennies plus tard de ce fameux Débarquement de Normandie qui fut une véritable boucherie. Vous avez là un plaidoyer éloquent que la guerre est la plus grande bêtise qui soit. Et de lui dire non à grands cris.

J’ai survécu au débarquement. Germain Nault, ancien combattant se raconte. Marilou et Martine Doyon. Les éditions JCL 244p.    www.jcl.qc.ca

 

 


Un premier grand répertoire des films québécois

Longtemps critique de cinéma au Devoir et à la revue 24 images Marcel Jean s’est déjà commis avec deux ouvrages sur le cinéma québécois parus aux éditions du Boréal. Cette fois il persiste et signe avec Dictionnaire des films québécois. Qui répertorie l’essentiel de notre cinématographie. Chaque titre donne une fiche signalétique avec le réalisateur, le casting suivi de l’histoire comme telle et un commentaire critique.

Dictionnaire des films québécois Marcel Jean. Éditions Somme toute 499p.   www.editionssommetoute.com

 

 


Pour mieux décrypter le gouvernement Harper

Ils sont deux, attachés à l’Université de l’Alberta, où on se spécialise en études canadiennes. Julian Castro-Rea et Frédéric Boily se sont fendus d’une étude fouillée de la pensée conservatrice et surtout son attitude envers le Québec. Avec des louvoiements qui sont expliqués. Mais surtout de comprendre l’attitude actuelle de Stephen Harper.

Le fédéralisme selon Harper. La place du Québec dans le Canada conservateur. Julian Castro-Rea et Frédéric Boily. Presses Université Laval 238p.      www.pulaval.com

 

 


Le Canada à l’ère de la guerre de Sécession américaine

Voisins et ennemis tel est le titre de l’essai de John Boyko qui retrace les rapports entre le Canada à naître et les États-Unis en guerre intestine. Un rapport amour haine en quelque sorte. Et aussi qui détaille le contentieux qui pesait entre les deux pays. Exemple ? Quel pouvait être l’attitude du Canada lorsqu’un fugitif esclave fuyait le pays qui le maltraitait pour trouver refuge chez nous ? Ensuite on verra que John A. Macdonald a poussé à la roue pour donner naissance au pays canadien de crainte d’être vampirisé et annexé à son puissant voisin émergent.

Voisins et ennemis. John Boyko. Presses de l’Université Laval 388p.   www.pulaval.com

 

 


Sorties de violences au Guatemala

Ce pays d’Amérique latine a été le théâtre de violences sans nom, voire même de génocide dans le cadre d’une dictature au terme duquel le 10 mai 2013 un tribunal condamnera le général Jos. Efrain Rios Montt coupable de crime de génocide et de crimes contre l’humanité. Mais pour en arriver là il a fallu témoigner. L’anthropologue Karine Vanthuyne professeur de cette science à l’Université d’Ottawa raconte tout ça dans La présence d’un passé de violences. C’est aussi toute la question de l’identité autochtone post-génocidaire.

La présence d’un passé de violences. Karine Vanthuyne. Presses de l’Université Laval 338p.      www.pulaval.com

 

 


Deux recueils majeurs de poésie chez l’Hexagone

Deux pointures chez nos poétesses débarquent coup sur coup à l’Hexagone avec chacune un recueil déterminant. France Théoret lauréate 2012 du prix Athanase-David et connue pour son engagement féministe.  Qui nous offre L’été sans erreur extrait « Il manque un nous en référence féministe j’énonce encore  un nous les femmes ». Elle se dit comme être humain de genre féminin. De son côté Louise Marois s’éclate dans Tu ne vois pas comme un oiseau qui est un rapport avec la mère qui devient obsédante car absente. Une déclinaison d’une fille qui veut attirer l’attention de sa génitrice sur elle. Extrait « ta chambre un cercle s’ouvre sur le salon une coiffeuse un miroir un tabouret un cendrier de verre brun des revues pornographiques disséquer les cunnilingus ».

 

 


Saisir les mystères de l’Inde

La série « Comprendre… » chez l’éditeur Ulysse a ceci d’intéressant que ce n’est pas une collection de guides mais bien d’études de mœurs en synthèse. Déjà une dizaine de titres sont parus dont un sur le Japon. L’idée étant de saisir l’âme d’un peuple, ses habitudes vie. Et c’est tout le mérite de Mathieu Boisvert professeur de l’Université du Québec à Montréal de réussir en moins de cent pages à traduire la réalité indienne. Même chez l’éditeur on avait des doutes quand à cette possibilité, tant l’Inde est un continent complexe. Mission réussie.

Comprendre l’Inde. Mathieu Boisvert. Ulysse 95p.    www.guidesulysse.com

 

 


Onze nouvelles décapantes

Si le genre de la nouvelle a votre cote d’amour eh bien vous serez alors très bien servi par Bienvenue aux dames où on a rassemblé onze nouvelles par autant d’auteurs. On pourrait dire que ça va dans toutes les directions, mais non puisqu’elles ont en commun d’être pétries d’une rare humanité. Ça va de la nostalgie des tavernes gaies de Montréal à un pharmacologue bisexuel complètement dingue. C’est jouissif. Ce sont tous des êtres qu’on pourrait croire déjantés, mais ils peuplent largement notre quotidien. Il s’est trouvé onze écrivains dotés d’une rare finesse d’observation pour nous les faire découvrir.

Bienvenue aux dames. Collectif 171p.    www.editionsvlb.com

 

 


Un médecin raconte son Grand Nord québécois

Normand Tremblay est médecin comme on aimerait en avoir tous un de famille. Rempli d’humanisme. Le hasard de sa carrière l’a mené à œuvrer au=delà du 55ème parallèle. Et durant trente ans, ce qu’il en a vu des choses. Qu’il nous fait la générosité de nous raconter dans un gros bouquin au nom imprononçable Qingaujaaluk. Qui d’autre que lui a pu enlever l’hameçon de l’œil d’un enfant, se faire un festin de baleine et quoi encore. C’est certain que la fréquentation d’un tel environnement a de quoi sonné n’importe qui. Et en plus quel conteur. Il n’y a pas que Fred Pellerin au Québec. Et tout ce monde en apparence hostile fait aussi partie du Québec. C’est une belle salutation en même temps à la diversité et un plus dans la connaissance des premières nations.

Qingaujaaluk. Normand Tremblay. Les éditions GID 575p.    www.leseditionsgid.com

 

 


Des avions et voitures mythiques à monter

Tiens, quelle bonne idée comme cadeau à offrir aux tout jeunes qui ont des facilités manuelles. Voici que la maison Edito met sur le marché deux grands livres, avec chacun pour leur thème respectif, 50 maquettes à monter. Le premier concerne les Voitures mythiques signé Simon Heptinstall et l’autre Avions mythiques imaginé par Reg O. Grant. Les reproductions illustrées sont très jolies. Et pour chaque objet, avion ou automobile, vous avez une fiche signalétique, qui donne le contexte de production et aussi en quoi ça présentait une distinction à l’époque. Ludique et instructif à la fois.

 

 


Il était des petits cochons

On aime mieux vous prévenir, ce petit bouquin comporte des photographies susceptibles de vous émouvoir comme jamais. Ayez à portée de la main un assortiment de papiers mouchoirs. Il s’agit de Petits cochons vraiment trop mignons une série de photos de cochonnets craquants comme c’est pas permis pris sur le vif par le photographe Richard Austin prises à la ferme de Chris Murray dans le Devon en Angleterre. Il vous invite d’ailleurs à venir les voir en vrai si vous passez par là.

Petits cochons vraiment trop mignons. Richard Austin Rustica éditions. www.rusticaeditions,fr

 

 


Des romans qui ont abouti au grand écran

Quelle excellente idée que cette collection chez Archi poche « Un roman, un film culte ». Où vous avez une sélection de titres en littérature qui ont fourni la matière à des films qui ont traversé le temps. D’abord de Maurice Pialat qui a le double mérite d’avoir écrit Nous ne vieillirons pas ensemble et qui a ensuite tourné le film mettant en vedette Marlène Jobert et Jean Yanne. Une histoire de drame amoureux, un mari délaissant sa femme pour une maîtresse. Puis Max et les ferrailleurs de Claude Néron avec la bouleversante Romy Schneider. C’est un flic qui était ancien juge d’instruction et qui veut réduire à néant un gang qui sévit dans les chantiers de construction. Ces lectures n’ont d’autre but que d’aller voir ensuite leur transposition au 7ème art.

 

 


Quand Proust se décrivait sous emprunt

Michel Schneider a des curiosités d’homme de la Renaissance. Tantôt il peut s’intéresser à Glenn Gould, puis grand écart pour aller sonder les états d’âmes de Marilyn Monroe. Cette fois il s’attache à son écrivain favori Proust sur lequel il avait écrit « Maman » chez Gallimard. Et pour ce même éditeur il raconte une histoire authentique qu’il raconte. Qui remonte à mars 1921. Proust a reçu le Goncourt il y a peu. Il vit déjà reclus. Il reçoit un jour une correspondance d’un jeune admirateur Thiébault Soisson vivant à Versailles. L’interlocuteur exprimait alors le désir de le rencontrer et de faire en quelque sorte une interview. Mais Proust repousse l’intéressé. Cependant il lui fait part d’un désir, qu’il se fasse le transmetteur d’une étude que le grand écrivain va rédiger s’analysant lui-même, sorte de petit essai qu’il intitule « L’esthétique de Marcel Proust ». Texte qui demeurera dans l’anonymat et jamais diffusé. Une façon d’être aux premières loges pour le lecteur afin de connaître la démarche fondamentale de l’auteur du « Temps retrouvé ».  L’essayiste accomplit ici un véritable travail de limier qui arrache notre admiration.

L’auteur, l’autre. Michel Schneider. Gallimard 300p.  

 

 


Un travesti marié et menacé

Avec Chéri-Chéri, Philippe Djian a probablement mis sur papier le plus beau roman de sa production. Car il touche ici à un thème très à la mode, à savoir la question du genre, masculin ou féminin. Il met en scène, un écrivain et critique prénommé Denis, marié avec une femme très ouverte. Assez en tout cas pour accepter que son doux mari aille danser dans les cabarets en travesti. Sauf qu’il arrivera que cette belle harmonie, seras tragiquement perturbée par l’arrivée des beaux-parents qui ont choisi de venir demeurer en dessous au rez-de-chaussée. Et le beau-père, malfrat, a en horreur les mœurs les mœurs de l’autre et entend bien le corriger. Et la femme de ce dernier tout au contraire s’entiche de Denis. Vous voyez ici le tableau. C’est d’une tristesse car le travesti d’un soir va y goûter. Puissant roman qui dénonce l’intolérance.

Chéri-Chéri. Philippe Djian. Gallimard 194p.  


 

 


Comprendre l’Espagne de l’intérieur

Il y a des guides touristiques qui tentent de faire comprendre l’âme d’un pays. Mais pour l’Espagne, nous ne pouvons que recommander Sauve qui peut Madrid! de Kiko Herrero où l’auteur raconte la fin du franquisme et les épisodes qui vont suivre. Disons que la tonalité est assez lucide merci. C’est un récit qui met l’accent sur les dérives de la vie espagnole. Ce qu’il y a de fortement littéraire dans ce récit c’est la manière singulière avec laquelle Errero parvient à saisir ce qui ne va plus dans la société. Et aussi comment il portraiture bien certains personnages. Vous avez ici un cicerone dépareillée pour vous faire comprendre l’Espagne et les espagnols.

Sauve qui peut Madrid! Kiko Herrero. P.O.L. 280p.    www.pol-editeur.com

 

 


La mode et ses dessous

C’est sans doute le livre le plus à jour pour qui veut connaître la mode féminine, comment elle se vit, comment elle se crée. Quel est le vocabulaire, les tissus, les tendances. Stylisme les accessoires s’attache ici aux chapeaux, sac et chaussures. Coécrit par mesdames Jane Schaffer et Sue Saunders. Il y a aussi en complément un aspect didactique de création puisqu’on vous livre les trucs à savoir pour réaliser à votre tour ce qui vous enchante. C’est chez Vigot. Kate Middleton en est folle. De quoi ? Des colifichets qui ornent ses chapeaux et qui la distingue entre mille. S’il vous prend d’avoir les mêmes fantaisies que la future reine d’Angleterre, allez feuilleter Bijoux de tête pour jolies fêtes d’Héloïse Villenave-Gabaud chez Créa Passions.com. Ce sont des ornements de toutes sortes qui enjolivent votre chevelure, vos bibis et quoi d’autres.



 

 


Le coin du conte

Il nous fallait bien à quelques semaines de la Nativité vous proposer un conte de Noël. En voici, avec 3 contes chrétiens de Noël, des textes de Luc Adrian chez Mame avec un CD en complément, avec ces mêmes contes lus par Damien Ricour. Les trois contes sont : « Le quatrième roi mage de Bethléem »  « Le cordonnier de Saint-Pétersbourg » et « Les trois arbres de Montmartre ». Qui favoriseront le sommeil des petits en attendant que le Père Noël termine sa distribution de joujoux. Et Louise Courey Nadeau nous présente une charmante jeune fille « Magelica » qui ne sait d’où elle vient et qui elle est. Et qui se déplace dans une…baignoire volante. En la suivant on découvre tout plein de choses magiques. C’est Le voyage de Magelica aux éditions Magelica. Facile à retenir.

 



 


Le coin santé physique et psychique (1)

Rythme des parents, rythme des enfants. Ces derniers sont souvent obligés de composer avec le tempo des premiers qui ne sont pas forcément les leurs. La psychologue Geneviève Djénati s’est penchée sur la question dans Attends…Dépêche-toi. Elle demande aux parents d’être vigilants à ce chapitre et d’aider plutôt l’enfant à vivre à son propre rythme. C’est un livre très pertinent car jamais cette question n’a été abordée. C’est chez l’Archipel. Les trois prochains titres sont publiés au Dauphin Blanc. Étrangement l’Art de lâcher prise est signé Laurent Lacherez. Qui est bien connu pour un best-seller « L’anxiété comment s’en sortir ». Ce certifié en formation PNL reconnaît que bien que l’on parle abondamment du fameux lâcher prise, c’est plus facile à dire qu’à mettre en pratique. D’où ce petit traité de résilience. Elle s’appelle Gabrielle Bernstein. Cette jolie femme enseigne le yoga et la méditation. Elle lance Des miracles maintenant! Qui rassemble 101 techniques pour jouir d’une vie avec le stress en moins et des chances de retrouver plus de petits moments de bonheur. Si on en juge par la médium Lisa Williams il appert que chacun d’entre nous peut devenir médium à notre tour grâce à son programme structuré en huit semaines pour éveiller le médium en nous. Ensuite vous pourrez communiquer avec vos chers disparus.
Aux éditions Écriture c’est Frédéric Schiffter qui présente son Dictionnaire chic de philosophie préfacé par le parisien Frédéric Beigbeder. On qualifie l’auteur qui est à la fois écrivain et professeur de philosophie comme le penseur de charme. C’est donc un dictionnaire de vulgarisation qui considère son lectorat comme intelligent tout de même. Et il a des réflexions bien à lui, des définitions déjantées qui font que son ouvrage se démarque. Nos aïeuls ne perdaient pas de temps à fréquenter les médecins. Ils savaient se servir de la nature pour soigner leurs maux. Et les plantes médicinales portaient le nom de « simples ». Erika Laïs chez Rustica nous les présentent avec toutes les recettes de préparation. Le tout dans un album soigné dorure sur tranche et calligraphie approprié tel un vieux grimoire.

 





 


Le coin santé physique et psychique (2)

Ce petit livre tombe à point nommé. L’aide à la procréation au Québec de Judith Lussier arrive au moment où le gouvernement du Québec dans sa politique d’austérité veut couper dans le remboursement des frais de procréation in vitro. La journalistique a fait le tour de la question et brosse le tableau des enjeux qui attend les couples infertiles. C’est chez VLB. Le Dr. Claude Dalle est partisan du fait que le patient doit pouvoir être en mesure de ce que lui prescrit le médecin de sorte de pouvoir être en mesure d’engager le dialogue avec lui. Et pour se faire il a écrit Comprendre ses analyses médicales chez Alpen. Il fournit les codes qu’utilisent les médecins qui réclament tel ou tel traitement. Celui qui sait a beaucoup moins peur. Chez Lanore c’est le professeur Désiré Mérien qui considère les intestins comme notre second cerveau. Étonnant ?  Allez lire Les intestins maîtres de notre santé. Ce sont des filtreurs qui peuvent interdire le passage de certaines molécules, ensuite il expulse les déchets du métabolisme. Tout ce que vous vouliez savoir à leur propos et que vous n’osiez demander. Catherine Barry est diplômée en sophrologie. Elle estime que la méditation donne à la vie une saveur incomparable. Et pour nous en convaincre elle met sur le marché avec un CD d’accompagnement Méditer avec les grands maîtres. Des textes de ces derniers et ses propres appréciations de la méditation. Hors la vie zen point de salut faut-il en conclure. Aux Presses du Châtelet.
Les trois titres suivant sont édités chez Québec-Livres. A commencer par une réalité de plus en plus répandue les unions mixtes ou couples interculturels. La psychologue Catherine Petit fait part de ce que ça implique comme engagement personnel et par rapport à la société environnante. Comment peut-on renoncer à l’amour pour une question de couleur de peau ? Vous avez là des récits de vie qui donne la mesure des défis. Le travail sur soi est le seul qui permet d’atteindre à la sérénité et ce n’est pas ici un psy qui parle mais une femme Francine Tremblay qui est issue du monde des lettres et qui nous gratifie de sa réflexion personnelle. Et comment on en arrive à intérioriser à plein sa recherche. Un petit livre mais combien utile. N’est-il pas dit que le royaume des cieux est en nous ? Et pour terminer Le fil invisible de Pauline Michel écrivaine et poétesse quia d’ailleurs été durant deux ans poète officiel du Parlement du Canada. L’ouvrage est préfacé par la grande écrivaine Marie-Claire Blais. Comment décrire cette démarche sinon que chaque chapitre est un regard, ou plusieurs regards sur la vie. Une invitation à voir la vie au-delà des premières perceptions. Pour y découvrir des richesses insoupçonnées.


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