- LIVRES FÉVRIER 2015 -
 
 


 


Un novice libère une sorcière maléfique

Ouvrez n’importe quelle page du Septième fils de la saga l’Épouvanteur de Joseph Delaney et vous ne parviendrez que difficilement à vous arracher au livre. Cette façon que l’auteur nous entraîne vaut le détour. Surtout que dans ce tome vous avez l’initiation de Thomas Ward, 13 ans, et classé dans sa généalogie comme le septième fils du septième fils. Ses dispositions particulières, l’autorise à devenir l’apprenti de l’Épouvanteur. Mais en raison d’une maladresse de novice, il va libérer une sorcière des plus maléfiques. C’est un monde enchanté que l’on retrouve à chaque fois et qui nous fait comprendre le pourquoi du succès remporté par cette série.

L’Épouvanteur. Le septième fils. Joseph Delaney. Bayard jeunesse 697p.    www.bayard-editions.com



 


 


Un jeune débrouillard de l’Inde

Ugo Monticone est un grand voyageur devant l’Éternel. Il donne d’ailleurs des conférences dans le cadre de la série très prisée de la série des Grands Explorateurs, dont une sur le Japon qui a fait mouche. Il a séjourné quatre mois en Inde et en a rapporté des impressions durables. Et cela lui a inspiré un court roman mais rempli de sensibilité. Le vendeur de goyaves narre les tribulations d’un jeune indien, Hilmu, qui vend des goyaves. Dans ce pays continent on est toujours en mode survie et il faut par conséquent être très débrouillard. Et il l’est. Juste à voir son négoce, il émerveille. Vous aimerez ce personnage et aussi un descriptif du quotidien là bas.

Le vendeur de goyaves. Ugo Monticone. Triptyque 160p.   www.triptyque.qc.ca



 


 


Le fondateur des Bains Douches raconte ses nuits parisiennes

Hubert Boukobza a inscrit une page glorieuse des nuits parisiennes en fondant les Bains Douches dans les années quatre-vingt, qui historiquement succédait au célèbre Palace. On a toutes sortes d’idées reçues sur ce qui se passe dans la Ville Lumière et son night-life. Sans filtre et sans fard, l’auteur nous décrit ce que c’est que d’être arrivé dans la hiérarchie sociale du monde de la nuit. Mais un peu comme le complexe d’Icare, il s’est approché un peu trop du Soleil et ses ailes ont fondu. Son problème c’était son addiction à la cocaïne qui l’a ruiné. Lui qui valait 30 millions d’euros, s’est retrouvé avec 30 euros en poche. Mais c’est une nature le type. Dix mille et une nuits est à lire pour quiconque fantasme trop sur la célébrité. Ça se lit d’une traite. On soupçonne que le meilleur il se l’est gardé pour lui. Mais apprenez que les filles ne regardent pas au physique quand vous respirez les billets verts.

Dix mille et une nuits. Hubert Boukobza. Robert Laffont 297p.    www.laffont.fr



 


 


Pirate et trésor caché

Ceux qui adorent Johnny Depp dans son rôle de pirate, vont trouver un prolongement à leur plaisir avec Sang de pirate une saga fantastique issue du talent d’Élisabeth Tremblay. Le tome 1 « Vengeances » nous présente Sax, un pirate, d’abord enfant, qui ne l’a pas eu facile. Il aura le temps, suite à ses pillages, de cumuler des trésors qu’il éparpillera à sept endroits. Il laissera même une carte pour permettre aux curieux de pointer là où ces fortunes sommeillent au fond de la mer. Mais trois cent ans plus tard on cherchera toujours. Il faudra l’aide des Kaléïdes pour s’y retrouver. Cette peuplade a des dons qui peuvent être d’un précieux secours. Voilà pour la trame. Le reste ce sont des successions d’aventures qui sont le lot du genre. Bien maîtrisé au demeurant.

Sang de pirate. Tome 1 Vengeances. Élisabeth Tremblay. Éditions de Mortagne 465p.    www.editionsdemortagne.com



 


 


La maladie puis la rédemption spirituelle

Camille est le premier roman de Dominique Girard. Qui annonce un futur prometteur si on en juge par ce premier opus mettant en vedette une femme confrontée à une grave maladie. Elle la libertine, sensible en sa qualité de poétesse voit son entrée comme quadragénaire assez bousillée. Ce sera la spiritualité nippone qui va finalement lui ouvrir de nouveaux horizons et un amoureux qui débarque alors qu’elle a déjà un amant. Mais la femme est hors norme. Et c’est ce qui donne son sel à cet ouvrage.

Camille. Dominique Girard. Éditions La Semaine 181p.   



 


 


Le golf vu de l’intérieur

Phil Striano qui est chiropraticien sportif nous invite à vivre une expérience extraordinaire concernant le golf. Golf anatomie et mouvements décortique ce qui se passe avec notre squelette lorsque nous posons tel ou tel geste. Vous avez des planches anatomiques où on voit le mouvement avec l’œil du radiologiste. Ainsi donc, quand vous préparerez votre élan, vous saurez à quoi votre anatomie s’engage. Vous ne verrez plus ce sport de la même façon.

Golf anatomie et mouvements. Phil Striano. Broquet 240p.    www.broquet.qc.ca



 


 


Flash sur un couple

Il y a bien des façons de décrire l’agonie et la mort d’un couple. Lynda Dion qui ne fait décidément rien comme les autres a pris la voie de courts textes qui par leur condensation permettent de saisir exactement ce que la romancière veut nous faire comprendre. Monstera deliciosa est un triste ensemble de la vie conjugale quand le courant ne passe plus et qu’on doive en arriver à des contingences matérielles. Ce troisième roman chez Hamac consacre une qualité de femme de lettres qui honore le catalogue de la maison.

Monstera deliciosa. Lynda Dion. Hamac 136p.    www.hamac.qc.ca



 


 


Sur l’animal de compagnie

L’école des chiens de Daniel Guénette au moment où dans le monde on songe à réformer les codes civils pour conférer à l’animal de compagnie un statut autre qu’un bien meuble. Que c’est surtout un être sensible qui a des droits. Le romancier parle ici de la relation qui unit le chien à son maître jusqu’à la mort du premier et les conséquences sur le second. C’est assez rare que ce thème est abordé en littérature. Et qui va vous interpeler sur votre propre prise de position face aux animaux de compagnie. Il y a là dedans des bijoux de réflexion qui valent le détour.

L’école des chiens. Daniel Guénette. Triptyque 268p.    www.triptyque.qc.ca



 


 


D’écrivain à auteur de recettes sur les pogos

S’il y a un livre que nous vous recommandons très fortement, c’est Le gars des pogos d’Éric Godin, surtout pour ceux qui veulent rire. Car ce petit roman qui paraît inoffensif, est un brûlot sur le sort des écrivains dans l’attente d’un public qui n’est pas au rendez-vous. On narre les tribulations d’un auteur qui a livré toute sa sensibilité à la rédaction d’un roman qui n’a trouvé à peine que trois cent preneurs. Et qui en désespoir de cause, pour « pogner » va se mettre à rédiger un livre de recettes sur les…pogos. Qui sera infiniment mieux accueilli. Il y a dans cette satyre une dérision digne d’un Raymond Lévesque qui a été le précurseur du genre dans notre littérature. Chapeau Monsieur Godin, votre brûlot est l’exact reflet d’une société québécoise d’illettrés dont 49% peinent à lire.

Le gars des pogos. Éric Godin. Éditions Pierre Tisseyre 143p.   



 


 


Deux parutions chez Sémaphore

La maison d’édition Sémaphore, qui sélectionne rigoureusement les titres de leur catalogue, s’honore de deux nouveaux arrivages. D’abord vous avez Nicholas Hauck qui nous présente Walter Benjamin. C’est un essai qui gravite autour de l’œuvre de ce dernier. L’essayiste a regroupé sa réflexion autour de cinq thèmes : le fragmentaire de l’existence; le souvenir et la mémoire; la rédemption du langage et la rédemption de l’écriture; les pertes et les possibilités de l’expérience; l’architecture du rêve collectif.  En préambule un retour en accéléré sur la vie tragique de ce philosophe juif qui dû fuir la menace nazie et dont l’équilibre psychique s’en trouvera affecté. Ce qui ne l’empêchera pas, même interné, de poursuivre sur sa lancée philosophique. Un personnage à découvrir qui incarne à lui seul ce qu’est l’errance.

Tandis que de son côté Alain Poissant de T’es où Célestin ? Si les québécois sont stigmatisés par la peur de la révolte et honnissent de faire des vagues, il faut lire ce roman qui nous rappelle que nos ancêtres n’étaient pas des peureux. Surtout pas les Patriotes, gens de convictions.  On fait connaissance avec un cultivateur de Napierville, Célestin Verdier, et sa progression nationaliste et ce qu’il en coûte d’avoir des convictions. Qui donne des coups doit s’attendre à en recevoir. C’est un être pétri de courage, qui force l’admiration. Après sa lecture on s’interroge, est-ce que la terrible répression qui s’abattit sur les patriotes de 1837 a-t-elle été la genèse de cette terreur renfermée et qui paralyse toute idée de se battre pour ses idées ?



 


 


Enfermement sous une école

La collection Magellan chez Québec Amérique est présentée comme l’exploration de tous les possibles. On en a la parfaite illustration avec La cache de Sandra Dussault. Qui aura des suites car on parle ici du tome 1 « L’effet du jus d’orange ».  Scénario fiction, une catastrophe force des jeunes à trouver refuge dans un abri inconnu de la majorité et qui se trouve sous leur école. Et dans un tel huis clos, un tel enfermement, ça devient le lieu de tous les possibles comme l’intention exprimée plus avant. Avec des histoires de tension et de phénomènes paranormaux. Dans le genre c’est bien ficelé. Littérature vouée à la jeunesse certes mais à laquelle les adultes peuvent trouver leur bonheur.

La cache. T.1 « L’effet du jus d’orange ». Sandra Dussault. Québec Amérique  340p.    www.quebec-amerique.com



 


 


Dix portraits de femmes

C’est une récurrence en littérature québécoise de voir une écrivaine tenter de brosser des portraits de femmes, comme pour nous aider à découvrir la complexité du vécu de celles-ci. En tout cas, complexes, les femmes du recueil de nouvelles de Joanie Lemieux « Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? » le sont. Et s’il y a un dénominateur entre ces dix femmes portraiturées, c’est une quête d’affranchissement de leur condition. Ces belles miniatures littéraires sont à lire et relire. Et qui, conseillons-nous aux hommes, leur permettront de mieux saisir ce qu’on qualifiait jadis de mystère féminin.

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? Joanie Lemieux. Lévesque éditeur 127p.    www.levesqueediteur.com



 


 


Le coin de la BD

Le duo I.Jigounov et Y.Sente débarque avec un autre épisode de l’agent amnésique XIII, Jason Mac Lane à qui ont fait subir des tests pour qu’il puisse retrouver enfoui dans sa mémoire un moment traumatisant de son enfance, qui ne veut pas se libérer. Une expérience inédite lui fera retrouver ses facultés, en même temps que l’on requiert avec insistance ses talents comme mercenaire. Vous voyez qu’il ne manque pas de péripéties à ce chapitre « Le message du martyr » chez Dargaud. Chez Graton, autre volet de la série Michel Vaillant avec la protagoniste qui n’a pas froid aux yeux quand il est question de tenir le volant. Le quotidien toujours des pilotes de course. Les inconditionnels de ces histoires peuvent voir que les personnages ont évolué avec leur temps. Aujourd’hui on se fait des « selfies ». Et le trio Juanra Fernandez, Matteo Guerrero et Javi Montes nous entraîne dans la Rome impériale avec Gloria Victis aux éditions Le Lombard. C’est un album qui sera suivi d’u autre nous apprend-on. Le fils d’un conducteur de char, mort en pleine gloire, se jure de relever le défi d’honorer la mémoire de son défunt paternel tout en s’évitant de connaître son triste sort. On appréciera ici la grande qualité des dessins qui confère à cette BD ce petit quelque chose qui la range dans une classe à part.



 


 


Deux albums à colorier

Est-ce que le coloriage ne pourrait-il pas devenir à sa manière une sorte de thérapie. Du moins le laisse t’on entendre. Car qui colorie ne voit pas le temps passer, tout entrepris qu’il est à appliquer les couleurs. Vous avez deux ouvrages chez l’éditeur Broquet qui vous invitent à manifester vos talents en la matière. Coloriage détente une idée de la psychologue en art-thérapie Larry Mucklow sur des illustrations d’Angela Porter. S’y trouvent 100 modèles à colorier avec des thématiques diverses.  Autre ouvrage de coloriage zen. Fleurs de Valentina Harper. Là on ne trouve que des dessins de fleurs à colorier et accompagnés de pensées allant d’Oscar Wilde à Lady Bird Johnson.



 


 


Le désir ailleurs que dans le couple

Une femme déclare à son compagnon toute le besoin qu’elle ressent d’être caressée par autrui. C’est l’argument de fond de Peau de femme de Philippe Comar. On ne s’étonnera pas de la qualité de la communication de la protagoniste dès qu’il s’agit de décrire ses émois au plumard. C’est que le romancier est à la ville professeur de morphologie aux Beaux-Arts de Paris. Il s’y connaît en anatomie féminine oui, mais mieux, il a réussi a vampiriser les désirs féminins inavouables. Un très bel exercice de style et très sensuel. Messieurs sa lecture vous permettra d’en connaître davantage sur le mystère féminin.

Peau de femme. Philippe Comar. Gallimard 238p.

teur. Le septième fils. Joseph Delaney. Bayard jeunesse 697p.    www.bayard-editions.com



 


 


Le roman vrai d’un grand humaniste portugais

Le consul est qualifié de roman par Salim Bachi. En fait c’est la transposition à la première personne des actions humanitaires posées par Aristides de Sousa Mendes, qui était en juin 1940 ambassadeur du Portugal à Bordeaux où logeait le gouvernement français provisoire. Sous le couvert diplomatique il a réussi à émettre, contre ses propres autorités, des visas qui ont permis à près de cinquante mille juifs de sortir des griffes des nazis. Et de ce nombre dix mille échappèrent à la déportation vers les camps de la mort. Croyez-vous qu’on se montrera reconnaissant envers lui ? Au contraire on lui fera bien des misères. Le romancier utilise donc la première personne, faisant du diplomate l’acteur de sa propre vie. Qui nous fait dire qu’en dépit du cynisme que l’on peut avoir sur le comportement humain, il y a eu des individus qui ont agi comme des héros au péril de leur vie.

Le consul. Salim Bachi. Gallimard 178p.    



 


 


Une amitié particulière aux olympiques de Munich

Jean Mattern nous fait cadeau de deux histoires en une. D’abord de l’amitié équivoque, de deux journalistes, Sebastian de la BBC et Sam journaliste américain qui vont couvrir les jeux olympiques de Munich de 1972.  On demande surtout au premier de réaliser des papiers d’ambiance. Il sera servi cr on se souviendra que ces jeux ont été marqué par la prise d’otage tragique de la délégation israélienne aux mains de terroriste. En même temps, Sebastian qui est hétéro jusqu’au bout des ongles est remué par son confrère américain. Vous avez donc dans Septembre les émois d’un amour qui n’ose dire son nom et la tension se vivant dans le village olympique.

Septembre. Jean Mattern. Gallimard 130p.   



 


 


Des souvenirs en carrière à Radio-Canada

Robert Roy a été une grosse pointure à la programmation de Radio-Canada, bras droit du Vice-président des services français, Raymond David. Heureux retraité, il fait un devoir de mémoire, tout à son honneur, de nous raconter « son » Radio-Canada à lui, des débuts de la télévision notamment jusqu’à son départ pour cause de différent avec son dernier patron le vice-président Franklin Delaney qu’il ne piffait pas particulièrement. Mais ce n’est pas un livre règlement de comptes. Au contraire, il a coulé des jours heureux à la Société d’État et se fait fort de nous raconter les hauts faits d’arme. Avec un rappel des émissions cultes et quelques secrets de coulisses. Quelle épopée revit sous nos yeux. Qui nous fait penser qu’on savait s’amuser dans cette boîte avant que les comptables ne succèdent aux créateurs.

Il était une fois Radio-Canada. Robert Roy. Del Busso 412p.  



 


 


Dix nouvelles sous le signe de l’étrange

Un curieux bouquin nous est arrivé, recueil de dix nouvelles réunies sous le titre de Sortilèges. Il s’en publie des livres de nouvelles, mais celui-là, de Gilles Dubois, on doit admettre qu’on n’a pas lu autant d’imagination rassemblée. Avez-vous pensé qu’une araignée pouvait tenir le monde entre ses pattes ou bien qu’un bonhomme de neige puisse se fâcher. Autant de petits écrits intrigants, qui chacun, pris isolément pourrait un sacré beau court-métrage. A défaut de voir ça au grand écran, voyez ce qu’il vous propose en transposant le tout dans votre tête.

Sortilèges. Gilles Dubois. Québec-Livres 188p.   www.quebec-livres.com



 




 


Le coin Miam-miam

Pour les parents, préparer le casse-croûte, voire les repas des petits, représente souvent un casse-tête. Grâce à Annabel Karmel ça devient même une source de grande diversité puisque qu’elle a conçu Repas et boîtes à lunch pour enfants chez l’éditeur Broquet qui va de l’âge d’un an à l’âge scolaire. Vous avez cent recettes toutes plus succulentes les unes que les autres. Chez le même éditeur Gina Steer  nous fait succomber à la tentation de la gourmandise avec ses Recettes coups de cœur à la mijoteuse. Tous ceux qui se sont essayé à cette technique de cuisson n’ont plus été capables de faire marche arrière. Un peu en paraphrasant les avertissements pour la cigarette, l’accoutumance s’accroit avec l’usage. Et ça va des ragoûts aux desserts. Toujours chez Broquet, autre univers avec Faire pousser ses graines germées de Rita Galchus. Les graines germées conviennent parfaitement à ceux et celles qui sont à la recherche d’une excellente source de vitamines et de minéraux. Elles agrémentent quantités de menus, que ce soit des soupes ou des hamburgers.

Deux parutions aux éditions Mango Gâteaux et barres chocolatées d’Annecé Bretin. L’auteure prône le retour des bons desserts à la maison et fini les produits industriels formatés et indigestes. Cet ouvrage s’inscrit dans la collection « Cokk it yourself ». C’est complètement dingue ce que le cacao permet de faire. Nous avons craqué pour notre part pour les génoises aux framboises et chocolat craquant. Le péché existe.   

Dans la même collection, c’est au tour d’Isabel Brancq-Lepage de se commettre avec Biscuits apéro & co. C’est un amalgame de biscuits, oui, mais aussi de grignotines que l’on peut picorer lors des « happy hour » ou pour calmer des ardeurs gourmandes. Les chips aux pâtes à pizza valent le détour. Pour beaucoup ce sont des bases qui peuvent être complétées avec des ingrédients issus de votre imaginaire. Chez Ada, Jennifer Lee, créatrice de Kirbie’s Cravings nous offre ses Gâteaux dans une tasse en 5 minutes. Et n’allez pas dire que les choses vite fait ne sont pas bonnes. Si vous faites la moue sur le gâteau à la crème irlandaise Baileys c’est que vous ne savez pas apprécier les bienfaits gustatifs en ce bas monde. Vous avez un ensemble de 100 gâteaux placé sous le signe de la diversité.



 





 


Le coin santé physique et psychique (1)

La philosophie prend souvent des chemins insoupçonnés pour faire partager ses enseignements. Comme le montre le professeur de philosophie Guillaume Le Blanc qui enseigne à l’Université Michel-de-Montaigne Bordeaux-3. Pour faire la démonstration de comment on doit survivre au monde ambiant, il se sert de la figure de Charlot, oui le vagabond célèbre incarné par Charlie Chaplin. L’insurrection des vies minuscules tient un discours à rebours de la vie matérielle qui pousse à vouloir atteindre au confort matériel et à la renommée. La vie nous dit-il en somme, c’est mieux que ça. Et pour soutenir son propos il a recours à des séquences de la cinématographie du petit Charlot. C’est chez Bayard, comme les deux titres qui suivent. Le mot solidarité à force d’être invoqué, a fini par perdre sa substance, de son impact. Guy Aurenche est le premier à le reconnaître. Actuellement président du CCFD-Terre solidaire, il croit plus que jamais que l’humanité peut trouver sa rédemption dans ce supplément d’altérité qui fait tant défaut. La solidarité j’y crois est un plaidoyer en faveur de plus d’égards aux autres. En nous rappelant avec quelques statistiques à quel point notre humanité est souffrante, dont la non moindre est la malnutrition. Dans le domaine purement médical, le professeur Antoine Andremont signe avec la collaboration du journaliste Stephan Muller Antibiotiques le naufrage préfacé par Bernard Kouchner.  Le saviez-vous ? Les antibiotiques ont été inventés il y a maintenant soixante-dix ans. Ils ont fait merveille. Mais leur popularité a aussi un revers, on en a énormément abusé. Au point que de nouvelles bactéries sont devenues hyper résistantes. On s’en inquiète au point que de simples interventions chirurgicales peuvent virer au cauchemar, ne serait-ce qu’en raison d’une maladie nosocomiale. L’auteur est une autorité mondiale en bactériologie et nous livre son inquiétude sur l’usage effréné des antibiotiques et ce qu’il engendre.

Un homme d’affaires explique ici les raisons de son succès, à la différence qu’Yvan Boisvert partage la vision de Richard Branson le fondateur de Virgin qui a déclaré qu’il ne s’est pas lancé en affaires uniquement pour l’appât du gain. Pour le signataire du Dépassement de soi il y a un tas d’autres facteurs qu’il a pris en considération. C’est un petit livre chez carte blanche qui fait la nomenclature des règles à respecter pour qui veut grandir, prospérer tant intérieurement qu’extérieurement. De plus de gens se méfient avec raison des pharmaceutiques comme la peste. Ils se tourneront sans doute vers les médecines douces. A ceux-là, nous ne pouvons que recommander chez Alpen « Les méthodes douces qui soignent » d’Alessandra Moro-Buronzo. L’auteure formée à la littérature et à la psychologie, est devenue naturopathe. Elle est partisane de la prévention, alors que les tenants des médicaments réagissent une fois le mal dans la place.

Dans le créneau des cas vécu, vous avez aux éditions La Semaine, Carole Ménard avec Passeport pour le cancer un 36B dans le blizzard. S’il y a pléthore de titres sur des cas de cancer, celui-ci se démarque par son côté…rigolo. Car la dame sait écrire après avoir fait l’essentiel de près de quarante ans de journalisme pour les hebdos artistiques du groupe Québecor. On lui a diagnostiqué un cancer du sein. C’était la veille de ses soixante ans. Elle a fait face à sa maladie avec une rare ténacité. Elle nous dit de ce qu’un patient ressent au cours des traitements. On ne peut qu’admirer son grand amour de la vie face à l’adversité.

Colette Portelance est à son corps défendant, la grande prêtresse de la résilience et du coup de la croissance personnelle. Les éditions du Cram rééditent son grand classique qui est devenu un ouvrage de référence déjà vendu à plus de 120 mille exemplaires, Relation d’aide et amour de soi. Cette réédition a été mise à jour. Rappelons que la fondatrice du Centre de Relation d’aide de Montréal a créée l’Approche non directive créatrice qui s’est imposée comme modèle en matière de relation d’aide. Chez Sélection du Reader’s Digest, le Dr. Karen Trewinnard traite de Fertilité et conception. Ce bel album à la riche iconographie se veut un guide pour stimuler la fertilité de façon naturelle. A parcourir cet ouvrage on pourrait presque dire qu’on tombe enceinte comme on vit. C’est-à-dire qu’il faut réunir des conditions maximales pour que le corps puise bien répondre au désir de fertilité. Et pour cela il y a tout un corpus à connaître allant de l’alimentation à l’exercice physique et la détente.  



 





 


Le coin santé physique et psychique (2)

Vivre intuitivement le mystère de notre organisme. Comme si chacune des composantes de notre corps avait une sorte de spiritualité. C’est le pari que nous propose Ewald Kliegel sur des illustrations d’Anne Heng dans Laissez parler votre corps ou la nature essentielle de nos organes. C’est chez AdA comme les quatre autres ouvrages suivant. On décrit l’importance psychologique de chaque organe. Les anges de l’abondance qui ne pouvait être mieux répertorié que par la grande théoricienne du genre Doreen Virtue en collaboration avec Grant Virtue. En résumé le Ciel peut nous venir en aide à condition de certains préalables. Il est ici beaucoup question de visualisation. L’astrologie au secours de l’amour. Pourquoi pas ? Orli Lysen pose la question qui en taraude plusieurs Quand allez-vous trouver l’amour ? L’astrologue prend bien soin de nous indiquer que c’est bien davantage qu’un ouvrage sur la compatibilité des signes. Vous avez là des outils et un guide des lieux pour savoir comment bien fréquenter celui ou celle qui deviendra l’être aimé.

Puis un coffret qui attise toutes les curiosités. Surtout dès qu’il est question de Nostradamus. Michel de Nostredame, apothicaire et prophète français du XVIe siècle, est connu partout dans le monde pour ses idées visionnaires et ses recueils d'écrits prophétiques. Publiées pour la première fois en 1555, Les Prophéties ont rarement été en rupture d'impression depuis sa mort, et lui ont valu des adeptes qui lui attribuent la prédiction de nombreux événements mondiaux majeurs, dont l'ascension de Hitler, l'assassinat de Kennedy, les attentats du 11 septembre 2001 et, plus récemment, le tremblement de terre et tsunami au Japon. Ce qui est beaucoup moins connu, c'est qu'en 1994, à la Bibliothèque nationale centrale de Rome, un manuscrit qui serait l'oeuvre de Michel de Nostredame fut découvert en même temps que 80 mystérieuses oeuvres picturales inspirées en grande partie du symbolisme du tarot. C'est avec beaucoup de fébrilité que John Matthews et Wil Kinghan ont pris conscience de l'ampleur de ce travail, et après d'intensives recherches, ils nous présentent le fruit de leurs efforts « Le tarot perdu de Nostradamus ». Combiné à la reproduction des quatrains originaux, le pouvoir stupéfiant des prophéties est associé pour la première fois à l'imagerie prédictive du tarot. C'est, à n'en pas douter, l'ultime oracle du grand prophète, et fort probablement l'un des plus importants jeux de tarot de notre époque.

Des quatrains de Nostradamus, allons du côté de la sorcellerie avec un docte ouvrage de Raymond Buckland « Le guide complet de la sorcellerie selon Buckland ». C’est un guide initiatique qui fait le tour de toutes les dernières données en la matière sur la Wicca. Avec à chaque fin de chapitre un petit examen, question de voir si vous avez bien assimilé les leçons. Et en cette période qui précède la Saint-Valentin au moment où se publient ces lignes, voici un traité sur l’amour parmi les plus célèbres et qui ne date pas d’hier puisque son auteur Ibn’Arabi a écrit ses Douze méditations sur l’amour au XIIIème siècle. Et vous avez pour accompagner ces textes d’une grande élévation du cœur des calligraphies somptueuses de Lassaäd Metoui. On nous dit que la poésie est la chair de l’amour. C’est beau n’est-ce pas ? Attendez de lire le reste. Chaque pensée se déguste lentement pour être bien assimilée. Aux éditions Dervy.



 


 


Mosaïque montréalaise

Anna Leventhal a choisi d’entrer dans le monde des lettres par le biais de la nouvelle. Et quelle arrivée! Douce détresse est un ensemble de nouvelles qui dépeint différents personnages aux prises avec leurs bibittes intérieures. Et vous allez voir que sa galerie est diversifiée. Ils on tous en commun d’être des montréalais. En même temps il y a là un paysage magique de Montréal comme vous ne l’avez jamais vu auparavant. Du moins vous ne verrez plus la ville de la même façon. Il y a dans le style choisi une vivacité et un humour typiquement juif qui met du sel dans la narration. Bon comme un gros « smoked meat » de chez Schwartz.

Douce détresse. Anna Leventhal. Éditions marchand de feuilles 289p.   www.marchandsdefeuilles.com



 


 


Les grands bandits à cravate

Quelqu’un a déjà écrit que ça ne valait plus la peine de commettre un vol de banque et de se faire tuer par la police pour un maigre butin de cinq mille dollars. Qu’il était, bien plus lucratif de faire la passe en fraudant au moyen de leviers financiers pourris. Douglas Levy avec Les escrocs de la finance raconte le parcours des plus grands bandits à cravate. Dont le plus illustre salaud, Bernard Madoff et sa fraude de 50 milliards de dollars. Qui permet de revérifier ce vieil adage que le crime ne paie pas, mais qu’il cause de sacrés dégâts.

Les escrocs de la finance. Douglas Levy. Éditions Pages Ouvertes 190p.  



 


 


Les maîtres de l’argot

L’argot français c’est aussi appelé la langue verte. Qui connut des maîtres du genre. François Cérésa qui a un immense respect pour ces gens de plumes très colorés n’hésite pas à les qualifier de Princes de l’argot. Et il y a toute une belle lignée partant de Villon et Rabelais jusqu’à Michel Audiard qui à lui seul est tout un poème. Ce dernier méprisait au plus haut point les cons, disant d’eux qu’ils osaient tout et que c’était ça cela qu’on les reconnaît. L’auteur trace le portrait de ces écrivains dont Céline et Alphonse Boudard qui ont donné une couleur si attachante au parler français. A la fin de l’ouvrage on trouvera un répertoire de perles.

Les princes de l’argot. François Cérésa. Écriture 231p.     www.editionsecriture.com

eventhal. Éditions marchand de feuilles 289p.   www.marchandsdefeuilles.com



 


 


Rivalité Lucrèce Borgia à Isabelle d’Este

Michel Peyramaure n’est plus à présenter, lui qui a acquis ses titres de noblesse en choisissant de raconter de grandes figures de l’Histoire sur un mode romancée, tout en respectant les faits bien entendu. Beaucoup de ses ouvrages prisés du public ont trouvé preneur au petit écran. Cette fois il a choisi de nous présenter la rivalité qui opposa deux femmes de têtes à savoir à gauche Lucrèce Borgia et Isabelle d’Este. Il n’y a rien qui n’a pas été fomenté par ces deux là pour manifester leur détestation mutuelle. On appréciera les talents de dialoguistes. Comme s’il avait été témoin de ces scènes peu édifiantes.

Les rivales. Michel Peyramaure. Robert Laffont 309p.    www.laffont.fr



 


 


Une héroïne juive

La commémoration du 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz est l’occasion de raviver des figures glorieuses qui ont fait surface en marge de la Shoah. C’est le cas d’Hannah Szenes considérée comme une héroïne en Israël. Cette hongroise d’origine s’était exilée en Palestine sous Protectorat britannique et a vécu par après dans un kibboutz. Au cours de la Seconde guerre mondiale, elle fera partie d’un groupe de volontaires pour appuyer la résistance aux nazis. C’est ainsi qu’elle se retrouvera parachutée en Yougoslavie première étape avant d’aller rejoindre la Hongrie. Elle sera arrêtée par la Gestapo, torturée brutalement et ensuite fusillée. La légende s’est emparée d’elle et l’a un peu statufiée. Y a-t-il eu des dérapages concernant la réalité de son vécu ? C’est que Martine Gozlan tente de nous éclairer avec cette biographie Hannah Szenes, l’étoile foudroyée. Qui encore nous fait découvrir des êtres qui sont allés vers l’absolu de leurs convictions, au péril de leur vie.

Hannah Szenes. Martine Gozlan. L’Archipel 218p.   www.editionsarchipel.com



 


 


La véritable mort d’Arafat

Dix ans après la mort du leader palestinien Yasser Arafat on se perd en conjectures sur les raisons de sa mort. Empoisonnée ou non ? D’abord à l’hôpital militaire Percy de Clamart en France on a réussi l’exploit de détruire des documents médicaux le concernant et de première importance. La veuve Souha exigera en 2012 soit huit ans après sa mort, qu’on exhume le corps et que l’on procède à une expertise fouillée. Deux équipes médico-légales indépendantes sont mises à contribution et vont différer dans leurs conclusions. On retiendra que l’une d’elles a identifié des traces de polonium 210 sur les effets personnels et l’ossature. Pour en découdre le journaliste Emmanuel Faux va faire sa propre enquête. On ne brûlera pas votre plaisir en vous dévoilant ses conclusions. Mais nous sommes en face d’un travail journalistique remarquable.

L’affaire Arafat. Emmanuel Faux. L’Archipel 237p.   www.editionsarchipel.com



 


 


Une biographie de poids sur Johnny Hallyday

D’ordinaire, on dira d’une biographie majeure sur quelqu’un, qu’elle est définitive. Mais dans le cas de Johnny Hallyday peut-on utiliser cette expression tant l’icône française était donné mort tant de fois et ressuscité tout autant. A tout le moins pour ceux qui veulent tout savoir de cet artiste qui n’en finit plus de nous surprendre, rien de mieux que Frédéric Quinonero qui a déjà publié deux titres sur son sujet, « Hallyday l’éphéméride » et « Johnny live » ce dernier ouvrage centré sur les activités à la scène. Avec Johnny la vie en rock vous avez une biographie substantielle dans les règles de l’art qui s’inspire même de la tonalité des bonnes bios du genre réalisées chez les anglo-saxons. Vous avez la somme de ce qui a été accompli par la star.

Johnny la vie en rock. Frédéric Quinonero. L’Archipel 856p.    www.editionsarchipel.com


 


 


Quand le viol occulte tout

Il y a toujours quelque chose d’émouvant avec un premier roman comme c’est le cas avec Sophie Bérubé qui signe Car la nuit est longue qui raconte l’histoire d’un couple avec enfant. La jeune femme revient d’une sortie avec un trouble apparent. Son compagnon apprendra du coup qu’elle a été violée. Commence alors une quête en profondeur du pourquoi et du comment. Une longue introspection révélatrice de pleins de choses. André Malraux n’a-t-il pas dit que l’homme était un tas de petits secrets ? Surveillez cette Sophie Bérubé. On n’a pas fini d’en entendre parler.

Car la nuit est longue. Sophie Bérubé. David 128p.    www.editionsdavid.com



 


 


Troisième recueil de nouvelles pour Lise Gauvin

Lise Gauvin dont on peut voir les recensions dans le Devoir nous a déjà emballé par ses deux précédents recueils de nouvelles « Fugitives » et « Arrêts sur images ». Elle persiste et signe un troisième opus de nouvelles « Parenthèses » qui est un ensemble de petits portraits très courts. On croirait voir une aquarelliste qui applique ses couleurs. Elle a un sens de l’image très fort qui nous permet très bien de « voir » les décors proposés, tout comme elle sait sonder les âmes. Ici on tutoie l’excellence.

Parenthèses. Lise Gauvin. Lévesque éditeur 125p.   www.levesqueediteur.com



 


 


Connaissez-vous le cancre Bine ?

La BD s’enrichit d’un nouveau personnage, Bine, avec lequel on fera connaissance à travers quelques tomes on suppose car le premier tome paraît « L’affaire est pet shop ». Cette saga est le fruit d’un triumvirat formé de Daniel Brouillette, Steven Dupré et Didier Alcante. Bine est d’un élève de 6ème année qui donne bien du fil à retordre à son institutrice. Il est follement dingue de la belle Maxim. Il est gauche au possible mais très attachant. Un peu comme avec la cigarette le danger d’accoutumance croît avec l’usage.

Bine. Tome 1. Daniel Brouillette, Steven Dupré et Didier Alcante.   Les malins 48 p.      www.lesmalins.ca



 


 


De quoi tuer le temps de manière créative

Tout un album chez Modus Vivendi. Loisirs créatifs est un album consistant répertoriant 150 projets et 27 techniques tournant autour des arts visuels. De mémoire de chroniqueur, il y a longtemps que nous n’avons pas vu pareil concentré de créativité. Ça va des bougies au soja à la réalisation de cartes accordéon à des décorations pour paquets cadeau. C’est complètement hallucinant tout ce qu’on peut faire avec ce qu’on trouve sous la main. Et ça permet du coup de pouvoir offrir des présents personnalisés.

Loisirs créatifs. Modus Videndi   528p.     www.groupemodus.com



 





 


Le coin santé physique et psychique (1)

Il n’y a rien de plus jouissif que de lire des échanges entre deux êtres de raison et d’intelligence vive. C’est le constat qui nous vient à l’esprit à parcourir la transcription du débat opposant Mathieu Bock-Côté et Roch Bolduc cet ex grand mandarin de la fonction publique québécois. Sous le titre La cité et ses ombres, construire une société plus juste on a ici une appréciation des changements qui affectent la marche du monde. Et chacun d’y aller à coup de statistiques pour épauler son plaidoyer. On sort de cette lecture grandi. C’est aux Presses de l’Université Laval.  A l’ère des neurosciences on peut préfigurer tout un futur pour l’être humain de demain. Quasi une robotisation de sa personne. Récemment on pouvait lire que l’on imaginait, ce qui était impensable hier, de fixer dans la boîte crânienne une puce électronique répondant à des commandes particulières. Dorian Neerdael philosophe et éthicien à l’Université libre de Bruxelles se soucie pour ces questions. Il accouche d’un essai Une puce dans la tête qui est un regard sur les interfaces cerveau-machine qui ont pour visées d’accroître les limites humaines. On ambitionne même de pouvoir communiquer de cerveau à cerveau. Troublant. Aux éditions Fyp. Aux éditions Accarias, Marc-Alain Descamps sort La méditation. Ce psychologue d’information s’inquiète que la méditation soit devenue une mode alors qu’elle se perpétue depuis des siècles en Orient. Avec pour objectif de répondre à la question fondamentale « Qui suis-je » ? l’auteur veut nous prédisposer à bien méditer et que ce ne soit pas un truc fugace, mais une nourriture spirituelle nécessaire à notre développement intérieur. Chez le même éditeur Emmanuel Sorensen alias Shunyata. Ce qui est choquant, c’est que ce sage d’origine danoise est mort à l’âge respectable de 94 ans, happé par une voiture. Il aura eu le temps de dispenser les notions de silence durant quatre décennies en Inde, à l’invitation de Tagore. Il évoque ici ses souvenirs d’une conscience lucide. Dans les premiers chapitres on prend le temps de présenter cet humaniste et l’histoire de sa démarche.
Voici un titre qui ne manque pas d’intriguer Comment l’éducation sexuelle peut rendre plus intelligent. Lancé aux éditions Liber, il est signé Patrick Doucet professeur de psychologie au cégep Marie-Victorin. C’est le tableau de l’état des orientations sexuelles à notre époque, particulièrement l’homosexualité. A sa lecture on voit bien que s’il y a tolérance, c’est bien tolérance et non acceptation. On envoie aujourd’hui dans le cosmos des satellites sophistiquées qui explorent les confins de notre galaxie, mais on ignore encore tout du pourquoi et du comment de l’homosexualité. Et en Afrique on n’a souvent pas trouvé mieux que le viol correctif pour ramener une lesbienne à la « normalité ». L’homme ne sort pas grandi de ce compte-rendu. Beaucoup de chemin reste à faire.

La mort, a des douleurs à nulle autre pareille nous a dit le poète François de Malherbe. Il n’y a pas de recette magique pour passer à travers un deuil. Mais il y a moyen de trouver du réconfort. Un livre peut nous aider en ce sens, c’est Mourir en dignité(s) aux Presses du Châtelet qui est le fruit d’un colloque du même nom qui a eu lieu en novembre 2013 organisé par Audiens, un organisme qui voit à la protection de la santé et la retraite dans le secteur de la communication. Sous la direction de Patrick Bézier, Sarah Nicaise et Henri Bignalet vous avez réuni ici différents spécialistes qui apportent une contribution basée sur des expériences vécues. Cet ouvrage a reçu le soutien de la grande prêtresse du deuil, Marie de Hennezel. Ceux qui considèrent que l’informatique prend une place trop importante dans notre quotidien et qu’hormis internet point de salut, vont trouver à se défouler avec Pour tout résoudre cliquez aux éditions Fyp. L’auteur Evgeny Morozov prend ses distances avec le credo voulant que le web soit la panacée pour tout. Tout en admettant qu’internet est là pour le demeurer, il s’inquiète de ce que le web veuille se montrer plus intelligent que l’humain. L’éminent chercheur se fait très critique des prétentions des pontes de la Silicon Valley.  



 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

Tout au XXIème siècle est en mutation, particulièrement le monde du travail qui connaît des chambardements incroyables. On ne sait pas ce qui s’en vient de ce côté-là, mais on sait que les choses ne fonctionnent plus comme hier. Le gourou québécois du management Alain Samson s’est penché sur la révolution du monde de l’emploi et se fend d’une thèse Adaptez-vous…le marché du travail a changé. Il fait le tour de ce qui était et qui n’est plus et offre des pistes de solutions. C’est aux éditions Béliveau. Tout comme les deux titres qui suivent.  Parlerait-on de thérapie équestre ? En tout cas s’il faut en croire la coach de vie Isabelle Pitre les chevaux ont beaucoup à nous apprendre. Elle qui a atteint le grade de mentor d’entraîneurs au sein de la Fédération équestre du Québec, a beaucoup reçu au contact de ces bêtes, d’autant qu’elle a eu tout le loisir de les observer ayant eu durant longtemps sa propre écurie. Ce que les chevaux m’ont appris est un ensemble de conseils pour développer une qualité d’être. On retiendra entre autres que la permanence des choses n’existe pas. Que tout est un combat permanent en ce bas monde. Sylvie Ouellet est à la base une juriste qui a exercé la profession de notaire. Elle a une relation toute particulière avec les défunts et le thème de la mort n’est pas pour elle tabou. Et elle ne demande pas mieux que ses contemporains puissent y faire face. D’où la sortie de Mourir l’âme en paix. Elle a fait appel à divers intervenants pour alimenter son propos. Elle déboulonne des tabous comme par exemple qu’un suicidé ne trouvera pas nécessairement la paix dans l’Au-delà et que la communication bienfaisante d’un vivant peut lui être utile. La mort fascinera toujours.   

A prime abord cela peut vous sembler une nouvelle théorie cosmique du bien-être. Il n’en est rien. Le merkaba est un concept qui dans l’Histoire a refait surface dans la mouvance du New Age mais ce qui constitue son fondement remonte aux grecs anciens dont Pythagore, Platon et Aristote qui l’enseignaient en leur temps. Merkaba les fabuleux pouvoirs de Patrick Denoyer lancé aux éditions Exclusif définit cette connaissance sacrée basée sur huit cellules primordiales de vie. Qui équilibre les pôles positif et négatif de nos vies pour en arriver à l’harmonie parfaite.

Le Pilates qui a semblé un effet de mode, revient en force. Au point qu’aux éditions Vigot MM. Jean-Pierre Clémenceau et Frédéric Delavier se fendent de La méthode Pilates pour tous. Les mouvements sont non seulement décomposés ici étape par étape, mais pour chacun d’eux, vous avez une planche anatomique qui montre en quoi l’exercice va influer sur le corps. Dans le genre c’est un petit bijou. Et présenté de la même manière Jo Ann Staugaard-Jones s’attache chez l’éditeur Sully au Psoas muscle vital. C’est un muscle négligé qui se trouve le long de l’articulation intérieure de la hanche et le long de la colonne lombaire. C’est lui qui va au final donner la mesure de la posture d’une personne. D’où d’en prendre soin. Il y a donc une série d’exercices appropriés avec comme pour le précédent ouvrage des illustrations anatomiques du squelette. Aux éditions Almora un album est consacré aux sadhus ces ascètes errants que l’on peut voir en Inde, détachés de tout. Ils fument du haschich, font l’aumône et rien d’autre de leur existence sinon que de voir à leur quête spirituelle. Érik Sablé sur des photos d’Alexandre Sattler leur consacre un ouvrage Les sadhus une société d’hommes libres. Des marginaux que l’auteur a vu vivre. Il débute avec les rites d’initiation et fait le tour des enseignements qui conditionnement leur existence. 



 


 


Le coin Miam miam

Nous avons trois titres cette semaine qui iront compléter la bibliothèque culinaire, et tous trois édités chez Mango. Les deux premiers sont cosignés par Valéry Drouet et Pierre-Louis Viel. Plats du dimanche! Ce sont pour l’ensemble des recettes assez bourratives telles les paupiettes de veau à l’italienne ou les ballottines de saumon aux épinards et au wasabi, en passant par les rognons de veau rôti au madiran parfumé au thym. Des plats à déguster entre amis. Ce qui démarre bien la semaine. Et ailleurs ils se commettent avec Planches apéro. Avec le même esprit d’égayer la table lorsque l’on reçoit des êtres chers que l’on veut gâter par le ventre. Tous ces plats ont en commun d’être présentés sur des planches. Vous trouverez les polpettes ou bien des bouchées de speck et mozza au balsamique. Les curieux y trouveront leur compte. La maison d’édition a sa collection « Les grands classiques » où on accueille Poulet et volailles d’Annecé Bretin. Se retrouvent moult déclinaisons de ces volatiles si merveilleux au goût qui trouvent mille façons d’être apprêtés. Comme ces tartelettes fines au poulet et pesto de même que le rôti de magrets de canard au chorizo et à l’ananas. Quels délices!



 


 


Deux romans particuliers chez Goélette

Les éditions Goélette nous arrive avec deux opus dans deux univers bien à eux. A commencer par Le cruciverbiste de Claire Cooke. La romancière amatrice de mots croisés se fait plaisir avec ce roman policier qui met en vedette sa détective fétiche Emma Clarke. Il y a des cadavres à la pelle. L’enquêteuse est en selle pour découdre cette sombre histoire. Chaque chapitre du livre est coiffé d’un titre en latin et le meurtrier qui est un lettré, se sert de son savoir pour brouiller les pistes. Et première dans le genre, la romancière a émaillé les paragraphes de mots croisés qui vont permettre au lecteur de progresser vers le dénouement. C’est très original.
Puis Louise Simard est sur sa lancée d’une saga La malédiction avec un premier tome « Le hameau des fourches ». C’est une plongée dans la région de Sherbrooke au XIXème siècle. Au cœur de cette épopée, une jeune fille Charlotte chez qui l’entourage est atteint de divers malheurs. Pour conjurer le mauvais sort on envoie la fillette vivre chez sa grand-mère, véritable mentor, qui l’initiera à plein de choses. Mais quand elle grandira, inquiète pour tous ceux qui l’approche, elle se demande avec appréhension si un amoureux pourrait être frappé de même. On assiste là à une belle fresque, écrite avec une maestria précédée de vingt-cinq titres qui ont assis le talent littéraire de l’écrivaine.




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